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L'inventaire du patrimoine culturel de la Région Poitou-Charentes

L'agglomération de Poitiers :
les 3 262 éléments du patrimoine étudiés


Dossiers et illustrations : dossier documentaire

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Migné-Auxances / le bourg
Église Saint-Pierre-ès-Liens, puis Sainte-Croix

photographie du dossier documentaire, voir légende
Vue générale depuis le nord-est. © Région Poitou-Charentes - Communauté d’agglomération de Poitiers / G. Beauvarlet, 2007.
Dossier documentaire réalisé à partir de l’enquête d’inventaire de 2007.

Historique

L'église de Migné est mentionnée en 989. En 1083, elle est donnée à l'abbaye de Montierneuf de Poitiers par Guy Geoffroy, comte du Poitou. Sa forme actuelle résulte de la reconstruction faisant suite à l'apparition de la Croix qui eut lieu, le 17 décembre 1826, lors de l'édification d'une croix de mission. Les diverses représentations de cet événement montrent qu'au début du 19e siècle, l'édifice jouxtait le cimetière, l'actuelle place publique, où se trouvait une croix hosannière. Le bâtiment, de plan rectangulaire, s'ouvrait à l'ouest. Cette façade s'arrêtait au niveau du transept actuel. Au milieu du toit était érigé le campanile. La proclamation du miracle donne lieu à la reconstruction en forme de croix, sous le nouveau vocable de Sainte-Croix, de l'église Saint Pierre ès Liens qui désormais est réorientée dans le sens de l'apparition ; son portail donnant à l'est. La reconstruction est décidée et effectuée, d'après les plans de Vétault, en 1827 ; les travaux d'agrandissement sont conduits par Servant fils, en 1828. Ils consistent à prolonger l'église à l'ouest, au delà de l'ancienne façade, par un choeur et deux chapelles. En 1836, en vue d'harmoniser l'ancienne construction et la nouvelle, sont entrepris, par M. Dumoutier, des travaux intérieurs qui nécessitent la démolition du clocher. Un autre clocher est érigé après 1838. La nouvelle église est consacrée le 31 mai 1841 par l'évêque de Poitiers, Jean-Baptiste de Bouillé. Vers 1880, des travaux de réparation de la toiture sont mis en oeuvre par Boyer. Pour le centenaire de l'apparition, fêté en 1927, l'église fait l'objet d'une restauration intérieure par Ursault. Jean Gaudin réalise les deux vitraux du transept, le chemin du croix en mosaïques en 1927, ainsi que le retable translucide du choeur en 1931. Marie Baranger réalise les fresques du choeur en 1933, et celles des bras du transept en 1956.

Description

Cette église présente un plan en croix latine. L'entrée s'effectue par un portail en arc plein cintre, mouluré, orné d'une croix saillante. Le sommet de la façade, orientée vers l'est, forme un fronton qui se prolonge par un clocher-porche. Ce porche abrite le baptistère. Au centre du fronton est apposée une plaque commmérant l'apparition de la croix dans le ciel de Migné-Auxances. Le toit du clocher est orné d'une corniche moulurée porté par des corbeaux en pierre. Si l'extérieur de l'église se caractérise par la sobriété stylistique des édifices du 19e siècle, l'intérieur de cette église contraste par la richesse du décor des années 1930. Les murs de la nef, à vaisseau unique, sont ornés de soubassements en mosaïque. La voûte est en berceau, des doubleaux, décorés de motifs géométriques, délimitent la croisée du transept où est suspendue, en mémoire de l'événement de 1826, une croix recouverte de cuivre rouge offerte par Mgr de Beauregard, évêque d'Orléans, oncle du maire de Migné. Les bras du transept accueillent chacun une chapelle, au nord dédiée à saint Joseph, au sud à la Vierge. Prolongeant les soubassements du choeur, ornés des mosaïques de Gaudin, la voûte en cul-de-four affiche une vaste fresque qui met en valeur le retable, oeuvre unique du maître-verrier Gaudin. L'autel, réalisé par Ursault et le sculpteur Goupy, vient compléter cet ensemble.

Documentation

● Archives

Archives départementales de la Vienne : Série O, Biens communaux autres que les chemins.
Archives municipales de Migné-Auxances : 1D1 à 1D8, Registres des délibérations du Conseil municipal (1839-1977).

● Bibliographie

La Croix miraculeuse apparue à Migné en 1826. Société Française d'Imprimerie et de Librairie, Poitiers, 1908, 165 p. Le patrimoine des communes de la Vienne. Paris : Flohic (35-Rennes : Oberthur Graphique), 2002, p. 775. Onimus, André et Colette. Une église " mémorial ", Sainte-Croix de Migné-Auxances. Historique et description. Association Migné-Auxances-Mémoires, 2004, 221 p.

● Annexe 1 :

Archives départementales de la Vienne : Série O, Biens communaux autres que les chemins.
- Devis du Conseil de fabrique, datant du17 décembre 1817 (?), portant sur les réparations et la construction de l'église.
"Le premier devis présente la dépense pour la construction d'une chapelle mais cette construction pouvant être ajournée, le devis se trouve réduit aux réparations de la sacristie et l'église (...)".
- Par délibération du 8 mai 1818, le Conseil municipal décide d'ajourner la construction d'une chapelle.
- Par délibération du Conseil municipal, datée du 7 juin 1818, "considérant que les réparations proposées tant à la sacristie qu'au presbytère, les frais de clôture du cimetière et les réparations au pont de Chardonchamp sont urgent et que les fonds nécessaires pour toutes les dites réparations ne peuvent être pris que sur une imposition extraordinaire (...).
- Cahier des charges de l'adjudication à faire à l'église et au presbytère de Migné, ainsi qu'au pont de Chardonchamp, enregistré à Poitiers le 3 juillet 1818. Chantier attribué à Blanchard.
- Paiement, le 25 septembre 1818, pour le prix de l'adjudication des ouvrages faits : réparation du vitrage de la sacristie, réparation des latrines du presbytère, barrière (?).
- Devis, datée du 31 octobre 1827, signé par Vétault, architecte : "Le mur pignon actuel côté du cimetière sera totalement démoli et reconstruit en y ajoutant deux bras de la croisée ce qui lui donnera 23, 54 mètres de long sur 11, 36 mètres de hauteur (...). Son mur parallèle, côté de la tête de la croisée donne le même produit (...). Belle maçonnerie : beaux moellons, chaux, sable.
Pierre de taille de Bonnillet : Les quatre arceaux ou arc doubleaux qui forment la voûte d'arrête et les trois autres de la croisée seront composés chacun de 45 douelles ou voussoirs, d'1 mètre de long, 70 centimètres de coupe ou de hauteur et 33 centimètre de largeur, les dits arceaux seront en plein cintre (...). Quatre doubles pilastres (...). Six arrêtes de la croisée de l'église, les deux de la sacristie et celle du parvis (...) Pour la croisée de la sacristie, les deux portes et celle sur le cimetière produisent pour leur seuil appui, couverture et leur jambage (...). Pour les six vitraux (...). Il sera posé 240 mètres carré de pavés neuf à bain de bon mortier (...). L'ancien pavé sera relevé, retaillé, appareillé, posé de niveau à bain de bon mortier (...). Dans le parvis, 32 mètres carré de pavé (...). Dans la sacristie 32 mètres carré de carrelage en carreau de terre cuite (...). Charpente et couverture en ardoise pour éviter les fermes d'assemblage, les noues et arêtiers (...). Voûte en brique et en plâtre (...). Panneaux de verre en plomb des vitraux (...).
Autel à la romaine : La souche de l'autel en maçonnerie encadré de panneaux en bois e noyer, le gradin, le tabernacle à double parement, par conséquent double porte, le tout peint couleur de marbre, les moulure du gradin et tabernacle doré (...).
Fermeture de porte : Les deux fermetures de porte de l'église seront à deux vantaux (...). Porte du sanctuaire dans la sacristie (un vantail), deux fermetures donnant sur le parterre de la sacristie. Total de 36 372 francs".
Annexe : Condition de l'entrepreneur.
"Il fera l'ouverture de porte ainsi que sa fermeture dans le mur collatéral, et quand cette porte sera faite, il clôturera le fond de l'église à l'aplomb du tirant de la charpente le plus près du pignon (...). L'entrepreneur élèvera tous les nouveaux murs en laissant une petite retraite pour recevoir la première brique de la voûte, il fera aussi quatre arcs doubleaux en pierre de taille. Quand l'entrepreneur aura fait le dit mur, il élèvera la charpente qui sera couverte en ardoise, excepté celle de la nouvelle sacristie qui sera faite en matériaux de celle actuelle".
- Par délibération du Conseil municipal, datée du 13 janvier 1828, décision d'agrandir l'église : "Considérant que l'église qui ne peut contenir que cinq à six cent personnes est beaucoup trop petite pour une commune de plus de deux milles âmes, reconnaît qu'il est nécessaire de l'agrandir (...). Considérant que Monseigneur Evêque de Poitiers reconnaît l'urgence de l'agrandissement de l'église de Migné a bien voulu promettre d'employer son crédit à obtenir pour cet objet ; considérant que le peu de ressources de la commune et les dépenses annuelles de toute nécessité qu'elle est obligée de faire pour l'entretien de plusieurs (ponts ?) et la réparation de chemins vicinaux ne lui permettent pas de faire tout ce qu'elle aurait désiré dans cette circonstance (...)".

Archives de l'Evêché.
Lettre, datée du 12 février 1828, du ministère aux affaires ecclésiastiques à l'évêque. Après réception des plans et devis de l'agrandissement de l'église qui demande que la dépense soit réduite.

Archives départementales de la Vienne : Série O, Biens communaux autres que les chemins.
- Par délibération du Conseil municipal, en date du 13 janvier 1828, décision d'agrandir l'église. Par extrait d'une ordonnance du Roi, le 13 avril 1828, autorisation d'une imposition extraordinaire, d'une somme de 3 387 francs, pour l'agrandissement de l'église.
- Devis des ouvrages en maçonnerie à faire pour le prolongement et l'agrandissement de l'église de Migné, signé Servant fils, architecte, daté du 23 mai 1828. "Cet édifice aura 80 mètres 89 centimètres de développement ; il se composera d'un sanctuaire, deux chapelles, un choeur formant la croix et au fond duquel une sacristie (...). Il sera fait au devant de l'église un parvis ; deux murs seront construits pour recevoir les marches et tenir la terre. (...) Au devant de la porte d'entrée, il sera placé des marches pour descendre au parvis (...). Les six angles des deux chapelles seront montés en pierre de taille de Bonillet (...). Les quatre croisées à faire dont deux dans les deux chapelles, et les deux autres dans le choeur, auront 1 mètre 30 centimètre de largeur sur 2 mètres 47 centimètres d'hauteur (...). Il sera fait une croisée cintrée au fond du choeur (...). La porte d'entrée du choeur à la sacristie (...), il faudra 1 mètre cube de pierre de taille pour piedroit, lancis et écoinçon (...). La principale porte d'entrée donnant dans la nef (...) sera à pierre saillante (...). La porte qui donnera l'entrée du cimetière dans l'une des chapelles (...) en pierre de taille pour piédroit, lancis, écoinçon (...). Sacristie : au devant de la porte d'entrée il sera placé 6 marches (...), pierre de taille (...). Pierre de taille des Lourdines : les quatre angles intérieurs du sanctuaire. Pierre de taille de Bonillet : les 6 angles extérieurs de la croix, les quatre angle intérieurs du sanctuaire, les quatre croisées, les traverses sous les pans coupés de la croix, la croisée au fond du choeur, la porte de la sacristie, la principale porte d'entrée, la porte du cimetière, les deux angles de la sacristie, la les marches au devant de la porte d'entrée, le pavé du parvis (...)".
- Plans du projet de prolongement de l'église de Migné, réalisé par Servant fils, architecte à Poitiers, daté du 23 mai 1828.
- Suite des travaux (annexe cahier des charges de Vetault). Devis estimatif des ouvrages pour la construction de la charpente, ouvrages en menuiserie, serrurerie, vitrerie, peinture et décoration intérieure à faire dans l'église de Migné, daté du 18 septembre 1828, signé Servant fils architecte. "Charpente de la sacristie, couverture en tuile plate. La porte d'entrée (...) à deux vantaux ; au-dessus il sera fait un imposte dans le cintre de 1, 30 m. d'hauteur. La porte du cimetière qui donnera entrée dans une chapelle (...). La porte de la sacristie donnant sur la cour (...). La croisée de la sacristie (...) sera faite suivant ce qui a été expliqué pour celle des chapelles et du choeur.
Plafond : Les pilastres seront montés en dessus de leur base en liaison dans les murs et enduits de plâtre (...). Les dits pilastres seront saillants Les huit chapiteaux seront de l'ordre dorique et enrichis de toutes leurs moulures. L'architrave en frise seront profilés seulement que sur les pilastres ; dans l'architrave il sera fait des triliphes".
- Plans du projet de prolongement de l'église de Migné, réalisé par Servant fils, architecte à Poitiers, daté du 23 mai 1828.
- Procès-verbal d'adjudication des travaux, datée du 16 juin 1828 et signé par le Maire, à M. Joseph Blanchard, entrepreneur à Migné, pour la somme de 8 000 francs.
- Devis estimatif des ouvrages pour la construction de la charpente, ouvrages en menuiserie, serrurerie, vitrerie, peinture et décoration intérieure à faire dans l'église de Migné, daté du 18 septembre 1828, signé Servant fils architecte. "Charpente de la sacristie, couverture en tuile plate. La porte d'entrée (...) à deux vantaux ; au-dessus il sera fait un imposte dans le cintre de 1, 30 m. d'hauteur. La porte du cimetière qui donnera entrée dans une chapelle (...). La porte de la sacristie donnant sur la cour (...). La croisée de la sacristie (...) sera faite suivant ce qui a été expliqué pour celle des chapelles et du choeur. Plafond : Les pilastres seront montés en dessus de leur base en liaison dans les murs et enduits de plâtre (...). Les dits pilastres seront saillants Les huit chapiteaux seront de l'ordre dorique et enrichis de toutes leurs moulures. L'architrave en frise seront profilés seulement que sur les pilastres ; dans l'architrave il sera fait des triliphes à l'aplomb de chaque pilastre et la corniche régnera au pourtour de deux chapelles et choeur ; cet ouvrage sera fait suivant le même ordre enrichi de triliphes, de gouttes et de denticules dans l'entablement. Les plafonds du sanctuaire des deux chapelles en choeur seront fait en voûte d'arrêtes (...). La sacristie sera plafonnée comme les voussures des sanctuaires, chapelles et choeur. (...) Total = 17 723, 49 francs".
- Lettre de l'évêque de Poitiers à M. le Comte de Vendeuvre (s.d.) : problème de devis et non réalisation des travaux par Blanchard.
- Plan annexé, daté du 8 décembre 1828, signé Vétault.
- Procès-verbal d'adjudication des travaux, datée du 9 décembre 1828 et signé par le Maire, à M. Jean Couturier, entrepreneur à Migné, pour la somme de 11 337 francs.
- Lettre de M. Couturier, entrepreneur, datée du 4 juin 1829, expliquant le retard des travaux du fait d'un problème de solidité de la charpente (ferme de la noue).
- Plan de la charpente, dessiné par Servant fils architecte, daté du 28 juin 1829.
- Rapport de l'architecte soussigné, daté du 11 août 1829, signé Servant : travaux inachevés.
- 1830. Devis estimatif des ouvrages en plafonnage, en décorations intérieures à faire aux nouvelles constructions de l'église de Migné : Pilastres (...) des angles de la croix, chapiteaux d'ordre dorique (...). L'architrave en frise seront profilée seulement que sur huit pilastres (...). "La corniche ne régnera seulement qu'au pourtour de deux chapelles en choeur (...). Le plafond du sanctuaire en deux chapelles en choeur seront faite en voûte d'arrête suivant la charpente (...). Il sera fait 6 culs de lampe aux six niches, dont quatre pour les deux chapelles et deux au fond du sanctuaire, ils seront sculptés en feuille d'acanthe, ou tout autre ornement que nous désigneront pour les remplacer (...). Il sera figuré en plâtre quatre doubleaux sous la voussure (...)".
- Procès-verbal d'adjudication des travaux, fait en conseil de préfecture le 8 février 1830 : travaux attribué à Gabbio, entrepreneur à Poitiers, pour la somme de 10 995 francs.
- Procès-verbal de réception des travaux, daté du 3 août 1830, signé Servant fils architecte : travaux de plafonnage en décoration, adjudicataire : Jean Gabbio.
- Réception des travaux, datée du 18 mars 1830, signé Servant Fils, architecte : "Charpente de la sacristie : construction de la charpente de l'église, construction de la charpente de la sacristie, couverture de l'église (ardoise), couverture de la sacristie (tuiles courbes), menuiserie (2 portes du choeur donnant sur la sacristie, porte de l'entrée principale de l'église, porte du cimetière donnant entrée dans la chapelle, porte de la sacristie donnant dans la cour, fermeture de la rosace), vitrerie (quatre vitraux de la croisée du choeur)".

A. Evêché
- Par délibération en date du 10 avril 1836, le conseil municipal décide, sans exiger aucune somme des habitants, de faire exécuter dans la partie qui composait l'ancienne église les travaux nécessaires pour mettre cette partie en harmonie avec celle qui a été nouvellement construite. Ils seront exécutés sous la direction de M. Dumoutier architecte conformément au plan communiqué aux membres du conseil (charpente, voûte en plâtre, crépissage des murs intérieurs depuis le sanctuaire jusqu'au point où le clocher et les fonts baptismaux doivent être construits. L'exécution du plan nécessite la démolition du clocher actuel et les poutres traversant l'église devront disparaître.
- Délibération, en date du 9 avril 1838, du conseil de fabrique. La somme accordée par le ministre de cultes pour l'année 1837 doit être employée pour la construction du clocher de l'église.

Archives municipales de Migné-Auxances : 1D1, Registre des délibérations du Conseil municipal (1829-1862).
- Séances du 28 janvier 1853 et du 13 novembre 1853 : Le Conseil municipal examine les conséquences de la chute de tuiles sur les ardoises qui couvraient les quatre angles de la toiture de l'église, par la faute de Bouchaud, l'ancien couvreur. Des gouttières menacent la solidité des piliers qui soutiennent la charpente, en forme d'arceau. Le conseil de fabrique a déjà fait remplacer les ardoises par des plaques de fer blanc soudées, par le ferblantier Cotet.
- Séance du 20 mai 1855 : Le Conseil municipal vote une somme pour refaire le beffroi du clocher qui n'est pas assez solide pour supporter les deux cloches neuves qui viennent d'être données à la commune. La première a été donnée par la famille Nicolas, propriétaire du domaine de Sigon, l'autre par plusieurs personnes de la commune ou d'ailleurs. Les travaux seront réalisés sous la surveillance de M. Boyer, architecte du diocèse.

A. Evêché. Délibération du Conseil de fabrique, en date du 24 août 1879, approuvant la nécessité de réaliser des travaux.

Archives municipales de Migné-Auxances : 1D2, Registre des délibérations du Conseil municipal (1863-1886).
- Séance du 30 mai 1880 : Présentation des devis estimatifs pour la restauration du toit de l'église, pour un montant de 2 500 francs. Demande de secours, datée du 9 juillet 1880, adressée au Préfet de la Vienne.
- Séance du 7 novembre 1880 : La Conseil municipal adopte le projet de réparation de l'église.
- Séance du 1er décembre 1880 : Participation du Conseil de fabrique (600 francs), subvention du Ministre des cultes (1 000 francs). Le Conseil municipal avait chargé M. Brunet et Michelet, couvreurs, de faire un devis des travaux. Ce devis montait à la somme de 2 500 francs. Quand il s'est agit de faire l'adjudication des travaux, M. Boyer architecte à Poitiers s'aperçut que la charpente qui était peu solide, du reste, avait un chevronnage en mauvais état, ce qui força de porter la dépense à 3 900 francs, ainsi que le montre le devis annexé.

Archives départementales de la Vienne : Série O.
- Cahier des charges concernant les travaux à exécuter dans la commune de Migné-Auxances pour la construction de la couverture de l'église, daté du 18 novembre 1880, rédigé par Eugène Boyer, architecte à Poitiers : démolition des couvertures actuelles, réfection de la couverture de la nef et du transept côté de l'école en vieilles tuiles, réfection de la couverture de l'abside et du transept côté de la place en ardoises neuves venues d'Angers.
- Extrait du procès-verbal d'adjudication des travaux exécutés pour la restauration de la couverture de l'église, daté du 19 décembre 1880. Travaux adjugés à M. Gabriel Dubreuil, entrepreneur à Poitiers.
- Devis daté du 18 décembre 1880, approuvé par la Préfecture le 23 décembre 1880 : couverture avec remploi des vieilles tuiles plates, couverture en ardoises venues d'Angers.

Archives municipales de Migné-Auxances : 1D2, Registre des délibérations du Conseil municipal (1863-1886).
- Séance du 23 avril 1881 : Demande de secours au Conseil général pour les dépenses relatives aux travaux de réparation de la couverture de l'église.

Archives départementales de la Vienne. Série O. Décompte des travaux exécutés par le sieur Dubreuil, daté du 5 août 1881.

A. Evêché
Lettre, datée du 23 février 1926, du maire au curé. Le Conseil a décidé de faire commencer sans retard les travaux de réparation des toitures de l'église et en particulier celles du clocher et de la sacristie.

Archives municipales de Migné-Auxances : 1D4, Registre des délibérations du Conseil municipal (1906-1936).
Séance du 28 mars 1926 : Evocation du projet de réparation urgente de la toiture du clocher. Devis établi par Chaumet, couvreur à Poitiers. La couverture sera en ardoise.

Archives départementales de la Vienne : Série O.
Traité de gré à gré avec Chaumet, daté du 11 novembre 1926.

Archives municipales de Migné-Auxances : 1D4 : Registre des délibérations du Conseil municipal (1906-1936).
Séance du 15 mai 1927 : Approbation du projet de travaux de restauration intérieure (état de délabrement) et des plans et devis établis par Ursault, architecte à Poitiers.

Archives départementales de la Vienne : Série O.
- Devis estimatif et descriptif, plan et cahier des charges dressé par Ursault, architecte DPLG, le 27 mai 1927. Nef : "Construction d'une voûte en brique double avec contreforts en brique simple. Démolition de la corniche en plâtre. Arcs doubleaux. Enduit des murs (...) crépissage au mortier de chaux hydraulique et enduit de plâtre. Lambris chêne à glace. Frise en sgraffite au-dessus du lambris. Station de chemin de croix inscrites dans les murs en mosaïque. Suppression des colonnes en fonte et établissement d'une poutre en fer et bois avec balustrades en bois avec balustres tournés (...). Transept : Construction d'une voûte en brique double avec contreforts en brique simple. Démolition de la corniche en plâtre. Construction de trois arcs doubleaux. Enduit des murs (...) crépissage au mortier de chaux hydraulique et enduit de plâtre. Lambris chêne à glace. Frise en sgraffite au-dessus du lambris (...). Abside :
Dépose de l'autel existant et de son socle. Découverture d'une partie de l'abside. Démolition de la voûte et d'un arc doubleau à l'entrée (...). Démolition en raccord à la partie haute du mur du fond de l'abside (...). Maçonnerie de moellon pour surélévation du pignon. Pierre de taille de Lavoux à grains pour rampant et couronnement du mur. Croix couronnant le pignon. Voûte cloison en briquette (...) Lambris en chêne à glace (...). Autel, table et colonne en pierre de taille de Lavoux à grains, fond en mosaïque, tablette du retable et cadre en marbre, crédence de Lavoux à grains, marche en pierre de taille de Chauvigny.
- Cahier des charges générales. Cahier des charges particulières, dressé par Ursault, architecte DPLG, le 27 mai 1927.
- Avis favorable du Conseil des Bâtiments civils, séance du 22 juin 1927, pour travaux déjà commencés.
- Devis, établi par François le 12 septembre 1927, et traité de gré à gré, daté du 28 décembre 1927. Devis détaillant le travail exécuté (réparation de la couverture, côté donnant dans la cour de la sacristie, côté donnant sur la place) et report travaux contre le clocher, révision de la toiture, côtés du clocher, appentis côté gauche.
- Devis, établi par Blanchard le 10 novembre 1927, et traité de gré à gré, daté du 28 décembre 1927. Devis concernant face nord, façade entrée, entrée petite porte, côté de la croix, sacristie, derrière façade nord-ouest
- Par délibération du Conseil municipal du 13 novembre 1927, au vu de l'état endommagé de certaines parties de la toiture et du crépi extérieur, approbation des devis de M. Blanchard (maçon à Auxances) et M. François (zingueur à Poitiers).

Archives municipales de Migné-Auxances : 1D4, Registre des délibérations du Conseil municipal (1906-1936).
- Séance du 29 mai 1927 : Approbation des devis descriptifs et cahiers des charges relatifs aux travaux de restauration de l'église.
- Séance du 13 novembre 1927 : Réparation à l'église, couverture (devis par M. François, zingueur à Poitiers : 2416, 80 francs), crépissage (devis par Blanchard, maçon à Auxances : 2200, 85 francs).

A. Evêché. Le 18 septembre 1932, consécration de l'autel.

Archives municipales de Migné-Auxances : 1D4, Registre des délibérations du Conseil municipal (1906-1936).
Séance du Août 1934 : Réparation aux cloches, devis 7 500 francs. Le Conseil municipal décide de participer uniquement à des travaux de consolidation.

Archives municipales de Migné-Auxances : 1D6, Registre des délibérations du Conseil municipal (1952-1963).
Séance du 22 mai 1955 : Le Conseil municipal approuve le devis de M. Olender, peintre pour restauration de la plaque commémorative de l'apparition de la vraie croix fixée sur la façade de l'église, à l'aplomb de chaque pilastre et la corniche régnera au pourtour de deux chapelles et choeur ; cet ouvrage sera fait suivant le même ordre enrichi de trigiphes, de gouttes et de denticules dans l'entablement. Les plafonds du sanctuaire des deux chapelles en choeur seront fait en voûte d'arrêtes (...). La sacristie sera plafonnée comme les voussures des sanctuaires, chapelles et choeur. (...). Total = 17 723, 49 francs.

● Annexe 2 :

Archives de l'Evêché
- Mémoire des témoins de l'apparition adressé à l'évêque de Poitiers le 19 décembre 1826, deux jours après les faits :
"Monseigneur, les soussignés ont l'honneur de faire part à votre Grandeur du fait extraordinaire dont ils viennent d'être témoins au bourg de Migné, distant d'une lieue de Poitiers. Mrs Pasquier, curé de Saint-Porchaire, et Marsault, aumônier du collège royal de cette ville, s'étaient unis depuis un mois et demi au vénérable curé de Migné, M. Bouin de Beaupré, pour faire faire à ses paroissiens les exercices du jubilé. Beaucoup s'étaient montrés dociles à leurs exhortations, mais plusieurs étaient restés endurcis et avaient même tourné en ridicule les exercices de la station qui se sont terminés le dimanche 17 décembre par la plantation d'une croix, cérémonie à laquelle assistaient nombre de personnes de Poitiers et des paroisses voisines de Migné. La croix plantée, Mr. l'abbé Marsault monta sur le piédestal qu la portait et commença à rappeler aux assistants les merveilles de la croix. Au moment où il parlait de celle qui apparut autrefois à l'empereur Constantin marchant contre le tyran Maxence, Mr. le curé de Saint-Porchaire monta avec empressement près de lui et l'arrêté pour lui faire remarquer le spectacle étonnant qui déjà depuis quelques minutes attirait l'attention de ses auditeurs. Dans la direction qu'avait suivie la procession pour se rendre du château d'Auzance où la croix avait été disposée, au calvaire situé près de l'église, brillait au sud-ouest et dans la région supérieure de l'air, une croix blanche qui paraissait avoir près de quatre vingts pieds d'étendue, et dont les contours déterminés avec la plus grande netteté, se dessinaient parfaitement sur un ciel sans nuages, mais déjà obscur, car il était près de cinq heures du soir. Cette croix, vue pendant un quart d'heure par environ trois mille spectateurs à la fois, produisit sur le champs en eux l'enthousiasme, l'admiration, le saisissement, et lorsque Mr. Marsault entonna le cantique « Vive Jésus, vive la croix », tous le répétèrent avec transport, les uns en élevant les bras au ciel, les autres en se précipitant à genoux dans la boue. Ce prodige, qu'attestent les soussignés, et que sont prêts à attester avec eux tout ceux qui en ont été témoins oculaires, a amené la conversion de ceux qui, jusqu'à ce jour, s'étaient montrés rebelles à la grâce, et dès le lendemain, ils se sont empressés de s'approcher du tribunal de la pénitence et de se réconcilier avec Dieu. Fait à Migné le 19 décembre 1826".
- Rapport présenté à Monseigneur l'évêque de Poitiers sur l'apparition d'une croix dans la paroisse de Migné, le 9 février 1827 :
L'église de Migné, devant laquelle a paru la croix, est située tout près d'une rivière appelée l'Auzance, laquelle parcourt la prairie qui entoure le bourg du couchant au midi. Elle est de toutes parts dominée par des hauteurs dont le niveau s'élève au-dessus de son comble, et même en plusieurs points au-dessus du sommet de son clocher. Son plan est un carré long de quatre vingts six pieds sur vingt-neuf, orientée dans la direction du couchant d'été. Ses deux pignons ont leur sommet élevé de quarante pieds au-dessus du sol, et ils sont surmontés l'un et l'autre d'une petite croix en pierre grossièrement travaillé, ayant les trois branches supérieures longues de onze pouces chacune sur huit d'épaisseur en tous sens, et portées sur un pied de quatorze pouces de hauteur, qui s'élargit graduellement de manière à avoir son extrémité inférieure double de la supérieure en largeur. Le clocher qui s'élève à environ soixante cinq pieds, est aussi surmonté d'une croix. Celle-ci est en fer et composée principalement de trois fleurs de lis portées sur des tiges minces et courtes, assujetties ensemble par des arcs qui servent en même temps d'ornement. Elle est d'ailleurs surmontée d'une girouette d'assez grandes dimensions.
Les alentours de l'église dont libres de constructions au nord et au couchant seulement, jusqu'à une distance de cent à cent vingt pieds. Sur cet espace se trouvent deux croix, celle que l'on venait de planter au moment de l'apparition, et une autre qu'on appelle vulgairement croix hosannière. La première peinte en rouge, s'élève à vingt cinq pieds au-dessus du sol, et à vingt pieds au-dessus de son calvaire, situé lui-même à cinquante pieds de l'église, dans l'alignement de sa façade. Elle est formée de pièces de bois équarries de six pouces et demi de côté. Chacune des branches supérieures est longue de quatre pieds et demi et terminée par une boule peinte en jaune. La plus élevée est surmontée d'une couronne d'épines. Au croisement des branches avec le pied est placé un cœur de cuivre doré entouré d'une large gloire, dont le cercle et les 9 rayons ressortent très sensiblement entre les angles. Enfin deux bâtons, l'un en forme de lance et l'autre représentant un roseau terminé par une grosse éponge, sont fixés d'un côté sur le pied de la croix, et de l'autre sur chacun de ses bras.
La seconde, à peu près au nord-ouest de l'église, en est distante de cent pieds. Elle est placée sur une colonne de cinq pieds et demi. Sa hauteur totale est de deux pieds deux pouces. Chacune des trois branches supérieures a cinq pouces de longueur, et leur largeur commune est de quatre pouces. Sa base, plus large que le reste, repose sur une pièce carrée de onze pouces de côté, qui surmonte le chapiteau de la colonne inférieure. A cette croix sont attachés, en sautoir, deux faisceaux desséchés de branches de buis, qui la couvrent presque toute entière. Une petite place plantée de noyers, située devant la porte de l'église, aboutit au chemin par lequel on se rend au village d'Auzance. A sa naissance, ce chemin laisse à gauche quelques maisons et un moulin à eau. Plus loin on y traverse la rivière sur deux ponts, l'un à deux cent pieds de l'église et l'autre à trois cent soixante pieds environ.
- Le 13 juin 1827, faute de moyens, le gouvernement refuse d'accéder à la demande de l'évêque de faire reconstruire l'église de Migné pour l'agrandir et lui donner la forme de la croix.
- Le 18 septembre 1827, le nonce apostolique remet de la part du pape une relique de la Vraie Croix. Le 22 novembre, le miracle est reconnu.

Archives municipales de Migné-Auxances : 1D1, Registre des délibérations du Conseil municipal (1829-1862).
- Le 14 février 1841, le maire expose qu'il a reçu de toute la France et même de l'étranger une somme de 225 francs pour ériger un monument en forme de pyramide ou une colonne à la jonction du chemin de Migné à la grande route de Poitiers à Mirebeau, pour commémorer "l'événement extraordinaire" arrivé à Migné le 17 décembre 1826. M. de Curzon est chargé de construire le monument et d'y faire graver en relief "une ou plusieurs inscriptions ou signes indiquant par quelle raison un semblable monument a été construit dans ce lieu".
- Le 5 février 1843, le Conseil municipal est informé du refus du gouvernement d'autoriser la construction du monument commémoratif de l'apparition de 1826. Le Conseil municipal propose alors de réutiliser l'argent collecté pour entourer d'une balustrade en fer la croix du calvaire dont la plantation a été l'occasion de l'apparition, et pour placer au-dessus de la porte principale de l'église une inscription peinte sur marbre noir rappelant les raisons de la reconstruction de l'église.

● Annexe 3 :

La Croix miraculeuse apparue à Migné en 1826. Société Française d'Imprimerie et de Librairie, Poitiers, 1908, 165 p.
p. 19 : Texte de la plaque de marbre blanc au-dessus de la porte d'entrée de l'église : "Le 17 décembre 1826, à 5 heures du soir, par un ciel très pur, plus de 2000 personnes, dont la plupart vivent encore en 1844, réunies pour la plantation de la croix du jubilé, ont vu, pendant une demi-heure, une croix lumineuse, longue de 40 mètres, parfaitement régulière, immobile, horizontale, à une hauteur d'environ 35 mètres au-dessus de cette église, qui, en mémoire de ce prodige, et à l'aide de dons volontaires, a été agrandie en forme de croix et dédiée sous le nom de Sainte-Croix, par Mgr J. B. de Bouillé, évêque de Poitiers, le 31 mai 1841".
p. 20 : Texte de la plaque noire, gravée en lettres blanches, dans la muraille de droite en face de la chaire : "Mgr de Bouillé, évêque de Poitiers, voulant conserver à jamais la mémoire de la croix miraculeuse qui parut le 17 décembre 1826 et fut vue par plus de 2000 personnes en avant de l'ancienne église qui forme aujourd'hui la nef, a fait ajouter trois bras en forme de croix et qui se trouvent placés dans la direction et sous l'endroit même où se fit l'apparition. La croix suspendue à la voûte en est le souvenir et l'image".
p. 21 : Cette croix est creuse, ses quatre parties sont formées de planches recouvertes de cuivre rouge et peintes en couleur d'argent.
p. 28 : L'arbre de la croix plantée sur la place en 1826, au moment de l'apparition, avait été amenée du château d'Auzances dont le propriétaire, M. Dupont-Minoret avait fourni le bois, coupé dans son parc et préparé dans la cour du château. La croix est ensuite portée en procession jusqu'à la place par des hommes vêtus de blanc, un brassard bleu au bras, se relayant.

Le patrimoine des communes de la Vienne. Paris : Flohic (35-Rennes : Oberthur Graphique), 2002, p. 775-776.
L'apparition de la Croix. 19e siècle. Maison diocésaine, Poitiers.
"Le 17 décembre 1826, une grande foule est rassemblée à Migné, dans le cimetière jouxtant l'église, pour la plantation d'une croix de mission, à l'occasion de la clôture du jubilé. Une croix lumineuse, couchée, apparaît alors dans le ciel. Après enquête, le fait est reconnu miraculeux par Mgr de Bouillé, évêque de Poitiers. Ce dernier fait agrandir l'église d'origine en forme de croix et la fait réorienter dans le sens de l'apparition de la croix pour rappeler l'événement. Ce miracle a suscité la réalisation de nombreux objets commémoratifs dont ce tableau, attribué à M. Hivonnait. Une copie, réalisée par Mlle Maingault en 1927, est suspendue dans la nef de l'église Sainte-Croix. On y voit la croix dans le ciel, au-dessus des fidèles rassemblés".
La Trinité. 1933. Peintre : Marie Baranger. Fresque. Voûte du choeur, église Sainte-Croix.
"Cette fresque est la première réalisée par l'artiste poitevine Marie Baranger (née en 1902) dont l'oeuvre est entièrement consacrée à l'art sacré. L'artiste a tenu compte des éléments de décor déjà existants (retable, vitraux, mosaïques du bas des murs) pour réaliser, en une quarantaine de jours, ces peintures qui illustrent le sacrifice de la messe en tant que renouvellement du sacrifice de la croix. L'élément de la composition le plus riche de symbolisme, la Trinité, est placé à la voûte. En 1956, Marie Baranger crée un autre décor mural de près de 60 m2 dans le transept, toujours autour du thème symbolique de la croix. Six grands personnages saints de la région y sont figurés".

Onimus, Colette et Jean. Croix de Migné. L'apparition de 1826 racontée aux hommes d'aujourd'hui. Poitiers, 1994, 80 p.
p. 46 : Le 17 août 1826, le pape Léon XII fait don à la paroisse d'une relique de la Vraie Croix.
p. 50-51 : Le 6 décembre 1827, Mgr Bouillé, évêque de Poitiers, rend une ordonnance instituant le fête patronale de Migné sous l'invocation de la Vraie Croix, le troisième dimanche de l'Avent. Huit jour plus tôt, le 28 novembre 1827 par un mandement il a décidé le prolongement de l'église en forme de croix, sa nouvelle appellation « Sainte Croix », et l'instauration d'une célébration solennelle, avec exposition de la relique, le troisième dimanche de l'Avent.
p. 64 : Le 18 août 1897, les religieux de l'Assomption donnent à Migné la croix qu'ils ont ramenée de Jérusalem. La croix, couchée sur un char triomphal de pourpre et d'or, et traînée par un attelage de quatre boeufs aux cornes dorées, arrive du château de Boivre à l'église, sur la place. L'après-midi, les pèlerins de Jérusalem la remettent aux paroissiens, qui la portent alors jusqu'à Sigon, entre deux rangs de mâts où flottent des oriflammes rouges, semées de croix d'or.
p. 72 : La croix est l'élément décoratif principal de l'intérieur de l'église. On la retrouve partout, sur le retable, dans les fresques, les décors qui encadrent les scènes du chemin de croix, les murs et même les portes. (...)
Le tableau de l'Apparition est la reproduction d'une oeuvre appartenant à la famille Parent de Curzon. Les héritiers de l'ancien maire de Migné ont fait réaliser cette copie par Mlle Maingault à l'occasion du centenaire de l'apparition, afin de l'offrir à l'église de Migné.
p. 73 : En 1844, Mgr de Bouillé, évêque de Poitiers, a fait apposer une plaque d'ardoise dans le transept droit pour conserver le souvenir de la croix miraculeuse. A l'extérieur, au-dessus de la porte d'entrée, une plaque de marbre blanc, datant de la même époque, rappelle le prodige aux passants.



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