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L'inventaire du patrimoine culturel de la Région Poitou-Charentes

L'agglomération de Poitiers :
les 3 262 éléments du patrimoine étudiés


Dossiers et illustrations : dossier documentaire

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Fontaine-le-Comte
Présentation de la commune

photographie du dossier documentaire, voir légende
La vallée de la Feuillante vers Chaumont. © Région Poitou-Charentes - Communauté d’agglomération de Poitiers / C. Bunoz, 2005.
Dossier documentaire réalisé à partir de l’enquête d’inventaire de 2004.

Historique

La commune possède divers vestiges archéologiques : un enclos datant de l'âge de Bronze, des vestiges d'un aqueduc gallo-romain, des sépultures du haut Moyen-âge, les vestiges d'un atelier de potier datant du bas Moyen-âge, un enclos et un ferrier non datés. Les sites de l'abbaye et du cimetière ont été investis depuis le Moyen-âge classique. Les lieux figurant sur la carte de Cassini (18e siècle) sont : Fontaine-le-Comte (paroisse), Audemont, Haute et Basse-Barberie, Beaurepaire, Chaumont, Chêne-Sapin, La Devinalière, La Douardière, Les Essarts, Haute et Basse-Fontaine, La Foy, La Grange, Le Lejat, La Montagne, Les Piliers, Le Petit-Poizac, Le Grand-Poizac, La Rourie, La Tillole, La Torchaise. S'y ajoutent sur le plan cadastral de 1837 : La Bruère, La Catinerie, Le Cossy, La Galettrie, Les Nesdes, Préjasson. Sur le plan cadastral de 1837 sont figurés des carrières au sud de La Bruère, des fours à chaux au sud de la Basse-Torchaise, les vestiges d'un aqueduc romain vers le ravin de Chaumont, de nombreuses fontaines, des puits et une croix au Léjat. Les matrices signalent qu'ont existé, sur la commune de Fontaine-le-Comte, des fours à chaux ainsi qu'une boutique, une forge et un atelier. Vraisemblablement le lieu-dit du Cossy disposait également d'un four banal. Selon des sources orales, il y avait une source au lieu-dit du Pré-du-Gouffre (dans le bourg, vers l'impasse du Four). Données socio-économiques : Population : 143 feux en 1759, 148 feux et 557 habitants en 1790, 570 en 1801, 702 en 1876, 628 en 1901, 543 en 1926, 533 en 1946, 546 en 1954, 533 en 1962, 665 en 1968. Logements : 110 en 1949, 219 en 1968, 1133 en 1999. Développement moderne : La commune est historiquement constituée du bourg, d'écarts (La Bruère, Le Poizac, Haute-Fontaine, Basse-Fontaine, Chaumont, La Torchaise, La Devinalière, Les Barberies, Les Nesdes, etc.) et de fermes isolées (La Montagne, La Rourie, La Foy, La Maison-Bruleau, etc.). Son évolution résulte d'une expansion démographique récente et rapide qui commence vers 1975 (1000 habitants en 1975, plus de 3000 en 1999). L'extension du village, initiée par l'implantation du lotissement communal dans la zone dite de Bois-Paris, s'est faite progressivement et majoritairement sur le plateau. L'implantation du lotissement communal du Bois-Paris s'effectue au milieu des années 1960. Dans les archives communales, un plan de masse, signé par A. Serreau et daté de mars 1978, concerne le lotissement du Bois des Feuillants. Le lotissement des Vignes de Chaumont date de 1987. Une zone d'activité commerciale et artisanale est implantée dans les environs du lieu-dit de l'Audemont. Le cimetière situé dans le centre bourg se révèle, dès le 19e siècle, trop exigu. Dans les années 1980, un nouveau cimetière est installé au lieu-dit Le Chêne-Blanc.

Description

La commune de Fontaine-le-Comte, d'une superficie d'environs 1850 ha., est située à proximité de Poitiers et de grands axes routiers (autoroute A 10, nationales 10 et 11). La ligne de chemin de fer reliant Poitiers-La Rochelle et la route nationale 11, située en bordure sud-est, perturbent peu le territoire. En revanche, l'autoroute A10 scinde la commune en deux et une nouvelle emprise, réservée pour la future ligne de TGV, va à nouveau constituer une rupture produisant de surcroît un impact paysager déterminant. En effet, la commune se caractérise par un paysage vallonné (altitude variant de 125 à 150 m.) et boisé, que traverse le ruisseau de la Feuillante. Son territoire, vaste, est composé d'importantes zones agricoles et forestières. Cette configuration paysagère est le fruit des grands défrichements, initiés sur la commune par les religieux de l'abbaye dès le 12e siècle, qui se généraliseront dans la Vienne vers 1870. Les brandes et les essarts sont alors devenus des terres d'exploitations pour les diverses métairies présentes sur la commune. Malgré une urbanisation rapide et récente, la commune a conservé un caractère rural perceptible à différents endroits : la vallée de la Feuillante se caractérise par la présence de la forêt, la partie est de la commune est constituée de champs et de bocages. La partie centrale, au nord, et la partie ouest sont davantage urbanisés. La morphologie de la commune est contrastée : le centre et l'est de la commune se caractérisent par une concentration du bâti, tandis que la partie ouest présente un habitat dispersé. Les maisons de bourg et les maisons rurales constituent le type le plus représentatif de la zone urbanisée à l'est, tandis que la zone ouest présente davantage de fermes isolées. L'ancien bourg constitue un espace de transition entre la zone urbanisée et le territoire rural de la commune dans la mesure où cette partie a été préservée de l'urbanisation récente. Cela provient sans doute du fait de sa situation géographique. Etabli au fond de la vallée de la Feuillante, l'ancien centre-bourg est cerné par les bois et les parcelles agricoles, terrains non constructibles. Son expansion a rapidement été limitée, lui permettant ainsi de conserver son aspect ancien. Cette configuration a occasionné, dès les années 1960, un transfert d'activité de l'ancien centre-bourg vers le plateau. La construction du lotissement communal, appelé le Bois-Paris, a probablement conditionné cette migration. L'expansion géographique du bourg s'est faite entre les trois anciens pôles attractifs de la commune : les hameaux de Basse-Fontaine au nord et de Chaumont à l'est, l'ancien centre-bourg au sud. Suite à cette urbanisation et à l'installation de services (mairie, poste, écoles, équipements sportifs et culturels) et commerces de proximité, un nouveau centre-bourg s'est développé sur le plateau offrant des activités de proximité : école, commerces, services, etc.

Documentation

● Archives

Archives départementales de la Vienne . 1H 15/1 à 18. 1137-1778 : archives de l'abbaye de Fontaine-le-Comte.
Archives départementales de la Vienne . Série O : Biens communaux autres que les chemins.
Archives départementales de la Vienne . 4 P 810, 4 P 811, 4 P 812, 4 P 813 : cadastres de 1837.
Archives départementales de la Vienne . 4 P 2304. 1840-1862 : matrices cadastrales, augmentations et diminutions de propriétés.
Archives départementales de la Vienne . 4 P 2305. 1862-1914 : matrices cadastrales, augmentations et diminutions de propriétés.
Archives départementales de la Vienne . 4 P 2306. 1882-1911 : matrices cadastrales, augmentations et diminutions de propriétés.
Archives municipales de Fontaine-le-Comte. Mairie.

● Bibliographie

Boissavit-Camus, Brigitte. Découverte d'un tronçon d'aqueduc, rue Magenta à Poitiers . Bull. soc. Antiquaires Ouest, 5e s., t. 1, 1987, p. 245 et 247 : ill. p. 246. P. 245 et 247 : ill. p. 246
Duffaud. Notice sur les aqueducs romains de Poitiers. Mém. soc. Antiquaires de l'Ouest, 1ère s., t. 21, 1854. P. 62-66, 76-83 : ill. pl. I et IV
Guillemet, Dominique. Dir., Dictionnaire des communes et pays de la Vienne. 2004, Geste éditions. P. 159
INSEE. Tableaux, références et analyses, recensement de la population, mars 1999.
Longuemar, Alphonse de. Géographie populaire du département de la Vienne. Poitiers (6, rue de la Mairie) : Létang, libraire-éditeur, 1869. P.150-151
Rédet Louis. Dictionnaire topographique du département de la Vienne. Paris : Imprimerie Nationale, 1881. P. 170
Simmat, Gérard et Juchault, Pierre. Mémoire en Images. Le pays de Poitiers. Joué-les-Tours : éd. Alan Sutton, 1999. P. 48-51
Site internet : www.fontaine-le-comte.fr.

● Annexe 1 :

Rédet, Louis. Dictionnaire topographique du département de la Vienne.
Un acte du 10e siècle (cart. de St-Cyprien, p. 54) mentionne la "villa Fontanella, in pago Pictavo, in ipsa vicaria, in parrochia Sancti Martini". C'était peut-être le même lieu que Fontaine-le-Comte, qui alors aurait été sur le territoire de la paroisse de Ligugé, aucune autre église dans la viguerie de Poitiers n'ayant été sous l'invocation de saint Martin. La paroisse de Notre-Dame de Fontaine-le-Comte faisait partie de l'archiprêtré de Lusignan, de la châtellenie, de la sénéchaussée et de l'élection de Poitiers. La juridiction temporelle de l'abbaye, en titre de châtellenie, s'exerçait sur la plus grande partie de cette paroisse et sur de moindres portions de celles de Croutelle, Mezeaux, Vouneuil-sous-Biard et Béruges. L'abbé nommait à la cure de Fontaine-le-Comte. La fontaine qui a donné son nom à la localité réunit ses eaux à celles de la source de Basse-Fontaine pour former le ruisseau de Fontaine-le-Comte, qui passe à Croutelle et Mezeaux et se jette dans le Clain à 1200 mètres environ au-dessus de Saint-Benoît. Une charte de l'abbaye, de l'an 1149, mentionne une forêt à Fontaine-le-Comte.
- Le village de Basse-Fontaine ou Vieille-Fontaine est mentionné en 1542 ; il relevait de l'abbaye de Fontaine-le-Comte. "Les eaux de la source de Basse-Fontaine étaient amenées à Poitiers par un aqueduc romain dont les arcs de Parigny sont un remarquable débris" . Le village de Haute-Fontaine est mentionné dès 1640 ; il relevait également de l'abbaye de Fontaine-le-Comte (p. 170).
- Le lieu de la Loge ou la Galettrie est citée dès 1604 comme relevant de l'abbaye de Fontaine-le-Comte.
- Le hameau de Préjasson est mentionné en 1640 (Le Tenement des Barbiers, aultrement Plajason), en 1664 (le Plajasson, au village de la Bruère), en 1669 (Pellejason relevant de l'abbaye de Fontaine-le-Comte).
- La Rourie est mentionnée dès 1286 (La Roaria) comme relevant du chapitre de Saint-Hilaire.
- Les Barberies (Les Hautes et les Basses) sont mentionnés en 1434 (la Barberie), en 1561 (la grant Barberie) et en 1595 (la petite Barberie), comme relevant de l'abbaye de Fontaine-le-Comte.
- La Bruère est citée en 1286 (La Bruière) comme relevant de l'abbaye de Fontaine-le-Comte.
- Chaumont est mentionné dès 1081 (Gaufridus de Chaumont) comme relevant de l'abbaye de Montierneuf. Il est rattaché à l'abbaye de Fontaine-le-Comte en 1149.
- La Devinalière est mentionné en 1541 comme relevant de l'abbaye de Fontaine-le-Comte.
- Poizac (le Grand et le Petit) est cité dès 1149, il relevait de l'abbaye de Fontaine-le-Comte.
- Le hameau de La Torchaise, relevant à la fois des communes de Béruges et de Fontaine-le-Comte, est cité en 1250 (La Torchaera relevant de l'abbaye de Saint-Cyprien) et en 1286, La Torcheyere qui relevait de l'abbaye de Fontaine-le-Comte.

● Annexe 2 :

L'aqueduc de Basse-Fontaine
Duffaud. Notice sur les aqueducs romains de Poitiers.
"En sortant de Poitiers par la route de bordeaux, à quelque distance sur la gauche, des ruines imposantes attirent l'attention du voyageur. Ce sont des arcades qui se rattachent à l'aqueduc supérieur : ces débris sont les seuls restes encore debout au-dessus du sol qui soient parvenus jusqu'à nous de ces grandes constructions. Les autres portions, du reste très considérables, qui nous en ont été conservées, sont enfouies sous terre, ou affleurent à peine du terrain.
Nos sondages ont retrouvé ce canal sur tout son parcours. Depuis la source de Basse-Fontaine, il descend le ruisseau de Fontaine-le-Comte, suit les coteaux du Clin, se reconnaît dans le fossé de la route avant le faubourg, se tient toujours à l'est de la route dans le faubourg même, où il disparaît dès que le terrain s'abaisse, se retrouve dans Blossac et à l'Hôtel des Trois-Piliers, laissant à l'est l'amphithéâtre. Il n'est pas douteux qu'il ne traversât sur arcades ou sur mur plein, de 4 mètres de hauteur, la dépression du faîte entre le faubourg et Blossac.
Depuis Croutelle, il est presque exactement parallèle à celui du Cimeau, à 18 ou 20 m ; au-dessus.
Il était à deux branches : à 300 m. au-dessous de Fontaine-le-Comte, une dérivation va chercher la source de la Reinière, aujourd'hui perdue dans un étang.
Tracé. Le tracé offre les même caractères que celui du Cimeau : courbes prononcées, inflexions multipliées, assujettissement scrupuleux aux ondulations insignifiantes au sol.
Sa longueur depuis Basse-Fontaine jusqu'au faubourg de la Tranchée, est de 12,112 m.
Celle de l'embranchement 2, 365 m. Total : 14, 477 m.
C'est sur ce développement qu'ont porté nos estimations des travaux de réparations à exécuter ; mais, par le fait, la branche principale, comptée jusqu'à l'enceinte, devait avoir environs 14,400 m., ce qui porte la longueur totale à 16,765 m.
Coupe transversale.- De Poitiers à Fontaine-le-Comte, l'aqueduc est de quelques centimètres seulement plus large que celui du Cimeau. Comme lui, il diminue sur les branches. La composition du corps de l'aqueduc est le même.
Profil en longueur.- La pente totale de la grande artère est de 9m203
Mais la répartition est fort extraordinaire : on trouve au départ une inclinaison de 2 m. 37 par kilomètre, puis une chute brusque de 3m.03, et là, un puits vertical dont le but est ignoré.
A partir de ce point jusqu'à la fontaine du Gouffre, une pente de 16m.89 par kilomètre ; plus loin, 0m.396, 0m.035, 0m.097 : ainsi, une inclinaison excessivement faible, une autre très forte, et enfin une cascade. On peut bien justifier par la supposition d'un établissement tout particulier, mais inconnu, ces grands mouvements de pente aux abords du Gouffre ; mais cette pente presque nulle que nous avons remarquée au canal du Cimeau, que nous retrouverons plus tard, ne peut s'expliquer que par l'imperfection des procédés.
La dérivation de la Reinière présente aussi des inclinaisons fort inégales, variant de 0m.09 à 1m.75 par kilomètre. Mais elle offre surtout la particularité très remarquable : c'est un souterrain par lequel elle traverse la ligne de faîte qui sépare la vallée de Fontaine-le-Comte de celle de la Reinière, faîte sur lequel est assise la roue de La Rochelle. La source qu'il s'agissait de détourner devait être très faible, puisque la largeur du canal qui la recevait n'est que de 0m.18. Après avoir retrouvé le point d'embranchement, nous ne pouvions nous expliquer la direction de ce petit rameau vers la colline, lorsqu'on nous a indiqué, dans un bois au-delà et au sud de la route, sept puits qui nous ont permis de rattacher cet aqueduc à celui que nous découvrions vers la Reinière et qui nous semblait descendre vers Mezeaux. Nos fouilles ont alors mis à jour une voûte souterraine de 1,200 m. de longueur, à 6 ou 7 m. au-dessous du sol, à hauteur d'homme, d'une largeur de 0m.70. Le canal qui en occupe le fond est en béton. Ces puits, ces cheminées verticales, carrées, maçonnées, ne peuvent avoir eu d'autre objet que l'ouverture et la construction du souterrain : il était bien plus simple de déblayer la tranchée, de bâtir la voûte à ciel ouvert, et de la recouvrir avec les terres de déblai. Dans tous les cas, ces travaux sont hors de proportion avec leur but, puisqu'il ne s'agissait que d'ajouter un filet d'eau au produit de l'aqueduc principal.
Etat de conservation. Ce canal est le seul, avons-nous dit, qui ait conservé quelques arcades. Ces arches sont fort étroites, de 3m.30 à 6m. Les pilastres pouvaient recevoir sans effort des ouvertures de 8 à 10m. Le parement en est partout détruit. On y retrouve le moellon carré de 8m à 10 c. de côté, posé en assises horizontales, qui se remarque aux ruines de l'enceinte du palais de justice, aux murs de l'aqueduc de Fleury, à l'amphithéâtre, et qui accuse une origine gallo-romaine. Les maçonneries sont du reste très frustres et dépourvues de toute ornementation. Il serait impossible d'en tirer parti.
La situation de cet ouvrage se résume comme suit :
A nettoyer : 6,120m.
A réparer : 3,862m.
A reconstruire, partie enterrée : 1,060m.
A reconstruire, sur arcades : 1,070m.
Total : 12,112m.
Dépense de réparation : jusqu'au faubourg de la Tranchée, la réparation coûterait 200,000 fr.
Les parties conservées peuvent être évaluées à 160,000 fr.
Il aurait coûté en tout : 360,00 fr.
Ou par mètre courant : 30 fr.".

Boissavit-Camus, Brigitte. Découverte d'un tronçon d'aqueduc, rue Magenta à Poitiers.
"Si l'on inclut le largeur des solins à celle du conduit, on obtient une largeur variant entre 0,43 m. et 0,50 m. Les largeurs données par Bourgnon de Layre (Bourgnon de Layre, Les fontaines de Poitiers, 1842) pour l'aqueduc de Basse-Fontaine sont sensiblement inférieures, entre 0,35 et 0,38 ; l'observation du tronçon, 20, rue Magenta, nous a permis de constater que la largeur du conduit varie de 0,02 m. sur une longueur de 12 m. Il ne semble donc pas y avoir une très grande régularité dans les dimensions, comme le pensait Bourgnon de Layre.
Si l'on admet que les tronçons retrouvés dans la rue Magenta prolongent celui de la cour des Trois-Piliers (note : En 1837, on découvrit un tronçon d'aqueduc dans la cour des Trois-Piliers, voir Bourgnon de Layre, op.cit., p. 48 ; Duffaud, « Notice sur les acqueducs romains de Poitiers, Mem. Soc. Antiq. Ouest, t. XXI, 1854, p. 62) et appartiennent à l'aqueduc en provenance de Basse-Fontaine, on remarquera que celui-ci décrit une large boucle autour de l'amphithéâtre. Le conduit découvert rue Carnot, dans l'ancien garage Morin (Note : Fragment d'aqueduc ou d'égout découvert dans l'ancien garage Morin, en face de l'hôtel des Trois-Piliers.), serait-il alors plus ancien et destiné à ravitailler en eau l'amphithéâtre et ses abords ? Mais ceci nous entraîne un peu loin, et notre propos n'était que de présenter une découverte archéologique faite lors d'un sauvetage".

● Annexe 3 :

Extraits des archives de l'abbaye de Fontaine-le-Comte, concernant l'abbaye et ses dépendances, Archives départementales de la Vienne, 1H 15 :

1H 15/2. 1654, 19 juin : procès-verbal de visite de l'église, des bâtiments et des métairies de l'abbaye ; 1655, 21 février : procédure relative à la restauration de l'église et des lieux réguliers ; 1675 : état de l'abbaye de Fontaine-le-Comte ; 1690, 20 janvier : estimation et partage des biens de l'abbaye ; 1690, 5 avril : procès-verbal de visite des bâtiments de l'abbaye et de ses dépendances (métairies de la Grange, la Montagne, Audemont, maison noble de Boussai, moulin de Vizai, maison de Marigni) ; 1698, 22 septembre : procès-verbal de visite des bâtiments de l'abbaye ; 1758 : état des réparations à faire au logis abbatial ; 1772-1773 : procès-verbal de visite de la maison curiale de Fontaine-le-Comte ; 1774, 13 mai : vente à Arnoal Claude Poute, marquis de Nieul, capitaine de vaisseau, et à Jean Elie Forien, écuyer, seigneur de la Roche-Esnard, des matériaux des bâtiments de l'ancienne mense conventuelle ; 1775, 9 janvier : procès-verbal de visite des réparations faites à la maison curiale ; 1775, 13 mai : devis et marché de réparations à faire à l'abbaye passés avec Pierre Cousseau, maître maçon ; 1776, 24 mars : procès-verbal de visite des bâtiments de la mense conventuelle ; 1776, 17 juin : procès-verbal de visite et constatation des réparations faites à l'abbaye ; 1779, 21 décembre : devis des réparations à faire à l'abbaye ; 1790, 20 août : procès-verbal de visite pour l'estimation des biens nationaux.

1H 15/4. 1321, 30 novembre : acte capitulaire par lequel l'abbaye de Fontaine-le-Comte attribue à son infirmier la maison de la Barberie ; 1431, 13 août : bail à rente à Jean Michelon d'un vieil hébergement appelé la Viaudrie ; 1442-1701 : transactions, collations et actes de prise de possession de la chapelle Sainte-Catherine, desservie en l'église abbatiale.

1H 15/5. 1291-1785 : papiers concernant diverses dépendances de l'abbaye de Fontaine-le-Comte.
1655, 20 novembre : bail à ferme de la métairie de la Grange.
1771, 20 avril : bail à rente du four à chaux situé à la chaume de la Grange.

1H 15/6. 1511-1767 : papiers concernant des dépendances à Vieille-Fontaine.
1629, 29 octobre : bail à rente de terres en friche, brandes et bruyères situées à l'Egoût, près du bois taillis des Tessonnières, à la charge de les défricher et mettre en culture d'ici trois ans.
1637, 9 juin : bail à rente d'un four à chaux près le hameau de Vieille-Fontaine.

1H 15/7. 1352-1739 : papiers concernant des dépendances à Haute-Fontaine, la Montagne, au moulin de Fénéon, à Audemont et à la Fuye-Naudemont.
1612-1773 : baux à ferme de la métairie de la Montagne, appelée la Teublerie en 1612 et 1620.
1600, 16 janvier : bail à rente de l'emplacement de l'ancien moulin de Fénéon, à la charge d'y faire un étang et d'y bâtir un moulin.
1680, 28 septembre : procès-verbal de visite du moulin de Fénéon.
1379, 8 janvier : bail à ferme de l'arbergement d'Audemont, situé au-dessus de Croutelle, pour neuf ans.
1486, 4 février : idem, pour 18 ans.
1620-1748 : idem.

1H 15/8. 1332-1771 : papiers concernant des dépendances à Chaumont.
1332 : constitution d'une rente sur l'hébergement de Chaumont.
1416, 27 septembre : bail à rente de l'hébergement de Chaumont.
1616-1771 : déclarations concernant l'hébergement et le village de Chaumont.

1H 15/9. 1352-1739 : papiers concernant des dépendances à la Bruère, dont des déclarations, une datée de 1604 (« consistant en maison grange cour»), une datée de 1604 (métairie La Foresterie Cailleteau, « consistant en maison grange étable cour »), une datée de 1640 (village, maisons) et des déclarations datées de 1669, 1686.
1482-1722 : bail à rente et déclarations concernant la métairie de la Grange-Neuve, dont : une déclaration datée de 1543 (« maison grange »), une déclaration datée de 1595 (métairie, grange), des déclarations datée de 1604, 1616, 1669, des déclarations datées de 1686 et 1722 (« métairie (...) consistant en maisons, bâtiments, chambres basses grenier par le dessus, grange, four, fournils, écurie, étables, toits, (...), colombier, jardin, cour, coursoir, le tout se joignant renfermé en mur touchant de toutes parts aux terres de ladite métairie »).
1603-1738 : déclarations concernant la métairie de la Maison-Brureau ou Maison-Bruleau, dont une datée de 1603 (« font (puits ?), four, maison »), une datée de 1616, une datée du 5 juin 1623, une datée de 1640 (« maison aisance jardin et chenerault tenant ensemble »), une datée de 1670, avec en commentaire : « cette maison a bien augmenté de terres à voir les contrats et les ventes », enfin des déclarations datées de 1686, de 1738.
Documents concernant Préjasson : des déclarations datées de 1513 (?), 1583, 1604, 1623, une déclaration datée de 1640 (« maisons cour jardin et four »), une déclaration datée de 1669 (« coursoire cour métairie (...) deux chambres basses et hautes (...) à côté étable grange toit four »), une déclaration datée de 1686, concernant Beaulieu (terres), La Rourie (maisons granges étables, cours), Plajasson (« métairie en maisons granges étables cours coursoirs entrées issues jardins prés terres autour des bâtiments le tout se joignant ensemble »).
1352, 6 janvier : donation à l'abbaye par Huguet du Ligeat, Michel et Etienne ses fils, de tous leurs biens sous la réserve de leur hébergement du Ligeat.
1514-1710 : baux à fermes, déclarations et papiers concernant la métairie du Léjat.

1H 15/10. 1353-1778 : papiers concernant des dépendances à la Devinalière dont : Une mention en 1583, une déclaration de la Devinalière en 1603, en 1640 (« maisons, granges, étables »), une déclaration détaillée de La Devinalière, La Bruère, Le Poizac et Croustelle, en 1669, une déclaration datée de 1738, adressée aux religieux (abbé et prieur) de l´abbaye concernant « une borderie située au village de la Devinalière (...) consistant en une chambre basse, un petit grenier par-dessus, un toit à brebis par le derrière, un petit courtillage (...) ».
1353-1778 : papiers relatifs à la « grange neuve du Poisat » puis au Grand-Poisac.
1376-1669 : baux, transactions et déclarations relatifs à l'hébergement du Petit-Poisac.
Cette liasse comporte la déclaration (sans date, 1669 ?) spécifiant la présence d´une « métairie appelée le Petit Poizac consistant en une maison grange étable (...) ». De même il existe des documents antérieurs concernant le lieu dit du Petit Poizac datés de 1376 (1ère mention) et une déclaration détaillée de La Devinalière, La Bruère, Le Poizac et Croustelle, en 1669.

1H 15/11. 1510-1738 : actes fondateurs, transactions, aveux et dénombrements, procédures relatifs au domaine des Piliers. Ces documents permettent de déterminer avec précision les métairies relevant des Piliers : une déclaration des lieux roturiers que tiennent de Fontaine-le-Comte les seigneurs des Piliers (Monseigneur Pierre de Ferrare), en 1686, « La Torchaise, la Gallettrie, La Foye et autres lieux » : métairie de la Galleterie, métairie de la Haute-Torchaise, deux métairies de la Foye et une déclaration de la maison noble des Piliers, en 1738 : « avec les appartenances et dépendances de logis premier en second appartement, sales offices, chambres basses et hautes, greniers, écurie, fours, celliers, jardins, métairies, granges, étables (...) », la Galleterie (métairie), la Haute-Torchaise (métairie), les deux métairies de la Foye.
1293-1776 : papiers concernant des dépendances à la Galletrie, à la Torchaise et aux Petits Bois.
1604 et 1742 : déclarations rendues pour la métairie de la Loge ou la Galleterie.

1H 15/12. 1434-1742 : papiers concernant des dépendances à la Prise à Boisson, la Barberie et le Chesne-Sapin, dont une mention du Chêne-Sapin, datée du 12 mai 1576, et une déclaration, datée du 7 juillet 1738 : « la métairie du Chesne Sapin, consistant en deux chambres basses grenier par le dessus, four, fournioux, grange, écurie, toit à côté, aire, cour et coursoires (...) ». "D'autres documents donnent des précisions sur Les Barberies : mention en 1435, document de 1561 « Lot et partage de la grande Barberie », procès-verbal de visite de la Barberie en 1595, déclaration, le 27 octobre 1669 (« la grande Barberie consistant en une maison, bastiment, grange, étable, four, fourniou, cour, coursoir (...). En d´autre aux terres du moulin à vent dépendant de ladite abbaye de Bonnevault »).

1H 15/13. 1283-1748 : actes fondateurs, transactions, aveux et dénombrements, procédures concernant le fief de la Tillole, dont : copie d´un « hommage rendu à M. le Sénéchal de Poitou par M. l´abbé de Fontaine-le-Comte à cause du mas de terre dans lequel est construit La Foy et La Tillole, en l´an 1476 », la copie d´un « aveu rendu au Roi en main levée en vue de la saisie sur les fruits et revenus de la Tillole en 1538 », le dénombrement de la Seigneurie de La Tillole vendue le 30 janvier 1601 : « L´hôtel maison la métairie noble avec la grange étable toit et appentis ». Entre 1603 et 1611 eut lieu un procès entre l´abbé de Fontaine-le-Comte et les propriétaires, héritiers Clabat (copie de sentence rendue au profit des religieux de Fontaine-le-Comte pour La Tillole, en 1610). Une sentence est rendue, en 1668, contre les propriétaires de La Tillole qui les condamne au payement de la dîme. Une déclaration, datée de 1640, précise : « la maison et métairie de la Tillole (...) étable derrière ladite maison ». En 1686, une lettre destinée aux propriétaires contient une assignation à comparaître devant la juge sénéchal de l´abbaye de Fontaine-le-Comte pour en payer les droits, profits et émoluments de fief et pour fournir hommage, aveu et dénombrement. D'autres documents sont consultables comme l'aveu du fief de la Tillole, le 27 décembre 1673, le 16 janvier 1674 (?), l'aveu du fief de La Tillole fourni le 7 juin 1748 par Joseph Augustin de la Sayette (?).

1H 15/14-17. 1256-1771 : papiers concernant des dépendances de l'abbaye de Fontaine-le-Comte à Vouneuil-sous-Biard, notamment la Geoffrionnière, Pré-Charraud, la Bouralière, la Pintrie, la Menuzerie, la Mort-à-l'Ane, Beaurepaire, le Pressoir et Beaulieu.

1H 15/17-18. 1191-1771 : papiers concernant des dépendances de l'abbaye de Fontaine-le-Comte à Béruges, notamment Boussai et le moulin de Vizai.
1H 15/17. 1647-1686 : procès-verbaux de visite de la maison noble de Boussai et du moulin de Vizai.
1H 15/18. 1299-1788 : papiers concernant des dépendances de l'abbaye de Fontaine-le-Comte à Croutelle, dont le prieuré de Croutelle et la Berlanderie ; 1560, 2 février : bail à rente d'une terre au profit de Vincent Pyr, marchand tourneur à Croutelle ; 1561, 24 janvier : collation par l'abbé de Fontaine-le-Comte à Légier, prêtre, de la chapelle Notre-Dame de Broton, desservie en l'église Saint-Barthélémy de Croutelle ; 1606-1738 : baux, arpentements, procès-verbal de visite, déclarations concernant la métairie de la Berlanderie.

● Annexe 4 :

Cadastre de 1837.
Sur le plan cadastral, des carrières sont indiquées au sud de La Bruère (parcelle 155 de la section A dite des Piliers), des fours à chaux sont représentés au sud de la Basse-Torchaise (parcelle 582 bis de la section A dite des Pilier), les vestiges d'un aqueduc romain figurent vers le ravin de Chaumont (parcelle 719 de la section B dite de Chaumont), de nombreuses fontaines sont présentes, par exemple, à l'entrée du bourg (parcelle 585 de la section C dite du bourg), le long de la Feuillante (parcelles 663, 672, 695 de la section B dite de Chaumont), vers La Montagne (parcelle 131 de la section C dite du Bourg), vers le Léjat (parcelle 152 de la section B dite de Chaumont), au sud de La Tillole (la grande fontaine de la Margouille, parcelle 229 de la section dite C du Bourg) et au sud de Chaumont (la fontaine de la Pisserotte, parcelle 158 de la section B dite de Chaumont), des puits sont recensés à la Maison de Bois, au Poizac (parcelles 13 et 422 de la section A dite des Pilier") et à La Bruère (section A dite des Piliers) ; enfin un lieu, situé entre Beaurepaire et La Rouerie, à proximité de la commune de Vouneuil-sous-Biard, se dénomme La Croix Brault (Section B dite de Chaumont) et la présence d'une croix est stipulée au Léjat (section B dite "de Chaumont").
Les matrices cadastrales signalent la présence de fours à chaux à Basse-Torchaise (parcelle A 582), sur la parcelle B 42 ou C 42 (?), à la Tuilerie, actuellement impasse du Four (C 114) et à la Foy (C 167). Ces matrices témoignent également de l'existence d'une boutique (parcelle B 675), d'une forge (B 202) et d'un atelier (parcelle C 83).

● Annexe 5 :

Biens communaux.
- Puits : construction d'un puits au village de Chaumont, devis du 28 août 1904.
- Fontaines et lavoirs : 23 août 1896, réparation des fontaines publiques écroulées de la Torchaise et Basse-Fontaine. 18 décembre 1922, devis de travaux à la fontaine de La Torchaise et, le 26 août 1923, mémoire des travaux de captage d'une source par la Fraternelle, association des ouvriers tailleurs de pierre : établissement d'un barrage en béton de 1m. de hauteur sur une longueur de 3,80 m. Réparation du lavoir de Chaumont : 31 octobre 1929, devis concernant le terrassement pour le captage (ciment, 830 Francs) établi par Pierre Penneteau, maçon à Chaumont. 18 juin 1933, achat de pompes pour le puits communal de Chaumont et, le 31 août 1933, pour celui de la Bruère. 12 août 1934, réparation de la fontaine et lavoir au bourg : la fontaine sera cimentée et élevée légèrement ; travaux par Pierre Penneteau, maçon. 18 février 1939, installation d'un groupe centrifuge sur le puits de Basse-Fontaine.
- Lotissements du Bois-Paris
14 janvier 1964, plan de la 1ère tranche. Autorisation du préfet datée du 20 avril 1964.
21 novembre 1966, autorisation du préfet pour effectuer la 2e tranche. Plan du 21 novembre 1966. Etat du 21 novembre 1966, des parcelles à acquérir : C 107, 108, 353, 356, 354, 355, 105, 106, 104.
25 mars 1969, décompte des travaux (voirie, trottoirs, réseaux).
- Place publique
27 décembre 1960, acte d'échange avec les propriétaires des terrains situés au Pré-de-l'Etang, section B, parcelles 655 et 585.
(Archives départementales de la Vienne, série O).



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