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L'inventaire du patrimoine culturel de la Région Poitou-Charentes

L'agglomération de Poitiers :
les 3 262 éléments du patrimoine étudiés


Dossiers et illustrations : dossier documentaire

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Vouneuil-sous-Biard / le bourg
Eglise paroissiale Notre-Dame

photographie du dossier documentaire, voir légende
Vue générale depuis le sud-ouest. © Région Poitou-Charentes - Communauté d’agglomération de Poitiers / G. Renaud, 2005.
Dossier documentaire réalisé à partir de l’enquête d’inventaire de 2005.

Historique

Au milieu du 19e siècle, l'ancienne église du prieuré s'avère trop petite pour recevoir tous les fidèles. En effet, peu après les apparitions de la Sainte Vierge à la Salette, dans l'Isère, en 1846, le curé de Vouneuil, l'abbé Urbain Dubois crée une confrérie de Notre-Dame de la Salette pour récolter des fonds destinés à l'édification d'un sanctuaire à la Salette. Des fêtes religieuses attirent alors une grande foule que l'ancienne église ne peut contenir. Le 29 mai 1859, le conseil municipal commande une étude d'agrandissement de l'ancienne église, mais, trop coûteux, ce projet est abandonné au profit d'une construction neuve dans le bourg. Le 18 septembre 1859, les plans et devis sont examinés par la conseil municipal. Le devis se monte à 24 831 francs. Les plans établis par les frères Boyer, architectes, prévoient un édifice de style néo-roman, avec un clocher à flèche positionné entre le bras sud du transept et le chevet. Le tout doit être construit sur un terrain à acquérir de M. Goujon. Remanié par l'architecte Charles Boyer, le projet est finalement accepté le 14 février 1861 par le maire. Il prévoit cette fois un clocher en façade. Les travaux sont achevés le 4 mai 1862, date à laquelle le conseil municipal décide de mettre en ferme une partie du terrain "sur lequel est aujourd'hui construite la nouvelle église". Celle-ci est dédiée à Notre Dame. Le 18 août 1862, un marché est conclu entre la municipalité et Célestin Rolland, maçon à Vouneuil, pour la construction de la sacristie attenante à l'église, pour un montant de 877 francs.
Le 24 avril 1900, le conseil municipal décide des travaux de réparation à la toiture de l'église endommagée par une tempête le 13 février précédent. En 1965, la toiture et le clocher subissent des travaux de réfection, sur un devis présenté par Marc Nau, entrepreneur à Poitiers. En 1990, des travaux de réfection de la façade et du clocher sont effectués par la société Uniscoop, pour un montant de 80 000 francs. Les pierres apparentes sont nettoyées et rejointoyées, l'enduit est refait, les colonnes et les chapiteaux du portail sont remplacés.
En 1994 sont déposés les panneaux d'isorel apposés sur les murs du choeur une cinquantaine d'années plus tôt. On procède aussi au piquetage de l'enduit et à la réfection des joints de maçonnerie.

Description

L'église comprend un clocher en façade, au-dessus d'une tribune, une nef à trois travées, un transept et un chevet demi-circulaire. Le clocher, construit en pierre de taille, possède une flèche polygonale. Le toit du chevet, à croupe ronde, est plus bas que celui de la nef. Des contreforts scandent les côtés de la nef et encadrent les bras du transept et la façade. Sur celle-ci, deux autres contreforts reposent, de part et d'autre du portail, sur des colonnes à chapiteaux. Le portail à colonnettes possède également des chapiteaux. Une corniche court au sommet des murs de la nef, du transept et du chevet. Le bras nord du transept présente sur son côté est une niche hors-oeuvre. Les baies sont au nombre de trois sur la façade, trois de part et d'autre de la nef, trois sur le chevet, et trois, dont deux jumelées, sur chaque bras du transept. Construite entre le bras sud du transept et le chevet, la sacristie possède un soubassement.
L'intérieur de l'église comprend une travée sous clocher, une nef, un transept et un choeur voûtés en berceau plein-cintre, excepté la croisée du transept qui est couverte d'une voute d'arêtes et le choeur couvert en cul-de-four. Les doubleaux de la voûte retombent sur des colonnes engagées dont les chapiteaux présentent des décors végétaux. Le sol est pavé de carreaux en terre cuite. Sous la tribune, l'espace se décompose en trois parties : la travée sous clocher formant porche d'entrée et deux parties latérales ouvrant chacune sur la nef par un arc reposant sur des colonnes à chapiteaux. Un escalier en bois, au sud, conduit à la tribune. Le choeur, auquel on accède par un emmarchement de deux degrés, comprend une travée droite et une abside éclairée par trois baies en plein-cintre. Les moellons des murs du choeur et du transept sont apparents, l'enduit ayant été retiré. Au sud du choeur, une porte en plein-cintre ouvre sur la sacristie.

Précisions sur le décor

Les chapiteaux des contreforts extérieurs, du portail et ceux situés à l'intérieur de l'église présentent des décors végétaux.

Documentation

● Archives

Archives départementales de la Vienne : O Vouneuil, divers.

● Annexe 1 :

A. paroissiales.

Lettres d'agrégation et d'adjonction à l'archiconfraternité en l'honneur et sous l'invocation de la Sainte et Immaculée Vierge Marie Réconciliatrice au sanctuaire dit de La Salette, archiconfraternité canoniquement érigée dans le diocèse de Gap à cause de l'apparition dans ce dit lieu de ce même diocèse à deux petits bergers le 19 septembre 1846.
A nos frères et soeurs chéris dans le Christ, tous où qu'ils soient sur terre, et qui composent dès à présent les pieuses confréries en l'honneur de la Sainte et Immaculée Vierge de Réconciliation de La Salette, salut éternellement dans le Seigneur.
Ce n'est pas sans une immense joie pour notre âme que nous avons appris qu'il existait, dans notre église dite de Vouneuil-sous-Biard dans le diocèse de Poitiers, une pieuse confrérie sous l'invocation de la Sainte et Immaculée Vierge Marie Réconciliatrice de La Salette, récemment formée, par le très illustre et très révérend évêque DD [donné par Dieu ? ] Louis-Ferdinand Désiré Edouard Pie. Et cette confrérie souhaitant pieusement être unie et agrégée à notre archiconfraternité première érigée dans le sanctuaire lui-même du mont de la Salette, nous a donné des certitudes de son fervent désir et a réclamé de toutes ses forces son union et sa conjonction avec la nôtre par son modérateur Dubois, responsable de cette église.
C'est pourquoi nous qui sommes tenus par notre devoir à promouvoir pour l'éternité la gloire de Dieu, à répandre toujours plus le culte de la Sainte Vierge mère de Dieu, et à procurer un profit spirituel aux fidèles par tous moyens et actions, nous agrégeons et conjoignons très volontiers cette susdite confraternité érigée dans l'église dont il vient d'être question à notre archiconfraternité première, nous voulons qu'elle y soit agrégée et conjointe pour l'éternité, et nous rendons tous ceux qui en faisaient déjà partie et ceux qui s'y ajouteront par la suite participants de toutes grâces, de toutes indulgences et de tous privilèges concédés dans notre archiconfrérie, par la force des Brèves dont la teneur suit, et l'autorité nous en ayant été concédée et demandée par notre pape Pie IX d'éternelle mémoire, au nom du Père du Fils et du Saint Esprit, nous supplions sa Divine Majesté qu'elle veuille bien ratifier et confirmer cette concession du Ciel, et qu'elle juge digne de déverser sur tous nos nouveaux confrères les grâces célestes et de les faire participer à la gloire éternelle.
En foi desquelles nous avons ordonné de sceller du sceau de notre archiconfraternité les présents écrits de notre main.
Donné du temple de la Salette, le 20e jour du mois de décembre, l'année mille huit cent cinquante troisième de l'Incarnation du Seigneur.
Le Directeur de l'Archiconfrérie.
Le Secrétaire de l'Archiconfrérie.



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