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L'inventaire du patrimoine culturel de la Région Poitou-Charentes

L'agglomération de Poitiers :
les 3 262 éléments du patrimoine étudiés


Dossiers et illustrations : dossier documentaire

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Vouneuil-sous-Biard
Présentation de la commune

photographie du dossier documentaire, voir légende
Le bourg, vue aérienne depuis le nord [1990]. © Région Poitou-Charentes - Communauté d’agglomération de Poitiers / Repro. M.-J. Meyssan, 2005.
Dossier documentaire réalisé à partir de l’enquête d’inventaire de 2005.

Historique

Des prospections archéologiques ont permis de déceler à Vouneuil-sous-Biard des traces d'occupation dès le Néolithique, puis de l'Age du fer et du bronze aux Cassons et de l'Age du fer à la Croix-Brault. De l'époque Gallo-romaine ont été trouvées des traces de voie au Plaidieu et au Chiron-Gris, d'acqueduc, de villae (aux Cassons, au Grand-Mazais et dans le bourg sur le site du prieuré) et une autre construction à la Sauvagerie. D'autres éléments, d'époque indéterminée, sont des enclos (les Nesdes, Les Hauts-Roussils, Les Grands-Ormeaux) et des sépultures (le Chiron-Gris ou dans le bourg).
Au Moyen Age le bourg, Pouzioux et la Cadoue sont habités. Précharaud est mentionné pour la première fois en 1483 et la Jarrie en 1576. Divers logis nobles et métairies apparaissent : la Bouralière, Bernagout, Boivre, Beaulieu, Beaurepaire, Beauvoir, la Droitière, la Gannerie, le Linot, la Maison-Neuve, le Grand et le Petit Mazais, la Menuiserie, la Pinterie, la Roche, la Sablonnière. La plupart des lieux-dit actuels sont déjà mentionnés au 18e siècle sur la carte de Cassini.
Avant 1790, Vouneuil-sous-Biard faisait partie de la généralité, de l'élection, de la sénéchaussée et du diocèse de Poitiers et de l'archiprêtré de Sanxay. Les terres dépendaient de l'abbaye de Fontaine-Le-Comte ou de divers établissements religieux de Poitiers, et de l'abbaye du Pin à Béruges pour Boivre. En 1759, la commune comptait 125 feux et en 1790 130 feux et 613 habitants. La forêt s'étend alors sur toute la partie centrale, de part et d'autre de la vallée de la Boivre, comme encore de nos jours, et l'activité est essentiellement agricole : prairies, céréales et vigne.
Au début du 19e siècle, quelques nouveaux lieux-dits apparaissent, ils sont repérables sur le plan cadastral de 1831. Ce sont les Trois-Thuets, la Cassette, la Borderie-Neuve, la Marchande, la Ribalière, les Bournalières et la Sigallerie. Par la suite, entre 1831 et 1883, s'ajoutent les Rataudes, le Lac-de-Maisonneuve et le Lac-de-Bernagout. Depuis, quelques fermes isolées ont totalement disparu : les Trois-Thuets au sud, la Jacerie à l'ouest, la Borderie-Neuve, la Martinière et la Marchande au centre.
En 1819, les deux communes de Vouneuil-sous-Biard et Biard décident d'avoir en commun un garde champêtre. A cette époque, à l'initiative de l'évêque de Poitiers, le territoire de la cure de Vouneuil englobe celui de Biard et le gouvernement de la Restauration réunit les deux communes par ordonnance du 10 novembre 1819. Le conseil municipal est alors constitué de 8 habitants de Vouneuil et de 3 de Biard. Mais l'entente est difficile et avec l'essor donné par l'établissement de la filature, Biard pourra reprendre son indépendance le 14 avril 1847.
La ligne de tramway à vapeur de Poitiers à Lavausseau, mise en service en décembre 1921, passait près de la Cassette puis remontait pour longer la route départementale 6 (où se trouve encore l'ancienne gare transformée en logement) et traverser la commune en son milieu. Peu rentable, cette desserte fut supprimée dès 1932.
La partie centrale de la commune, au nord de la route D. 6, fut d'abord utilisée comme terrain d'entrainement militaire avant de devenir champ de tir permanent à partir de 1878, lequel se prolonge à l'est sur Biard et à l'ouest sur Quinçay. Cette configuration a entraîné une rupture entre les deux parties nord et sud de la commune qui se dotèrent chacune des équipements publics et religieux nécessaires aux habitants. En 1924, l'électricité fut installée. Par un arrêté préfectoral du 7 mars 1973, la commune est autorisée à exploiter les carrières du lieu-dit "Les Petits Roussils", exploitation reprise plus tard par la société Sacer Atlantique et qui a pris fin le 30 mai 2005.
A partir des années 1970, et avec une forte accélération ces dernières années, l'habitat se développe et des zones artisanales et commerciales s'installent en divers points du territoire communal, en particulier au sud du village, entre Précharaud et Poitiers, autour de Pouzioux et la Jarrie et à la Cadoue. La population est passée de 850 habitants en 1948, à 2032 en 1975 et 4231 en 2000. Depuis 1997 la commune fait partie de la Communauté d'Agglomération de Poitiers.

Description

La commune s'étend du nord (limitée par la rivière l'Auxance et la route nationale 149 de Poitiers à Parthenay) au sud (au delà de la route départementale 3 de Poitiers à Sanxay), avec un étranglement au centre à hauteur du champ de tir et de la vallée de la Boivre.
De grands plateaux cultivés s'étendent au nord et au sud où se pratique la polyculture. Dans la partie sud, les parcelles ont conservé des haies végétales et l'élevage de bovins occupe une place importante. La Boivre a creusé une dépression et suit un parcours sinueux dont les courbes limitent en partie la commune. Elle court de la Cassette à l'est à Bernagout à l'ouest en passant au nord du bourg. Elle est enjambée par trois ponts, celui de la Cassette et ceux du bourg (pont du Moulin et Vieux-Pont). Autrefois plusieurs systèmes de pompage étaient installés pour l'alimentation en eau de grosses demeures. Des bois s'étendent autour de la vallée de la Boivre (bois de la Queue-du-Renard, bois de Rochefort, bois de Visais, bois de la Vauzelle, bois Derrière, bois Gâteau), s'ajoutant à la forêt domaniale de Vouillé Saint-Hilaire, située autour du CREPS de Boivre, et aux terrains du champ de tir. A Beauvoir, l'Auxance présente également une large courbe dominée par des falaises utilisées comme terrain d'escalade. Au sud-est, une dépression de direction nord-est sud-ouest constitue une vallée sèche verdoyante de la Sablonnière à la Bouralière en passant par la Grande-Vallée. Autrefois existaient de nombreuses mares dont plusieurs ont disparu (la Cadoue, la Jarrie, Pouzioux, Précharraux, Bernagout, Maison-Neuve...). Sur une superficie totale de 2598 ha, 1150 était utilisés par l'agriculture en 2000 (terres labourables : 989 ha ; fourrages et prairies : 434 ha). 17 exploitations étaient alors recensées (43 en 1979).
Un réseau important de chemins et de routes sillonne le territoire, auquel s'est ajoutée l'autoroute A. 10 qui coupe la partie sud-est du nord au sud avant de faire une courbe vers l'ouest, non loin de la limite sud de la commune.
Les habitants sont les Vouneuillois.

Documentation

● Archives

Archives départementales de la Vienne : 1 H 112 (au 18e siècle, dans les Reconnaissance de terrage et de dixmes, nombreuses mentions de maisons avec cellier dans le bourg et de pièces de vigne).
Archives municipales de Vouneuil-sous-Biard : Délibérations du Conseil municipal.
Direction régionale de l'agriculture. Recensement agricole 2000.

● Bibliographie

Ledain, Bélisaire. De l'origine et de la destination des camps romains dits Châtelliers en Gaule, principalement dans l'Ouest. M.S.A.O., 2ème série, t. 7, 1884. P. 481
Le patrimoine des communes de la Vienne. Paris : Flohic (35-Rennes : Oberthur Graphique), 2002. P. 852
Mantrant et Barillot. Nomenclature des localités du département de la Vienne. Poitiers, 1883-1884.
Rédet, Louis. Dictionnaire topographique du département de la Vienne. Paris : Imprimerie nationale, 1881. P. 74, 215, 333, 334, 447



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