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L'inventaire du patrimoine culturel de la Région Poitou-Charentes

L'agglomération de Poitiers :
les 3 262 éléments du patrimoine étudiés


Dossiers et illustrations : dossier documentaire

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Migné-Auxances / Giroir / 10 rue de Giroir
Moulin

photographie du dossier documentaire, voir légende
Vue générale. © Région Poitou-Charentes - Communauté d’agglomération de Poitiers / G. Renaud, 2006.
Dossier documentaire réalisé à partir de l’enquête d’inventaire de 2006.

Historique

Le moulin de "Girouart" est mentionné en 1381 dans les archives de l'abbaye de Montierneuf de Poitiers. Aujourd'hui encore, une fenêtre chanfreinée démontre l'ancienneté de la construction (17e siècle ?). Un document concernant l'installation d'un nouveau déversoir au moulin, atteste de l'activité de celui-ci en 1818. Cet édifice figure sur le cadastre de 1839. Le plan du bâtiment est aujourd'hui similaire, mais le cours de l'Auxance ne correspond plus à celui représenté à l'époque, si bien qu'un ensemble de bâtiments a disparu. Selon les archives cadastrales, il s'agissait d'une propriété comprenant un moulin à farine, une maison, bâtiment et cour, le tout appartenant à la veuve Blanchard en 1828, puis à Vincent Blanchard en 1839, puis à la congrégation des soeurs de Sainte-Philomène de 1863 à 1869. Le cadastre précise que le moulin dispose de 6 ouvertures en 1843, puis 7 en 1875. De même, il bénéficie d'une augmentation de construction en 1872. Des travaux de restauration ont été effectués au cours du 20e siècle : percement au rez-de-chaussée, transformation de la dépendance, décrépissage de la façade. La roue est encore en état de marche.

Description

Cet édifice, implanté en contrebas de la voie et en retrait par rapport à celle-ci, dispose d'une cour postérieure. L'accès s'effectue directement depuis la rue. L'ensemble réunit deux bâtiments adossés : une maison et une dépendance. La façade principale sur rue, en gouttereau, est sans travée avec deux baies, récentes, en rez-de-chaussée. La porte est latérale. Une baie présente un encadrement chanfreiné.

Documentation

● Archives

Archives départementales de la Vienne : 4 P 1059-1069 (Plans parcellaires, 1838-1839) ; 4 P 2629 (Etats de sections des propriétés bâties et non bâties, 1839) ; 4 P 2630 (Tableau indicatif des propriétaires, des propriétés foncières et de leur contenance, 1839) ; 4 P 2631 et 4 P 2638 (Matrices des propriétés foncières, 1841-1914) ; 4 P 2639 (Matrices des propriétés bâties, 1882-1910).
Archives départementales de la Vienne : Série S, Travaux publics et transports. Routes, rivières, canaux, chemins de fer, moulins et usines, énergie, électrification. Archives départementales de la Vienne : 7 S 5 ; 7 S 6 ; 7 S 7 : 7 S 90.

● Annexe 1 :

Archives départementales de la Vienne : 7 S 6.
- Etat des frais et honoraires pour voyage, visite, nivellement et rapport concernant l'établissement d'un déversoir et anticipation sur la rivière au moulin de Giroir, commune de Migné, en conséquence de la lettre de M. le Préfet du 31 janvier 1818 et conformément à l'art. 75 du décret d'instruction an 12. "La distance de Poitiers à Migné est de six kilomètres. Transport et opération de l'ingénieur sur le lieu pendant un jour : 18 francs. (...) Micault porteur d'instruments : 2, 25 francs. Honoraires des ingénieurs pour rapport d'expédition : 9 francs. Total : 29, 25 francs. A Poitiers le 2 mai 1818 L. Creton D. Vu par l'ingénieur en chef soussigné à Poitiers le 7 mai 1818 Olivier Davanelle".
- "Vue la délibération du conseil municipal de Migné du 13 octobre 1816 portant que le moulin de Giroir n'avait pas de déversoir, que les eaux de la retenue peuvent nuire aux propriétés qui se trouvent au-dessus de la chaussée et que l'ingénieur doit être consulté pour déterminer le lieu, la largeur et l'élévation que devra avoir le déversoir ; vu pareillement les autres pièces jointes à la lettre de M. le préfet, du 31 janvier 1818 : Le sous signé s'est transporté sur les lieux et a reconnu que la retenue est formée par l'exhaussement de la rive droite, depuis le pont Contreau jusqu'au moulin Giroir ; que la portion de chaussée nouvellement construite en maçonnerie, vers le milieu de cette longueur, pour servir de déversoir, est située près de la reprise de l'ancienne rivière ; que la partie entre le pont et ce déversoir longe des prés qui la séparent du fond du vallon ; que celle comprise entre le déversoir et le moulin, sépare immédiatement les deux rivières ; que ce déversoir tient les eaux au niveau des prés de la rive gauche, en amont du pont, au niveau d'une partie du jardin à M. Duboys, réclamant, et à 0, 46 mètres au-dessous de la pile des coursiers, prise pour repère ; que la largeur moyenne de la rivière est de dix mètres.
Pour concilier l'intérêt des riverains et de l'agriculture avec celui du moulin, qui importe à un grand nombre de personnes, il convient d'ordonner qu'il sera construit un déversoir en maçonnerie sur dix mètres de longueur, dans l'endroit qui pourra être choisi par les copropriétaires, entre le moulin et le déversoir existant, et d'en fixer la hauteur à seize centimètres en dessous les points les plus bas de celui-ci (qu'ils pourront abaisser d'autant s'ils le préfèrent) ; que les vannes (?) et les portions de chaussées, dans cet intervalle, à mesure qu'elles auront besoin de réparation, seront harassées au niveau qui vient d'être fixé, pour que la décharge du trop plein ait lieu sur toute l'étendue comprise entre le moulin et le déversoir actuel ; que l'autre partie de la dite chaussée, depuis ce déversoir jusqu'au pont, sera réglée et aplanie à seize centimètres au dessus de celle-ci : c'est-à-dire au niveau du déversoir actuel, afin qu'elle se trouve tout au plus à la hauteur des terrains de la rive gauche et qu'elle ne gène pas l'écoulement des crues ; enfin que le Sieur Voyer enlèvera du lit de la rivière la partie de son remblai qui dépasse l'alignement de l'angle aval de la culée du pont et du pilier de la barrière : formant un mètre de largeur réduite sur vingt mètres de longueur.
A Poitiers, le 2 mai 1818, L. Creton D".
- "L'ingénieur en chef qui a examiné le rapport ci dessus, a reconnu que l'établissement d'un nouveau déversoir entre le moulin et le déversoir existant, était un très bon moyen pour parer aux inconvénients dont se plaignent les propriétaires riverains, en fixant la hauteur de ce nouveau déversoir à seize centimètres au dessous des points les plus bas de l'ancien, et en obligeant le propriétaire du moulin de Giroir à déraser au même niveau, les vannes (?) et les portions de chaussées dans cet intervalle, à mesure qu'elles auront besoin de réparation ; l'ingénieur en chef est en conséquence, (...) que ces mesures et autres proposées par l'ingénieur ordinaire dans son sus dit rapport, doivent être adoptées. A Poitiers le 7 mai 1818 Olivier Davanelle".
- Plan dressé lors de la demande pour rétablir un ancien moulin sur l'Auxances, le moulin de Giroire, par la veuve Blanchard, meunier.
- Moulin appartenant à la veuve Blanchard. "Etat des frais d'opération faites par le préfet Favre Mollin, et l'ingénieur des Ponts et Chaussées, ingénieur par intérim, pour l'affaire contentieuse du moulin de la dame veuve Blanchard, à Migné, dit le moulin Girouard :
Le 25 juin 1828 : 1 (...) parcouru y compris l'allée et le retour à Poitiers : 4 francs.
Le même jour 1 vacation d'opération et pour (...) des lieux : 4 francs.
Le 28 juin 1828 1 (...) de transport y compris l'allée et le retour à Poitiers : 4 francs.
1 vacation d'opération sur les lieux : 4 francs.
1 vacation pour le tracé (...) et rédaction du rapport : 4 francs.
1 demivacation au bureau d'ingénieur en chef : 3 francs.
Total 23 francs. Certifié conforme par moi et l'ingénieur, soussigné, à Poitiers le 2 juillet. Signé Favre Mollin".



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