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L'inventaire du patrimoine culturel de la Région Poitou-Charentes

L'agglomération de Poitiers :
les 3 262 éléments du patrimoine étudiés


Dossiers et illustrations : dossier documentaire

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Migné-Auxances / Moulin-Neuf / rue du Moulin-Neuf
Moulin à blé dit le Moulin Neuf, minoterie

photographie du dossier documentaire, voir légende
Vue générale du logement. © Région Poitou-Charentes - Communauté d’agglomération de Poitiers / C. Bunoz, 2007.
Dossier documentaire réalisé à partir de l’enquête d’inventaire de 2007.

Historique

Mentionné en tant que moulin, maisons, bâtiments et cour, cet édifice figure sur le cadastre de 1839. L'ensemble réunit deux propriétés distinctes. Le propriétaire du moulin est M. Jean Proust. Le plan a évolué : le logement patronal a été remanié et des bâtiments situés dans son prolongement, ont été détruits. D'après les documents d'archives, la demande de construction de l'usine date de 1846. Les parcelles 16, 14 (moulin) et 15 accueillent respectivement de nouvelles construction en 1853, 1854 et 1865. Le moulin a été remanié en 1863 et passe de 15 à 20 ouvertures. L'habitation compte 10 ouvertures entre 1868 et 1882. Ce moulin à blé est transformé en minoterie en 1902 pour Théodore Proust qui fait alors édifier un bâtiment pour abriter une machine à vapeur. En 1924, la capacité d'écrasement est de 60 quintaux par jour ; la date de cessation d'activité est aproximativement en 1967-1968.

Description

L'ensemble comprend plusieurs bâtiments desservis par une cour. L'atelier de fabrication, à élévation à travées, est à 2 étages carrés et comble à surcroît, le logement patronal est à 1 étage carré et comble à surcroît. Ces bâtiments sont couverts d' un toit à longs pans en tuile creuse. Le magasin industriel, en rez-de-chaussée et comble à surcroît, est couvert d' un toit à longs pans à croupes en tuile creuse ; la salle des machines en rez-de-chaussée et comble à surcroît est couverte d' un toit à longs pans en ardoise. La façade principale du logement, en gouttereau, est à quatre travées, avec deux portes, latérales, au rez-de-chaussée. Les baies sont munies d'appuis moulurés. Le comble est délimité par un bandeau.

Précisions sur le décor

Linteau en accolade néo-gothique.

Documentation

● Archives

Archives départementales de la Vienne : 4 P 1059-1069 (Plans parcellaires, 1838-1839) ; 4 P 2629 (Etats de sections des propriétés bâties et non bâties, 1839) ; 4 P 2630 (Tableau indicatif des propriétaires, des propriétés foncières et de leur contenance, 1839) ; 4 P 2631 et 4 P 2638 (Matrices des propriétés foncières, 1841-1914) ; 4 P 2639 (Matrices des propriétés bâties, 1882-1910).
Archives départementales de la Vienne : Série S, Travaux publics et transports. Routes, rivières, canaux, chemins de fer, moulins et usines, énergie, électrification. Archives départementales de la Vienne : 7 S 5 ; 7 S 6 ; 7 S 7 : 7 S 90.

● Bibliographie

Association Migné-Auxances Mémoires. Bon souvenir de Migné-Auxances. Recueil de cartes postales anciennes. Octobre 2002. Site e-mail de l'association Migné-Auxances Mémoires. Association Migné-Auxances Mémoires. Migné-Auxances d'hier à aujourd'hui. - Migné-Auxances (Vienne) : Commune de Migné-Auxances, 1999. P. 79
Le patrimoine des communes de la Vienne. Paris : Flohic (35-Rennes : Oberthur Graphique), 2002. P. 773
Rédet Louis. Dictionnaire topographique du département de la Vienne. Paris : Imprimerie Nationale, 1881. P. 286

● Annexe 1 :

Archives départementales de la Vienne : série S.
- En 1846, M. Proust demande une autorisation de construction pour son usine du Moulin-Neuf
- Police des eaux, bassin et rivière l'Auxances, Moulin Neuf, commune de Migné, surélévation du déversoir et des vannes de décharges : 27 mai 1921 : réclamation de Proust Hubert (propriétaire à Bertault) ; 23-30 juin 1921 : rapport du subdivisionnaire et avis de l'ingénieur chef ; 2 juillet 1921 : arrêté de mise en demeure.
- Procès verbal de visite des lieux, le 9 septembre 1846, par l'ingénieur ordinaire des ponts et chaussées.
"Nous avons reconnu que les zones reçoivent l'eau d'un canal creusé de main d'homme au bas d'un coteau ; que ce canal à une longueur moyenne de 6 mètres et que la digue ou chaussée qui borde ses 2 rives s'étend du moulin Bertault au moulin Proust (?), sans laisser à l'eau la moindre ouverture, c'est-à-dire, sans qu'il y ait sur cette longueur d'environ 300 mètres, le moindre déversoir naturel. A 4 mètres à peu près de la vanne motrice se trouve un canal large (...) 80 centimètres, fermé par 2 vannes de décharge. La première à 97 centimètres de largeur, la seconde 61. Le seuil de l'une est à 2, 03 mètres au-dessous du repère, le seuil de l'autre à 2, 08 mètres. Leur hauteur commune est de 51 centimètres. (...) Le sieur Proust, propriétaire du moulin Neuf nous déclare qu'il veut établir son usine sur un nouveau système, changer ses roues et vannes motrices, abaisser le seuil de ses vannes de décharge et modifier leurs dimensions (...)".

Le patrimoine des communes de la Vienne.-Paris : Flohic (35-Rennes : Oberthur Graphique), 2002, p. 773.
Moulin-Neuf. 1846 et 1902. Calcaire. Moulin-Neuf.
"Reconstruit par Jean Proust en 1846 puis transformé en minoterie par Théodore Proust en 1902, cet ancien complexe industriel, transformé en habitat, était constitué de deux bâtiments. L'ensemble comprenait l'atelier de fabrication, le magasin, le logement patronal et la salle des machines à vapeur à l'étage. La crémaillère des vannes dissimule les turbines placées derrière. Il semble qu'à l'époque florissante du moulin, le propriétaire ait racheté les cinq moulins sur le bief afin de ne pas être importuné par des prises d'eau concurrentes. L'industrialisation de la profession est également attestée par le moulin de Moulinet transformé en minoterie en 1855 par la famille de Curzon, puis en usine, ou, à l'inverse, par le moulin banal muré en cartonnerie. L'activité de meunier, encore forte au 20e siècle avec 13 moulins dont 8 toujours existants, s'éteint de façon générale dans les années 1960".



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