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Les voies navigables et les ports

Carte, voir légende ci-après
Carte présentant les principaux ports et les voies navigables de la région Poitou-Charentes à la fin du XIXe siècle © Service régional de l'inventaire de Poitou-Charentes / Zoé Lambert, 2007



Déjà important aux siècles précédents, le trafic portuaire régional augmente fortement au cours du XIXe siècle.
Il concerne des ports situés sur l'Atlantique (La Rochelle), sur la Charente (Rochefort et Tonnay-Charente), sur la Gironde (Mortagne-sur-Gironde, Chenac-Saint-Seurin-d'Uzet et Saint-Fort-sur-Gironde) ou encore sur des canaux (Marennes et Marans).
Ouvert en 1891, le port de la Pallice permet à La Rochelle de conserver l'une des premières places parmi les ports de la façade Atlantique.

L'établissement d'une ligne régulière de bateaux à vapeur entre Bordeaux et Royan participe aussi à l'expansion des ports de la Gironde, tous réaménagés entre 1840 et 1890 ; dans les années 1900, le trafic du port de Mortagne-sur-Gironde est considérable. Tonnay-Charente est également doté de plusieurs lignes régulières, le plus souvent hebdomadaires, avec divers ports du Royaume-Uni.

Le trafic portuaire est lié aux importations de houille, de minerais, de bois du Nord, de denrées, ainsi qu'aux exportations constituées de sel, vins, eaux-de-vie, grains et pierre à bâtir. Au tournant des XIXe et XXe siècles, ce trafic conditionne l'installation de grands établissements industriels dévolus à la transformation des matières premières importées, notamment dans les ports de La Rochelle, Marennes et Tonnay-Charente ; c'est le cas des usines d'engrais qui transforment les minéraux en provenance d'Afrique du Nord.

Le fleuve Charente est, avec ses affluents, la principale voie navigable de la région ; s'ajoutent la Vienne au nord de Châtellerault et la Sèvre niortaise à partir de Niort. Au cours du XIXesiècle, des aménagements de canaux viennent compléter ce réseau navigable : la Dive du nord canalisée en 1834 à partir de Pas-de-Jeu, à la limite nord des Deux-Sèvres et de la Vienne ; le canal de liaison, ouvert en 1862, entre la Charente et la Seudre ; celui, achevé dans les années 1870, entre Marans et La Rochelle. Ces ouvrages permettent l'implantation d'usines dans des communes précédemment isolées, comme Marennes, où s'installe en 1865 un établissement de transformation du sel marin. Ces canaux aménagés tardivement sont très vite concurrencés par le rail.



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