Vous ętes ici : Région Poitou-Charentes > Inventaire général du patrimoine culturel de la Région Poitou-Charentes   > L'agglomération de Poitiers > Dossiers et illustrations
L'inventaire du patrimoine culturel de la Région Poitou-Charentes

L'agglomération de Poitiers :
les 3 262 éléments du patrimoine étudiés


Dossiers et illustrations : dossier documentaire

[ Autre recherche ]    [ Liste des réponses ]      |   Imprimer le dossier

Migné-Auxances / le bourg
Croix monumentale, croix de mission

photographie du dossier documentaire, voir légende
Vue générale. © Région Poitou-Charentes - Communauté d’agglomération de Poitiers / C. Bunoz, 2006.
Dossier documentaire réalisé à partir de l’enquête d’inventaire de 2006.

Historique

Une croix a été plantée sur la place de Migné, à l'occasion de la mission prêchée à Migné pour le Jubilé de 1826. C'est au cours de son érection, l'après-midi du 17 décembre 1826, que fut observée, par la foule venue pour la cérémonie, l'apparition d'une grande croix lumineuse dans le ciel. La croix d'origine a dû être remplacée à plusieurs reprises : en 1861, en 1881, en 1921 et en 1932. Quelques précisions fournies par l'Association Migné-Auxances Mémoires permet de retracer l'historique. Brisée par un orage en 1860, la croix est remplacée par une nouvelle, sur laquelle on prend soin d'appliquer "une autre croix de moindre épaisseur, entièrement composée de la portion de bois encore saine de l'ancienne". On profite de l'occasion pour réédifier le calvaire. Cette nouvelle croix est bénie par Mgr Pie, le 3ème dimanche de l'avent 1860, mais n'est érigée sur le calvaire qui n'est encore pas prêt, que le lundi de Pentecôte 1861. En 1881, est érigée une croix très haute, tréflée, aux bras proportionnellement moins larges. Les cartes postales les plus anciennes montrent cette croix avec la halle du marché en arrière-fond. Une carte éditée vers 1919 la montre même avec un bras qui s'abaisse vers le sol. Cette deuxième croix très haute est assez fragile et donne progressivement des signes de faiblesse et menace même de s'écrouler et il faut la remplacer d'urgence. Le curé de Migné lance une souscription dès 1920 et les travaux sont entrepris l'année suivante. Une nouvelle croix est replantée en milieu d'année et bénie solennellement lors de la fête de la Croix d'été le 18 septembre 1821. En décembre 1930 elle est abattue par la tempête. Lors de sa dernière restauration en 1932, la croix est remplacée par une croix en béton et un Christ, modèle Bouchardon en fonte de fer, peint aux couleurs naturelles, y est rajouté. Le Christ est fixé sur une croix plus petite en bois, découpée dans l'ancienne croix renversée par l'ouragan. La croix est due à la composition de M. Fraillon et réalisée par l'entreprise Brunet. Cette nouvelle croix est bénie le 3ème dimanche de l'avent, 11 décembre 1932.

Description

Cette croix, érigée sur la place de l'église, dispose d'un socle, en calcaire, posé sur une base munie d'un emmarchement. Elle s'élève à 10 mètres. La croix en béton est épaisse de 30cm et haute de 8m., Ses bras font 1,40m chacun et se trouvent à 6,10m de la base du pied. La croix plus petite en bois qui porte le Christ a trois mètres de haut et 1,50m d'envergure. Elle a été découpée dans l'ancienne croix renversée par l'ouragan.

Documentation

● Bibliographie

Association Migné-Auxances Mémoires. Bon souvenir de Migné-Auxances. Recueil de cartes postales anciennes. Octobre 2002. Site e-mail de l'association Migné-Auxances Mémoires. Association Migné-Auxances Mémoires. Migné-Auxances d'hier à aujourd'hui. - Migné-Auxances (Vienne) : Commune de Migné-Auxances, 1999.

● Annexe 1 :

Archives départementales de la Vienne : Série O, Biens communaux autres que les chemins.
- Devis du Conseil de fabrique, datant du17 décembre 1817 (?), portant sur les réparations et la construction de l'église.
"Le premier devis présente la dépense pour la construction d'une chapelle mais cette construction pouvant être ajournée, le devis se trouve réduit aux réparations de la sacristie et l'église (...)".
- Par délibération du 8 mai 1818, le Conseil municipal décide d'ajourner la construction d'une chapelle.
- Par délibération du Conseil municipal, datée du 7 juin 1818, "considérant que les réparations proposées tant à la sacristie qu'au presbytère, les frais de clôture du cimetière et les réparations au pont de Chardonchamp sont urgent et que les fonds nécessaires pour toutes les dites réparations ne peuvent être pris que sur une imposition extraordinaire (...).
- Cahier des charges de l'adjudication à faire à l'église et au presbytère de Migné, ainsi qu'au pont de Chardonchamp, enregistré à Poitiers le 3 juillet 1818. Chantier attribué à Blanchard.
- Paiement, le 25 septembre 1818, pour le prix de l'adjudication des ouvrages faits : réparation du vitrage de la sacristie, réparation des latrines du presbytère, barrière (?).
- Devis, datée du 31 octobre 1827, signé par Vétault, architecte : "Le mur pignon actuel côté du cimetière sera totalement démoli et reconstruit en y ajoutant deux bras de la croisée ce qui lui donnera 23, 54 mètres de long sur 11, 36 mètres de hauteur (...). Son mur parallèle, côté de la tête de la croisée donne le même produit (...). Belle maçonnerie : beaux moellons, chaux, sable.
Pierre de taille de Bonnillet : Les quatre arceaux ou arc doubleaux qui forment la voûte d'arrête et les trois autres de la croisée seront composés chacun de 45 douelles ou voussoirs, d'1 mètre de long, 70 centimètres de coupe ou de hauteur et 33 centimètre de largeur, les dits arceaux seront en plein cintre (...). Quatre doubles pilastres (...). Six arrêtes de la croisée de l'église, les deux de la sacristie et celle du parvis (...) Pour la croisée de la sacristie, les deux portes et celle sur le cimetière produisent pour leur seuil appui, couverture et leur jambage (...). Pour les six vitraux (...). Il sera posé 240 mètres carré de pavés neuf à bain de bon mortier (...). L'ancien pavé sera relevé, retaillé, appareillé, posé de niveau à bain de bon mortier (...). Dans le parvis, 32 mètres carré de pavé (...). Dans la sacristie 32 mètres carré de carrelage en carreau de terre cuite (...). Charpente et couverture en ardoise pour éviter les fermes d'assemblage, les noues et arêtiers (...). Voûte en brique et en plâtre (...). Panneaux de verre en plomb des vitraux (...).
Autel à la romaine : La souche de l'autel en maçonnerie encadré de panneaux en bois e noyer, le gradin, le tabernacle à double parement, par conséquent double porte, le tout peint couleur de marbre, les moulure du gradin et tabernacle doré (...).
Fermeture de porte : Les deux fermetures de porte de l'église seront à deux vantaux (...). Porte du sanctuaire dans la sacristie (un vantail), deux fermetures donnant sur le parterre de la sacristie. Total de 36 372 francs".
Annexe : Condition de l'entrepreneur.
"Il fera l'ouverture de porte ainsi que sa fermeture dans le mur collatéral, et quand cette porte sera faite, il clôturera le fond de l'église à l'aplomb du tirant de la charpente le plus près du pignon (...). L'entrepreneur élèvera tous les nouveaux murs en laissant une petite retraite pour recevoir la première brique de la voûte, il fera aussi quatre arcs doubleaux en pierre de taille. Quand l'entrepreneur aura fait le dit mur, il élèvera la charpente qui sera couverte en ardoise, excepté celle de la nouvelle sacristie qui sera faite en matériaux de celle actuelle".
- Par délibération du Conseil municipal, datée du 13 janvier 1828, décision d'agrandir l'église : "Considérant que l'église qui ne peut contenir que cinq à six cent personnes est beaucoup trop petite pour une commune de plus de deux milles âmes, reconnaît qu'il est nécessaire de l'agrandir (...). Considérant que Monseigneur Evêque de Poitiers reconnaît l'urgence de l'agrandissement de l'église de Migné a bien voulu promettre d'employer son crédit à obtenir pour cet objet ; considérant que le peu de ressources de la commune et les dépenses annuelles de toute nécessité qu'elle est obligée de faire pour l'entretien de plusieurs (ponts ?) et la réparation de chemins vicinaux ne lui permettent pas de faire tout ce qu'elle aurait désiré dans cette circonstance (...)".

Archives de l'Evêché.
Lettre, datée du 12 février 1828, du ministère aux affaires ecclésiastiques à l'évêque. Après réception des plans et devis de l'agrandissement de l'église qui demande que la dépense soit réduite.

Archives départementales de la Vienne : Série O, Biens communaux autres que les chemins.
- Par délibération du Conseil municipal, en date du 13 janvier 1828, décision d'agrandir l'église. Par extrait d'une ordonnance du Roi, le 13 avril 1828, autorisation d'une imposition extraordinaire, d'une somme de 3 387 francs, pour l'agrandissement de l'église.
- Devis des ouvrages en maçonnerie à faire pour le prolongement et l'agrandissement de l'église de Migné, signé Servant fils, architecte, daté du 23 mai 1828. "Cet édifice aura 80 mètres 89 centimètres de développement ; il se composera d'un sanctuaire, deux chapelles, un choeur formant la croix et au fond duquel une sacristie (...). Il sera fait au devant de l'église un parvis ; deux murs seront construits pour recevoir les marches et tenir la terre. (...) Au devant de la porte d'entrée, il sera placé des marches pour descendre au parvis (...). Les six angles des deux chapelles seront montés en pierre de taille de Bonillet (...). Les quatre croisées à faire dont deux dans les deux chapelles, et les deux autres dans le choeur, auront 1 mètre 30 centimètre de largeur sur 2 mètres 47 centimètres d'hauteur (...). Il sera fait une croisée cintrée au fond du choeur (...). La porte d'entrée du choeur à la sacristie (...), il faudra 1 mètre cube de pierre de taille pour piedroit, lancis et écoinçon (...). La principale porte d'entrée donnant dans la nef (...) sera à pierre saillante (...). La porte qui donnera l'entrée du cimetière dans l'une des chapelles (...) en pierre de taille pour piédroit, lancis, écoinçon (...). Sacristie : au devant de la porte d'entrée il sera placé 6 marches (...), pierre de taille (...). Pierre de taille des Lourdines : les quatre angles intérieurs du sanctuaire. Pierre de taille de Bonillet : les 6 angles extérieurs de la croix, les quatre angle intérieurs du sanctuaire, les quatre croisées, les traverses sous les pans coupés de la croix, la croisée au fond du choeur, la porte de la sacristie, la principale porte d'entrée, la porte du cimetière, les deux angles de la sacristie, la les marches au devant de la porte d'entrée, le pavé du parvis (...)".
- Plans du projet de prolongement de l'église de Migné, réalisé par Servant fils, architecte à Poitiers, daté du 23 mai 1828.
- Suite des travaux (annexe cahier des charges de Vetault). Devis estimatif des ouvrages pour la construction de la charpente, ouvrages en menuiserie, serrurerie, vitrerie, peinture et décoration intérieure à faire dans l'église de Migné, daté du 18 septembre 1828, signé Servant fils architecte. "Charpente de la sacristie, couverture en tuile plate. La porte d'entrée (...) à deux vantaux ; au-dessus il sera fait un imposte dans le cintre de 1, 30 m. d'hauteur. La porte du cimetière qui donnera entrée dans une chapelle (...). La porte de la sacristie donnant sur la cour (...). La croisée de la sacristie (...) sera faite suivant ce qui a été expliqué pour celle des chapelles et du choeur.
Plafond : Les pilastres seront montés en dessus de leur base en liaison dans les murs et enduits de plâtre (...). Les dits pilastres seront saillants Les huit chapiteaux seront de l'ordre dorique et enrichis de toutes leurs moulures. L'architrave en frise seront profilés seulement que sur les pilastres ; dans l'architrave il sera fait des triliphes".
- Plans du projet de prolongement de l'église de Migné, réalisé par Servant fils, architecte à Poitiers, daté du 23 mai 1828.
- Procès-verbal d'adjudication des travaux, datée du 16 juin 1828 et signé par le Maire, à M. Joseph Blanchard, entrepreneur à Migné, pour la somme de 8 000 francs.
- Devis estimatif des ouvrages pour la construction de la charpente, ouvrages en menuiserie, serrurerie, vitrerie, peinture et décoration intérieure à faire dans l'église de Migné, daté du 18 septembre 1828, signé Servant fils architecte. «Charpente de la sacristie, couverture en tuile plate. La porte d'entrée (...) à deux vantaux ; au-dessus il sera fait un imposte dans le cintre de 1, 30 m. d'hauteur. La porte du cimetière qui donnera entrée dans une chapelle (...). La porte de la sacristie donnant sur la cour (...). La croisée de la sacristie (...) sera faite suivant ce qui a été expliqué pour celle des chapelles et du choeur. Plafond : Les pilastres seront montés en dessus de leur base en liaison dans les murs et enduits de plâtre (...). Les dits pilastres seront saillants Les huit chapiteaux seront de l'ordre dorique et enrichis de toutes leurs moulures. L'architrave en frise seront profilés seulement que sur les pilastres ; dans l'architrave il sera fait des triliphes à l'aplomb de chaque pilastre et la corniche régnera au pourtour de deux chapelles et choeur ; cet ouvrage sera fait suivant le même ordre enrichi de triliphes, de gouttes et de denticules dans l'entablement. Les plafonds du sanctuaire des deux chapelles en choeur seront fait en voûte d'arrêtes (...). La sacristie sera plafonnée comme les voussures des sanctuaires, chapelles et choeur. (...) Total = 17 723, 49 francs ».
- Lettre de l'évêque de Poitiers à M. le Comte de Vendeuvre (s.d.) : problème de devis et non réalisation des travaux par Blanchard.
- Plan annexé, daté du 8 décembre 1828, signé Vétault.
- Procès-verbal d'adjudication des travaux, datée du 9 décembre 1828 et signé par le Maire, à M. Jean Couturier, entrepreneur à Migné, pour la somme de 11 337 francs.
- Lettre de M. Couturier, entrepreneur, datée du 4 juin 1829, expliquant le retard des travaux du fait d'un problème de solidité de la charpente (ferme de la noue).
- Plan de la charpente, dessiné par Servant fils architecte, daté du 28 juin 1829.
- Rapport de l'architecte soussigné, daté du 11 août 1829, signé Servant : travaux inachevés.
- 1830. Devis estimatif des ouvrages en plafonnage, en décorations intérieures à faire aux nouvelles constructions de l'église de Migné : Pilastres (...) des angles de la croix, chapiteaux d'ordre dorique (...). L'architrave en frise seront profilée seulement que sur huit pilastres (...). La corniche ne régnera seulement qu'au pourtour de deux chapelles en choeur (...). Le plafond du sanctuaire en deux chapelles en choeur seront faite en voûte d'arrête suivant la charpente (...). Il sera fait 6 culs de lampe aux six niches, dont quatre pour les deux chapelles et deux au fond du sanctuaire, ils seront sculptés en feuille d'acanthe, ou tout autre ornement que nous désigneront pour les remplacer (...). Il sera figuré en plâtre quatre doubleaux sous la voussure (...) ».
- Procès-verbal d'adjudication des travaux, fait en conseil de préfecture le 8 février 1830 : travaux attribué à Gabbio, entrepreneur à Poitiers, pour la somme de 10 995 francs.
- Procès-verbal de réception des travaux, daté du 3 août 1830, signé Servant fils architecte : travaux de plafonnage en décoration, adjudicataire : Jean Gabbio.
- Réception des travaux, datée du 18 mars 1830, signé Servant Fils, architecte : « Charpente de la sacristie : construction de la charpente de l'église, construction de la charpente de la sacristie, couverture de l'église (ardoise), couverture de la sacristie (tuiles courbes), menuiserie (2 portes du choeur donnant sur la sacristie, porte de l'entrée principale de l'église, porte du cimetière donnant entrée dans la chapelle, porte de la sacristie donnant dans la cour, fermeture de la rosace), vitrerie (quatre vitraux de la croisée du choeur) ».

A. Evêché
- Par délibération en date du 10 avril 1836, le conseil municipal décide, sans exiger aucune somme des habitants, de faire exécuter dans la partie qui composait l'ancienne église les travaux nécessaires pour mettre cette partie en harmonie avec celle qui a été nouvellement construite. Ils seront exécutés sous la direction de M. Dumoutier architecte conformément au plan communiqué aux membres du conseil (charpente, voûte en plâtre, crépissage des murs intérieurs depuis le sanctuaire jusqu'au point où le clocher et les fonts baptismaux doivent être construits. L'exécution du plan nécessite la démolition du clocher actuel et les poutres traversant l'église devront disparaître.
- Délibération, en date du 9 avril 1838, du conseil de fabrique. La somme accordée par le ministre de cultes pour l'année 1837 doit être employée pour la construction du clocher de l'église.

Archives municipales de Migné-Auxances : 1D1, Registre des délibérations du Conseil municipal (1829-1862).
- Séances du 28 janvier 1853 et du 13 novembre 1853 : Le Conseil municipal examine les conséquences de la chute de tuiles sur les ardoises qui couvraient les quatre angles de la toiture de l'église, par la faute de Bouchaud, l'ancien couvreur. Des gouttières menacent la solidité des piliers qui soutiennent la charpente, en forme d'arceau. Le conseil de fabrique a déjà fait remplacer les ardoises par des plaques de fer blanc soudées, par le ferblantier Cotet.
- Séance du 20 mai 1855 : Le Conseil municipal vote une somme pour refaire le beffroi du clocher qui n'est pas assez solide pour supporter les deux cloches neuves qui viennent d'être données à la commune. La première a été donnée par la famille Nicolas, propriétaire du domaine de Sigon, l'autre par plusieurs personnes de la commune ou d'ailleurs. Les travaux seront réalisés sous la surveillance de M. Boyer, architecte du diocèse.

A. Evêché. Délibération du Conseil de fabrique, en date du 24 août 1879, approuvant la nécessité de réaliser des travaux.

Archives municipales de Migné-Auxances : 1D2, Registre des délibérations du Conseil municipal (1863-1886).
- Séance du 30 mai 1880 : Présentation des devis estimatifs pour la restauration du toit de l'église, pour un montant de 2 500 francs. Demande de secours, datée du 9 juillet 1880, adressée au Préfet de la Vienne.
- Séance du 7 novembre 1880 : La Conseil municipal adopte le projet de réparation de l'église.
- Séance du 1er décembre 1880 : Participation du Conseil de fabrique (600 francs), subvention du Ministre des cultes (1 000 francs). Le Conseil municipal avait chargé M. Brunet et Michelet, couvreurs, de faire un devis des travaux. Ce devis montait à la somme de 2 500 francs. Quand il s'est agit de faire l'adjudication des travaux, M. Boyer architecte à Poitiers s'aperçut que la charpente qui était peu solide, du reste, avait un chevronnage en mauvais état, ce qui força de porter la dépense à 3 900 francs, ainsi que le montre le devis annexé.

Archives départementales de la Vienne : Série O.
- Cahier des charges concernant les travaux à exécuter dans la commune de Migné-Auxances pour la construction de la couverture de l'église, daté du 18 novembre 1880, rédigé par Eugène Boyer, architecte à Poitiers : démolition des couvertures actuelles, réfection de la couverture de la nef et du transept côté de l'école en vieilles tuiles, réfection de la couverture de l'abside et du transept côté de la place en ardoises neuves venues d'Angers.
- Extrait du procès-verbal d'adjudication des travaux exécutés pour la restauration de la couverture de l'église, daté du 19 décembre 1880. Travaux adjugés à M. Gabriel Dubreuil, entrepreneur à Poitiers.
- Devis daté du 18 décembre 1880, approuvé par la Préfecture le 23 décembre 1880 : couverture avec remploi des vieilles tuiles plates, couverture en ardoises venues d'Angers.

Archives municipales de Migné-Auxances : 1D2, Registre des délibérations du Conseil municipal (1863-1886).
- Séance du 23 avril 1881 : Demande de secours au Conseil général pour les dépenses relatives aux travaux de réparation de la couverture de l'église.

Archives départementales de la Vienne. Série O. Décompte des travaux exécutés par le sieur Dubreuil, daté du 5 août 1881.

A. Evêché
Lettre, datée du 23 février 1926, du maire au curé. Le Conseil a décidé de faire commencer sans retard les travaux de réparation des toitures de l'église et en particulier celles du clocher et de la sacristie.

Archives municipales de Migné-Auxances : 1D4, Registre des délibérations du Conseil municipal (1906-1936).
Séance du 28 mars 1926 : Evocation du projet de réparation urgente de la toiture du clocher. Devis établi par Chaumet, couvreur à Poitiers. La couverture sera en ardoise.

Archives départementales de la Vienne : Série O.
Traité de gré à gré avec Chaumet, daté du 11 novembre 1926.

Archives municipales de Migné-Auxances : 1D4 : Registre des délibérations du Conseil municipal (1906-1936).
Séance du 15 mai 1927 : Approbation du projet de travaux de restauration intérieure (état de délabrement) et des plans et devis établis par Ursault, architecte à Poitiers.

Archives départementales de la Vienne : Série O.
- Devis estimatif et descriptif, plan et cahier des charges dressé par Ursault, architecte DPLG, le 27 mai 1927. Nef : "Construction d'une voûte en brique double avec contreforts en brique simple. Démolition de la corniche en plâtre. Arcs doubleaux. Enduit des murs (...) crépissage au mortier de chaux hydraulique et enduit de plâtre. Lambris chêne à glace. Frise en sgraffite au-dessus du lambris. Station de chemin de croix inscrites dans les murs en mosaïque. Suppression des colonnes en fonte et établissement d'une poutre en fer et bois avec balustrades en bois avec balustres tournés (...). Transept : Construction d'une voûte en brique double avec contreforts en brique simple. Démolition de la corniche en plâtre. Construction de trois arcs doubleaux. Enduit des murs (...) crépissage au mortier de chaux hydraulique et enduit de plâtre. Lambris chêne à glace. Frise en sgraffite au-dessus du lambris (...). Abside :
Dépose de l'autel existant et de son socle. Découverture d'une partie de l'abside. Démolition de la voûte et d'un arc doubleau à l'entrée (...). Démolition en raccord à la partie haute du mur du fond de l'abside (...). Maçonnerie de moellon pour surélévation du pignon. Pierre de taille de Lavoux à grains pour rampant et couronnement du mur. Croix couronnant le pignon. Voûte cloison en briquette (...) Lambris en chêne à glace (...). Autel, table et colonne en pierre de taille de Lavoux à grains, fond en mosaïque, tablette du retable et cadre en marbre, crédence de Lavoux à grains, marche en pierre de taille de Chauvigny.
- Cahier des charges générales. Cahier des charges particulières, dressé par Ursault, architecte DPLG, le 27 mai 1927.
- Avis favorable du Conseil des Bâtiments civils, séance du 22 juin 1927, pour travaux déjà commencés.
- Devis, établi par François le 12 septembre 1927, et traité de gré à gré, daté du 28 décembre 1927. Devis détaillant le travail exécuté (réparation de la couverture, côté donnant dans la cour de la sacristie, côté donnant sur la place) et report travaux contre le clocher, révision de la toiture, côtés du clocher, appentis côté gauche.
- Devis, établi par Blanchard le 10 novembre 1927, et traité de gré à gré, daté du 28 décembre 1927. Devis concernant face nord, façade entrée, entrée petite porte, côté de la croix, sacristie, derrière façade nord-ouest
- Par délibération du Conseil municipal du 13 novembre 1927, au vu de l'état endommagé de certaines parties de la toiture et du crépi extérieur, approbation des devis de M. Blanchard (maçon à Auxances) et M. François (zingueur à Poitiers).

Archives municipales de Migné-Auxances : 1D4, Registre des délibérations du Conseil municipal (1906-1936).
- Séance du 29 mai 1927 : Approbation des devis descriptifs et cahiers des charges relatifs aux travaux de restauration de l'église.
- Séance du 13 novembre 1927 : Réparation à l'église, couverture (devis par M. François, zingueur à Poitiers : 2416, 80 francs), crépissage (devis par Blanchard, maçon à Auxances : 2200, 85 francs).

A. Evêché. Le 18 septembre 1932, consécration de l'autel.

Archives municipales de Migné-Auxances : 1D4, Registre des délibérations du Conseil municipal (1906-1936).
Séance du Août 1934 : Réparation aux cloches, devis 7 500 francs. Le Conseil municipal décide de participer uniquement à des travaux de consolidation.

Archives municipales de Migné-Auxances : 1D6, Registre des délibérations du Conseil municipal (1952-1963).
Séance du 22 mai 1955 : Le Conseil municipal approuve le devis de M. Olender, peintre pour restauration de la plaque commémorative de l'apparition de la vraie croix fixée sur la façade de l'église, à l'aplomb de chaque pilastre et la corniche régnera au pourtour de deux chapelles et choeur ; cet ouvrage sera fait suivant le même ordre enrichi de trigiphes, de gouttes et de denticules dans l'entablement. Les plafonds du sanctuaire des deux chapelles en choeur seront fait en voûte d'arrêtes (...). La sacristie sera plafonnée comme les voussures des sanctuaires, chapelles et choeur. (...). Total = 17 723, 49 francs.



logos CAP
consulter au centre régional de documentation du patrimoine de Poitou-Charentes