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L'inventaire du patrimoine culturel de la Région Poitou-Charentes

L'agglomération de Poitiers :
les 3 262 éléments du patrimoine étudiés


Dossiers et illustrations : dossier documentaire

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Saint-Benoît
Lotissements concertés

photographie du dossier documentaire, voir légende
Lotissement de maisons à la Guillotrie, années 1960. © Région Poitou-Charentes - Communauté d’agglomération de Poitiers / C. Bunoz, 2005.
Dossier documentaire réalisé à partir de l’enquête d’inventaire de 2004.

Historique

Le premier lotissement concerté de Saint-Benoît, la cité de Passelourdain, date de 1920 ; il est cependant à considérer à part dans le corpus ici étudié dans la mesure où sa conception est étroitement liée au fonctionnement de l'usine toute proche et motivée par la l'implantation de cette dernière.
Si une période de construction assez intense a débuté à Saint-Benoît au milieu du 19e siècle, pour fléchir un peu dans la 1ère moitié du 20e siècle, elle reprend à partir des années 1960. Cependant les logements, individuels ou collectifs, sont désormais conçus au sein d'ensembles : les lotissements. Ne sont ici pris en compte que les lotissements concertés.
Toujours sans compter les logements de la cité de Passelourdain, 86 maisons sont construites entre 1956 et 1971, 56 entre 1970 et 1980, 29 entre 1980 et 1990 et 103 entre 1990 et 2000, auxquelles il faut ajouter 20 barres d'immeubles sur cette dernière période. Une première vague donc très importante entre 1965 et 1970, une production ensuite affaiblie mais continue jusqu'en 1990 et à nouveau une inflation dans cette dernière décennie finalement la plus intense (42 % des logements).

Description

Ce recensement concerne 298 maisons individuelles et 20 immeubles appartenant à 7 secteurs urbains dont la cité de Passelourdain, ainsi qu'une zone d'aménagement concerté.
L'est de la commune ne présente que très peu, voire pas du tout pour le sud-est, d'implantation de lotissements. A l'inverse l'ouest, déjà très urbanisé au nord-ouest à la limite de Poitiers, a vu l'installation de nombreuses infrastructures et lotissements concertés à Chantejeau d'une part, à la Guillotrie et aux Pendants d'autre part. Au nord, toujours à la limite de Poitiers, se trouvent la ZAC des Longjoies ainsi que l'ensemble d'immeubles (à proximité d'une zone commerciale) de la Grande-Pièce. Enfin les limites du bourg sont repoussées, surtout au sud mais également au nord jusqu'aux Longjoie, par de nombreux lotissements et notamment le lotissement concerté de la Médoquerie.
Sur ses aspects extérieurs le corpus reste très homogène. Tout d'abord, à l'exception des logements de la cité de Passelourdain, l'ensemble du corpus présente des murs enduits. Ensuite, sur 92 % de toits à longs pans ont été utilisées des tuiles creuses à 80 %, la seule alternative étant la tuile mécanique. Enfin, 94 maisons ont été construites en rez-de-chaussée (surélevé ou non) et 198 possèdent un étage carré (restent 6 logements avec d'autres caractéristiques).

Documentation

● Annexe 0 :

L'étude des lotissements ne prend en compte que les ensembles concertés c'est-à-dire les « lotissements accompagné de servitudes architecturales et de plans de masse autres que les règlements d'urbanisme communs pour le quartier, ou de la construction de la façade antérieure des bâtiments sur les lots selon un ordonnancement commun ». Ainsi les ensembles ici étudiés présentent systématiquement une cohérence quant à leur caractéristiques formelles, structurelles et, parfois, stylistiques.
Le lotissement concerté peut comprendre des logements aussi bien collectifs qu'individuels : immeubles ou maisons. Il est de plus, souvent, une partie constituante d'aménagements urbains plus importants, dénommés dans l'étude « secteurs urbains ». Ces derniers réunissent en effet, outre les lotissements concertés, des écoles ou encore des infrastructures culturelles (ex : la salle de spectacle de la Hune) ou de loisirs (ex : la maison commune André-Coquema).
La Cité de Passelourdain doit ici être considérée à part : ensemble concerté de loin de plus ancien (1920), il dépend, dans sa conception comme dans son fonctionnement, de l'usine toute proche.



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