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Dossier documentaire d'usine

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Usine de rouissage et de défibrage de genêt du Comptoir des minéraux et matières premières, actuellement usine de meubles
Saint-Vaize (Charente-Maritime), Port-la-Pierre

photo de la notice
Vue d'ensemble prise du sud. © Inventaire général / Phot. Inv. S. Guignard
Date de l'enquête : 1999

Historique :

Usine de rouissage et de défibrage des tiges de genêt fondée durant l'occupation par le Comptoir des minéraux et matières premières. Cette société avait été créée en 1932 par P. G. Bourcier pour importer et traiter industriellement les matières premières pour l'industrie française. Les importations de coton étant interrompues durant l'occupation, M. Bourcier eut l'idée de fabriquer une matière textile française à base de genêt, en s'inspirant du traitement du lin dans le nord de la France. Cette usine fut fondée, avec le soutien financier de l'Etat, sur l'emplacement d'une très ancienne carrière et dans des bâtiments préexistants, situés en bordure de la Charente et vraisemblablement construits dans les années 1920 pour abriter une caséinerie appartenant à Paul Garraud, déjà propriétaire de celle de Taillebourg. La cheminée porte la date 1947. Le genêt d'Espagne traité était cultivé à Bussac-Forêt. Après le rouissage et le teillage, les fibres étaient filées pour constituer des cordages, ou bien elles étaient ensuite tissées dans la région de Lyon pour la réalisation de tissus d'ameublement. Après la reprise des échanges commerciaux internationaux, on y travailla le coton en provenance du Soudan, mais cette activité ne put se poursuivre pour des raisons économiques, et l'usine ferma dès 1950. Les locaux furent par la suite vendus pour abriter une fabrique de meubles. Les bâtiments, situés entre la route et la voie de chemin de fer, ont été démolis dans les années 1980.
30 à 40 ouvriers y travaillaient, dont un certain nombre de prisonniers allemands.

Description :

Site industriel desservi par un embranchement ferroviaire et une voie navigable. Les deux ateliers de fabrication et le magasin industriel subsistants sont de construction identique en pan de métal et brique creuse, couverts en tôle ondulée. Pour une élévation de l'un des ateliers, des moellons de calcaire ont été mis en oeuvre en parement. Cheminée circulaire en brique d'environ 4, 50 m de diamètre à la base et 25 m de hauteur portant l'inscription en brique plus claire : CMMP 1947. Le long de la Charente subsistent quelques bassins de rouissage et les quais de débarquement et d'embarquement des marchandises.

Documentation :

● Bibliographie :

Pinard, Jacques. Les industries du Poitou et des Charentes : Etude de l'industrialisation d'un milieu rural et de ses villes. Poitiers : S. F. I. L. et Imp. Marc Texier, 1972. P. 344
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Le patrimoine industriel de Poitou-Charentes, 2007-2012.
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