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L'inventaire du patrimoine culturel de la Région Poitou-Charentes

L'agglomération de Poitiers :
les 3 262 éléments du patrimoine étudiés


Dossiers et illustrations : dossier documentaire

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Saint-Benoît / Passelourdain / avenue des Grottes-de-Passe-Lourdin
Usine de produits chimiques Saint-Gobain, puis Société poitevine de conditionnement, puis M et N Europroduction, actuellement Novamex

photographie du dossier documentaire, voir légende
Cheminée de 63m et anciens fours devenus transformateurs vus depuis l'est. © Région Poitou-Charentes - Communauté d’agglomération de Poitiers / M. Deneyer, 1994.
Dossier documentaire réalisé à partir de l’enquête d’inventaire de 1994.

Historique

Cette usine d'engrais et d'acide sulfurique est créée en 1912 par la Société Saint-Gobain ; de cette époque subsistent la cheminée d'usine, une partie des ateliers de fabrication, le bureau et des logements d'ouvriers. Cinq autres maisons d'ouvriers sont édifiées dans les années 1930, ainsi que divers ateliers et magasins. En 1931, on fabrique annuellement environ 30 000 tonnes de superphosphates et 18 000 tonnes d'acide sulfurique. L'usine, dont l'activité cesse à partir de 1939, est partiellement démolie par un incendie pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle est rachetée en 1949 par Geigy, société suisse de chimie implantée à Bâle. Sous le nom de Société poitevine de conditionnement, on y développe des activités industrielles découlant de la découverte en 1939, par le docteur Muller (prix Nobel de médecine) du laboratoire Geigy, des propriétés insecticides du D.D.T. La première filiale française s'était, dans un premier temps, provisoirement installées dans la poudrerie d'Angoulême. C'est à Saint-Benoît qu'est réalisée la première bombe aérosol européenne entre 1953 et 1955. Un laboratoire est édifié en 1960 ; la production est alors de 2 000 tonnes de marchandises par mois (produits insecticides, raticides, désherbants, désodorisants). Un restaurant d'entreprise est édifié dans les années 1970.-Le 1er janvier 1972, les sociétés suisses Ciba et Geigy fusionnent. Postérieurement, pour conforter au plan mondial l'activité de produits de grande consommation (produits d'entretien ménager et para-cosmétiques), Ciba-Geigy rachète les société anglo-américaines Airwick et Airkem. Dans les années 1980, l'usine de Saint-Benoît prend le nom d'Airwick industrie et le laboratoire de recherche celui d'Airwick et Cie. A cette époque, l'usine a une vocation européenne et le laboratoire de recherche une vocation mondiale jusqu'à la réactivation du laboratoire américain, qui lui retire, en matière de recherche et de développement, le continent américain. Entre-temps, en 1975, un nouveau corps de bâtiment abritant les bureaux a été édifié. En janvier 1985, Ciba-Geigy cède l'activité mondiale Airwick à l'anglais Reckitt et Colman, qui revend, un an plus tard, le site de Saint-Benoît à M. Le Nigen. L'usine poursuit sa production de produits d'entretien, d'hygiène et de lessivage pour la grande distribution sous le nom de M et N europroduction. En 2000, lors de l'effondrement du groupe Nigen, l'usine est attribuée à la Société Quadrimex chimie pour y développer l'activité de sa filiale Quadripack, installée depuis 1999 dans la partie nord de l'usine. Depuis 2004, la raison sociale de Quadrimex est devenue Novamex, mais la filiale Quadripack perdure sous le même nom.£En 1949 : 100 ouvriers, en 1960 : 300 ouvriers (dont les deux-tiers de personnel féminin), en 1985 : 351 ouvriers, en 1994 : 112 ouvriersCette usine d'engrais et d'acide sulfurique est créée en 1912 par la Société Saint-Gobain ; de cette époque subsistent la cheminée d'usine, une partie des ateliers de fabrication, le bureau et des logements d'ouvriers. Cinq autres maisons d'ouvriers sont édifiées dans les années 1930, ainsi que divers ateliers et magasins. En 1931, on fabrique annuellement environ 30 000 tonnes de superphosphates et 18 000 tonnes d'acide sulfurique. L'usine, dont l'activité cesse à partir de 1939, est partiellement démolie par un incendie pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle est rachetée en 1949 par Geigy, société suisse de chimie implantée à Bâle. Sous le nom de Société poitevine de conditionnement, on y développe des activités industrielles découlant de la découverte en 1939, par le docteur Muller (prix Nobel de médecine) du laboratoire Geigy, des propriétés insecticides du D.D.T. La première filiale française s'était, dans un premier temps, provisoirement installées dans la poudrerie d'Angoulême. C'est à Saint-Benoît qu'est réalisée la première bombe aérosol européenne entre 1953 et 1955. Un laboratoire est édifié en 1960 ; la production est alors de 2 000 tonnes de marchandises par mois (produits insecticides, raticides, désherbants, désodorisants). Un restaurant d'entreprise est édifié dans les années 1970.-Le 1er janvier 1972, les sociétés suisses Ciba et Geigy fusionnent. Postérieurement, pour conforter au plan mondial l'activité de produits de grande consommation (produits d'entretien ménager et para-cosmétiques), Ciba-Geigy rachète les société anglo-américaines Airwick et Airkem. Dans les années 1980, l'usine de Saint-Benoît prend le nom d'Airwick industrie et le laboratoire de recherche celui d'Airwick et Cie. A cette époque, l'usine a une vocation européenne et le laboratoire de recherche une vocation mondiale jusqu'à la réactivation du laboratoire américain, qui lui retire, en matière de recherche et de développement, le continent américain. Entre-temps, en 1975, un nouveau corps de bâtiment abritant les bureaux a été édifié. En janvier 1985, Ciba-Geigy cède l'activité mondiale Airwick à l'anglais Reckitt et Colman, qui revend, un an plus tard, le site de Saint-Benoît à M. Le Nigen. L'usine poursuit sa production de produits d'entretien, d'hygiène et de lessivage pour la grande distribution sous le nom de M et N europroduction. En 2000, lors de l'effondrement du groupe Nigen, l'usine est attribuée à la Société Quadrimex chimie pour y développer l'activité de sa filiale Quadripack, installée depuis 1999 dans la partie nord de l'usine. Depuis 2004, la raison sociale de Quadrimex est devenue Novamex, mais la filiale Quadripack perdure sous le même nom. En 1949 : 100 ouvriers, en 1960 : 300 ouvriers (dont les deux-tiers de personnel féminin), en 1985 : 351 ouvriers, en 1994 : 112 ouvriers.

Description

Site industriel desservi par embranchement ferroviaire ; anciens ateliers de fabrication en moellon couvert d'un toit à longs pans en tuile mécanique ; magasin en moellon apparent couvert d'un toit bombé en béton armé ; anciens fours, actuellement transformateurs, en brique ; cheminée de 63 m de haut et environ 8 m de diamètre en brique ; ancien bureau à 1 étage carré couvert d'un toit à longs pans à croupes en tuile mécanique ; logement patronal en moellon enduit à 2 étages carrés couvert d'un toit à longs pans à croupes en ardoise ; logements d'ouvriers à 1 étage carré couverts d'un toit à longs pans en tuile mécanique ; laboratoire, partiellement en béton et moellon, couvert d'un toit en terrasse en béton ; chaufferie, bureau de 1975 et restaurant, en béton, couverts d'un toit en terrasse en béton ; entrepôts en pan de métal couverts d'un toit à longs pans en tôle ondulée.

Documentation

● Archives

Archives départementales de la Vienne : 4 P. 1842-1891. Matrices cadastrales.
Archives privées : Centre des archives, Compagnie de Saint-Gobain, Blois. - Construction de l'usine, 1908. - Acquisition et cessions de terrains et immeubles, 1907-1951. - Plan d'ensemble avec construction des maisons ouvrières. - Inventaire de l'usine, 1909-1944. - Bilans détaillés toutes usines, 1908-1948. - Dossier fumées : plaintes, 1902-1918. - Sociétés coopératives de consommation, 1943-1944. - Cession de l'usine à l'Association syndicale de remembrement de Poitiers (22 novembre 1948), 1947-1951.

● Bibliographie

Département de la Vienne. Bordeaux : Delmas, 1951. P. 158
Dyer, Colin. Saint-Benoît (Vienne) : une commune suburbaine défend son identité de 1840 à nos jours. Municipalité de Saint-Benoît, 1987. P. 101
Loez, Alexandre et Perlat, René. La sous-région du Poitou. Monographie économique de la Vienne et des Deux-Sèvres : Agriculture - Commerce - Industrie - Tourisme -. Niort : Imp. Saint-Denis, 1931. P. 48, 221
Pinard, Jacques. Les industries du Poitou et des Charentes : Etude de l'industrialisation d'un milieu rural et de ses villes. Poitiers : S.F.I.L., 1972. P. 94

● Annexe 0 :

Lors de son installation à Saint-Benoît, la société anonyme de la « Manufacture de Saint-Gobain » achète deux maisons ; la plus petite est démolie en 1912 et l'autre devient le logement patronal (matrices cadastrales). En 1912 sont construits les bâtiments des fours, des chambres à plomb, des appareils et accessoires du sulfurique, des générateurs et moteurs, une cheminée, un bureau de surveillant, un magasin à superphosphate, un atelier de fabrication des engrais, un magasin et atelier de réparation, un magasin à huile, deux bascules de 12 et 30 tonnes avec abris, une remise à locomotive, un abri Gay-Lussac, une maison pour le conducteur des travaux, un bâtiment de prise d'eau, un réservoir et des conduites d'eau, des voies ferrées, un bureau et logement du concierge, deux maisons d'employés, trois maisons d'ouvriers, une maison de surveillant.

Un réfectoire est édifié en 1923 et trois autres maisons le sont en 1920 et 1926. En 1927 sont bâtis un magasin à sacs, un garage à camions, une bascule à wagon, un abri, un réservoir à acide, un cabestan électrique. Deux maisons sont construites en 1929 et 1930 et le magasin à superphosphate est agrandi. Un hangar est édifié en 1932.

L'incendie de 1941 cause la destruction de l'atelier de fabrication des engrais, du cabestan électrique, du hangar et de tous les magasins.



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