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L'inventaire du patrimoine culturel de la Région Poitou-Charentes

L'agglomération de Poitiers :
les 3 262 éléments du patrimoine étudiés


Dossiers et illustrations : dossier documentaire

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Migné-Auxances / Verneuil / 19 rue de Verneuil
Manoir de Verneuil

photographie du dossier documentaire, voir légende
Vue générale. © Région Poitou-Charentes - Communauté d’agglomération de Poitiers / G. Renaud, 2006.
Dossier documentaire réalisé à partir de l’enquête d’inventaire de 2006.

Historique

Une villa gallo-romaine a été découverte sur ce site. Les vestiges des fouilles sont conservés au musée privé de Chardonchamp. Verneuil commence à être cité à partir du 13e siècle. Au siècle suivant, Guillaume de Verneuil acquiert des terres à Migné afin de l'agrandir. "L'hôtel de Verneuil" est mentionné pour la première fois en 1421. Il appartient à la famille Gervais à partir de 1437. Vers 163-5, il est acquis par François de Razes, également seigneur d'Auxances. L'écurie située à proximité du pigeonnier présente une pierre d'angle, probablement retaillée et remployée au 19e siècle, portant la date de 1696 et le nom "Merot". Un acte de partage de biens, datant de 1805, précise que cet ensemble, propriété de Louis Philippe de Cugnac, appartenait à un vaste domaine comprenant le domaine d'Auxances (château et moulin), les métairies de la Picoterie et de Limbre, et d'autres domaines relevant de diverses communes. Il intègre avec la métairie de Limbre le deuxième lot transmis à Madame Huchet. L'édifice figure sur le plan cadastral de 1839. A l'époque, il appartenait encore à la famille Huchet de Quénetain. L'ensemble, beaucoup plus vaste qu'aujourd'hui, réunissait plusieurs parcelles et divers bâtiments articulés autour de deux cours centrales. Le plan mentionne la présence d'un puits, d'une terrasse, d'une fuie et, sur la parcelle 6, d'une tourelle. Seules les parcelles 9 et 10 ont conservé un plan presque similaire. Les parcelles 10 et 13 sont mentionnées en tant que maisons, bâtiments et cours, la parcelle 14 en tant que maison, la parcelle 15 en tant que maison et bâtiment. Les archives cadastrales précisent que la maison de la parcelle 10 dispose en 1855 de 27 ouvertures et d'une porte cochère, mais à la suite d'une démolition partielle, le bâtiment ne compte plus que 18 ouvertures en 1882. Les maisons des parcelles 14 et 15 ont toutes deux été converties en bâtiment rural en 1872. En 1886, les parcelles 8 et 10 reçoivent de nouvelles constructions (conciergerie, écurie et remise). Une partie des bâtiments a complètement disparu (parcelles 12 à 15). L'actuel logis ne présente plus de décrochement à l'arrière et l'écurie située au sud-est a été en partie démolie, perdant un important décrochement au sud et un autre au nord, détruit vers les années 1972, qui bordait le pigeonnier.

Description

Cet édifice, isolé sur la parcelle, dispose d'une cour antérieure et d'un jardin, la propriété est enclose et un mur de clôture circonscrit l'ensemble du domaine de Verneuil. L'accès est matérialisé par un portail moderne. L'ensemble réunit un logis de plan rectangulaire, auquel est accolé un chai formant un retour, et des dépendances implantées en équerre. La façade principale du logis, en gouttereau, est décentrée, présentant une partie ordonnancée et une partie quasiment aveugle, percée d'une porte supplémentaire. La porte principale munie d'un imposte est surmontée d'un fronton cintré, mouluré. Les couvertures des dépendances sont hétérogènes : tuile creuse sur le chai et sur l'écurie mitoyenne, ardoise sur le pigeonnier et sur la dépendance, située au sud-est, qui est couverte d'un toit à longs pans et croupes. Le chai a conservé son pressoir ainsi que deux portes ogivales et une baie chanfreinées. Les trous de boulins du pigeonnier sont intacts. Le souterrain est couvert d'une voûte.

Documentation

● Archives

Archives départementales de la Vienne : B 8/1. 1777-1790 : Justice seigneuriale du comté d'Auzance, terre de Verneuil. Archives départementales de la Vienne : 2E 193. 1589-1793 : Seigneurie de Verneuil, famille de Razes. Archives départementales de la Vienne . 3E 43/11. 1806, 13 février : acte de partage des biens de la succession de Razes. Archives départementales de la Vienne : En 2038. 1701 : inventaire des papiers, titres, pièces et enseignements de la terre et seigneurie de Verneuil depuis le 13e siècle. Archives départementales de la Vienne : J 51. 1598 : Terres à Migné appartenant à Pierre Chemeoux, meunier à Verneuil. Archives départementales de la Vienne : J 109. 1852 : Famille Bonnet, terre à Verneuil. Archives départementales de la Vienne . 3 Q 4064 : Tables successions et absences. Archives départementales de la Vienne . 3 Q 4494 : Tables des donations et autres dispositions éventuelles (1791-1824). Archives départementales de la Vienne . 3 Q 4387 : Tables des donations et autres dispositions éventuelles (1791-1825). Archives départementales de la Vienne . 3 Q 5149 : Déclaration des mutations par décès. Archives départementales de la Vienne . 3 Q 4404 : Table des vendeurs et des nouveaux possesseurs.
Archives départementales de la Vienne : 4 P 1059-1069 (Plans parcellaires, 1838-1839) ; 4 P 2629 (Etats de sections des propriétés bâties et non bâties, 1839) ; 4 P 2630 (Tableau indicatif des propriétaires, des propriétés foncières et de leur contenance, 1839) ; 4 P 2631 et 4 P 2638 (Matrices des propriétés foncières, 1841-1914) ; 4 P 2639 (Matrices des propriétés bâties, 1882-1910).

● Bibliographie

Crozet René ; Clément Jean. Les notes archéologiques du Baron Guilhermy sur le monuments de Poitiers et du Poitou. Bulletin de la Société des Antiquaires de l'Ouest, 3e s., t. 12, 1939-1941. P. 528
Galland, J. Les cahiers de Chardonchamp. Bulletin périodique du Groupe de Recherche Historique et Archéologique du Territoire de Chardon Champ et de la Basse Auxance / Groupe de Recherche Historique et Archéologique de Migné-Auxances. N°4, 11 et 12
Le patrimoine des communes de la Vienne. Paris : Flohic (35-Rennes : Oberthur Graphique), 2002. P. 770-771
Rédet Louis. Dictionnaire topographique du département de la Vienne. Paris : Imprimerie Nationale, 1881. P. 434

● Annexe 1 :

Extrait de l'inventaire des papiers, titres, pièces et enseignements de la terre et seigneurie de Verneuil, 1701. Archives départementales de la Vienne, En 2038 :
- 1292 : constitution de rente par Jean Porcher et Peronnelle sa femme, paroissiens de Migné, à Jean de Verneuil, sur leur hébergement situé à Limbre.
- 1328-1353 : contrats de vente et de rente par lesquels Guillaume de Verneuil acquiert des terres à Migné.
- 1418, 22 février : transaction entre Pierre Gervais et Jean de Verneuil, prêtre, fils de Jean Marcireau, indiquant que l'hébergement de ce dernier fut jadis à Guillaume de Verneuil dit Dufour.
- 1421, 14 décembre : retrait lignager fait par Jean Depousses et Colette Marcirelle alias de Verneuil, de l'hôtel de Verneuil à lui vendu par Jean Marcireau dit de Verneuil, prêtre frère de la dite Colette.
- 1437, 6 juillet : procès-verbal de saisie réelle du lieu de Verneuil sur Jean Depousses à la requête de Jean de Maisne dit de Blois.
- 1438, 4 février : acte de vente d'un hôtel et ses appartenances, situés à Verneuil, par Jean de Maisne, dit de Blois, à Jamet Gervais, désormais seigneur de Verneuil.
- 1438, 12 août : contrat de vente entre l'abbaye de Montierneuf et le propriétaire de Verneuil, mentionnant Jacques de Thorcé, propriétaire de l'hôtel de Salvert.
- 1571, 4 avril : sentence par laquelle le droit d'aînesse de la succession de François Gervais, seigneur de Verneuil, est adjugé à Etienne Boynet, ayant droit de Georges de Bermondel, l'un des héritiers de Marie Gervais, et auquel est attribué l'hôtel de Verneuil.
- 1591, 31 mars : acte de vente du domaine de Verneuil par Louis Boynet à Michel et Jean Morelon, enfants d'Antoine Morelon, héritier des Gervais.
- 1619, 10 novembre : reconnaissance par le curé et les paroissiens de Migné au seigneur de Verneuil du don d'un calice d'argent doré du poids de deux marcs deux onces et demie pour le service de l'église de Migné.
- 1630, 21 octobre : hommage par Jean Morelon, seigneur de Verneuil, à Jean de Montbron, seigneur d'Auxances.
- 1639, septembre : idem par François de Razes, époux de Catherine Morelon. NB : la famille de Razes possède aussi, au 18e siècle, la seigneurie d'Auxances.

● Annexe 2 :

Document retranscrit et transmit par l'actuel propriétaire de Verneuil (source : Archives départementales de la Vienne : E / 43-11) :
" (...) A été reconnu, convenu, et arrêté ce qui suit.
Savoir que moi, Dame de Cugnac étant fondée pour une moitié (prélèvement fait du préciput qui m'était accordé par la loi dans les biens dépendant de la succession de feu Monsieur Charles Alexis Marie Deraze d'Auzances mon père décédé). En Mil Sept Cent Quatre Vingt Cinq, et ladite Dame Huchet pour l'autre moitié, comme fille unique et seule héritière de Dame Anne-Marie Deraze d'Auzances, ma soeur décédée, veuve de Monsieur François Victor Desclos de La Fouchaie, et encore l'une et l'autre héritière pour chacune une moitié de Dame Magdeleine Anne de Villebois veuve de Monsieur d'Auzances notre mère et grand-mère, décédé le premier Floréal de l'an douze, nous avons d'un commun accord formé le projet de faire cesser toute indivision entre nous et audit nom, et à cet effet d'opérer le partage général des biens immeubles et rentes dépendant de la succession de feu Monsieur Deraze d'Auzances auteur commun dont l'indivision a toujours subsisté depuis son décès.
Pour parvenir à ce partage, il est bon d'observer que tous les biens immeubles qui avaient appartenu à feue Madame de Villebois d'Auzances ont été aliénés pendant son vivant, et que n'ayant fait aucun règlement avec ses deux filles, Mesdames de Cugnac et de La Fouchaie pour son douaire et autres droits résultant de son contrat de mariage, sa succession s'est trouvée réduite au jour de son décès à de simples effets mobiliers et créances, qui ont déjà été partagés, ou quoique ce soit, le prix en provenant entre moi Dame de Cugnac et Madame Huchet, ma nièce. Au moyen de quoi il n'est donc plus question, comme nous venons de l'annoncer, que de procéder au partage en deux lots égaux des biens et rentes dépendant seulement de la succession de feu Monsieur d'Auzances, notre père et grand-père, et avant de composer ces deux lots, il devient nécessaire de donner le détail des biens à partager.
- Tableau général des biens et rentes :
Article premier
La terre et domaine d'Auzances situé commune de Migné près Poitiers, consistant dans un ancien château, cour, servitudes, avenue, douves, jardin, promenades et prés clôturés, bois, prairie, le grand pré, pré armé, un clos de vigne entouré de mûrs, garenne, bois de vache et autres dépendances,
Plus la Métairie de la Picoterie consistant en logement de ferme, écurie, toits, et autres servitudes, terres labourables, prés et bois.
Plus le moulin d'Auzances consistant en deux roues, logement du meunier, servitudes, jardin, chènevière, prés et terres labourables, et généralement tout ce qui dépend et fait partie dudit château, Métairie de la Picoterie et moulin sans en rien excepter.
Article deux
La maison de Verneuil sise en ladite commune de Migné consistant dans une maison de maître, servitudes et aisances, cour, écurie, granges, jardin, avenue et allées, le bois Lucas, bois taillis à la suite, bois, futaie, lisières, vergnier et autres bois, futaie et taillis, clôture, pré de la tour, pré du pont de Moulinet, pré de Limbre, pré Fréchau, pré de la Biguerie et de la Vouzoire.
Plus la Métairie de la porte de Verneuil, consistant en logement de métayer, granges, écurie, toits et autres servitudes, cour, jardin, prés, bois, terres labourables et non labourables.
Plus la Métairie de Limbre consistant aussi en logement de fermier, granges, écurie, toits, cour, jardin, prés, terres labourables et non labourables.
Ensemble le moulin de Verneuil consistant en deux roues, logement du meunier, granges, cour et autres servitudes, deux jardins, chênaies, prés et terres labourable et la Borderie de la Chapelle de Verneuil consistant en deux chambres à feu, grenier au-dessus, cellier, écurie, jardin, prés et le champ du meunier, et généralement tout ce qui dépend et fait partie de ladite maison de Maître, Métairie de la Porte, Métairie de Limbre, moulin et Borderie de la Chapelle de Verneuil sans en rien excepter ni réserver.
[...]
- Premier lot (Madame de Cugnac)
A ce premier lot a été mis, sera et demeurera en pleine propriété et à perpétuité
1. Le Château et terres d'Auzances, la Métairie de la Picoterie et le moulin d'Auzances avec leur appartenances et dépendances sans en rien excepter ni réserver, tel que le tout se poursuit et comporte maintenant, et que lesdits objets se trouvant compris dans l'article premier du tableau général, y compris cinq tonneaux à faire vin, dont deux grands reliés ou cerclés de fer et trois moyens.
2. La maison de la Brosse avec ses dépendances sise commune de Lavoux, Métairie et Borderies en dépendant, sans en rien excepter ni réserver, tel que le tout se poursuit et comporte maintenant et se trouve compris à l'article trois du tableau général.
3. La maison de la Jacquetière avec ses dépendances, les Métairie et Borderie en dépendant, aussi tel que le tout se poursuit et comporte maintenant sans aucune exception ni réserve et se trouve compris à l'article six du tableau général.
4. Enfin, la rente foncière en grains due par les Sieurs Delaunay et Delon sur la Métairie de la Jarrie, celle de cent quinze Francs en argent due au propriétaire de la Bajellerie par la Dame Veuve Caventon, et celle aussi foncière de six Francs et la liberté de faire brûler deux barriques de vin d'une part, et de deux Francs cinquante centimes d'autre part, due par les Sieurs Surrault et Roux, les dites quatre rentes comprises aux articles huit, neuf et dix du tableau général.
- Deuxième lot (Madame Huchet de Quénetin).
A ce deuxième lot a été mis, sera et demeurera en pleine propriété et à perpétuité
1. La maison de Verneuil sise commune de Migné, la Métairie de la porte de Verneuil, la Métairie de Limbre, le moulin de Verneuil, et la Borderie de la Chapelle de Verneuil avec toutes et chacune leurs appartenances et dépendances sans en rien excepter ni réserver, tel que le tout se poursuit et comporte maintenant, et que lesdits objets sont compris à l'article deux du tableau général.
2. La maison de Montlouis située commune de Jardres et la Métairie de la Jarrige en dépendant aussi avec toutes et chacune leurs appartenances et dépendances sans réserve, telles qu'elles se poursuivent et comportent, et qu'elles sont comprises à l'article quatre du tableau général.
3. La maison et Métairie de Laleu sise en la commune de St Christophe sur Rocq, département des Deux-Sèvres, aussi avec leurs appartenances et dépendances sans en rien excepter ni réserver, telles qu'elles se poursuivent et comportent, et qu'elles sont comprises à l'article cinq du tableau général.
Et finalement, la rente foncière en grain dite de l'hommeraye due par les héritiers Gaborit de Labrosse et comprise en l'article sept du tableau général.
Ces deux lots ainsi faits et composés après l'examen le plus scrupuleux sur la valeur et le produit des biens, ayant été reconnus justes et égaux par nous et auxdits noms, il a été fait deux billets sur du papier de même grandeur et dimension, sur l'un desquels il a été écrit Premier lot, et sur l'autre Second lot, ceux-ci pliés et roulés d'une manière uniforme, mis dans un vase ouvert, et présentés par moi Riollay et aux dits noms à Madame De Cugnac, qui en a tiré un sur lequel s'est trouvé écrit Premier lot, commençant par la terre d'Auzances et finissant par les rentes Surrault. Ouverture faite de celui resté dans ledit vase, et attribué à Madame Huchet, il s'est bien trouvé écrit Second lot, commençant par la terre de Verneuil et finissant par la rente de l'hommeraye.
Au moyen de quoi moi, Dame de Cugnac, demeure incommutable propriétaire de tous les objets compris au premier lot, et ladite Dame Huchet aussi propriétaire de ceux compris au second lot pour par chacune de nous en jouir, user et disposer, comme bon nous semblera, en tout droit de propriété, et en toucher chacun à notre égard les revenus et prix de ferme, à commencer par les termes qui échoiront postérieurement au vingt cinq Mai prochain, sauf les comptes et précomptes qui restent à faire entre nous pour maison desquels nos droits respectifs demeurent réservés et conservés.
En conséquence, chacune de nous et auxdits noms déclare se tenir pour compte et bien partagé, et nous renonçons respectivement à revenir contre le présent partage pour quelque cause et sous quelque prétexte que ce puisse être, nous promettons au contraire de l'exécuter dans tout son contenu, et de nous porter réciproquement et auxdits noms la garantie de droit entre copartageants.
Fait double pour...à Niort. Le Treize Février Mil Huit Cent Six, j'ai lu et j'approuve le partage ci-dessus et les autres parts.
D'Auzances de Cugnac. J'approuve ce partage après lecture de tout ce que dépend de ma procuration.
A Niort, le dit jour, Treize Février Mille Huit Cent Six".

● Annexe 3 :

Crozet René, Clément Jean. Les notes archéologiques du Baron Guilhermy sur le monuments de Poitiers et du Poitou. Dans : Bulletin de la Société des Antiquaires de l'Ouest, 3e s., t. 12, 1939-1941, p. 528.
"Guilhermy signale à Verneuil, une chapelle ruinée : on voit les restes d'une fenêtre ogivale dont les meneaux paraissent du 15e siècle. J'y ai vu jadis deux statues. Il n'en reste plus qu'une pierre représentant sainte Anne et la Vierge debout. Ces figures n'ont plus de têtes. Le groupe pourrait dater du 14e siècle.
Moulinet : maison de campagne très agréable. A l'entrée de la cour, un petit oratoire dans lequel est suspendu un tableau composé de 24 plaques émaillées 16e siècle qui représente : Annonciation, Visitation, Naissance du Christ, etc.
Note en bas de page : 2. Les notes sur Migné, prises en octobre 1849, ont été rédigées en août 1850".

● Annexe 4 :

Centre-Presse, 5 août 1994, "Fouilles archéologiques à Verneuil. Sur la piste du passé".
Fouilles par quatre jeunes sous la houlette du GRHAMA et du centre d'animation pour dégager l'accès d'une glacière post-médiévale, sur une surélévation du sol au milieu de la forêt. Une carte de 1892 mentionne l'existence d'une chapelle en ruines. Le cadastre de 1838 confirmerait l'existence d'une vielle glacière. Une fosse maçonnée et une chapelle se trouvent à proximité. Le GRHAMA semble plutôt croire qu'il s'agit d'une glacière destinée à la conservation du gibier rapporté par d'éventuels chasseurs. La paroi de la fosse est recouverte de pierres, ce qui tendrait aussi à prouver que les concepteurs recherchaient une bonne isolation. D'autre part, la tradition voulait, et elle perdure, que l'on donne une messe en l'honneur de saint Hubert, le patron des chasseurs ; elle justifierait ainsi la présence de la chapelle.

Nouvelle République, 2 août 1994, « Vacances et archéologie ».
"Au milieu des bois, une glacière des environs de 1600 a été identifiée par le GRAHMA. D'avantage de prospections que de fouilles pour l'immédiat mais quelques poteries ont été remontées de ce puits parfaitement maçonné pour l'équipe considérée et dont la légende conte que cette glacière de forme cylindrique et profonde de 5 à 6 mètres a servi de piège aux loups. Elle a aussi servi de dépôt d'ordures par la suite mais peut-être trouvera-t-on après déblaiement quelques cadavres de loups".

Galland, J. Faits historiques divers à Migné. Dans : Les cahiers de Chardonchamp. Bulletin périodique n° 4 du G.R.H.A.M.A.
"Verneuil (...) Nous nous intéresserons ensuite à un ensemble situé à l'écart des gros bâtiments fermiers et comprenant une glacière aux parois appareillées de pierres liées avec un mortier jaune. Elles mesurent 5m. de diamètre sur 6 m. de profondeur. A 30 m., une chapelle et une petite construction carrée, en ruines avant 1838. La glacière étant qualifiée d'ancienne sur le même cadastre. Ces glacières sont également connues ailleurs sur la commune de Migné, comme à Malaguet, qui est également une propriété bourgeoise constituée d'une ferme et d'une chapelle. Cette dernière, encore debout, étant du style 15e siècle. A Verneuil, aujourd'hui, les matériaux de la chapelle et du bâtiment carré forment un monticule recouvert par la végétation dans le bois. Nous ne pouvons donc la dater. Nous savons cependant qu'un François Derazes, maire de Poitiers, porte le titre de Seigneur de Verneuil en 1620. (...) L'habitation de la partie ancienne ferme est de type hôtel noble à toiture Mansard de pur style 17e siècle (de même époque pur le colombier féodal). En 1852, une maison bourgeoise et sa chapelle furent édifiées un peu à l'écart de la ferme. Le moulin aurait brûlé en 1917, il ne reste, à l'emplacement, que quelques maçonneries des canalisations d'eau (entrée et sortie). Aujourd'hui, ce domaine est divisé en quatre propriétaires".

Galland, J. La villa gallo-romaine de Verneuil à Migné. Dans : Les cahiers de Chardonchamp. Bulletin périodique n° 11 du G.R.H.A.M.A.
Fouilles d'un champ de labour en 1995.

Galland, J. La villa gallo-romaine de Verneuil à Migné. Dans : Les cahiers de Chardonchamp. Bulletin périodique n° 12 du G.R.H.A.M.A.
Poursuite des fouilles en 1996.

● Annexe 5 :

Association Migné-Auxances Mémoires. Migné-Auxances d'hier à aujourd'hui. 1999, p. 41-42, 73-74.
Ce moulin est "signalé dans des textes du 13e siècle, mais sans doute beaucoup plus ancien. Bien qu'appartenant aux seigneurs d'Auxances, il ne paraît pas avoir fait partie des dépendances de la seigneurie. C'était un moulin à 2 roues, avec semble t-il peu de bâtiments agricoles. En 1791, il n'est pas doté de four. (...) Suite au partage des biens de la famille de Razes, seigneurs d'Auxances, le moulin devient la propriété de la famille Huchet de Quenetain, d'ancienne noblesse d'Ile et Vilaine, jusqu'en 1845, date à laquelle elle le vend au sieur Bonnet de Ville Malnommée. (...) Aujourd'hui rien ne subsiste, semble t-il, de l'ancien moulin".

Le patrimoine des communes de la Vienne.-Paris : Flohic (35-Rennes : Oberthur Graphique), 2002, p. 769-771.
Moulin de Verneuil. 17e siècle.
"Un certain Jean de Verneuil figure dans les textes dès 1294 ; le fief relevait d'Auxances. Le logis actuel, caractéristique du 17e siècle, remplace vraisemblablement un bâti plus ancien. Les deux niveaux sobres sont dominés par un imposant étage de combles éclairé de petites lucarnes. La façade concentre ses trois travées sur un espace réduit, laissant un large espace aux moellons de tuffeau. Les baies sont surlignées de pierres de taille, harpées sur les côtés, et saillantes en support et liaison verticale. Le linteau mouluré de la porte est dominé par un fronton en arc surbaissé interrompu par une crossette. De faibles vestiges évoquent l'ancienne chapelle Sainte-Anne, qui, semble-t-il, aurait présenté des témoignages archéologiques remontant au 15e siècle.
Matériel archéologique. Du Ier au IVe siècle. Dépôt Archeograhma (Chardonchamp). Le molendinum de Vernolio est cité vers 1280 ; un moulin récent perpétue l'implantation. En 1992, des photos aériennes ont permis de localiser les fondations d'un habitat très important dans un champ limitrophe. Les sondages archéologiques pratiqués ont révélé un établissement résidentiel et agricole gallo-romain accompagné d'un vaste territoire d'exploitation. Le matériel collecté correspond à une période d'occupation s'étalant du Ier au IVe siècle. Sur une surface construite estimée à 4 500 m2, le hasard a dirigé l'implantation du sondage archéologique dans une fosse sépotoir qui a livré un matériel archéologique très riche et très abondant : verres, éléments de chauffage par le sol, mosaïques, vitres, monnaies frappées du Ier au IVe siècle, objets de parure et de toilettes, fragments de statuettes et décors muraux peints.
Poteries sigillées. Du Ier au IVe siècle. Dépôt Archeograhma (Chardonchamp). Moulin de Verneuil. Les formes variées de plusieurs centaines de céramiques reflètent les différents aspects de la vie quotidienne aux premiers temps de notre ère. Au fond des récipients en majorité en céramique, les poinçons identifient les artisans qui les ont façonnés. Les inscriptions gravées sur différentes parties de ces objets renvoient directement aux propriétaires".



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