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L'inventaire du patrimoine culturel de la Région Poitou-Charentes

L'agglomération de Poitiers :
les 3 262 éléments du patrimoine étudiés


Dossiers et illustrations : dossier documentaire

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Chasseneuil-du-Poitou / le bourg
Église paroissiale Saint-Clément

photographie du dossier documentaire, voir légende
Vue générale depuis le nord-est. © Région Poitou-Charentes - Communauté d’agglomération de Poitiers / G. Renaud, 2007.
Dossier documentaire réalisé à partir de l’enquête d’inventaire de 2007.

Historique

Il semble qu'une église existait dès l'époque carolingienne : un chapiteau remployé dans la partie inférieure du mur de chevet daterait de cette époque. En 1098, Pierre II, évêque de Poitiers, donne l'église Saint-Clément à l'abbaye de Saint-Amand de Boixe, en Charente. En 1226, l'évêque de Poitiers, Philippe, reprend ses droits sur l'église de Chasseneuil. Le choeur de l'édifice actuel date en partie du 12e siècle, il en conserve quelques vestiges : partie inférieure des murs, colonnes et chapiteaux intérieurs, vestiges d'archivoltes sculptées à l'extérieur. Au 15e siècle, le choeur est pourvu d'une voûte d'ogives reposant sur les anciennes colonnes. Peu après, dans la seconde moitié du 15e siècle, Bellère, seigneur de Guignefolle, fait bâtir une chapelle funéraire contre le choeur, au sud. Après les dommages dus aux guerres de Religion, des réparations sont entreprises par l'ordre de Malte. Le Grand Prieur d'Aquitaine, qui partage avec l'évêque de Poitiers l'autorité sur Chasseneuil, fait alors installer les armoiries de l'ordre de Malte, datées de 1616, au sommet du mur du sanctuaire. La présence de ces armoiries est d'ailleurs mentionnée vers 1674 dans un mémoire établi dans le cadre d'un contentieux entre le Grand Prieur et l'évêque au sujet des droits seigneuriaux sur Chasseneuil. A la même époque, l'église sert de sépulture aux prêtres de la paroisse : en 1656, dans son testament, le curé Catherin Douette demande à être inhumé dans le tombeau de ses prédécesseurs "qui touche aux portes du balustre du maître autel". En 1717, des travaux de réparation sont effectués dans l'église.
L'édifice est représenté entouré du cimetière sur le plan cadastral de 1810. En 1826, des travaux sont entrepris sous la conduite de l'architecte Servant : construction du mur intérieur entre le porche et la nef, destruction et reconstruction du clocher en pierres de taille de Bonnillet avec couverture en ardoise, réfection des murs, réfection de la toiture de la nef en tuile plate, installation de bancs et de deux stalles, d'un autel en pierre des Lourdines avec un retable en chêne. Ces travaux coûteux sont notamment financés par la mise en ferme des marais communaux. En 1850 et 1851, la nef est reconstruite et élargie et la sacristie ajoutée. Initialement en charge du projet, l'architecte Godineau de la Bretonnerie est destitué, suite à de nombreuses erreurs, et remplacé par l'architecte Dabin. La tribune est ajoutée en 1896. En 1999, l'église fait l'objet de travaux de rénovation.

Description

L'église de Chasseneuil, placée en bordure de la falaise qui domine le Clain, est orientée vers le sud-est. A l'ouest elle est bordée par une rue et, au nord, une place est aménagée là où se trouvait autrefois le cimetière. L'édifice, de plan massé, se compose : d'un clocher sur porche entre deux petites pièces (l'une servant de chapelle des fonts, l'autre de cage d'escalier) ; d'une nef de plan carré entre deux bas-côtés abritant un autel à leur extrémité est ; d'une courte travée renforcée par un large arc doubleau, à l'est de la nef ; d'un choeur à travée droite et chevet à trois pans, au sud duquel se trouve une chapelle de plan rectangulaire, tandis qu'au nord est accolée une sacristie. La nef, le choeur et la chapelle sont couverts de voûtes d'ogives et les bas-côtés de voûtes en berceau. Une étroite voûte en berceau brisé couvre également la partie reliant la nef au choeur et celle reliant le choeur à la chapelle sud.
Les murs sont en calcaire, en moellons pour la plupart, excepté le choeur qui est en majeure partie en pierres de taille. Actuellement, toutes les couvertures sont en ardoise.
La façade présente une partie centrale en avant-corps, limitée par deux contreforts, au centre de laquelle s'ouvre une porte en plein-cintre qui a été surhaussée (la base ancienne des piédroits ne reposant plus sur le sol). Au-dessus se trouve une niche, puis une fenêtre dans le pignon que surmonte l'élévation du clocher. Ce clocher est percé d'une fenêtre sur chaque face, placée entre un cordon et la corniche, et sa toiture est une flèche polygonale sommée d'une croix et d'un coq en métal. De part et d'autre de l'avant-corps de la façade s'ouvre une porte en plein-cintre. Les élévations latérales de la nef sont des murs pignons ajourés d'un triplet de fenêtres et d'une autre étroite baie au sommet. Au nord, à gauche, le mur de la sacristie en pignon, orné d'un cordon, est percé d'une porte dont l'archivolte semble être le remploi d'éléments d'une des anciennes fenêtres du choeur. Le mur du chevet, taluté à la base, est renforcé par de gros contreforts et couronné par une corniche à modillons non sculptés. Trois fenêtres couvertes en arc brisé s'ouvrent dans la partie supérieure, celle du sud-est conservant des traces de décor de l'ancienne fenêtre romane. Dans le pan est, une pierre sculptée est en remploi à la base et, à mi-hauteur s'ouvre une petite fenêtre ébrasée qui aérait autrefois une fosse placée sous l'autel. La chapelle accolée au sud du chevet est éclairée par une fenêtre à l'est. Enfin, à l'extrémité gauche de l'élévation sud, une porte murée, dont le seuil est placé nettement au-dessus du sol de la rue, a un linteau orné d'un blason nu et d'un cordon mouluré.
A l'intérieur, le sol de la nef, récemment refait en dalles de pierre, est plus bas que le niveau de la rue. En haut du mur ouest de la nef court une corniche moulurée qui présente un petit retour au nord (traces de l'ancienne nef ?), au-dessus de la tribune. Les voûtes reposent pour la plupart sur des colonnes qui dans le choeur, avec leur chapiteau sculpté, sont des vestiges de l'édifice roman. Dans la chapelle sud les nervures de la voûte reposent sur des culots d'angle. Dans le choeur, au nord a été aménagée une porte au-dessus de laquelle sont les vestiges d'une fenêtre murée. Au sud-est, une niche-lavabo, couverte d'une pierre en remploi ornée de dents de scie, présente une petite cuvette en forme de coquille. Au sud, la communication avec la chapelle se fait par un grand arc brisé. Dans le mur est de la chapelle se trouve une autre niche et, de part et d'autre de la fenêtre, sous laquelle se trouvait un autel, un culot sculpté devait autrefois supporter une statue. Dans le sol est conservée une dalle funéraire armoriée (cf. sous-dossier).

Précisions sur le décor

Dans le choeur, chapiteaux romans à décor de feuilles et de volutes. Dans la partie sud du chevet et en remploi sur la porte de la sacristie, vestiges d'archivoltes de baies à décor géométrique. Dans le choeur, armoiries de l'ordre de Malte. Dans la chapelle des seigneurs de Guignefolle, une litre funéraire peinte aux armes des familles Bellère et Chaillé a été trouvée lors de travaux au début du 20e siècle mais elle n'a pas été conservée. Dans la même chapelle, la voûte repose sur des culots ornés de feuillage, d'une tête humaine et d'une chauve-souris.

Documentation

● Archives

Archives départementales de la Vienne G 98. (Vers 1674] : mémoire au sujet des droits seigneuriaux sur Chasseneuil et des droits honorifiques dans l'église de Chasseneuil que se disputent l'évêque de Poitiers et le Grand Prieur d'Aquitaine.
Archives départementales de la Vienne G 1253. 1717, 6 décembre : comptes de Nicolas Rolland, receveur du chapitre de Notre-Dame la Grande de Poitiers, mandement délivré au curé de Chasseneuil pour faire faire des réparations urgentes à l'église.
Archives départementales de la Vienne 9G 19. 1656, 31 mars : testament du curé de Chasseneuil Catherin Douette.
Archives départementales de la Vienne Q 43, inventaire de 1905.
Archives départementales de la Vienne O Chasseneuil-du-Poitou.
Archives municipales de Chasseneuil-du-Poitou : Registre des délibérations du Conseil municipal (1825, travaux ; 25 février 1827, travaux terminés ; 9 juin 1895, 4 octobre 1896, agrandissement de l'église).
Archives Evêché Poitiers.

● Bibliographie

Laville, Gilles et Prêt, Christiane. Chasseneuil-du-Poitou, découverte de son passé. Association "Les Amis de Chasseneuil Autrefois", 1999. P. 61-85

● Annexe 1 :

La litre de la chapelle de Guignefolle

"Les récents travaux de peinture intérieure de l'église de Chasseneuil ont fait découvrir, sous le badigeon, des traces importantes d'un bandeau vert foncé qui courait à environ 2m50 du sol tout au long de l'ancienne chapelle seigneuriale de Guignefolle ; ce bandeau est chargé d'une chaîne d'or à gros maillons. Sur la muraille sud il est intact et coupé par trois écus encadrés chacun d'un quadrilobe à liseré d'or : les deux premiers à gauche sont d'azur au porc épic d'or ; le 3e, d'azur au chevron d'or accompagné de trois trilobes de même ; celui du milieu est malheureusement caché par un retable du XIXe siècle. Ces vestiges seront respectés par la réfection en cours.
On est, évidemment en présence d'une litre seigneuriale [...]. Les deux premiers écus semblent de la famille Bellère, qui posséda Guignefolle au moins de 1437 à 1459 et le troisième semble être des Chaillé : Louise Chaillé épousa, en effet, Hugues Bellère et vivait encore en 1486. Il en résulte que cette litre est de la seconde moitié du XVe siècle, contemporaine, selon toute vraisemblance, de la chapelle, qui est de style flamboyant et qu'on peut ainsi légitimement attribuer à la munificence d'Hugues Bellère.
La présence du bandeau sur toute la longueur du mur septentrional certifie encore que la chapelle est aujourd'hui désaxée et que l'autel était autrefois appuyé au mur oriental, suivant les règles liturgiques habituelles, opinion émise par Mgr Barbier de Montault en 1874 et basée uniquement alors sur l'emplacement de la piscine d'ablutions." (Bulletin de la Société des Antiquaires de l'Ouest, 1925).

● Annexe 2 :

Devis estimatif des ouvrages de maçonnerie, charpenterie, couverture, menuiserie, serrurerie et peinture à faire à l'église de Chasseneuil, arrondissement de Poitiers, département de la Vienne
Savoir :
- Construction d'un parpeingt dans l'intérieur lequel sera établi à trois mètres vingt cinq centimètres du parement intérieur du mur pignon dans lequel est la grande ports d'entrée de l'église et dans toute la largeur de la dite église qui est de sept mètres quinze centimètres. Les deux parpeingt en retour auront deux mètres soixante centimètres de longueur sur sept mètres quarante centimètres à partir du plein pied de l'église et se terminera à la hauteur des murs de l'église. Le parpeingt qui doit recevoir la tour du clocher aura soixante centimètres d'épaisseur, donne circonférence neuf mètres dix centimètres sur sept mètres quarante sept centimètres de hauteur, donne cinquante neuf mètres carré déduction faite des vides, estimé le mètres carré vingt francs [...].
Chaque côté de la grande porte qui se trouve figurée dans le parpeingt il y aura deux portes de même dimension. Telles qu'elles sont désignées sur le plan. Ces deux ouvertures de portes, compris leurs jambages, qui seront liés dans le mur, de seize centimètres [...].
Sur le carré du parpeingt à partir de la corniche il sera élevé un carré en maçonnerie de sept mètres quatre vingt centimètres de hauteur. La partie dessus le mur pignon n'aura que quatre vingt sept centimètres. Les trois parties de mur intérieur donnent en circonférence neuf mètres soixante quinze centimètres sur sept mètres quatre centimètres de hauteur [...].
Le mur du clocher sur la partie du pignon s'élèvera de quatre mètres cinquante cinq centimètres de large [...].
Les fondations de pareingt de face, ceux en retour donnent en longueur douze mètre soixante sept centimètres et auront un mètre quatre vingt quinze centimètres de profondeur.
Le pillier et les marches qui descendent dans l'église sur la grande et petite porte seront relevées et retournées et il en sera ajouté s'il en manque. Les murs de la tour du clocher auront quarante neuf centimètres d'épaisseur et ceux des fondations soixante cinq centimètres. Ces murs seront maçonnés à mortier de chaux et sable et cinq des fondations à mortier de chaux et possis ] provenant des fondations [...] le moellon étant pris aux carrières de Bonnillet gratis, d'après l'offre qui en a été faite au maire [...].
Pour les quatre encognures du clocher il sera fourni soixante dix huit morceaux de pierre de taille de cinquante centimètres de long sur trente trois centimètres carrés [...]. Le clocher sera couronné d'une corniche laquelle aura trente trois centimètres de hauteur et soixante six centimètres de largeur et trente centimètres de saillie [...]. Dans les murs du clocher il sera fait quatre croisées cintrées d'un mètre cinquante cinq centimètres de largeur, dont une sur chaque face du clocher [...]. Toutes les pierres des encognures de la tour du clocher ainsi que les quatre croisées seront saillantes de cinq centimètres en avant du parement des murs extérieurs [...].
Au pillier extérieur attenant à la chapelle formant l'angle il sera fourni six cent dix sept millimètres cubes de pierre pour réparer les parties endommagées [...].
Il sera fait un contremur à partir de l'angle du pillier jusqu'à l'angle de la chapelle en maçonnerie de longueur de cinq mètres quatre vingt cinq centimètres sur quatre vingt dix huit centimètres de hauteur. Lequel contremur sera pris sur la retraite de l'ancien mur. Il aura dans sa base quarante neuf centimètres d'épaisseur et se terminera au sommet à zéro [...]. La partie de ce mur dans sa sommité sera ? pée et grossoyée [...]. Les deux encognures seront rehaussées chacune de quatre vingt dix huit centimètres de hauteur et formeront trumeau, même épaisseur que le mur pignon de la chapelle qui est en rehaussement au dessus de la toiture. Le sommet de ces deux trumeaux se terminera par une ligne droite [...]. Le mur pignon de la chapelle sera dérasé de soixante quinze centimètres dans sa sommité et fera également pignon qui se terminera au sommet des deux trumeaux. Le dit pignon sera couvert en pierre de taille qui auront seize centimètres d'épaisseur et quatre centimètres de saillie. Il faudra pour cela quinze mètres vingt sept centimètres de pierre de taille y compris une croix en pierre qui sera placée sur le sommet du dit pignon, laquelle aura un mètre de hauteur [...].
Les murs extérieurs de l'église longeant la petite porte d'entrée ainsi que celui en retour de la chapelle seront ? pies dans toute leur longueur qui est de trente cinq mètres huit centimètres sur un mètre quarante de hauteur à partir du niveau de la grande porte d'entrée de l'église. ces re ? piement de murs auront trente trois centimètres d'épaisseur [...]. Les deux piliers de chaque côté de la dite petite porte seront re ? piés dans la partie basse [...].
Il sera fourni pour un des vitrages de l'église au dessus de la chapelle de la Vierge deux mètres cubes soixante dix centimètres de pierre de taille [...] le chassis en bois du vitrage sera dormant dont les montants auront sept centimètres de largeur et vingt sept millimètres d'épaisseur. Le montant du milieu cinquante quatre millimètres de largeur. Les petits bois trente sept millimètres de largeur [...]. Les panneaux seront en plomb consolidés par deux verges en fer. Ce chassis contient un mètres soixante deux centimètres de hauteur sur quatre vingt dix huit centimètres de largeur [...]. Pour consolider le chassis il sera fourni neuf pattes plus huit verges en fer [...]. Le chassis sera peint en trois couches d'impression à huile et noix [...]. Pour l'autre vitrage du côté droit en entrant dans l'église en face de celui ci dessus [...]. Il sera aussi fait en recha ? sur le mur extérieur de l'église quinze mètre cinquante neuf centimètres de grossoyement [...]. Les arrasements du mur pignon placé sur l'arceau du sanctuaire seront faits dans la partie où besoin sera. L'ancien passage du clocher qui s'y trouve sera muré [...]. Le crépissage des murs servant de siège à droite et à gauche de l'église seront recrépis. Il en sera démoli huit à dix pieds de longueur pour placer le banc de la mairie [...]. Il sera fait sur les murs intérieurs de la chapelle trois mètres quatre vingt centimètres de grossoyement[...]. Sur la droite de la petite porte de l'église en entrant à droite il y a une espèce de pillier tenant un mur que l'on fera disparaître pour le raser et le réparer [...]. Tous les murs intérieurs de l'église seront blanchis à deux couches de lait de chaux [...]. Bien entendu que le grossoyement extérieur et intérieur seront à deux couches. La première en sable et la deuxième en chapelin.
- Charpenterie du clocher
Il sera fourni pour la première enrayure qui recevra le plancher dix huit mètres dix neuf centimètres de soliveaux de vingt deux centimètres sur dix huit centimètres [...]. Pour le beffroy trente six mètres trente huit centimètres de soliveau de dix neuf centimètres sur seize centimètres [...]. Pour les croix huit colombes de chacune quatre mètres quatre vingt seize centimètres de long [...]. Trois soliveaux pour supporter les cloches de chacun deux mètres soixante centimètres de long [...]. Il sera fourni quatre sablières pour la première enrayure de la flèche de trois mètres quatre vingt dix centimètres de long [...]. Quatre coyers de chacun deux mètres soixante centimètres [...]. Deux coyers de chacun un mètre quatre vingt dix centimètres [...]. Huit sablières de chacune un mètre trente centimètres [...]. Il sera fourni pour la deuxième enrayure quinze mètres cinquante neuf centimètres de colombe forte [...]. Il sera fourni pour la troisième enrayure huit mètres quarante cinq centimètres de colombes [...]. Pour le comble huit arrestiers de six mètres quatre vingt deux centimètres [...]. Huit esseliers de chacun un mètre soixante deux centimètres [...]. Huit jambes de force de quatre vingt dix huit centimètres de long [...] un poinçon de trois mètres quatre vingt sept centimètres [...] plus cent onze mètres soixante sept centimètres de chevrons pour la flèche [...].
- Pour démolition de l'ancien clocher
Le plancher du clocher sera en bois de chêne très sec assemblé à rainures et languettes. Il sera fait dans le plancher une trappe composée de deux vantaux pour le passage des cloches [...].
- Ferrure du clocher
Il sera fourni quatre branches de fer de deux mètres quatre vingt douze centimètres de long [...] qui seront fixées par dessus le coyer et cramponnées dans les encoyures du clocher [...]. La croix aura deux mètres vingt sept centimètres de hauteur [...]. Il y aura à cette croix en fer quelques fleurs de lys à l'entour des branches et à leurs bouts, un coq en fer blanc de forme naturelle monté sur une boule aussi de fer blanc, le tout en bouti et peint qui sera mis au dessus de la croix d'une manière solide. Cette croix sera vue par le maire avant d'être posée ainsi que le coq [...].
- Couverture du clocher
La flèche aura cinq mètres quatre vingt cinq centimètres de hauteur et quatre mètres vint trois centimètres de largeur dans la base et se terminera à zéro au sommet. Ses quatre surfaces donnent quarante neuf mètres trente huit centimètres carrés de couverture [...]. Il ne sera employé pour la couverture que de l'ardoise carrée et couverte au 2/3. Toutes les pierres de taille employées pour la construction du clocher et parpeingt ainsi que pour les autres constructions seront neuves et des carrières de Bonnillet. Tous les vieux matériaux appartiendront à la commune, ils ne seront point susceptibles d'être mis en remploi. Toutes les ardoises de l'ancien clocher seront déposées aussi à la commune.
- Couverture de l'église
Deux cent quarante sept mètres trente sept centimètres de tuiles plattes à recheviller [...]. Deux milliers de tuiles plattes [...]. Un millier de lattes [...]. Deux milliers de clous [...]. Une demie barrique de chaux grise [...]. Deux barriques de sable pour faire les arrestiers, fêtages [...].
- Menuiserie
Le banc de monsieur le Curé à gauche en entrant aura deux mètres soixante centimètres de long, et celui de droite un mètre soixante deux centimètres, celui du maire en retour trois mètres auront chacun un mètre quatorze centimètre de largeur. Les trois dossiers de ces bancs auront un mètre trente centimètres de hauteur y compris leurs cimaises. La banquette du devant aura un mètre de hauteur compris son pupitre. Il y aura deux stales l'une à droite et l'autre à gauche qui auront chacune soixante cinq centimètres de longueur sur quarante trois centimètres de largeur. Le dossier des sièges scellera et fermera par des charnières. Il y aura à droite et à gauche une console à chaque siège de ces bancs. Il y aura aussi une petite porte pour y communiquer.
Et celle pour entrer au choeur sera à barreaux tournés et à deux vantaux et ceintrée sur son élévation, sera ferrée par le bac d'un pivot et la partie supérieure d'une charnière et d'un verrouil à ressort et d'un loquet à bouton. Les petites portes seront ferrées à deux charnières et d'un loquet à bouton. Il sera fait à la boiserie du sanctuaire un petit panneau qui a été consommé par le feu. Il sera aussi fait deux montants en bois de chêne ainsi que la main courante qui sera arrondie sur son sommet pour placer à la chaire [...].
Les bancs, la balustrade, la boiserie, les deux portes de la sacristie et la chaire seront peintes en trois couches d'impression, à l'huile et en jaune de la même nuance que les stales de ST Pierre à Poitiers [...]. Plus l'armoire de la chambre du Conseil, le confessionnal, le pupitre, la commode qui est dans la sacristie et le chevalet seront peints aussi à trois couches d'impression à l'huile. Savoir l'armoire en gris, le chevalet en noir et les autres articles en jaune de la même couleur que la boiserie de l'église [...].
- Chambre du Conseil
L'armoire pour déposer les papiers de la mairie aura deux mètres vingt sept centimètres de hauteur sur un mètre trente centimètre de largeur. Les encadrements seront en chêne et les panneaux en bois blanc ainsi que les tablettes qui seront en planchon [...]. Une table pour servir de bureau laquelle aura un mètre quatre vingt quinze centimètres de long sur un mètre vingt centimètres de largeur avec deux tiroirs [...]. Une douzaine et demie de chaises en accassia très fortes avec un fauteuil de cabinet qui sera en bois de cerisier, qui ne sera accepté ainsi que les chaises qu'après que le maire en aura vu la forme [...]. Il sera fourni au compte de l'adjudication un tapis en drap vert avec une frange en laine pour mettre sur la table du conseil [...]. Le maire veut s'assurere de l'échantillon avant que l'achat ne soit fait.
Il sera fait un piédestal de bois de cerisier bien travaillé de dix ou douze pouces de hauteur pour y déposer la statue de Charles [...].
- Réparation à faire au calvaire au dessus du bourg
Les dites réparations consistent dans deux marches à placer au dit calvaire de un mètres soixante six centimètres de longueur sur trente six centimètres de largeur chacune [...]. Il sera formé également au dit calvaire deux morceaux de pierre pour la rampe, d'un mètre soixante douze centimètres de longueur sur soixante centimètres de hauteur [...] relever l'escalier et réparation des pierres déplacées [...]. Plus quatre mètres de grossoyement en sable rouge et chaux grise [...]. plus pour mettre la croix d'applomb, la décéler et la recéler en plomb [...].
- De plus il sera fait dans la chapelle un autel à la demie romaine en pierres de taille blanches provenant des carrières des Lourdines, lequel aura de longueur à sa sommité cinq pieds sur une largeur de deux pieds, sur deux pieds neuf pouces de hauteur. Il sera fait derrière cet autel un massif en maçonnerie de quatre pouces d'épaisseur pour recevoir les gradins [...]. Il sera fourni au devant de cet autel et à deux pieds et demie de sa saillie une marche pour recevoir un parquet, dont la marche et les retours en pierre donnent douze pieds de longueur sur six pouces de hauteur [...]. Le parquet aura cinq pieds de longueur sur deux de largeur et sera en bois de chêne [...]. L'autel sera exécuté conformément au plan figuré [...]. Il sera fait deux gradins au dit autel avec un pied de ? au milieu et au fond deux pilastres avec un fronton qui sera supporté par ces deux pilastres, qui ira se terminer à une certaine distance de la voûte ; le tout en bois de chêne. La peinture pour l'autel et la boiserie qui sera couleur de marbre, au choix du maire [...].
Plus au compte de l'adjudication deux petites chandeliers de cabinet plaqués en argent pour la chambre du conseil de la mairie [...].
Fait et rédigé par nous le présent devis, montant à la somme de cinq mille cinq cent soixante quatre francs quarante quatre centimes. A Poitiers, le trois septembre mil huit cent vingt cinq. Signé Servant architecte. Vu et approuvé par le maire de la commune de Chasseneuil le cinq septembre mil huit cent vingt cinq. Signé en la minute Bourdier maire. Briquet adjoint. Vu et approuvé par nous préfet du département de la Vienne. Poitiers le 12 avril 1826 (Archives départementales de la Vienne : série O).

● Annexe 3 :

Archives départementales de la Vienne : série O Chasseneuil.
- 18 novembre 1810, Etat des réparations à faire à l'église et au presbytère, établi par Chauvineau, maire : réparation au clocher par un charpentier, une petite échelle pour monter à la cloche, portes avec loquet, refaire un pilier à la chapelle et un autre du côté du cimetière, couverture de la chapelle et du clocher, réparation des vitres.
- 3 septembre 1825, Devis estmatif des ouvrages de maçonnerie, charpenterie, couverture, menuiserie, serrurerie et peinture à faire à l'église de Chasseneuil ; par Servant, architecte, Bourdier étant maire.
- 13 mai 1826, Adjudication des ouvrages de maçonnerie, charpenterie, menuiserie à faire à l'église.
- 1er juillet 1838, extrait du registre de délibération du Conseil municipal. L'intérieur de l'église a besoin de réparations, notamment le maître autel et le tabernacle sont dans le plus mauvais état, les vieilles peintures des moulures et sculptures dégradées. Le conseil approuve les travaux
- Le 6 mai 1850, Le conseil réuni sur une autorisation spéciale de monseigneur l'évêque de Poitiers s'est occupé des plans et devis pour l'agrandissement de l'église dressé par M. Godineau, architecte à Poitiers. Il les a adopté reconnaissant que l'agrandissement donne plus de 80 mètres carrés de superficie.
- Juin 1850, Demande de secours pour les travaux d'agrandissement de l'église.
- 29 juin 1851, Extrait du registe des délibérations du Conseil municipal qui demande la cessation de la surveillance des travaux confiés à l'architecte Godineau de la Bretonnerie, lequel a souvent donné la preuve de son inexpérience et de son incurie dans la conduite des travaux et dans l'application de ses plans dont il a changé plusieurs fois la disposition. En faisant construire sous prétexte d'économie, entre l'abside et la nef, un arc doubleau qui ne figurait pas sur ses plans, il a entraîné la commune dans une dépense qui ne peut être moindre de cinq cent francs. Le triste résultat est d'accumuler dans une petite église et dans un espace de 3m20, trois arcs doubleaux ayant chacun 0,60 d'épaisseur. Il a fait des changements d'où résulte une diminution de l'agrandissement réel de l'église de plus de 12 m2 et nombreuses autres incuries. Le conseil demande que soit retirée à M. Godineau la surveillance des travaux.
- 6 juillet 1851, Lettre de Godineau au préfet, le conseil municipal a conclu un marché avec M. Rigau pour les arcs doubleaux et les voûtes latérales.
- 20 juillet 1851, Le conseil émet le voeu que le maire désigne un autre architecte en remplacement de M. Godineau et déclare qu'il verrait avec plaisir M. Dulin, architecte du département, prendre la direction des travaux.
- 5 avril 1895, Le conseil de fabrique regrette de n'avoir pas les crédits nécessaires pour faire agrandir l'église de beaucoup insuffisante pour le chiffre de la population et demande un secours pour l'établissement d'une tribune qui donnerait place à quarante personnes, sur plans de M. Boutaud, architecte à Poitiers.
- 15 janvier 1899, Demande de secours pour les réparations de la toiture de l'église.
- Juillet 1922, Marché de gré à gré avec Gustave Auvinet, entrepreneur à Jaunay-Clan, pour travaux au clocher : réfection totale de la couverture et des planchers, fourniture d'une échelle, pose de trois abat-son, couverture refaite en ardoises d'Angers, réparation du poinçon.
- 20 août 1924, Devis des travaux par Georges Auvinet : refaire la couverture en tuiles de la chapelle.
- 4 septembre 1925, Marché de gré à gré avec Georges Auvinet pour la réparation de la couverture de la sacristie.
- 5 décembre 1926, Le Conseil accepte les projets de M. l'abbé Chazottes sous réserve de l'examen par l'architecte de la commune : faire refondre la cloche et la replacer une fois refondue accompagnée de deux autres.
- 1er décembre 1952, Devis approximatif pour réparations extérieures de l'église : repiquage et crépissage
- Décembre 1952, Détail des travaux à exécuter pour refaire une partie de la couverture en tuile plate, côté ouest.
- 31 mars 1958, le conseil accepte le devis de M. Jolliet, de Montamisé, pour refaire la couverture en ardoise de l'abside.

● Annexe 4 :

Extraits des registres de délibération du Conseil municipal (A. communales)
- 8 mai 1825 : Vote des taxes que chaque habitant devra payer pour mettre les bestiaux dans les communaux. Le produit servira notamment aux réparations de l'église, surtout le clocher.
- 24 juillet 1825 : Dans le même objectif, le communal des Ecluzelles sera mis en ferme. Même chose pour celui de l'Aumône le 25 septembre.
- 27 novembre 1825 : Le devis des travaux à l'église se monte à 5389 francs. Un emprunt est voté.
- 25 février 1827 : Les travaux à l'église sont terminés, un procès-verbal de réception a été établi. Les vieux matériaux provenant de l'église seront vendus.
- 26 mai 1850 : L'église a besoin d'être agrandie, avec une population de 1200 âmes qui va toujours croissant. L'église peut contenir 400 personnes. Un plan et un devis (12689 fr) ont été établis. Le Conseil estime qu'il y a urgence à s'occuper de cet agrandissement, vote une somme de 7268 fr et arrête qu'un secours sera demandé au ministre de la justice et des cultes.
- 25 août 1850 : Présentation des plans et devis de M. Godineau architecte, pour la reconstruction de l'église. Si le devis est trop élevé, l'architecte propose d'en retrancher la voûte. Le Conseil estime que l'on peut en outre supprimer les fondations en béton de sable étant donné la solidité du terrain.
- 3 octobre 1850 : L'adjudication des travaux n'a pu avoir lieu, les entrepreneurs ayant fait observer plusieurs erreurs dans l'analyse des prix, notamment les tufs ou pierres de Beaumont sont mal évalués.
- 15 juin 1851 : La commission de surveillance des travaux de l'église propose une économie assez considérable par la suppression d'un mètre de maçonnerie en élévation, ce qui allégerait la voûte, dégagerait le clocher. L'architecte a déclaré impossible cet abaissement.
- 25 juin 1851 : Rapport de la commission de surveillance pour les travaux de l'église. L'architecte Godineau de la Bretonnerie a donné la preuve de son inexpérience dans la conduite des travaux et dans l'application des plans dont il a changé plusieurs fois la disposition. En faisant construire sous prétexte d'économie, entre l'abside et la nef, un arc doubleau qui ne figurait pas sur ses plans, il a entraîné la commune dans une dépense qui ne peut être moindre de cinq cent francs. Le triste résultat est d'accumuler dans une petite église et dans un espace de 3m20, trois arcs doubleaux ayant chacun 0,60 d'épaisseur. L'architecte a fait des changements d'où résulte une diminution de l'agrandissement réel de l'église de plus de 12 m2 et nombreuses autres incuries. Le conseil demande que soit retirée à M. Godineau la surveillance des travaux.
- 9 juin 1895 : Le conseil approuve un projet d'agrandissement de l'église.
- 4 octobre 1896 : Les travaux de l'église sont achevés.
- 20 novembre 1932 : M. Michelin, entrepreneur de zinguerie à Chasseneuil, et M. Chennebault, serrurier-maréchal à Grand-Pont, vont procéder au chaînage du clocher de l'église.

● Annexe 5 :

Archives de l'évêché : Notes historiques sur Chasseneuil, extrait d'un journal non daté.
L'écusson de Malte
La restauration de l'église de Chasseneuil a donné un éclat vif à un écusson placé au-dessus du vitrail central de l'abside. Cet écusson, entouré d'un chapelet, porte une date : 1616. Il est aux armes de l'Ordre des Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, de gueules à la croix alésée d'argent. Il a fait couler beaucoup d'encre et occupé les instants de nombreux robins.
Au début du XVIIe siècle, le Grand Prieur d'Aquitaine, chef de l'Ordre de Malte à Poitiers, fit, en sa qualité de décimateur de la paroisse, procéder à des travaux dans l'église de Chasseneuil : il profita de l'occasion pour affirmer d'une manière sensible les droits de l'Ordre de Malte sur l'église, à cause de sa commanderie de Chasseneuil. Il fit disparaître les restes peu visibles des armes de l'évêque Pierre d'Amboise, placées à la voûte, et il y substitua, au-dessus de l'autel et des fonts baptismaux, l'écusson de Messieurs de Malte, avec la date des travaux : 1616. L'entreprise ne fut pas goûtée par l'évêque de Poitiers, Henri-Louis Chateigner de la Roche-Posay. Celui-ci protesta aussitôt, en exigeant le rétablissement des armes de son prédecesseur. Non content de protester, il affirma à son tour ses droits de seigneur de la paroisse, en faisant ériger au milieu du bourg, un poteau ou pilori à quatre faces, emblême de son autorité de seigneur haut justicier. Et la procédure commença.
Elle occupa d'abord le présidial de Poitiers ; l'évêque y réclama l'enlèvement de l'écusson qui l'offusquait ; le Grand Prieur sollicita la suppression du pilori épiscopal qui lui semblait une usurpation. Le premier invoque les chartes qui avaient fait passer le fief de Chasseneuil des mains du roi Pépin, à celles de l'abbé de Saint-Amant-de-Boixe, puis à celles de Pierre, évêque de Poitiers ; le second se prévalut d'une possession immémoriale et des concessions faites à son Ordre par Richard, roi d'Angleterre et duc d'Aquitaine.
Une sentence, du 3 mai 1635, maintint en place l'écusson de Messieurs de Malte. Une seconde, du 17 juillet 1673, reconnut les droits du Grand Prieur, mais aussi ceux de l'évêque de Poitiers. Sur appel, on alla au Conseil du roi qui renvoya l'affaire au Parlement, par arrêté du 12 mars 1683. Les dossiers grossissaient toujours et les procureurs répétaient indéfiniment les mêmes arguments. Pour en finir, Hardouin Fortin de la Hoguette, qui occupait alors le siège de Saint-Hilaire, et Dauvet Desmarest, en ce temps Grand Prieur d'Aquitaine, choisirent deux arbitres, Claude Nouet et Thomas Baille, qui firent eux-mêmes choix d'un troisième, Louis Dupré.
Ceux-ci rendirent leur décision, le 13 avril 1685. L'évêque de Poitiers y était reconnu seigneur haut justicier de l'église presbytérale de Saint-Clément, avec tous droits honorifiques ; pour le surplus les deux plaideurs étaient reconnus seigneurs indivis de la paroisse, avec le droit pour l'évêque de garder son pilori, et pour l'Ordre de Malte, d'en faire ériger un s'il lui plaisait, et la faculté pour les parties de se partager le territoire de la paroisse.
Fortin de la Hoguette mourut peu de temps après. Son successeur, François Ignace de Baglion de Saillant, mit moins d'ardeur à faire exécuter la décision rendue. Avec le temps, on oublia l'écusson qui avait servi de prétexte à ce long procès. Aussi il est encore à la place d'honneur où nous le verrons sans doute longtemps.

● Annexe 6 :

Inventaire des biens dépendant de la Fabrique de l'église de Chasseneuil, l'an 1906, le 16 février à une heure du soir. En présence de MM. l'abbé Hénin, curé, et Montois, trésorier de la Fabrique.
L'église de Chasseneuil, inscrite sous le n° 16 du plan cadastral, a une superficie de 200 m carrés environ...
Protestation annexée à l'inventaire : ... de la loi de séparation est protectrice des biens de la Fabrique, l'église, elle, y soupçonne une tentative de mainmise anticipée sur les biens qui lui appartiennent en propre. Un avenir prochain nous dira si l'Etat est sincère où si l'Eglise avait raison d'avoir quelque défiance. Au nom du Conseil de Fabrique représenté par Monsieur [espace vide] j'affirme et revendique les droits de la dite fabrique de Chasseneuil : 1° sur les trois autels en pierre qui ont été élevés dans cette église depuis dix à douze ans à peine sans aucune participation de l'Etat ou de la Commune ; 2° J'affirme et revendique les droits des fidèles sur les chaises pour l'acquisition desquelles chaque occupant a avancé à la Fabrique une prime assez élevée.
(Archives départementales de la Vienne : Q43 inventaire de 1905).



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