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L'inventaire du patrimoine culturel de la Région Poitou-Charentes

L'agglomération de Poitiers :
les 3 262 éléments du patrimoine étudiés


Dossiers et illustrations : dossier documentaire

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Biard / le Chilloc / route Départementale 6
Maison

photographie du dossier documentaire, voir légende
Bâtiment principal, façade au sud. © Région Poitou-Charentes - Communauté d’agglomération de Poitiers / C. Bunoz, 2005.
Dossier documentaire réalisé à partir de l’enquête d’inventaire de 2005.

Historique

En 1539 un clos de vigne, appelé le clos du Chilloc, est donné au chapitre de Saint-Pierre-le-Puellier, par le prieur de Vouneuil-sous-Biard. En 1561 la terre du Chilloc est mentionnée comme une dépendance du chapitre cathédral de Poitiers. Au 17e siècle les terres de Chilloc appartiennent à la famille de Mousseaux, laquelle possède plus de cent parcelles de terre, dont beaucoup de vignes, et plusieurs métairies.
Le 3 janvier 1827, M. Caillas fils aîné, sacristain de Saint-Hilaire de Poitiers, achète plusieurs parcelle de terre au Chilloc. Alexis Caillas fait bâtir les deux bâtiments qui sont achevés en 1837, date inscrite sur le linteau de la fenêtre du grenier ouest. L'acte de vente par Marie-Antoinette Caillas, épouse Dalloux, à Pierre Bernard et Marie Delavau, passé le 4 avril 1879 chez Ernest Bodin, notaire, décrit "une encloture située au Chilloc ou la Crugeonnerie, d'une surface de 9840 m2, sur laquelle M. Alexis Caillas a fait construire deux maisons ; l'une constituée d'une chambre basse, une écurie, une remise et un cellier au rez-de-chaussée, quatre chambres et un fenil au premier étage, un grenier par dessus ; l'autre constituée d'une chambre au rez-de-chaussée, grenier au-dessus, cave au-dessous, écurie, four et fenil à côté ; l'encloture comprenait jardin, pré et vigne".
La façade du grand corps de bâtiment, entièrement réaménagé en habitation, a été refaite en 1949 et 1950. En 1963, l'accès principal de la maison, qui se trouvait au nord, a été déplacé au sud, suite à la déviation de la route causée par le prolongement de la piste de l'aéroport. Auparavant, les terres s'étendait jusqu'aux rochers surplombant la vallée de la Boivre.

Description

Edifice isolé dans un jardin contenant un cèdre et clos d'un mur bas supportant une grille, avec portail d'accès au sud depuis la route départementale 6. Il se compose d'un vaste bâtiment rectangulaire et d'un logement secondaire avec des communs, perpendiculaires à l'arrière mais séparés.
Le bâtiment principal comporte un rez-de-chaussée, un étage carré et un très haut comble à surcroît. L'accès au premier étage se fait par par un escalier tournant situé entre la remise et la chambre ouest, par un escalier droit entre la chambre basse et la chambre est et par un escalier extérieur en pierre. Un escalier tournant, partant de la chambre ouest, permet d'accéder aux greniers. La façade sud présente des baies disposées de façon irrégulière, plus resserrées dans la partie est que dans la partie ouest, avec plusieurs portes décentrées.
Le bâtiment secondaire au nord-est, de plan allongé avec façade à l'ouest, est constitué de trois corps de bâtiment. A partir du sud sont : un ancien four, un logement et d'anciennes écuries.

Documentation

● Archives

Archives privées.

● Annexe 1 :

Renseignement sur la construction et la structure des deux bâtiments, par le docteur J. M. Meunier

Maison principale construite directement sur le roc. Il existe au niveau de la remise une excavation profonde de 2 m, longue de 2, 50 m et large de 1 m qui n'a jamais servi de cave. Les angles de la maisons ont été construits en pierres de taille. Les murs sont en moellons de calcaire ou de silex, assemblés à l'aide d'une argile jadis décrite comme terre à bâtir. Autour des portes et des fenêtres, les embrasures sont en pierre de taille, les linteaux en pierre d'un seul bloc sauf le linteau de la porte de la remise qui est en bois. Les cheminées sont en pierre. Le sol de la chambre basse est carrelé et sa porte en chêne, très ancienne, proviendrait, selon la tradition familiale, de la sacristie de l'église Saint-Hilaire et aurait été récupérée au moment de la restauration de cette dernière. Les planchers, posés sur des chevrons en chêne équarri et non scié, étaient en peuplier. Il en persiste une partie dans le grenier ouest.
Dans les communs, seules les deux fenêtres de la chambre et du grenier au-dessus ont une embrasure en pierre de taille. Les angles des murs sont en moellons calcaire équarris sur quatre faces.
Chaque bâtiment dispose d'une citerne recueillant les eaux de pluie, d'une contenance approximative de 3 m3, avec murs et voûte en pierre de taille.



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