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L'inventaire du patrimoine culturel de la Région Poitou-Charentes

L'agglomération de Poitiers :
les 3 262 éléments du patrimoine étudiés


Dossiers et illustrations : dossier documentaire

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Migné-Auxances / Chardonchamp
Hameau de Chardonchamp

photographie du dossier documentaire, voir légende
Vue générale, rue des Cosses. © Région Poitou-Charentes - Communauté d’agglomération de Poitiers / C. Bunoz, 2007.
Dossier documentaire réalisé à partir de l’enquête d’inventaire de 2007.

Historique

Le lieu est mentionné dès 1106 sous le nom "Carduum campi", puis Chardonchamp en 1277. La dîmerie de Chardonchamp était sous l'Ancien Régime la propriété de l'abbaye de Montierneuf de Poitiers. La morphologie de ce hameau, figurée sur le cadastre de 1839, se caractérise par quelques îlots implantés le long de la rue des Cosses et au nord de la rue du Temps-Perdu, avec quelques édifices épars, rue de la Longerolle. Au sud de la rue du Temps-Perdu se trouve un réseau de souterrains témoignant d'une implantation très ancienne. De même, les vestiges d'un pigeonnier, mentionné sur le cadastre ancien en tant que "tour octogone en ruine", indiquent que le site, ancien fief, est occupé depuis longtemps. Sur le cadastre de 1839 sont également figurées, sur la parcelle H5 3, les carrières de pierre de Chardonchamp. Une tourelle était établie sur le site. Le développement de ce hameau s'est accentué durant la seconde moitié du 19e siècle, sous l'effet de l'accroissement démographique. Le caractère éminemment rural du village est encore perceptible même si la proximité de Poitiers lui confère un aspect résidentiel et que l'aménagement de l'autoroute a entraîné d'importantes transformations paysagères.

Description

Situé au sud-est de la commune, à la limite communale avec Poitiers, le hameau de Chardonchamp s'est développé sur le plateau surplombant l'Auxance. Le village a conservé son caractère rural puisqu'il est environné de champs encore exploités. En revanche, les carrières de Chardonchamp, mentionnées sur la section BE, ne sont plus visibles. Le coeur historique du hameau se situe probablement rue des Cosses, à proximité de la rue des Daumades, et à l'intersection de la rue du Temps-Perdu et de la rue de la Longerolle. Ainsi, le long des axes principaux, se sont établies des petites exploitations en îlot resserré (rue des Daumades) ou, généralement, implantées perpendiculairement à la voie. Les fermes sont majoritairement représentées, les maisons sont plus rares. En périphérie du hameau se trouve un bâti plus lâche, rassemblant quelques fermes aux dimensions plus vastes et surtout, une majorité des maisons individuelles.

Documentation

● Archives

Archives départementales de la Vienne : 1H 2/65. 1277-1790 : déclarations relatives aux dépendances de l'abbaye de Montierneuf à Chardonchamp.
Archives départementales de la Vienne : G 1841 n° 48. 1737, 27 mars : vente de la maison et métairie du Coulombier, à Chardonchamp, par Louis-René Renault à Madeleine Champault veuve Jouin.
Archives départementales de la Vienne : Série O, Biens communaux autres que les chemins.
Archives municipales de Migné-Auxances. Registres des délibérations du conseil municipal.

● Bibliographie

Galland, J. Les cahiers de Chardonchamp. Bulletin périodique du Groupe de Recherche Historique et Archéologique du Territoire de Chardon Champ et de la Basse Auxance / Groupe de Recherche Historique et Archéologique de Migné-Auxances. N° 2
Ollivier Alain. Communication à la séance du 27 mai. Bull. Soc. Antiquaires de l'Ouest, 1993. P. 156-157
Rédet Louis. Dictionnaire topographique du département de la Vienne. Paris : Imprimerie Nationale, 1881. P. 94

● Annexe 1 :

Extraits d'archives concernant Chardonchamp :

Archives départementales de la Vienne : G 1841 n° 48. 1737, 27 mars : vente par Louis-René Renault, sieur des Lizes, époux de Jeanne Dandenac, demeurant à Châtellerault, héritiers de Joseph Bottereau, chantre et chanoine de Notre-Dame la Grande de Poitiers, selon l'acte de succession passé le 19 mars 1735 devant Bourbeau notaire à Poitiers, à Madeleine Champault veuve de Jacques Jouin, bourgeois de Poitiers, de la maison et métairie du Coulombier, située au village de Chardonchamps, paroisses de Migné, Chasseneuil et Saint-Germain, ayant appartenu à René Bottereau, père dudit Joseph Bottereau, et auparavant à Georges Bottereau, père de René, auquel elle avait été adjugée par arrêt du Parlement du 18 juin 1655.

Archives départementales de la Vienne : Série O, Biens communaux autres que les chemins.
- Réparation du pont de Chardonchamp, en 1818. Devis daté du 9 avril 1818, signé par l'architecte Vetault :
"La cullée de ce pont, côté de Poitiers, a été détruite, dans la longueur de 4 mètres par les grandes eaux de l'hiver : il est utile aux communes et villages, et il est nécessaire de le réparer. Pour parer et éviter l'inconvénient qui vient d'arriver, il convient (de) faire une petite arche entre la partie du pont qui n'a pas souffert et celle qui se trouve détruite. Cette petite arche sera faite comme les huit autres qui existent au dit pont ; elle aura un mètre de large, autant de hauteur et un mètre trente six centimètres d'épaisseur ; ses jambages seront en pierres de taille des carrières de Bonillet ; le surplus de la cullée aura trois mètre et demi de long, un mètre de hauteur et un (mètre) trente six centimètres d'épaisseur. Le tout construit en moellons avec mortier de chaux et sable ; cette arche et cullée seront couverte par quatre pierre de taille qui auront chacune deux mètres de long, soixante sept centimètre de large et trente centimètres d'épaisseur".
- Par délibération du Conseil municipal, datée du 7 juin 1818, "considérant que les réparations proposées tant à la sacristie qu'au presbytère, les frais de clôture du cimetière et les réparations au pont de Chardonchamp sont urgent et que les fonds nécessaires pour toutes les dites réparations ne peuvent être pris que sur une imposition extraordinaire (...)".
- Cahier des charges de l'adjudication à faire à l'église et au presbytère de Migné, ainsi qu'au pont de Chardonchamp, enregistré à Poitiers le 3 juillet 1818. Chantier attribué à Blanchard.

A.C. Migné : 1D1, 1829-1862, registre des délibérations du Conseil municipal.
- D'après les archives communales, de 1831 à 1836, les carrières de Chardonchamp, propriété de la commune, sont mises en fermage.
- Séance du 5 avril 1840 : Le maire propose de construire un pont à la suite de l'ancien au lieu-dit de Chardonchamp, sur le chemin de Nanteuil à Poitiers, car l'ancien pontreau a été emporté par les crues de décembre et janvier derniers, et creusé le gué de manière à couper la circulation. Un devis de M. Rivault, agent voyer de l'arrondissement, est présenté, montant à 1800 francs. Mais faute de moyens, on préfère pour l'instant réparer l'ancien pontreau et le gué.
- Séance du 6 décembre 1840 : Le maire expose que Jean Pouzioux, maçon entrepreneur, s'est rendu adjudicataire des réparations à faire au pontreau de Chardonchamp, mais les fortes pluies l'ont empêché de terminer ses travaux avant l'hiver.
- Séance du 29 juillet 1849 : Le Conseil municipal examine la plainte des habitants de Chardonchamp et de Nanteuil contre le propriétaire du moulin de la papeterie qui, en faisant reconstruire son usine vers 1844, a modifié le régime des eaux, de sorte qu'ils ne peuvent plus laver leur linge et puiser de l'eau dans l'Auzance en aval du pont de Chardonchamp. La commune décide alors de construire un lavoir à cet endroit.

Archives départementales de la Vienne : Série O.
Lettre du Maire au Préfet, datée du 6 août 1849 : Demande d'autorisation de nouvelles constructions à savoir un lavoir au pont d'Auxances et un lavoir au pont de Chardonchamp.

A.C. Migné : 1D1. 1829-1862, registre des délibérations du Conseil municipal.
- Séance du 10 septembre 1854 : Le Conseil municipal examine la nécessité de curer la « Vieille eau », c'est-à-dire la vieille rivière d'Auzances, depuis le pont de Chardonchamp jusqu'au pont de Monsieur Fontaine, sur une longueur de 300 mètres.
- Séance du 25 novembre 1860 : Les réparations sont décidées au pont du Poirier et au pont de Chardonchamp. Le premier n'a que 4 mètres de largeur sur 120 de long, le mur nord menace ruine, les archives et le mur sud doivent être consolidés. Sa largeur sera portée à 6 mètres. Quant au pont de Chardonchamp, il est trop court de sorte que les passants doivent traverser un gué au-delà du pont, souvent inondé, ou bien faire un vaste détour. On décide donc de lui ajouter deux arches en plein cintre pour l'allonger de six mètres, avec du moellon plat provenant des carrières de Chardonchamp. Les travaux au pont de Chardonchamp sont réalisés au cours de l'année 1861, ceux du pont de Poirier en 1862.

Archives départementales de la Vienne : Série O, Biens communaux autres que les chemins.
En 1861, litige entre des particuliers et la municipalité au sujet d'une mare située à Chardonchamp, à l'extrémité du village, au bord du chemin communal qui conduit de Chardonchamp à la route Impériale de Paris.
Compte tenu du fait que le village est en hauteur et éloigné de la rivière, les habitants faisaient boire leurs bêtes à la mare. Il s'agit d'un trou appelé Le Lac où les habitants ont élevé des remblais afin de retenir l'eau qui y vient. M Joseph Texereau, riverain de la mare, a essayé à plusieurs reprises de s'en emparer. Il a planté des arbres que la municipalité l'a obligé à arracher. Puis, il a élevé un mur pour incorporer la mare à son jardin. Les plaintes portées au Maire par les habitants sont sans effets donc ils détruisent eux-mêmes le mur.
Texereau les envoie au Tribunal, mais la mare ne lui appartient pas. Le Maire refuse d'intervenir, puis fait des propositions d'arrangement à l'amiable qui tendraient à prouver le droit de propriété de Texereau et obligerait au seul village de payer des indemnités. Finalement les habitants de Chardonchamp vont faire exercer eux-mêmes à leurs frais le droit de propriété de la commune auprès du tribunal.
Lettre d'un représentant des habitants de Chardonchamp au Préfet, datée du 5 août 1861.

Archives municipales de Migné-Auxances : 1D2, Registre des délibérations du Conseil municipal (1863-1886).
- Séance du 12 juillet 1863 : Le Conseil municipal évoque l'importance de continuer la restauration des ponts communaux. Pour l'élargissement de l'ancien pont de Chardonchamp au bout de la partie faite à neuf en 1861 la somme 319 francs.
"Mais comme la commune est déjà imposée (...) pour son asile et sa maison d'école des filles, il conviendrait que les travaux se finissent dans deux années, par exemple (...) en 1864, la partie à faire un pont à Chardonchamp et achever l'élargissement du pont de Migné et (...) en 1865 faire le parapet de ce même pont".
- Séance du 28 août 1864 : Dépenses imprévues concernant les ponts communaux. Chômage de 5 moulins pendant la construction des arches des ponts de Migné et de Chardonchamp. Le Sieur Roux, carrier à Migné, fournit deux pièces de pierre (...) pour mettre dans les fondements des dits ponts.
- Séance du 11 juin 1865 : Concernant la construction d'un parapet et d'un garde-fou au pont de Chardonchamp, dont la première partie faite à neuf en l'année 1861 et la seconde partie l'ancien pont en 1863. "Le Conseil a été d'avis de faire exécuter ces travaux l'année prochaine 1866 (...)". Le devis s'élevant à 340 francs, un impôt extraordinaire est prévu en 1866.
- Séance du 5 août 1866 : Rapport de la commission de surveillance des travaux du pont de Chardonchamp. Le 21 juillet 1866, examen "de ce qu'il y aurait à faire tant pour la démolition d'une moitié du mur ancien, vis-à-vis du pré de Melle Dauvillier que pour faire servir les anciennes pierres de taille qui doivent former les bahuts comme il a été dit dans le devis au 4e alinéa énoncé ci-après : les pierres de taille qui recouvrent le mur actuel seront enlevées et reposées sur la crête du mur neuf pour former les bahuts dont la largeur est fixée à 37 centimètres ; les morceaux qui n'auront cette largeur (...) seront coupés de travers pour former ladite largeur (...). S'il en manque on en prendra soit aux carrières de (...) de Chardonchamp, soit à Bonnillet (...).
Cette commission (...) n'a pas cru devoir accepter les conditions de ce 4e alinéa et a pensé qu'une largeur de 37 cm ne serait pas suffisant pour couvrir le mur et demande que les pierres aient au moins 42 cm afin d'empêcher l'eau d'entraîner avec elle le crépi. Elle fait observer aussi qu'il serait urgent de tailler convenablement ces mêmes pierres et d'une manière convexes (...)". Décision prise en fonction de l'avis de la commission.
- Séance du 11 novembre 1866 : Détail des frais pour la réparation du pont de Chardonchamp : 1043, 27 francs.
- Séance du 2 février 1873 : Les crues de l'Auxance ont endommagé le pont de Chardonchamp de sorte que la circulation des voitures a dû y être interdite jusqu'à ce que des travaux de réparation provisoires en ait de nouveau rendu le passage libre sans danger. Les réparations faites ne présentant pas une garantie suffisante de durée et de solidité, M. le Maire propose au Conseil municipal d'affecter à la restauration de ce pont la somme de 2500 francs. Adoption à l'unanimité. Examen des ponts de Migné, du Contreau, ébranlés lors des crues et devis de réparation à établir en fonction.
- Séance du 10 août 1873 : Le Conseil municipal évoque l'urgence qu'il y a de s'occuper de la restauration des ponts de Migné et de Chardonchamp.
- Séance du 30 mai 1875 : Rapport de la commission d'examen des abreuvoirs et du lac de Chardonchamp. Devis des travaux de réparations s'élevant à 708, 52 francs : abreuvoir d'Auxances, de Migné dit du Pont Contreau, du pont de Chardonchamp, de Moulinet.

Archives municipales de Migné-Auxances : 1D4, Registre des délibérations du Conseil municipal (1906-1936).
Séance du 29 décembre 1929 : Pont de Chardonchamp, élargissement du chemin vicinal n° 27, amélioration du tournant et construction d'un murette à la charge de M. Giret Alphonse, cafetier.

Archives municipales de Migné-Auxances : 1D6, Registre des délibérations du Conseil municipal (1952-1963).
- Séance du 28 décembre 1955 : Achat d'un terrain pour emplacement de l'alambic à Nanteuil, au pont de Chardonchamp, section G, n° 441.
- Séance du 12 mars 1961 : Réfection du pont de Chardonchamp dont le pilier central du canal sud est affaissé suite aux inondations du 4 janvier. Le maire est autorisé à contacter Emile Lacour, entrepreneur de maçonnerie pour exécuter les plans dressés par les Ponts et Chaussées.

Archives municipales de Migné-Auxances : 1D7, Registre des délibérations du Conseil municipal (1963-1972).
- Séance du 22 octobre 1968 : Aménagement du carrefour de Chardonchamp (C9 et C10), décision de solliciter le concours de l'Administration des Ponts et Chaussées pour l'étude et la direction des travaux. Le montant des travaux s'éleve à environ 23 000 francs.

Archives départementales de la Vienne : Série O, Biens communaux autres que les chemins.
- Extrait du registre des délibérations de la commune de Migné, le 1er février 1835, décision de vendre les carrières de Chardonchamp (2,28 ha) pour payer les frais d'un procès opposant la commune à des propriétaires privés : au sujet d'un plan devant la porte principale de l'église, condamnation de la commune.
- Lettre de A. Thiers, Ministre secrétaire d'état de l'intérieur, transmettant une ampliation de l'ordonnance, datée du 5 septembre 1835, par laquelle le roi autorise la commune de Migné à vendre des carrières de pierres pour en employer le produit au paiement des frais d'un procès.

● Annexe 2 :

Extrait de Ollivier Alain. Communication à la séance du 27 mai. Bull. Soc. Antiquaires de l'Ouest, 1993, p. 156-157 :
"M. Alain Ollivier présente, à l'aide de nombreuses diapositives, Un camp néolithique découvert à Chardonchamp.
Au lieu-dit Temps-Perdu, des traces d'un camp néolithique ont été détectées en 1990 par prospection aérienne. Il s'agit d'un site de hauteur, pourvu d'une enceinte circulaire, assez proche de ce que l'on peut trouver dans le Bassin parisien. Des sondages ont été effectués dans une zone d'entrée, en raison du caractère constructible du terrain. Il y avait là une palissade (servait-elle à rétrécir cette entrée ?), un fossé très bien taillé dans lequel on n'a pas trouvé grand-chose sinon des débris de céramiques (non reconstituables) et des massacres de bisons (posant à nouveau le problème d'une éventuelle destination cultuelle. Le tout peut être daté du néolithique final (vers -2500 ?). Une comparaison et un inventaire large montrent que les enceintes aquitaines, en général datées du quatrième millénaire, sont très différentes, avec notamment des entrées en « pince de crabe ». Malheureusement, le morcellement des cultures dans notre région, notamment dans la vallée du Clain, ne permet pas d'aller très loin dans la connaissance des schémas d'ensemble. (...) M. Galland ajoute que de nombreux éclats d'outils ont pu être relevés sur ces mêmes terrains, dont un hache polie et même un burin en os. Mais il précise à M. Hébras qu'on n'a pas pu (encore ?) trouver un matériel de flèche, ni d'autres traces d'animaux, ou encore les autres parties des bisons ou aurochs. Mmes Dominique Hiernard fait observer que le site n'a dons pas un aspect très domestique. M. Ollivier indique alors que jamais indice d'habitat n'a pu être détecté à l'intérieur de ces enceintes. Il faut bien rappeler qu'on ne fouille jamais que les entrées de ces surfaces (qui dans le Bassin parisien mesurent entre 2 et 20 ha), lesquelles sont d'ailleurs suffisamment nombreuses pour qu'un rôle défensif puisse être écarté. A une question de M. Rérolle, il est répondu que les gravières n'ont pas nécessairement bouleversé les enceintes de la vallée du Clain : leur influence est diverse".

● Annexe 3 :

Extrait de Galland, J. Sépultures mérovingiennes à Chardonchamp. Dans : Les cahiers de Chardonchamp. Bulletin périodique n° 2 du G.R.H.A.T.C.C.B.A.
Extraction en 1986 au 7 rue du pont à Chardonchamp de deux sarcophages contenant les ossements de 7 à 8 corps, orientés pieds à l'est. Sarcophages en pierre des Lourdines, longueur 2 m. 350 kg environ. Forme en trapèze rectangle. Mobilier : fragments de céramique, clou de style gallo-romain, pierres. Situation : en bordure d'une voie antique réutilisé par les Gallo-Romains.
D'autres lieux de sépultures Mérovingiennes ont existé sur la commune : Migné (sarcophages), La Belletière (sépultures en pleine terre), Moulin Neuf (véritable nécropole de plus d'1 ha, connue des Antiquités Historiques depuis 1881, presqu'entièrement détruite), Terrefaux près de Sigon (une sépulture en sarcophage avec couvercle sans relief).



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