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L'inventaire du patrimoine 

culturel de la Région Poitou-Charentes

Le canton de Celles-sur-Belle:
les 1 620 éléments du patrimoine étudiés


Dossiers et illustrations : dossier documentaire

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Mougon
Présentation de la commune

photographie du dossier documentaire, voir légende
Passerelle à Montaillon, le Vieux Pont, près de la parcelle 1983 A3 643. © Région Poitou-Charentes / A. Liège, 2004.
Dossier documentaire réalisé à partir de l’enquête d’inventaire de 2004.

Historique

Il aurait été trouvé à Longe-Pierre et à La Pierre-Bouty, lieux dits de Mougon, un menhirs et un tumulus. Plusieurs structures ont été repérées pour la plupart grâce à des photographies aériennes : à La Bonne-Moret, en 1975 et 1986, un enclos quadrangulaire a été photographié, il mesure environ 30m sur 40m ; en juin 1976, au lieu-dit Le Frêne, une structure trapézoïdale de 60m sur 55, ouverte au sud et contenant des traces de fosses ; à la Gâtine, en 1986, un fossé circulaire ; aux Rougets, en 1991, une enceinte curviligne protohistorique. Dans les années 1960, au lieu-dit Le Fief-des-Sables (1983 ZI 53), près de Triou, a été mise au jour une cachette de 52 objets en bronze, interprétée tantôt comme un dépôt cultuel, tantôt comme une cache de fondeur. Elle a été datée du Bronze final III. Aux Chirons ont été signalés des substructions romaines, un puits, de la céramique commune, des tegulae et de la sigillée. Aux Sables (ou Le Fief-des-Sables), des prospections ont révélé un site romain sur lequel se trouvait un puits fermé par une dalle et d'abondants fragments de tegulae et de céramique commune. D'après la tradition locale, des sarcophages et des ossements auraient été découverts, notamment sous la salle des fêtes et le monument aux morts. Une motte a été signalée, la motte de Fort-Guignon. La commune fut un atelier monétaire dès le 10e siècle. Vers 1020, Cahedon et son fils Guillaume, vicomtes d'Aulnay, obtinrent de l'évêque de Poitiers, Izambert, la concession de l'église Saint-Jean-Baptiste de Mougon. A la mort de son père, Guillaume légua à l'abbé Odillon de Cluny le domaine nécessaire à l'entretien d'un prieuré devant comprendre un prieur et sept moines pour assurer la célébration du service divin et tenir l'hospitalité de l'aumônerie. Les sources concernant cet édifice sont très faibles ; néanmoins, plusieurs ouvrages mentionnent un prieuré clunisien fondé en 1029, sous le vocable de Saint-Martin. La localité fut donné à Cluny, par la comtesse Agnès, de 1030 à 1039 (villa quoe vocatur Molgonem) ; les moines y bâtirent un prieuré de Saint-Jean-et Saint-Paul en 1037. En 1030 la commune est mentionnée sous le nom de Molgonus, elle dépendait alors de la châtellenie, siège royal, élection et subdélégation de Niort. La localité était du ressort du siège de Saint-Maixent et ressortissait par appel à la sénéchaussée de Civray. Vers 1031, apparaît également le nom de Molgonensis pour désigner la commune. Triou, l'un des fiefs de Mougon existait déjà dans les premières années du 11e siècle, son seigneur devait hommage à celui de Chef-Boutonne. En 1170, la commune est citée sous le nom de Mosgon, de Megon en 1248, de Mogon en 1249 et enfin de Mongonium en 1330. Triou est mentionné pour la première fois en 1031 sous le nom de Villa Trionensis in vicaria de castro Metulense. En 1620, l'écart est nommé Tryoux et enfin Triou en 1667. Montaillon apparaît pour la première fois en 1463 sous le nom de Montalin ; le toponyme actuel remonte à 1563. Antogné est mentionné en 1530 sous le nom d'Antoigné puis en 1563, Antoigny. Ecravois est d'abord désigné par Les Cravoys en 1570 puis par Escravois en 1667. Le première mention de La Pelletrie date de 1567, l'écart était alors nommé La Pelleterie. Bonneau apparaît en 1537 sous le nom de Bousneau. Au 15e siècle, le prieur de Mougon fut emprisonné et rançonné par André de Beaumont, il semblerait que les différents troubles que connut le prieuré, ne permissent pas aux religieux de pratiquer une véritable activité d'hospitalité et d'aumônerie. Jérôme Avice, seigneur de la Cour-de-Mougon et maire de Niort en 1594 et 1599, fit au roi hommage de Mougon en 1620. Aux 16e et 17e siècles, Mougon fut le chef lieu de l'église protestante dans la plaine de Niort ; c'est dans son temple que se tint le Colloque de 1646. Les dragonnades s'y déroulèrent en 1681 ; Louis de Marillac, intendant de la province, entrepris une vaste opération de réforme en exigeant des protestants les impôts arrières, en les accablants de taxes et enfin en les obligeants à héberger les dragons de Louis XIV. Le temple protestant où se tint le colloque de 1646, fut maintenu jusqu'en 1655 ; mais, à la révocation de l'Edit de Nantes, il fut donné à l'hôpital de Niort et fut démoli en 1684. Plusieurs réunions clandestines eurent lieu pendant ces années de troubles : en 1698, environs 300 fidèles se réunirent autour d'André Archambault ; en 1717, la venue du prédicants Berthelot attira une fois de plus de nombreux protestants. Au 18e siècle, le prieuré, après avoir fait d'importants profits et jouissant d'environ 4 à 5 milles livres de rente, n'allait pas tarder à disparaître ; en effet, en 1731, il fut vendu à Frédéric de la Tour-d'Auvergne prêtre de diocèse de Paris. Il y avait à Mougon 161 feux en 1716 et 156 en 1750. En 1744 il y avait sur la commune 47 métairies de différentes valeurs et 4 moulins à vents. A la même époque s'y tenaient deux foires de bestiaux, l'une le jour de la Saint-Jean, l'autre le jour de la décollation de Saint-Jean. Le canton de Mougon fut créé en 1790, il fut d'abord rattaché au district de Saint-Maixent puis, en l'an VII, à l'arrondissement de Melle et au canton de Celles. Il se composait avant sa suppression, des communes de Mougon, Aigonnay, Baussais, Fressine, Prailles, Thorigné et Vitré. Le 16 septembre 1867 a lieu la bénédiction du couvent que M. le curé de Mougon a fait bâtir « pour procurer aux jeunes filles de la paroisse les avantages inappréciables d'une éducation chrétienne ». L'oeuvre est confiée à l'ordre de l'Immaculée Conception. L'ancienne mairie-école a été réaménagée en 1994 en une salle des fêtes. En juillet 2000 est implanté sur la place de la poste un manège offert en 1998 par Mme Jeanne Provost.

Description

Mougon est situé au nord-ouest et à environ 7 km de Celles. Cette commune est la plus vaste du canton de Celles et la deuxième du point de vu démographique ; en effet, il y avait à Mougon, en 1999, 1511 habitants pour une superficie de 21 km2 soit une densité de 71 hab./km2. En 1856 il y avait 1401 habitants, en 1968, il y en avait 1054, ils étaient 1127 en 1975, 1199 en 1982 et 1358 en 1990. La commune compte douze écarts, les plus importants sont Triou et Montaillon. En 1962 il y avait à Triou 241 habitants et 65 logements ; à Montaillon, il y avait 178 habitants et 55 logements. En 1975, il y avait à Triou 227 habitants et 71 logements et à Montaillon, 168 habitants et 54 logement. Montaillon est implanté au nord-est du bourg de Mougon et Triou au sud-ouest. Les autres écarts se composent d'une ou deux fermes. En 1999, il y avait sur la commune 577 logements, soit 536 résidences principales, 14 résidences secondaires et 27 logements vacants. Le nombre de logements n'a cessé d'augmenter, il y en avait 343 en 1968, 372 en 1975, 455 en 1982 et 520 en 1990. Cette augmentation est liée à la construction, depuis quelques années, de nombreuses zones pavillonnaires. En 1988 il y avait, sur la commune, 38 exploitations agricoles ; en 1999, il en reste 26, dont 17 sont des exploitations professionnelles. La superficie agricole utilisée par les exploitations est de 1672 ha. Il y a 1559 ha de terres labourables et 108 ha de terrain toujours en herbe. En 1999, 452 vaches ont été recensées sur la commune. La commune et le bourg sont traversés par la route départementale 948. De rares bois sont implantés sur la commune, essentiellement au nord. Le Lambon prend sa source à Goux, commune de La Couarde, à une altitude de 156 mètres. Il se jette à Niort dans la Sèvre Niortaise à 12 mètres, par rapport à l'océan, près de la source du Vivier. D'une longueur de 37,85 kilomètres, il s'étend sur 11 communes dont Mougon ; il y marque la frontière avec la commune de Thorigné au nord et il ressort au niveau de Charcogne. C'est dans cette zone que se trouvaient autrefois les moulins à eau, à Bonneau, Antogné et Charcogne. L'altitude la plus importante est de 89 mètres.

Documentation

● Archives

Archives départementales des Deux-Sèvres. Sans cote. 16ème-17ème siecles. Minutes notariales dépouillées par le docteur Merle (XVIe-XVIIe siècles).
Archives départementales des Deux-Sèvres. 2 O Fressines. 28 avril 1843 : Laurent Floréal Pelisson et son épouse vendent une maison à la commune de Fressines. Minute Félix Bausine notaire à Mougon. 1843, 10 octobre : devis estimatif des travaux à faire pour réparer et mettre dans un état à peu près satisfaisant la maison d'école de la commune, montant 350 F, signé D. Chavonet, architecte à Niort. 11 février 1877 : adjudication de la maison servant d'école de garçons et de salle de mairie. Adjudicataire Louis Berthomé, cultivateur, pour 4000 F ; minutes Emile Delavaud, notaire à Mougon.
Archives départementales des Deux-Sèvres. 3 E 354. 1785, 9 mai : procès-verbal de visite de cette métairie à la requête de Louise Armande Bouchet de La Bretonnière, fille majeure, demeurant à Niort. (La Gorchonnière. Ferme dite métairie).
Archives départementales des Deux-Sèvres. 3 E 758. 28 mars 1768 : procès-verbal de visite. (Triou. Ferme dite métairie de la Sergenterie en Triou).
Archives départementales des Deux-Sèvres. 3 E 1055. 23 février 1778 : procès-verbal de visite de ce moulin à la requête de Pierre Gilbert, menuisier. (Moulin à eau de Bonneau).
Archives départementales des Deux-Sèvres. 3 E 1446. 3 septembre 1733 : procès-verbal de visite de cette maison appartenant en partie à René Banlier, marchand y demeurant, située au bourg de Mougon, touchant d'un côté à la grange du sieur Senné et de l'autre côté à la mazure qui regarde sur les cimetières, en présence de François Dupuy, maçon demeurant au bourg de Mougon, et Jean Rabuteau, charpentier, demeurant au bourg de Celles, experts. (Maison au bourg). 25 mars 1734 : approbation de visite (les dates des visites précédentes sont mentionnées). (Ferme dite métairie de l'Oumeau).
Archives départementales des Deux-Sèvres. 3 E 1457. 11 mai 1774 : procès-verbal de visite de cette métairie à la requête de Thomas Rouget de L'Isle, fermier général de Vandelaine, y demeurant, paroisse de François, faisant tant pour lui que pour la veuve Chauvegrain, demeurant à Niort [mention d'un escalier en pierre]. (Ferme dite métairie d'Enleuf, au bourg).
Archives départementales des Deux-Sèvres. 3 E 1458. 7 avril 1775 : procès-verbal de visite de cette métairie à la requête de Pierre Magneron, marchand, demeurant au Clouzeau, paroisse de Prailles. (Ferme dite métairie du Grand Quartfourt Raillet). 2 octobre 1776 : procès-verbal de visite de cette borderie dépendant de la seigneurie d'Ecravois. (Ferme dite métairie du Grand Quartfourt Raillet). 2 octobre 1776 : procès-verbal de visite de cet ancien moulin à la requête de Marie Gabrielle Bouffard, veuve de feu Jacques Morin, et Jean Morin, marchand et fermier du château et seigneurie d'Ecravois, y demeurant. (Pigerat. Moulin puis ferme dite borderie / Ecravois. Logis).
Archives départementales des Deux-Sèvres. 2 O 1573. 1878-1893 : petit dossier contenant des documents (baux, copies de baux, quittances) concernant la location d'une maison pour servir de presbytère protestant (propriétaire André Simon).
Archives départementales des Deux-Sèvres. 3 E 1643, minute Jean Clément. 18 octobre 1653 : procès-verbal de visite de cette métairie à la requête de Pierre Michau. (Ferme dite métairie de Boispagier).
Archives départementales des Deux-Sèvres. 3 E 2193, minute Jacques Quincarlet. 12 décembre 1616 : procès-verbal de visite de cette métairie apprtenant au sieur de la Fillotterie. (Triou. Ferme dite métairie). 20 mars 1618 : Ferme, Hélie Misere, Jean Coyault et François de La Coudre, leur beau-frère, et autres, à la famille Richard, de la maison et métairie de Biron. 23 mars 1618 : procès-verbal de visite de cette maison appartenant aux héritiers de feu Jean Coyault, sieur de Santé. (Maison / Ferme dite métairie de Biron, au bourg). 31 mars 1618 : procès-verbal de visite de cette métairie appartenant au seigneur de la Vice [l'Avice ? ], à la requête de Pierre Sabourin, laboureur. (Triou. Ferme dite métairie).
Archives départementales des Deux-Sèvres. 3 E 2194, minute Jacques Quincarlet. 25 mars 1620 : procès-verbal de visite de cette métairie appartenant à messire Monestier, en présence de Louis Boucquet, marchand cabaretier, Clément Quincarlet et Jacques Nivet, maîtres charpentiers. (Ferme dite métairie de Grosleau ou des Viettes, au bourg).
Archives départementales des Deux-Sèvres. 3 E 5003, minute Jacques Pierre Pougnet. 19 mars 1811 : bail à ferme. (Alleray ou Alleret. Ferme dite métairie).
Archives départementales des Deux-Sèvres. 3 E 6264. 31 mars 1791 : procès-verbal de visite. (Triou. Ferme dite métairie de la Championnière). 31 mars 1791 : procès-verbal de visite à la requête de M. Claude Jean Baptiste Mounet Lorbeau, négociant, chargé de procuration de Jean Elie Baptiste Ollivier de Bonneval, négociant à Cadix, y demeurant. (Triou. Ferme dite métairie de la Gilbertière).
Archives départementales des Deux-Sèvres. 3 E 8987. 23 juin 1763 : procès-verbal de visite à la requête de messire Charles Hilaire Hector Des Préaux, chevalier, seigneur de La Tour-Chatillon, son épouse, et leurs cohéritiers de feu Gilles Berthrie (?) et Jeanne Chabot. (Ferme dite métairie de la Baronnière).
Archives départementales des Deux-Sèvres. 3 E 10213. 10 avril 1781 : procès-verbal de visite à la requête des fermiers du logis d'Ecravois, qui l'ont affermé à Jacques Bonneau, charpentier, et Françoise Bourdin, sa femme. (Pigerat. Moulin puis ferme dite borderie / Ecravois. Logis). 17 mai 1781 : procès-verbal de visite à la requête de Pierre Teillé, écuyer, demeurant à Prahecq. (Les Piquerelles. Ferme dite métairie). 28 mai 1782 : procès-verbal de visite de cette métairie appartenant à messire Des Préaux, marquis de Chatillon. (Ferme dite métairie de la Bironnerie ou de la Baronnière).
Archives départementales des Deux-Sèvres. 3 E 10287. 5 mai 1681 : procès-verbal de visite à la requête de dame Marguerite Dupont, veuve de messire Charles Chastagner, écuyer, sieur de la Roche. (Ferme dite métairie de la Vienne). [3 décembre ? ] 1683 : procès-verbal de visite de cette métairie appartenant à René Frère, sieur de Vairé. (Ferme dite métairie de la Roche Chaslon).
Archives départementales des Deux-Sèvres. 3 E 10291. 4 avril 1712 : procès-verbal de visite de cette métairie appartenant à Jérémie Rigault, notaire royal à Saint-Maixent. (Ferme dite métairie de la Roche). 5 mars 1722 : idem.
Archives départementales des Deux-Sèvres. 3 E 10293. 25 mai 1722 : procès-verbal de visite à la requête de François Chabot, sieur de Puyravault. (Ferme dite métairie du Puyravault).
Archives départementales des Deux-Sèvres. 3 E 10294. 29 mars 1723 : procès-verbal de visite à la requête de François Senné, praticien. (Auberge dite logis de l'Ecu).
Archives départementales des Deux-Sèvres. 3 E 10298. 31 mars 1733 : procès-verbal de visite de cette métairie appartenant à messire Georges Pierre de Conty, écuyer, seigneur de la Poitevinière, demeurant au bourg de Mougon. (Ferme dite métairie de la Pilloterie). 22 avril 1740 : idem.
Archives départementales des Deux-Sèvres. 3 E 10301. 6 avril 1736 : procès-verbal de visite de cette métairie appartenant à François Frère, sieur de Faugeré, fermier général d'Exoudun. (Ferme dite métairie).
Archives départementales des Deux-Sèvres. 3 E 10310. 8 mai 1745 : procès-verbal de visite à la requête de dame Angélique Reignier, veuve de feu messire Georges Pierre de Conty, en son vivant écuyer, seigneur de la Poitevinière. (Ferme dite métairie noble de la Pilloterie).
Archives départementales des Deux-Sèvres. 3 E 10340. 8 octobre 1810 : procès-verbal de visite à la requête de Pierre Pairaut, propriétaire et percepteur des contributions à Mougon et y demeurant.
Archives départementales des Deux-Sèvres. 3 E 10396, folio 1. 19 janvier 1769 : procès-verbal de visite de ce moulin appartenant pour une moitié à Jacques Gilbert, meunier, et pour l'autre moitié à Susanne Gilbert, épouse de Pierre Perrault, laboureur. (Moulin de Bonneau).
Archives départementales des Deux-Sèvres. 3 E 10402. 29 septembre 1757 : procès-verbal de visite d'une borderie appartenant à François Collon, laboureur, demeurant au bourg de Mougon. 5, 24 mars 1775 : recollement d'état des lieux, apparrtient à Claude Collon, laboureur.
Archives départementales des Deux-Sèvres. 3 E 10403. 10 avril 1758 : procès-verbal de visite à la requête de François Louis de Conty, écuyer, demeurant à Mougon. (Ferme dite métairie).
Archives départementales des Deux-Sèvres. 3 E 10409. 30 avril 1765 : procès-verbal de visite à la requête de messire René Chauvegrain, sieur de la Gabauge, demeurant à Niort, et dame Marie Thérèse Chauvegrain, épouse de François René Charpentier, sa soeur. (Ferme dite métairie noble de Sevret).
Archives départementales des Deux-Sèvres. 3 E 10417. 13 mai 1773 : procès-verbal de visite à la requête de messire René Allain de Pallardy, fermier de la seigneurie de Bougouin, y demeurant, tant de son chef que pour Marguerite Pallardy veuve Dumont, sa mère. (Ferme dite métairie, au bourg).
Archives départementales des Deux-Sèvres. 3 E 10419. 29 septembre 1757 : procès-verbal de visite d'une borderie appartenant à François Collon, laboureur, demeurant au bourg de Mougon. 24 mars 1775 : recollement d'état des lieux, appartient à Claude Collon, laboureur.
Archives départementales des Deux-Sèvres. 3 E 10420. 26 mars 1776 : procès-verbal de visite de cette métairie appartenant à messire Louis de Conty, écuyer, seigneur de la Poitevinière et autres places, demeurant en son logis au bourg et paroisse de Mougon. (Ferme dite métairie de la Pilloterie).
Archives départementales des Deux-Sèvres. 3 E 10423. 26 mars 1778 : procès-verbal de visite à la requête de maître François Guyot, notaire royal et contrôleur des actes au bureau de Chef-Boutonne. (Ferme dite métairie de la Gasse).
Archives départementales des Deux-Sèvres. 3 E 10426. 25 mai 1782 : procès-verbal de visite de cette métairie appartenant à messire Louis de Conty, chevalier, seigneur de la Pilotière et de la Poitevinière, demeurant au bourg et paroisse de Mougon. (Ferme dite métairie de la Grange).
Archives départementales des Deux-Sèvres. 3 E 10428. 3 avril 1784 : procès-verbal de visite à la requête de dame Catherine Ursule Antoinette Avice, veuve de messire Thibault Amateur Avice, chevalier, seigneur. (Mougon. Ferme dite métairie de la Vieillecour).
Archives départementales des Deux-Sèvres. 3 E 10445. 24 septembre 1810 : procès-verbal de visite à la requête de Vincent Augustin Nourry, juge de paix du canton de Celles, agissant tant pour lui que pour ses frères et soeurs. (Ferme dite métairie).
Archives départementales des Deux-Sèvres. 3 E 9072, minute Bonnet. 19 mars 1822 : état détaillé des immeubles (métairie et borderie) dépendant des successions de M. et Mme Barillet, conjoints. Description sommaire (4 chambres pour la métairie, 2 pour la borderie). (Ferme dite métairie/Ferme dite borderie).
Archives départementales des Deux-Sèvres. 3 P 30, matrices cadastrales de Mougon, 1822-1943.
Archives départementales des Deux-Sèvres. 6 M 23-20 C. 1857 : Hippolyte Monnet, propriétaire et maire à Mougon, demande l'autorisation de faire construire un four à chaux. Plan des lieux. 3 avril 1857 : autorisation accordée par le préfet.
Archives départementales des Deux-Sèvres. 14 F 169 (copie). 1769 : visite épiscopale de Mgr Beaupoil de Saint-Aulaire. (Eglise dite chapelle rurale, en ruines en 1769). P. 5
Archives départementales des Deux-Sèvres. Q 57. 2 février 1794 (24 pluviôse an II) : procès-verbal d'adjudication définitive de biens nationaux provenant de l'émigré Marsaut Parsay, savoir une maison de maître très ancienne, ses appartenances et dépendances, composée de chambres basses, hautes et greniers par dessus, grange, écuries, toits, grande cour ainsy que d'anciens batimens dans la cour, faisant le logement du métayer jadis, une fuye dans la cour, le tout renfermé de murs, situé le tout à Ecravois, commune de Mougon : adjudicataire Jean Morin, cultivateur à Ecravois, pour 47.200 livres. (Ecravois. Logis).
Archives départementales des Deux-Sèvres. Q 74. 27 juin 1796 (9 messidor an IV) : vente du moulin à eau de Charcognier et ses dépendances, consistant 1° en deux chambres basses, un grenier, une grange, deux petites écuries, quatre toits, le moulin avec ses "tournans et virans", une cour et deux petits jardins y attenant... provenant de l'émigré Marsault Parsay... adjudicataire Constant Bonneau, cultivateur, demeurant à Breloux [La Crèche], pour 8.575 francs. (Charcogne. Moulin à eau). 5 août 1796 (18 thermidor an IV) : vente de la moitié de la métairie de la Vieille Cour avec toutes ses appartenances et dépendances et telle qu'en jouit le fermier... laquelle moitié est grevée d'usufruit et dont l'usufruitier n'a pas cinquante ans, ledit domaine provenant de l'émigré Charles Amateur Avice, Mougon... Adjudicataire François Coudert Prevignaud, cultivateur, demeurant aux Fosses, commune de Champagné, canton de Chaunay, Vienne, pour 27.367 francs 42 centimes. En marge : acquéreur déchu. (Mougon. Ferme dite métairie de la Vieillecour). 7 avril 1798 (28 germinal an VI) : vente de la moitié "à part et divis" de la métairie de la Vieille Cour à André et Pierre Brenet demeurant commune de Vouillé pour 305.000 francs. (Mougon. Ferme dite métairie de la Vieillecour). 7 février 1799 (19 pluviôse an VII) : vente de la métairie et dépendances du Grand Ballet, telle qu'elle est exploitée par le citoyen Mousset, fermier actuel... provenant de Chebrou L'Espinatz, émigré. Adjudicataires : André Brenet, demeurant à Vouillé, et François Brenet, demeurant à Chavagné, pour 6875 francs. (Ferme dite métairie du Grand Ballet).
Archives départementales de Vienne. 3 H 1 liasse 998. 24 janvier 1710 : procès verbal de visite. 24 novembre 1721 : quittance des ouvriers qui ont réparé un moulin (Pierre Duhaumont, René Ranbault, Pierre Guillebot, Pierre Margnat).
Archives nationales Paris. 3 II Deux-Sèvres 4, 8, 11. Commune possédant un dossier aux Archives nationales. Administration communale, S. d.
Archives nationales Paris. F 19 10689. 1856, 3 octobre. Tableau statistique de l'église consistoriale réformée de Melle par communes dans le département des Deux-Sèvres, relatif : 1° aux écoles communales de garçons 2° aux écoles communales de filles 3° aux maisons d'écoles appartenant aux communes 4° aux places de pasteurs à créer 5° aux presbytères 6° aux édifices consacrés aux cultes.
Archives nationalesQ 1 1528-1529. 5 juillet 1482 : aveu et dénombrement des fiefs de Gastonville et de Monquut ou Mongon, mouvant de la châtellenie de Melle.

● Bibliographie

Berbudeau, Eric. Bernard, Michel. Deux-Sèvres. Balades aériennes. Niort, 1999. P. 276
Dupin, Baron. Mémoire sur la statistique du département des Deux-Sèvres. Niort : Impr. P. Plisson, 1800-1801 (an IX). (Minéraux). P. 75
Favraud, A. Celles, Chef-Boutonne et Sauzé-Vaussais. Paysages et monuments du Poitou photographiés par Jules Robuchon. Paris, 1894. P. 4
Folin, L. (de). Géographie élémentaire du département des Deux-Sèvres. Melle, 1838. P. 149
Hiernard, Jean et Simon-Hiernard, Dominique. Les Deux-Sèvres. Carte archéologique de la Gaule. Paris, 1997. P. 208
Poignat, Maurice. Histoire des communes des Deux-Sèvres [volume 2]. Le pays mellois. Niort : Ed. du Terroir, 1982. P. 123-130

● Annexe 1 :

Description du village en 1716 et 1744 :

En 1716 : "Mougon est une parroisse composée de cent soixante un feuxdont il y a quarante sept dommaines et quatre moullins, scituée au levant de Nyort à la distance de trois lieuez, dans une plaine fertile en toutes les espèces de bleds, mais manquant de foin, ce quy luy cause un grand préjudice. On y élève quantité de brebis et on y nourrist des boeufs, des chevaux et mulles pour la culture des terres. Son revenu consiste en bled et dans les profits sur les brebis. Cette parroisse est du diocèse de Poitiers. Il y a un prieuré en commande, de l'ordre de Saint-Benoist, de quatre mil livres de revenu relevant du Roy en droit de chatellanie à cause du chasteau de Nyort. Cependant M. de Mougon, exempt des gardes du Roy, a esté déclaré seigneur au préjudice du prieur quoique son fief ne soit qu'en haute justice quy relève aussy du Roy à cause du chasteau de Civray. Il y avait autrefois un temple, il fut démoli en l'année 1684. Il y a deux foires de bestiaux l'année, l'une le jour de la Saint-Jean-Baptiste, et l'autre le jour de la décolation de saint Jean."

En 1744 : "Mougon, à trois lieues de Niort au levant, du diocèse de Poitiers. Nombre de feux en 1744 : 145. En 1716 : 161. Diminution : 16.
Il y a dans cette paroisse 47 métairies de différentes valeurs et quatre moulins à vent. C'est une plaine fertile où on recueille de toutes sortes de blés en abondance, elle manque de foins. Les brebis sont plus grandes dans tout le canton qu'ailleurs, mais il n'y a point d'autres profits. Un bénédictin réformé de la congrégation de Cluny possède le prieuré qui est de quatre à cinq mille livres de rente, les prieurs se prétendoient seigneurs. Ils y ont bien les plus grands droits. MM. Avice de Mougon ont un arrêt du parlement en leur faveur. On y tient deux foires de bestiaux, l'une le jour de la Saint-Jean, l'autre le jour de la décollation de saint Jean. Il y avoit dans cette paroisse un temple d'huguenots qui fut détruit en 1684, il y reste encore beaucoup de prétendus réformés."


Description du village vers 1800 :

"La population est de 1147 individus, dont le tiers est protestant. Son territoire forme une plaine fertile et abondante en froment et baillarge ; il y a peu de seigle, d'avoine, de lin ; mais beaucoup de chanvre et de pommes de terre. On y récolte un peu de vin. Une prairie naturelle, traversée par le Lambon, produit environ 150 milliers de foin. On en recueille encore la moitié autant en priairies artificielles. Il y a deux bois, l'un à Ecravois, l'autre à Antonier. On compte quatre moulins à eau qui ne tournent point pendant les sècheresses, et un à vent. On fait un assez bon commerce en blé, grains, chanvre ; en mules pour l'étranger ; en boeufs dont on fait beaucoup d'élèves ; en moutons gras pour Bordeaux, Paris et la Rochelle. Il y a foire les 8 messidor et 12 fructidor. Il y avait autrefois un temple de protestans qui a été détruit en 1684.
Dépendances :
Villages : Montaillon, Triou, la Pelletrie, Lacombe.
Métairies : Alleret, Ecravois, les Moulins de Bonneau, de Chevronier, de Pigerat.
Borderies : Antonier et deux à la Bauge.

● Annexe 2 :

Mougon à travers l'histoire... de ses écoles. Dans : Bulletin municipal n° 6, décembre 1981.


Dès 1849, le Conseil municipal cherche « les voies et moyens pour arriver à la création d'une maison d'école » [location de maisons auparavant]. C'est ainsi que la commune achète... « un terrain d'une contenance de 30 ares environ et sur lequel se trouve une ancienne construction -deux borderies- pour servir d'école publique communale.
Les bâtiments seront transformés et la construction de l'école, du logement de l'instituteur, des murs de clôture, du jardin et des cours nécessite une somme de près de 10 000 F... Et dans cette école communale s'installent deux écoles : l'une catholique, l'autre protestante (c'est l'école publique mixte de Mougon actuelle).
En 1870, à Mougon, il y avait 94 filles de 5 à 13 ans, 15 fréquentent l'école catholique et 50 l'école protestante...
En 1874, le Conseil municipal décide d'acquérir un terrain situé à l'extrémité du Champ de Foire pour construire une école protestante de 50 filles. Cette construction est adjugée à Pierre Martin, entrepreneur à La Crèche. Le 29 décembre 1877, l'école protestante est réceptionnée (c'est la partie ancienne de l'école actuelle)...
En 1881 et 1882, les lois Jules Ferry rendent l'école obligatoire, laïque et gratuite. Il semble que l'école protestante de filles devienne école communale avec l'école de garçons (de la rue des Ecoles actuelle) et que l'école catholique devienne école privée de filles (à la place de la poste actuelle).
D'importants travaux viendront finir l'école de garçons (préau en 1885) ; transformations et améliorations en 1931 et 1933, par E. Martin, entrepreneur à Mougon. Ces locaux prendront alors la forme qu'ils ont en 1981.


A Montaillon

Le 10 septembre 1903, le Ministre de l'Instruction publique prononce la création d'une école mixte à Montaillon... Le terrain est acheté au lieu-dit l'Huilerie. L'école est construite par Ernest Athènes, entrepreneur, la salle de classe devant fonctionner dès octobre 1905. Le logement a été construit après. La réception définitive des travaux a lieu le 15 octobre 1907.


A Triou

Une école fonctionnait en 1849... Le projet de construction de l'école est définitivement accepté le 2 février 1905, car 297 habitants vivent à Triou dont 33 enfants de 5 à 13 ans. Le Ministre de l'Instruction publique approuve le projet le 13 juillet 1907. Le terrain acheté le 20 décembre 1907, l'école est construite par Emile Gaillard, entrepreneur... La réception définitive des travaux eut lieu le 20 août 1909.

En 1909, la situation scolaire de la commune est donc :
à Mougon
- une école publique de garçons ; une école publique de filles avec une classe enfantine ; une école privée catholique de filles :
à Montaillon
- une école publique mixte
à Triou
- une école publique mixte.

En 1916 est créée une nouvelle classe à l'école publique (arrivée des réfugiés belges). Fermeture de l'école catholique certainement dans les années 1920/1924. En 1940, l'arrivée des réfugiés des Ardennes nécessite l'ouverture d'une classe pendant une année. A la rentrée d'octobre 1952, les écoles de garçons et de filles de Mougon sont géminées (mixtes). A la rentrée 1954, création d'une classe à Mougon (actuellement rue des Ecoles). En 1962, construction de la cantine scolaire, mise en service le 19 novembre. En 1976, construction d'une classe maternelle avec salle de jeux. Une troisième classe est construite en 1980, ouverte à la rentrée 1981.
consulter au centre régional de 
documentation du patrimoine de Poitou-Charentes