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L'inventaire du patrimoine culturel de la Région Poitou-Charentes

L'agglomération de Poitiers :
les 3 262 éléments du patrimoine étudiés


Dossiers et illustrations : dossier documentaire

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Vouneuil-sous-Biard / le bourg / impasse du Prieuré
Prieuré Saint-Pierre-et-Saint-Paul

photographie du dossier documentaire, voir légende
Vue générale depuis le nord-ouest. © Région Poitou-Charentes - Communauté d’agglomération de Poitiers / G. Renaud, 2005.
Dossier documentaire réalisé à partir de l’enquête d’inventaire de 2005.

Historique

Sur l'emplacement d'une villa gallo-romaine, un sanctuaire à abside polygonale, dont les fondations ont été dégagées sous l'édifice actuel, aurait été bâti à l'époque mérovingienne. Une nouvelle église est édifiée au 10e siècle, la cure de Saint-Pierre est mentionnée à partir de 988. En 1069 elle est donnée à l'abbaye Saint-Cyprien de Poitiers par Guillaume VII, duc d'Aquitaine, et devient alors prieuré. Au 13e ou au 14e siècle une autre église, dont il reste le choeur, est bâtie ; de cette époque date également la salle voûtée située au nord de l'église. Le logis prioral et ses dépendances sont vendus le 6 août 1791. En 1820, l'église est en très mauvais état. Au milieu du 19e siècle, étant devenue trop petite et toujours en mauvais état, elle est désaffectée après la construction d'une nouvelle église paroissiale dans la partie haute du village. La nef est détruite en 1871 et en 1877 le choeur devient une chapelle, dédiée au Sacré-Coeur, qui est désaffectée en 1955 avant d'être restaurée. L'église fait l'objet de fouilles à partir de 1984, suite à la découverte de stucs gallo-romains lors de travaux.
Le logis prioral date en partie du 17e siècle. Il est décrit en 1783 et comprend alors à droite de l'entrée : écurie, cellier, fontaine, grange, toit aux poules, latrines, four-buanderie, colombier ; à gauche contre l'église un petit bâtiment avec étage et escalier de pierre, porte ouvrant sur le jardin ; dans le jardin : cave, réservoir à poissons ; dans la cour : cuisine, couloir, salle, vestibule, seconde salle, chambre avec porte pour aller à l'église et deux chambres à l'étage. D'après les matrices cadastrales, une maison, une écurie et une remise sont construites en 1882 (bâtiment nord-ouest) et le logement est agrandi (vraisemblablement surélevé) en 1887, pour la famille de Saint-Jal alors propriétaire. Au début du 20e siècle des travaux d'aménagement intérieur sont réalisés par André Ursault, architecte à Poitiers.

Description

Dans son état actuel, le prieuré est constitué d'un long bâtiment comprenant du nord au sud : une salle voûté en berceau brisée, entièrement ouverte à l'est et à l'extérieur de laquelle, à l'ouest, a été plaquée une porte datée 17.. ; les vestiges de l'église ; un logis à trois corps de bâtiment, l'un en rez-de-chaussée, le second à deux étages et l'autre à un étage carré. A l'ouest du logis s'étend une vaste cour, fermée au nord par un mur avec portail et bordée à l'ouest par des communs et des dépendances. L'eau d'une source, qui jaillit du rocher à l'ouest, passe sous la cour et se jette dans une succession de bassins qui s'étendent dans le parc à l'est et au sud du logis.
L'église, dont il ne reste que le choeur, est couverte en ardoise, voûtée en berceau brisé et éclairée par une grande fenêtre à remplage à l'est. Dessous sont visibles les vestiges d'une abside polygonale et divers murs appartenant à des édifices antérieurs.
Le logis prioral couvert de tuile creuse est simple en profondeur, à deux étages carrés et présente au rez-de-chaussée deux grandes pièces séparées par une large entrée. Dans le prolongement au sud, un corps de bâtiment à un seul étage contient une vaste cuisine à sol dallé et des servitudes.

Précisions sur le décor

Vestiges de peintures murales, en particulier sur le mur intérieur est de l'église : couche très peu lisible présentant un homme debout un bras levé et une Crucifixion entourée de trois personnages en prière. Une autre couche de peintures figurant rideau et draperie les recouvre. Sur le mur sud sont deux croix de consécration d’époque différente. Des chapiteaux à décor végétal ont été déposés.

Documentation

● Archives

Archives départementales de la Vienne : G 1806 (1539, don fait au chapitre de Saint-Pierre-le-Puellier de Poitiers par Nicole Martin, chanoine de Saint-Pierre-le-Puellier et prieur de Vouneuil-sous-Biard, d'un clos de vigne appelé le clos du Chilloc sis en la paroisse de Vouneuil, dans le fief du prieur).
Archives départementales de la Vienne : 1 H 1 12 (22 octobre 1712, bail à ferme ; 5 mai 1783, procès-verbal de visite du prieuré).
Archives municipales de Vouneuil-sous-Biard : Registre des délibérations du Conseil municipal (séances du : 20 juillet 1820, 20 mars 1928).

● Bibliographie

Aucher, Marie-Reine ; Aucher, Michel. Ancienne église paroissiale de Vouneuil-sous-Biard (Vienne). Rapport de fouilles, 1984, 1985 et 1986 (Conservation régionale de l'Archéologie).
La Peinture murale de la fin du Moyen âge : enquêtes régionales / Séminaire international d'art mural (9 ; 10-12 mars 1999 ; Saint-Savin). - Saint-Savin : C.I.A.M. (86-Poitiers : Oudin), 1999. P. 167
Le patrimoine des communes de la Vienne. Paris : Flohic (35-Rennes : Oberthur Graphique), 2002. P. 852
Rédet, Louis. Dictionnaire topographique du département de la Vienne. Paris : Imprimerie nationale, 1881. P. 447

● Annexe 1 :

Aucher, Marie-Reine et Michel. Ancienne église paroissiale de Vouneuil-sous-Biard (Vienne). Rapport de fouilles, 1984.
En 1983, des travaux de repiquage sur les murs latéraux aveugles ont révélé des fenêtres en arc brisé et des niches. Voûte et murs étaient couverts de plusieurs couches de badigeons dont des enduits peints d'époque baroque et des fresques du 14e siècle. Une campagne de fouilles a été engagée sous le choeur dégageant plusieurs niveaux :
- Niveau supérieur du XIXe siècle à sol constitué de carreaux de ciment sous lesquels sont apparues des fosses.
- 2e niveau des XVIIIe et XVIIe siècles, dallage de carreaux de terre cuite autour de l'autel, 6 sépultures ont été dégagées dont celle de Charles de Brilhac, écuyer du roi, seigneur de la Gannerie.
- 3e niveau du XIIIe ou du XIVe siècle, avec petits carreaux de terre cuite en place derrière l'autel ; dans le mobilier découvert sont des fragments de sculptures peintes d'un retable en pierre, des moulures et des enduits peints.
- 4e niveau du haut Moyen Age, soubassement d'une église dédiée à saint Pierre : abside à sept pans coupés dont les pierres angulaires sont taillées à angle obtu, mur de 68 cm de largeur arasé au niveau du sol de béton avec par endroit une mosaïque à décor de rayures, entrelacs et rosace. Dans le remblai ont été trouvés des stucs et des enduits peints présentant des inscriptions, des têtes, des éléments de vêtements, des mains, des demi-colonnes lisses, cannelées ou avec rinceaux et grappes de raisin, des chapiteaux à feuillages, des arcades... Ont également été trouvé des fragments de vitraux (verre de couleur verdâtre décoré de motifs végétaux), des marbres et divers objets, dont des plaquettes d'os gravées.


Aucher, Marie-Reine. Ancienne église paroissiale, Vouneuil-sous-Biard. Rapport de fouilles, 1985.
Etant données les découvertes faites l'année précédente, le but de cette nouvelle intervention était de définir la chronologie des murs romains et les modifications apportées au bâtiment religieux. Une surface de 4m sur 4m70 a été fouillée dans l'espace correspondant à l'ancienne nef détruite de l'église du XIVe siècle, zone contigüe à l'ancien presbytère. Cet espace a été très perturbé par l'installation de puits perdus et de sépultures.
Niveau des XVIIe et XVIIIe siècles : nombreuses sépultures et remblai.
Niveau du XIVe siècle : dans la nef le sol a disparu, détruit par les inhumations. Le mur nord de l'église a des fondations peu profondes et possède une porte. Deux sépultures correspondent à cette période et des enduits peints, du marbre, des fragments de vitraux et de dallage ont été trouvés dans les remblais.
Niveau carolingien de la fin du VIIIe siècle : la nef montre des murs romains surhaussés (mode de construction semblable à celui de l'abside) et un sol de béton rose.
Niveau gallo-romain : le site a subi de nombreuses transformations à cette époque, souvent à très peu d'années de distance.


Aucher, Marie-Reine et Michel. Ancienne église paroissiale de Vouneuil-sous-Biard (Vienne). Rapport de fouilles, 1986.
Sondage de contrôle contre le mur sud de la nef, les mêmes niveaux ont été retrouvés.

● Annexe 2 :

Aucher-Sire, Marie-Reine. Du haut de ce clocher, vingt siècles vous contemplent [...] Dans : Bulletin municipal, mai 1991, n° 15, p. 4.
De l'ancienne église paroissiale, il ne reste aujourd'hui que le choeur, devenu chapelle du prieuré [...]
Les fouilles entreprises sur le site au cours des campagnes de 1984, 1985 et 1986 ont permis d'établir une chronologie approximative des différentes constructions qui se sont succédées à cet endroit. On peut voir, tout d'abord, sous la chapelle actuelle, quelques fragments de murs d'une riche villa gallo-romaine, dont le propriétaire a fait don, à l'époque mérovingienne, pour bâtir un sanctuaire. De cette période, ont été découverts les restes d'un foyer, datant du VIIe siècle, qui contenait des tessons de céramique.
Trois siècles plus tard, une seconde église fut construite sur les ruines du sanctuaire, dont on sait qu'elle était dédiée aux saints Pierre et Paul. De nombreux vestiges datent de cette époque : chapiteaux scupltés, colonnettes ornées de rinceaux, fragments de bras de croix en os ciselé, stucs peints [...] mais le plus beau témoin de cette époque est, sans conteste, le magnifique autel dont il sera question plus loin.
Du point de vue historique il faut savoir qu'en 1069 l'église Saints-Pierre-et-Paul fut donnée par Guillaume VIII, duc d'Aquitaine, à l'abbaye de Saint-Cyprien de Poitiers, d'où son appellation "prieuré". Rarement occupé, il était en fait l'église paroissiale du village, ce qui n'empêchait pas que les revenus fussent envoyés à un abbé commendataire, dont le plus célèbre fut Jean Duverger [...].
Les travaux exécutés vers 1970 permirent de savoir que l'église Saints-Pierre-et-Paul avait été reconstruite au XIVe ou au XVe siècle, sur diverses substructions gallo-romaines, en conservant toujours le même axe et en remployant une partie des pierres sculptées du Haut Moyen-Age, leur face décorée cachée à l'intérieur des murs, tel le chapiteau découvert en 1989. C'est ainsi qu'apparurent des fresques du XIVe siècle [...] dont celles qui représentent la lapidation de saint Etienne [...] recouvertes de plusieurs couches d'enduit et de peintures [...] certaines d'époque baroque [...] et que l'on décela, dans les murs aveugles, des fenêtres en arc brisé et des niches qui abritaient le Saint-Sacrement et les burettes.

● Annexe 3 :

22 octobre 1712, bail à ferme du prieuré à Royer.
"Le prieuré et ses dépendances consistant en grange, cellier, ancienne écurie, cave au bout du cellier et grenier qui est au-dessus du logis, prés, bois, terres labourables et non labourables, portion de moulin à eau. Les bâtiments du dit prieuré sont un corps de logis depuis l'église jusqu'au bout de la cour avec toutes les chambres basses, hautes et autres appartenances du dit logis, la cave qui est sous l'église, l'écurie neuve, le logement des domestiques et le jardin dudit prieuré". Signé messire Antoine de Razes, escuyer, prieur de l'église royalle[...] prieur commandataire de saint Pierre et saint Paul de Vousneuil.

Prieuré, procès-verbal de visite du 5 mai 1783
"Nous avons vu la porte d'entrée dudit prieuré qui est à bourdeonneaux, garnie d'un verrou [...], la petite porte qui est à côté est très mauvaise [...].
La porte de l'écurie qui est à la droite en entrant est assez bonne dans son bois, soutenue par deux ardivelles [...], la fenêtre soutenue par deux petites ardivelles [...], les rateau et crèche sont en bon état [...], le fenil ? d'écurie est couvert de planches qui ne sont point attachés et il manque dans le bas quelques chevrons pour les soutenir, la fenêtre d'icellui est sans aucune fermeture [...].
La porte du cellier est très mauvaise dans son bois [...], la fermeture de la fenêtre qui donne sur la met est sans aucune ferrure, ladite met a besoin d'être cimantée. Il y a aussi quatre carraux de pierre de taille qui sont mauvais [...], il s'est trouvé dans ledit cellier un grand tonneau [...].
La porte de l'écurie à côté du cellier est mauvaise [...].
La porte de la fontaine est très mauvaise [...].
La porte de la grange est très mauvaise [...], la petite porte qui est dedans icelle [...].
La porte du toit aux poulles à côté de la dite grange [...], nous avons remarqué que dans ledit toit il y a six chevrons tenant au mur [...].
La grande porte de la garene est à bourdonneau [...], la petite porte à côté d'icelle qui sort aussi dans la garene est très mauvaise [...].
La porte des latrines est en bon état [...], le plancher est bon et il n'y a pas de couvertures pour les deux trous qui y sont.
La porte du fourniou est de service [...], le four est aussi sans fermeture et a besoin de plusieurs carraux, dans lequel fourniou ne s'est trouvé qu'une mauvaise pone de terre [...].
Le colombier qui est à côté est sans aucune fermeture et nous avons remarqué qu'il y a quatre mauvais chevrons tenant aux murs sans aucun planché.
A côté de la porte d'entrée dudit prieuré, à main gauche, est un petit apartement servant de toit, joignant à l'église, la porte duquel est mauvaise [...], la fenêtre est sans aucune ferrure [...].
De là sommes montés par un escalier de pierre dans un petit cabinet dont le planché est de service [...], la porte est de service [...], la fenêtre est sans aucune fermeture.
La porte du jardin joignant l'église est très mauvaise dans son bois [...].
De là nous sommes transportés à la cave qui est dans le jardin, la porte est à deux batans, très mauvaise et pourrie [...].
De là nous avons été au bout du jardin ou nous avons remarqué qu'au bout du réservoir du côté du jardin de la cure, il y a une porte à barreaux pour sortir dans le pré qui est séparé du jardin par ledit réservoir, laquelle porte est de service [...], nous avons remarqué aussi que dans le réservoir il y a beaucoup d'erbes, il aurait besoin d'être curé et racomodé pour ce qui regarde la massone du côté ou est une clef de bois, le poisson pouvant en sortir facilement, la grille de fer pour retenir ledit poisson est détachée de la place [...]. Il y avait jadis dans ledit jardin un jet d'eau et il n'y a plus que le vestige qui a été rempli de terre. On observe aussi que dans le jardin il y a des antes à fruit qui sont très vieilles et qui ont besoin d'être renouvellées [...]. On a remarqué également dans ledit jardin que l'eau qui vient des sources de la fontaine pénètre au travers les murs de la maison.
De là nous nous sommes transportés dans la cour dudit prieuré [...], nous avons visité la porte d'entrée de la cuisine qui est de service dans son bois [...].
A côté de la dite cuisine, à droite en entrant, est un évier qui est de service. Le foyer de la cheminée est est garni de carraux de six pouces dont plusieurs sont mauvais et auraient besoin d'être relevés. Le contre-feu a besoin d'être grossoyé, le plain pied est de pavé et de carraux partie cassés. Le potager garnis de cinq trous dont cellui du milieu, ainsi que deux autres, n'ont point de grille. Les chassis à vitres en plomb et les volets sont très mauvais dans leur bois [...] et les vitres dont douze petits carraux de cassés, ne descendent pas jusques en bas y ayant des paneaux de bois qui ont besoin d'être relevés. Lesdits chassis et volets sont soutenus par des bondes et des pates, il manque une targette [...]. Il y a dans la cuisine une grande table de madrier mauvaise dans son bois, deux bans, il y a aussi un très mauvais dressoir ou vesselier à l'antiquité et un petit bas de buffé mauvais dans son bois, fermant à deux batans avec deux serrures et sans clefs.
A côté de la cheminée est une petitte dépense, la fermeture de la porte est de service [...], il y a un jour qui a son aspect sur le jardin, garnis d'un petit chassis à verre [...].
A côté de la cheminée et de l'évier il y a une décharge, la fermeture de la porte est de service [...].
De là nous avons visité la porte comme l'on sort de la cuisine pour entrer dans un couroir, la fermeture d'icelle est de service [...]. A main droite est un petit cabinet, la fermeture de la porte est mauvaise dans son bois [...], il y a un jour qui a son aspect sur le jardin, fermant de deux volets [...], le chassis des vitres est de service [...].
La porte d'entrée de la salle est de service [...], le plain pied est de carrelage, les chaines à pierre de taille, le contrefeu a besoin d'être grossoyé, la cheminée en boisée avec un tableau au dessus. La croisée qui a son aspect sur la cour, les chassis sont hors de service, tous les carraux manquent, à l'exception de huit [...], les contrevents [...] sont hors de service dans leur bois. La croisée qui a son aspect sur le jardin, les volets et chassis sont de servi, il manque trois carraux, deux sont cassés, il manque une targette à un volet [...].
La porte qui a son entrée dans un vestibule ou couroir qui conduit au jardin est bonne dans son bois de fermeture qui est à chambranle double avec un cadre pardessus. Le plein pied est de service, la porte dudit couroir pour entrer dans le jardin est bonne dans son bois, étant à deux battants [...] audessus de laquelle porte il y a un jour qui a un chassis avec des carraux de vitres [...].
La porte du second vestibule est à chambranle double avec des abajours à grand carraux [...].
A gauche en entrant est une petitte décharge, la fermeture de la porte est en bon état [...].
A droite est une autre petitte décharge, la fermeture de la porte est de service [...], audessus de la porte il y a un abajour à grands carraux.
La porte de la seconde salle à chambranle double est en bon état dans son bois [...], au dessus est un abajour à grands carraux. Le planché est à doile et a besoin d'être relevé et refait. Ladite chambre est boissée de même que la cheminée sur laquelle il y a un cadre de peinture. Le contrefeu a besoin d'être grossoyé. Les volets et chassis de la croisée qui donne sur le jardin sont bons dans leur bois [...], il manque un carreau de vitre et il y en a six racomodés de plomb. Il manque aussi une targette à un chassis du haut [...].
De là sommes entrés dans une petite chambre, la fermeture de la porte est en chambranle [...], La cheminée est boisée, le foyer et contrefeu ont besoin d'être grossoyés. Le planché est à moitié neuf, le surplus est en bon état. Le chassis et les volets de la croisée sont de service [...]. Ladite fenêtre en boisée le surplus de la chambre ne l'est point, à l'exception de la cheminée. Il y a cinq carraux de racomodés en plomb.
La porte qui va à l'église est de service [...].
De là nous sommes passés au premier vestibule ou couroir qui conduit au jardin et aux chambres hautes. La fermeture de la porte dudit couroir est de service [...]. La porte de la cour est mauvaise [...].
Nous sommes montés ensuite dans les chambres hautes, dans ledit escalier il y a une petite fenêtre, la fermeture d'icelle est mauvaise dans son bois [...]. La porte d'entrée desdites chambres est de service dans son bois [...]. La croizée du couroir qui a son aspect sur le jardin avec une grille de fer est mauvaise dans son bois, il n'y a plus de vitre dans le bas, les chassis sont bouchés avec des planches [...]. Au dessus est un imposte, il manque un carrau [...]. Il n'y a point de volet [...]. A droite on entre dans une chambre, la fermeture de la porte est de service [...]. Le chassis de la croizée qui a son aspect sur le jardin est mauvais et est bouché par des planches [...] étant à deux batans [...]. Au dessus est un imposte, le chassis est d'une pièce [...].Il y a deux carraux de vitre qui ne tiennent presque pas. La croizée qui donne sur la cour est hors de service, sans vitre [...]. A côté de ladte chambre est un petit cabinet qui a son jour sur la cour, la fermeture de la porte est de service [...]. A la petite fenêtre qui donne sur la cour il n'y a aucune fermeture. A côté de ladite chambre est un autre cabinet qui a son aspect sur le jardin, la fermeture de la porte est de service [...]. Les chassis de la croisée sont de service [...].
De là nous sommes revenus audit couroir et sommes entrés dans une chambre dont la fermeture de la porte est de service [...]. La croisée qui a son aspect sur la cour est en très mauvais état dans son bois et les vitres qui sont à petits carraux en plomb en presque bon état de service [...]. La croisée qui donne sur le jardin est garnie de deux chassis dans le bas qui sont sans vitre [...]. Le planché de ladite chambre ainsi que les autres des chambres hautes sont de service. Le contrefeu de la cheminée de la présente chambre a besoin d'être grossoyé et il manque sept à huit carraux au foyer [...].
De là nous sommes montés dans le grenier, nous avons remarqués qu'il y a deux trous dans le mur qui passent à travers. Il y a aussi une petite croizée sans aucune fermeture. La fermeture de la porte dudit grenier est très mauvaise dans son bois [...]. Le planché est usé, racomodé dans plusieurs endroits et il y a plusieurs planches de bombées.
La charpente est de service mais l'on observe qu'il y a quelques soliveaux très usés et presques pourris et que le tout a besoin d'être relaté.
De là nous sommes transportés dans la guarenne qui n'est autre chose qu'un taillis n'y ayant aucuns arbres futayes. Nous avons observé que ladite guarenne est très endommagée ayant été coupé du bois en différents endroits d'icelle. Nous avons ensuite visité les prés et nous avons remarqué que tous les fossés sont remplis et qu'ils ont besoin d'être récurés. Nous avons remarqué aussi qu'il ya au long des dits prés plusieurs arbres futayes dont la plus part ont été mis en tétard et les autres ont été tous élagués. Nous avons observé aussi qu'il a été coupé plusieurs branches en divers endroits.
De là nous sommes transportés dans un bois sittué proche la Roche, nous avons remarqué que c'est un taillis et qu'il y a quelques chaignes qui sont testards.
De là nous sommes transportés dans un pré sittué au dessous du grand Beauvoir, proche le moulin des Dureau. Nous avons remarqué que ledit pré est renfermé du courant d'eau et de fossés, lesquels fossés ont besoin d'être récurés.
En outre moid Don Paillet reconnaît que tous les apartements en général n'ont point été grossoyés n'y blanchis.
Les couvertures des bâtiments sont en bon état.
Fait double sous nos soins le dit jour et an que dessus six mots rayés ne vaudront".
(Signé) Fr. E. Paillet, cellerier (et) Boujol.

Archives départementales de la Vienne : 1 H 1 12 .



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