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Des ouvriers au travail dans une tonnellerie, dans les années 1990


La fabrication des tonneaux requiert un grand savoir-faire, du choix de la qualité de bois adaptée (chêne à grain fin très sec) au contrôle de l'étanchéité du produit fini.

Les tonneaux sont formés d'un assemblage de lames de bois appelées douelles, maintenues par des cercles autrefois en bois et aujourd'hui en métal.

Elle exige une série d'opérations, dont certaines sont mécanisées depuis quelques décennies seulement :

La préparation des douelles

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Les bois sont fendus en quartiers pour respecter le fil du bois ; cette coupe assure l'étanchéité des douelles.
Société française de tonnellerie à Jarnac (Charente) © Service régional de l'inventaire de Poitou-Charentes / M. Deneyer, 1987


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Les quartiers sont sciés pour former les ébauches de douelles.
Société française de tonnellerie à Jarnac (Charente) © Service régional de l'inventaire de Poitou-Charentes / W. van Riesen, 1987


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Après séchage, les planchettes destinées aux fonds sont sciées et rabotées.
tonnellerie Radoux à Jonzac (Charente-Maritime) © Service régional de l'inventaire de Poitou-Charentes / A. Dagorn, 1999

L'assemblage des douelles

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Les douelles, après avoir séché à l'air libre pendant plusieurs années, sont écourtées, arrondies par une doleuse et creusées à l'intérieur, puis taillées en fuseau et leurs côtés chanfreinés pour l'assemblage. Elles sont ensuite jointes et montées à l'intérieur d'un cercle provisoire dit « de chauffe », formant ainsi une jupe.
Société française de tonnellerie à Jarnac (Charente) © Service régional de l'inventaire de Poitou-Charentes / W. van Riesen, 1987


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La jupe est chauffée par un feu de bois de chêne placé en son centre.
Société française de tonnellerie à Jarnac (Charente) - © Service régional de l'inventaire de Poitou-Charentes / W. van Riesen, 1987


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Le chauffage permet de cintrer les douelles, qui sont ajustées à l'aide de nouveaux cercles, et de développer les arômes du bois.
tonnellerie Garnier à Salignac-sur-Charente (Charente-Maritime) - © Service régional de l'inventaire de Poitou-Charentes / A. Dagorn, 1999


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Des cercles en métal sont ajustés à l'aide d'une presse.
Société française de tonnellerie à Jarnac (Charente) - © Service régional de l'inventaire de Poitou-Charentes / M. Deneyer, 1987


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Pour former les fonds, les planchettes sont jointoyées à l'aide de jonc fendu en deux et maintenues entre elles par des goujons.
tonnellerie Radoux à Jonzac (Charente-Maritime) © Service régional de l'inventaire de Poitou-Charentes / A. Dagorn, 1999

L'ajustage et l'échaudage

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Les parties inférieure et supérieure du tonneau sont rognées : elles sont égalisées, chanfreinées et entaillées d'une gorge destinée à recevoir le fond. Le tonneau est ensuite poncé sur un tour.
Société française de tonnellerie à Jarnac (Charente) - © Service régional de l'inventaire de Poitou-Charentes / W. van Riesen, 1987


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Après percement d'une bonde sur le tonneau, les fonds sont fixés. L'étanchéité du fût est contrôlée par l'échaudage, qui consiste à verser de l'eau chaude et à agiter le tonneau. Les cercles provisoires sont ensuite remplacés par des cercles définitifs en acier galvanisé.
tonnellerie Radoux à Jonzac/ (Charente-Maritime) © Service régional de l'inventaire de Poitou-Charentes / A. Dagorn, 1999


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