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L'inventaire du patrimoine culturel de la Région Poitou-Charentes

L'agglomération de Poitiers :
les 3 262 éléments du patrimoine étudiés


Dossiers et illustrations : dossier documentaire

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Migné-Auxances / la Putet ; Belletière / rue de Chardonchamp
Couvent des Filles de la Sainte-Vierge

photographie du dossier documentaire, voir légende
Vue générale depuis la route au sud-est. © Région Poitou-Charentes - Communauté d’agglomération de Poitiers / C. Rome, 2007.
Dossier documentaire réalisé à partir de l’enquête d’inventaire de 2007.

Historique

Le couvent de Salvert est installé à l'emplacement de deux anciens domaines : Putet et la Belleterie. Putet est mentionné dès 1286. Sur le plan cadastral de 1839 (fig. 2), ce site, appartenant comme le manoir de Salvert à Jean Brault, comprend trois bâtiments répartis autour d'une cour centrale, l'un figuré avec une tour ou un four. Un de ces bâtiments a été conservé (en K), il présente une porte (fig. 48) à encadrement chanfreiné et couverte d'un arc, qui pourrait dater du 16e siècle. La Belletière, située plus à l'ouest, est citée pour la première fois en 1340. En 1777, elle est la propriété de Georges de la Mazière, procureur au présidial de Poitiers, et de Marie-Anne Gaudin son épouse. Sur le plan cadastral de 1839, le domaine présente un plan en U comme aujourd'hui. Il appartient alors à François Clément et Mlle Dauvilliers en fait l'acquisition en 1846. En 1956, le bâtiment principal est reconstruit pour abriter un foyer de filles, mais le portail et la chapelle sont conservés.

Mlle Dauvilliers avait également acheter le Putet où elle souhaitait fonder une oeuvre avec le père Gaillard, aumômier à l'hôpital général de Poitiers et fondateur en 1835 de l'Association des Pauvres Filles de la Sainte-Vierge. Au cours de l'été 1842, le père Gaillard arrive avec la petite communauté qu'il avait auparavant créée à Saint-Benoît. C'est ainsi que s'installent la congrégation des soeurs de Sainte-Philomène, devenue congrégation des Filles de la Sainte-Vierge, un orphelinat de filles et, autour de l'ancien logis, une colonie agricole de garçons. La construction des bâtiments s'effectue progressivement. Avant 1850 est bâti le bâtiment des soeurs, au sud avec sa chapelle provisoire. Puis la grande chapelle est édifiée, sous la direction de l'architecte Perlat, à partir de 1863. Elle est bénie le 3 mai 1863 sous le vocable de Saint-Philomène. En 1865 est élevé son clocher et, en 1866, est aménagé le cimetière. En 1885 a lieu la bénédiction du calvaire puis, l'année suivante, celle de la chapelle des novices ou du Sacré-Coeur, également bâtie par Perlat qui sera enterré en 1889 dans le cimetière. En 1890 sont édifiés la buanderie avec ses grands bacs intérieurs et son séchoir à l'étage (M) et un bélier pour son alimentation en eau depuis la rivière. En 1889 et 1890 le bâtiment du noviciat (B) est bâti au nord de la chapelle principale (fig. 6), qui ne sera reliée au sud au bâtiment des soeurs (E) qu'en 1962 pour former le long bâtiment que nous connaissons. Pour la décoration intérieure de l'église, différents ateliers sont intervenus : Desjardin (Angers, 1932), J. Fournier (Tours, 1899) et L. V. Gesta fils (Toulouse, non datée) pour les vitraux de la nef et encore Desjardins pour ceux du transept et du choeur. En 1930, le clocher de la grande chapelle, qui avait été foudroyé, est réparé. De 1960 à 1964, l'architecte André Serreau construit l'aile (D) reliant le bâtiment des soeurs à la chapelle. Récemment, le corps de bâtiment implanté en retour au sud (F) a fait l'objet de réaménagements et, dans son prolongement, l'architecte Bonin a construit un oratoire (G) en 2003. Les verrières de cet oratoire ont été réalisées par Isabelle Constant, de l'Atelier "Au chant du Vitrail", à Bonneuil-Matours.

Description

Cet ensemble, situé à proximité de la rivière, est desservi par un chemin à partir de la route de Chardonchamp. Excepté du côté de l'Auxance, la propriété de Putet est entourée d'un long mur de clôture (fig. 11) interrompu par deux portails à l'est et au sud. Le couvent réunit plusieurs bâtiments, le plus important, à l'arrière duquel sont des communs, un verger et des vignes, formant un plan en L avec la chapelle, établie perpendiculairement, en place centrale (fig. 17). Isolée, en vis-à-vis de cette chapelle, s'en trouve une autre, la chapelle des novices (C). Les grands corps de bâtiment est (B, D, E) comportent deux étages. Le plus au sud (E) présente une façade ordonnancée (fig. 18) à sept travées et porte centrale. Il s'élève sur deux étages et un comble à surcroît percé uniquement sur les travées impaires. Le corps de bâtiment nord (B) a une façade (fig. 27) à sept travées et portes latérales, avec un solin en soubassement et un bandeau décoratif entre le rez-de-chaussée et le premier étage. Les baies sont légèrement arquées et à la base du toit, couvert en ardoise, se trouve une corniche à corbeaux moulurés. A gauche de la façade, à l'angle, des pierres d'attente laissent supposer un projet, non réalisé, d'aile en retour (fig. 28). La grande chapelle, présente un plan en croix latine, à vaisseau voûté d'ogives (fig. 26) et chevet plat. Le clocher en façade est surmonté d'une flèche à crochets (fig. 22). En vis-à-vis, la chapelle des novices est de plan rectangulaire (fig. 40 et 41). Derrière, à l'ouest, un calvaire (fig. 68) surplombe la rivière.
Au sud-ouest, la buanderie (M) est en contrebas, parallèle au bâtiment principal. Entre les deux se trouve un bâtiment (K, L) plus ancien, en partie refait (fig. 42 à 48), auquel est adossé un lavoir couvert. Ce bâtiment, couvert d'un toit asymétrique en tuile creuse, présente des ouvertures chanfreinées et une porte de sous-sol cintrée. Adossée à la pente, la buanderie (fig. 51 à 55) se compose de deux corps de bâtiments dans le prolongement l'un de l'autre, couverts en tuile mécanique. Le premier, à façade ordonnancé à trois travées et porte centrale, comprend un étage de soubassement, un rez-de-chaussée surélevé et un comble. Le second, de même hauteur, se caractérise par son soubassement percé d'une série de profonds arcs. Entre cette buanderie et l'Auxance se trouve un autre lavoir (fig. 56, 57). Plus au sud est établi le cimetière (fig. 59 à 63), clos de murs, dans lequel se trouve la chapelle funéraire des pères Gaillard et Médeau. A l'est du cimetière, un portail (fig. 69), constitué de piliers en pierre couronnés de boulets, ouvre sur un chemin qui se dirige vers le lieu-dit la Belletière où a été aménagée une école. Cet ensemble (fig. 70 à 73), très remanié, est accessible par un portail à trois portes : les portes latérales en arc segmentaire, la porte centrale en arc plein cintre.

Précisions sur le décor

Chapiteaux à crochets et décor végétal dans la grande chapelle. Verrières figurées.

Documentation

● Archives

Archives départementales de la Vienne : 1H 2/62. 1777, 17 décembre : aveu rendu à l'abbaye de Montierneuf par Georges de la Mazière pour une maison et métairie appelée la Belletière.
Archives départementales de la Vienne : 4 P 1059-1069 (Plans parcellaires, 1838-1839) ; 4 P 2629 (Etats de sections des propriétés bâties et non bâties, 1839) ; 4 P 2630 (Tableau indicatif des propriétaires, des propriétés foncières et de leur contenance, 1839) ; 4 P 2631 et 4 P 2638 (Matrices des propriétés foncières, 1841-1914) ; 4 P 2639 (Matrices des propriétés bâties, 1882-1910).
Archives municipales de Migné-Auxances. Registres des délibérations du conseil municipal.
Archives Evêché : dossier communal Migné.

● Bibliographie

Briand, abbé Emile. Mademoiselle Pauline Dauvillier. Poitiers : Oudin, 1882, Recueil factice Pictaviana, VII, 7, p. 25-26. Sicot, Henri. Il était une fois Salvert. Ed. Migné-Auxances : H. Sicot, DL 2007. Le patrimoine des communes de la Vienne. Paris : Flohic. Rennes : Oberthur Graphique, 2002, p. 772. http : //www.crdp-poitiers.cndp.fr/manifestations/college99/france2/Salvert.html. http : //saintephilomene.chez-alice.fr/fouest.html. http : //www.bautz.de/bbkl/p/pie_l_f_d_e.shtml. http : //perso.orange.fr/villa.beauregard/genealogie2/Famille/d0001/g0000002.html. http : //www.diocese-poitiers.com.fr /religieux /salvert.html.
Le patrimoine des communes de la Vienne. Paris : Flohic (35-Rennes : Oberthur Graphique), 2002. P. 772, 774-775
Rédet Louis. Dictionnaire topographique du département de la Vienne. Paris : Imprimerie Nationale, 1881. P. 30, p. 337
Sicot, Henri. Il était une fois... Salvert. Imprimerie R. B. S. Poitiers, mai 2007, 290 p.

● Annexe 1 :

Extraits d'archives et de publications concernant Salvert :

Archives départementales de la Vienne. En 1400 : 1610, 1er février : bail consenti par Jehan Rat, seigneur de Salvert, conseiller au Parlement de Paris, à Jehan Barré, sergent du maire de Poitiers, du droit de chef d'oeuvre de toutes les poteries et pones qui entrent dans la ville de Poitiers.

Archives départementales de la Vienne. 1E 16 : 1748, 21 mars : vente par les héritiers de l'abbé d'Armagnac, trésorier de l'église royale de Saint-Hilaire le Grand de Poitiers, à Jacques-Zacharie Guibat, écuyer, gendarme de la garde du roi, Grand prévôt du Poitou, de la maison noble et principal manoir de Salvert, avec un quart de la maison et métairie de Chardonchamp, de la maison et métairie de la Caille, de celle de Beauregard, du moulin Neuf, de celui de la Papetrie, le tout dans la paroisse de Migné.

Archives départementales de la Vienne. 1H 2/62 : 1777, 17 décembre : aveu rendu à l'abbaye de Montierneuf par Georges de la Mazière, procureur au présidial de Poiters, et Marie-Anne Girardin son épouse, pour une maison et métairie appelée la Belletière, provenant de la succession de Françoise-Hilaire Naugarède, veuve de Daniel Montois, procureur, leur tante, consistant en maison, grange, étables, toits, appentis, cuvier, cellier, four, fournioux, cour, courtillage, verger et jardins.

Archives départementales de la Vienne. Références d'actes notariés repérées dans les archives de l'enregistrement.
Le 17 mars 1822, devant Gras, vente du domaine de la Belletière à Migné, par Auguste Richard à Joseph Bernard Dupont, pour 40000 francs.

Archives municipales de Migné-Auxances : 1D1, Registre des délibérations du Conseil municipal (1829-1862).
Séance du 2 janvier 1853 : A l'invitation du Préfet, le Conseil municipal approuve la reconnaissance légale de l'établissement des soeurs de Sainte-Philomène près Salvert, tenu par Mlle Pauline Dauvillier.

A. Evêché, dossier communal Migné
Réponse à un questionnaire de l'abbé de Larnay, datée du 8 juillet 1853 : la congrégation de Sainte-Philomène, créée en 1838 à Saint-Benoît et établie en 1842 à Migné, rassemble 50 religieuses logées dans une maison et sur un terrain qui leur ont été donnés dernièrement par mlle Dauvilliers.

Archives municipales de Migné-Auxances : 1R1, Registre des arrêtés du maire et d'instruction primaire, 1856-1937.
Le 31 janvier 1865, la congrégation des soeurs de Sainte-Philomène de Salvert est autorisée à établir un cimetière particulier dans l'enclos qui se trouve entre la Belletière et Sainte-Philomène.

Archives municipales de Migné-Auxances : 1D2, Registre des délibérations du Conseil municipal (1863-1886).
- Séance du 14 juin 1874 : Dossier relatif à l'acquisition par la congrégation des soeurs de Sainte-Philomène, établie à Salvert (Vienne), de divers immeubles appartenant à l'abbé Médeau et situés dans la commune de Migné, le Conseil municipal déclare à l'unanimité ne faire aucune opposition au projet et l'approuve.
- Dans le cimetière se trouve le tombeau de l'architecte qui a réalisé la chapelle du couvent. Ce tombeau présente l'inscription suivante :
" Ici repose le corps de J. B. Perlat pieusement décédé au château de Salvert, le 24 janvier 1889, à l'âge de 74 ans, architecte vraiment distingué mais plus remarquable par sa foi et sa piété. Il a consacré son talent à bâtir des églises. Les soeurs de Sainte-Philomène lui doivent leurs trois chapelles et leur supérieur, son intime ami, lui demeure reconnaissant de l'avoir si bien secondé pendant plus de trente ans. Avant de mourir, il a demandé et obtenu sans peine, de reposer dans le cimetière de la communauté ".

Archives municipales de Migné-Auxances : 1D4, Registre des délibérations du Conseil municipal (1906-1936).
Séance du 27 novembre 1932 : Le Conseil municipal évoque une note de frais des pompiers de Poitiers, intervenus lors de l'incendie de Salvert.

Briand, abbé Emile. Mademoiselle Pauline Dauvillier.
"L'abbé Gaillard n'était pas homme à refuser son concours sur le terrain de la charité, mais il venait de fonder à Saint-Benoît sa communauté de Sainte-Philomène, qui essayait à peine ses premiers pas ; et il objectait avec beaucoup de sens qu'il ne pouvait se consacrer utilement à deux établissements si éloignés l'un de l'autre. Melle Dauvillier ne jugea pas la difficulté insoluble : afin de la trancher, elle offrit de faire bâtir un couvent pour les soeurs de Sainte-Philomène et de transplanter à Salvert la communauté naissante et son fondateur. Bientôt les ouvriers se mettent à l'oeuvre, et le couvent s'élève aux frais de Melle Pauline, qui à la maison des Soeurs adjoint un orphelinat de jeunes filles. La colonie agricole est installée à petite distance, et dans l'acte notarié qui donne Salvert aux religieuses, il est stipulé que la colonie restera sous la direction de la communauté".

Le patrimoine des communes de la Vienne.
Château de Salvert. 17e siècle. Communauté des Filles de Notre-Dame de Salvert.
"Relevant de l'abbaye de Montierneuf de Poitiers, le fief de Salvert est cité dans les textes des religieux dès 1277. L'entrée de la cour de Salvert est protégée par deux sphinx. Une aile des communs abrite la chapelle de la Sainte-Vierge et de Saint-Jean bénie en 1706. Le logis central, du 17e siècle, s'organise autour d'un avant-corps saillant, encadré par deux travées de chaque côté. Il n'existe qu'une seule aile en retour d'équerre ; la seconde ne fut jamais construite. L'ensemble, classique, privilégie les lignes horizontales de ses trois niveaux, dont un sous combles. Les baies sont surlignées de pilastres austères. Sur un toit à la Mansart couvert d'ardoises et de tuiles plates, l'amortissement de la base de la charpente reçoit deux lucarnes à pignon triangulaire et volutes. L'ensemble est acquis en 1841 par Pauline Dauvilliers qui y crée une colonie agricole pour subvenir à l'éducation des orphelins et des enfants des familles pauvres. La gestion du lieu est confiée au père Adolphe Henri Gaillard qui y installe les Filles de la Sainte Vierge et Soeurs de sainte Philomène en 1842".
Communauté des Filles de Notre-Dame de Salvert. 19e siècle.
"Communauté des Filles de Notre-Dame de Salvert doit son origine à Henri-Adolphe Gaillard. Au service des pauvres de l'hôpital général de Poitiers, ce prêtre et aumônier encourage, en 1835, des jeunes filles pauvres et de santé déficiente à fonder l'association des Pauvres Filles de la Sainte Vierge. Organisées en congrégation, les soeurs s'installent en 1838 à Saint-Benoît avec un certain nombre d'enfants malades et de nourrissons. Le 2 février 1839, les Filles de la Sainte Vierge prononcent leurs voeux et, en 1842, elles s'installent dans la propriété de Salvert, propriété agricole d'environ 50 hectares. Là, elles recueillent bientôt des orphelins et des enfants pauvres à qui elles apprennent un métier et inculquent une éducation. Les garçons font l'apprentissage de l'élevage et de la culture ; les filles, regroupées dans un orphelinat, s'exercent aux tâches ménagères et aux travaux d'aiguille. Au tout début du 21e siècle, sont accueillis ici environ 70 enfants, âgés de 6 à 16 ans, pour une trentaine de religieuses. L'enseignement s'effectue au sein de la communauté jusqu'au stade primaire".
Église Sainte-Philomène. 1866. Architecte : Perlat.
"Consacrée le 20 septembre 1866, l'église néo-gothique témoigne de l'agrandissement et de la prospérité de l'ordre. A l'origine, la congrégation s'appelait les Filles de la Sainte Vierge et Soeurs de sainte Philomène, mais elle a dû changer de nom, le concile de Vatican II ayant jugé qu'il n'y avait pas assez de preuves de la sainteté de Philomène. Son nom a été gratté sur le vitrail nord et, dans la cour, sa statue a perdu son cartouche et sa palme de martyre pour devenir une Vierge".
Rocaille du Christ. Salvert.
"Cette rocaille est située en lisière de bois, non loin de la demeure de Salvert. L'ensemble organisé en hémicycle met en valeur l'escalier central qui amène à la figure du Christ. Son texte, « Venez à Moi », et sa main accueillante, vont également dans ce sens. L'autre main désigne le Sacré-Coeur encerclé d'une couronne d'épines. Jusque dans les années 1950, une procession populaire se rendait à cette rocaille pour y célébrer le Sacré-Coeur. De l'autre côté du domaine des religieuses, une rocaille figurant la grotte de Lourdes abritait une statue de la Vierge et faisait l'objet de processions. Il n'en reste quasiment rien".

http : //perso.orange.fr/villa.beauregard/genealogie2/Famille/d0001/g0000002.html.
Gérasime, Gabriel François Lecointre. Naissance : 04/12/1809, Alençon, 61, France. Décès : 25/09/1888, Poitiers, 86, France. Après des études au Collège d'Alençon, il vient faire du droit à Poitiers, élève de l'illustre Boncenne. Il vient s'établir définitivement à Poitiers en 1835 après le décès de son Père. Connu par les nombreuses oeuvres de Bienfaisance qu'il a fondé en Poitou, en Normandie, en Touraine, Confrère de saint-Vincent-de-Paul, il visitait les pauvres et les malades. Le 24 février 1864, il donne une rente aux Soeurs de sainte-Philomène de la colonie agricole de Salvert, fondé par l'Abbé Gaillard et par mademoiselle Pauline Dauvilliers pour l'entretien de 6 jeunes filles et l'éducation de 6 jeunes garçons.

Site internet de la Communauté de Salvert :
En 1835 naît à l'Hôpital de Poitiers, l'Association des Pauvres Filles de la Sainte Vierge, destinée à apporter un soutien à des personnes pauvres. L'Association reçoit l'approbation de l'autorité diocésaine le 15 août 1837. Les premières soeurs prononcent leurs voeux le 2 février 1839. En 1842, le Père Gaillard acceptait une offre généreuse de Mademoiselle Dauvilliers et établissait ainsi définitivement sa famille religieuse sur le domaine de Salvert. Les religieuses s'occupent d'un orphelinat où est dispensée une éducation, basée sur l'agriculture, pour les garçons, et sur les tâches ménagères et les travaux d'aiguilles, pour les filles.
"Actuellement les Maisons d'enfants de Salvert accueillent des enfants et adolescents confiés par l'Aide sociale à l'enfance ; 70 enfants de 4 à 16 ans sont accueillis, issus de familles résidant dans la département de la Vienne.
L'école : trois institutrices assurent la scolarité des enfants de l'école primaire, dans des locaux situés sur la propriété ; les enfants bénéficient d'une aide et d'un soutien attentif, propre à l'esprit de l'établissement.
L'association des Amis de Salvert apporte son concours efficace et chaleureux à la vitalité de l'établissement et organise une kermesse annuelle dont les bénéfices aident les enfants à partir en vacances et permettent l'organisation d'autres loisirs.
Les personnes âgées : la communauté accueille, outre les soeurs âgées, les parents des religieuses.
L'exploitation agricole : l'exploitation des terres est assurée par un chef de culture et des ouvriers agricoles ; leur travail consiste dans la culture des céréales et du potager, l'entretien des bois, des arbres d'agrément du domaine (...) ".



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