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L'inventaire du patrimoine culturel de la Région Poitou-Charentes

L'agglomération de Poitiers :
les 3 262 éléments du patrimoine étudiés


Dossiers et illustrations : dossier documentaire

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Vouneuil-sous-Biard / la Jarrie / 4 à 8 rue Anne-Jolly
Manoir

photographie du dossier documentaire, voir légende
Vue générale depuis la rue à l'ouest. © Région Poitou-Charentes - Communauté d’agglomération de Poitiers / G. Renaud, 2005.
Dossier documentaire réalisé à partir de l’enquête d’inventaire de 2005.

Historique

Le plan cadastral de 1831 figure plusieurs bâtiments disposés autour d'une cour. Le logis (escalier en vis, baies à encadrement chanfreinée) et le colombier semblent avoir été édifiés au 17e siècle. Au 19e siècle, Anne Jolly (1822-1898), bienfaitrice de l'église, du presbytère et du cimetière de la Jarrie, est propriétaire de l'ensemble et de nombreuses parcelles voisines. Une chapelle, consacrée à la Vierge sous le vocable de Notre-Dame-de-Toutes-Grâces, est alors aménagée dans une partie de la dépendance nord et mise à la disposition des habitants du hameau. Durant la 2e moitié du 19e siècle, une grange est construite au sud et des aménagements sont effectués à l'ntérieur du logis : lambris, cheminée en marbre. A la mort d'Anne Jolly en 1898, Gabrielle Nicolas, sa nièce, est sa légataire. Des travaux sont effectués en 1900, comme l'indique la date gravée sur le portail : le logement ouest est presque entièrement reconstruit et des communs sont édifiées plus au nord. La propriété est aujourd'hui morcelée en trois habitations. A la fin du 20e siècle, lors de la réfection de sa couverture, deux lucarnes et l'épi de faîtage du colombier ont été supprimés.

Description

L'ensemble, séparé de la voie par un mur de clôture et un portail, se compose d'un logis entre cour et jardin parallèle à la voie, d'une aile en retour au nord, dont une partie est transformée en chapelle, et d'un pigeonnier à l'angle nord-ouest. S'ajoutent au sud de la cour : une grange et un logement formant retour à l'ouest. Au nord, à l'arrière de la dépendance, sont des communs et d'autres dans le prolongement au sud du logis. Le portail en plein cintre est surmonté d'une croix en ferronnerie dont la base porte une date gravée : 1900. La façade du logis est en gouttereau, à trois travées irrégulières avec des portes latérales et une travée supplémentaire qui correspond à une adjonction postérieure. Certaines baies sont à encadrement chanfreiné, d'autres ont fait l'objet de remaniements. L'escalier en vis en pierre se trouvant dans la partie sud dessert l'étage supérieur et les combles. La pièce nord est lambrissée et comporte une cheminée partiellement engagée à manteau de marbre. Le logement ouest, a son élévation postérieure en bordure de la voie. Sa toiture, couverte d'ardoise, est à longs pans à croupes avec des lucarnes à fronton triangulaire mouluré qui correspondent à l'étage en surcroît. La façade antérieure, en gouttereau, possède une porte et une fenêtre. La dépendance nord, disposée perpendiculairement à la voie, se distingue par la présence de baies en plein cintre, dont certaines sont à clé et sommiers saillants. Elle abrite une chapelle aménagée transversalement dans la partie ouest. Une fausse voûte en berceau plein cintre en plâtre couvre cette partie. Les baies de la chapelle sont pourvues de vitraux. Un retable en stuc de style néo-classique est inséré dans le mur nord, il est composé de pilastres cannelés, d'un fronton triangulaire mouluré et d'une grande niche centrale en plein cintre. Il est accosté d'une petite niche et une seconde niche est aménagée dans l'épaisseur du mur, à proximité de l'entrée : elle devait servir de bénitier. Le pigeonnier, de forme cylindrique, est pourvu d'un bandeau dans sa partie supérieure. Son toit conique était jadis couvert de tuiles plates et comportait des lucarnes. L'épi de faîtage en plomb, en forme de boule, a été déposé. A l'intérieur, l'enrayure de l'ancienne charpente est conservée.

Précisions sur le décor

Une croix est gravée sous la fenêtre ouest de la chapelle. Les murs intérieurs de celle-ci sont peints de croix rouges sur fond blanc. A intervalles réguliers, s'alternent de petites et de moyennes croix pattées fleuronnées. Les verrières comportent un décor géométrique. La croix en ferronnerie surmontant le portail est fleuronnée et à décor de volutes et de rinceaux.

Inscriptions

Gravée sur la base en pierre de la croix surmontant le portail : Anno domini MCM. Gravée sur le linteau de la porte du logement ouest : Pax huic domui !.

Documentation

● Bibliographie

Le patrimoine des communes de la Vienne. Paris : Flohic (35-Rennes : Oberthur Graphique), 2002. P. 852-853
[Rageau, Père]. Centenaire de la consécration de l'église de La Jarrie. 13 octobre 1878-27 mai 1979. P. 4

● Annexe 1 :

Le patrimoine des communes de la Vienne. Paris : Flohic (35-Rennes : Oberthur Graphique), 2002, p. 852-853.

Vers les XVIIe et XVIIIe siècles
Rue Anne Jolly
Ce pigeonnier forme l'angle d'une propriété autrefois importante, bien de Mlle Jolly puis de sa nièce, et aujourd'hui morcelée entre trois propriétaires, sans compter la cession des terres avoisinantes. Classiquement construit de forme cylindrique, ceinturé d'une randière - bandeau saillant destiné à repousser les rongeurs grimpeurs - le pigeonnier a perdu sa couverture originale de petites tuiles plates, ainsi que ses lucarnes d'envol, éliminées lors de travaux sur la toiture. A l'arrière, se trouve encore la chapelle particulière du domaine qui, sous le vocable de Notre-Dame-de-Toutes-Grâces, a été ouverte aux fidèles de La Jarrie en attente de leur église dans les années 1860.



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