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Dossier documentaire d'usine

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Laiterie industrielle (caséinerie) du Gua
Le Gua (Charente-Maritime), 65 rue Samuel-Champlain

photo de la notice
Vue de la laiterie avant son premier agrandissement. Carte postale du début du siècle, Cl. Le Guiastrennec. © Inventaire général / Repro. Inv. M. Deneyer
Date de l'enquête : 1997

Historique :

Laiterie coopérative construite en 1912 pour la fabrication de beurre et de caséine. Elle est agrandie dans les années 1930 avec la construction d'un nouveau corps de bâtiment abritant des bureaux. A partir des années 1950 et jusque en 1972, on y fabrique du lait en poudre par le procédé Spray. Un grand bâtiment en béton, abritant une nouvelle beurrerie et des chambres froides, est accolé du côté nord en 1968. La laiterie est fermée depuis 1986, et les locaux abritent actuellement différentes activités commerciales.
En 1922, le matériel consiste en deux moteurs Astra et Tournat (Surgères, Charente-Maritime) fonctionnant au charbon et au bois, trois écrémeuses Alfa-Laval, deux barattes Astra et Rina, un réfrigérant, un réchauffeur et une machine à glace Audriffen et Singrün.
En 1922, la laiterie fonctionne avec 1 beurrier, 2 aides, 1 chauffeur-écrémeur, 1 blanchisseuse, 1 directeur, 1 comptable et 1 contrôleur. Dans les années 1980, une centaine de personnes y travaillent.

Description :

Premiers ateliers de fabrication en moellon de calcaire enduit, à un étage carré, couverts d'un toit à demi-croupes en tuile mécanique et à croupes et en ardoise pour les pavillons. Caséinerie en moellon enduit, en rez-de-chaussée et toit en tuile mécanique. Atelier de fabrication de 1968 en béton armé, à charpente métallique et toit en appentis en ciment amianté. La cheminée circulaire en brique a été dérasée et ne mesure plus actuellement qu'une quinzaine de mètres de haut.

Documentation :

● Bibliographie :

Encyclopédie laitière française. Angoulême : Ed. R. Cheminade, 1954. P. 143
Géant, Joël. La Charente-Inférieure et ses industries agricoles. Thèse agricole, Paris : P. Macron, juillet 1922. P. 142-155
Gorse, Roger. Le lait et l'industrie laitière en Charente-Maritime. Rapport E. N. A., 1949 [conservé aux Archives départementales de Charente-Maritime, 2 J 119]. P. 34

● Annexe 1 :

Extrait de la thèse agricole de Joe Géant, La Charente-Inférieure et ses industries agricoles, Paris, P. Macron : imprimerie des assureurs, juillet 1922, p. 142-155.

Construction de 1912 comprenant un quai de débarquement extérieur, une salle de fabrication très éclairée dont les murs et le sol sont couverts de carreaux blancs, une salle de moteurs, une cave à crème, des bureaux. Pour le matériel :
- 2 moteurs Astra et Tournat d'une force de 18 ch à 20 ch, alimentés par deux générateurs Leroux et Gatinsis de 35 m2 et de 40 m2 de surface de chauffe, brûlant du charbon et du bois.
- 3 écrémeuses Alfa-Laval ; l'une débitant 30001 et les deux autres 2000 1.
- 2 barattes, l'une Astra d'une contenance de 1000 1, l'autre Rina d'une contenance de 2000 1. Ces deux barattes possèdent des malaxeurs intérieurs.
Il comprend en outre un réfrigérant, un réchauffeur et une machine à glace Audriffen et Singrun pouvant donner 50 kg à l'heure.

Fabrication de la caséine :
La caséinerie est installée dans les locaux mêmes de la beurrerie. Le moteur est l'une des machines énumérées plus haut. Les deux salles de manutention contiennent : l'une six cuves dont deux en cuivre rouge de 3000 1 de capacité et quatre en bois de capacité un peu supérieure, et un pressoir simple formé de larges pièces de bois formant bras de levier agissant sur des sacs en toile grossière à l'aide d'un contrepoids. L'autre, un ventilateur avec une étuve en bois, dans laquelle circule le courant d'air chaud. Des chariots Decauville, supportant des claies et pouvant s'introduire dans l'étuve, complètent l'installation. Pour le séchage, au sortir de la presse, la caillebotte, réduite en petits fragments par un ou deux passages dans un moulin à caillé, est étendue sur des toiles montées sur des cadres en bois et i@ntroduite par l'intermédiaire des chariots dans le séchoir (aéro-condenseur Fouché) à une température de 50 à 56° durant 6 ou 7 heures. Au sortir de l'étuve, la caséine, devenue dure, est mise en sac, puis expédiée dans les moulins où elle est broyée, puis blutée.
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Le patrimoine industriel de Poitou-Charentes, 2007-2012.
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