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L'inventaire du patrimoine culturel de la Région Poitou-Charentes

L'agglomération de Poitiers :
les 3 262 éléments du patrimoine étudiés


Dossiers et illustrations : dossier documentaire

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Montamisé / Mortier / 27 et 29 rue de Mortier
Ferme, actuellement maison

photographie du dossier documentaire, voir légende
Le logis vu depuis le sud-est. © Région Poitou-Charentes - Communauté d’agglomération de Poitiers / Y. Suire, 2006.
Dossier documentaire réalisé à partir de l’enquête d’inventaire de 2006.

Historique

Cette ferme constituait avec celle, adjacente, du 25 rue de Mortiers, un seul ensemble indiqué sur le cadastre de 1817, selon la même disposition. A cette époque, l'allée menant actuellement au logis, et la cour postérieure étaient traversées par un chemin venant par le sud de Poitiers et continuant au nord vers Montamisé, via la cour du 25 rue de Mortiers. La cave n'en formait qu'une seule avec celle du 25 rue de Mortiers. Selon la tradition orale, elle aurait abrité pendant la Révolution des prêtres réfractaires, approvisionnés depuis le rez-de-chaussée par un conduit toujours visible, creusé dans la roche. Le logis a été remanié vers 1875 au moment de la séparation d'avec le 25 rue de Mortiers : des ouvertures communes ont été murées, la cave a été divisée. Il semble aussi que le logis ait été surélevé pour ajouter le comble à surcroît, et qu'il était autrefois couvert de chaume, si l'on en croit la manière dont est construite la charpente. Le logement du 29 rue de Mortiers pourrait aussi dater de cette époque. Il a été construit là où se trouvait, selon le cadastre de 1817 et les actes notariés, un hangar. La ferme a de nouveau été divisée à la fin du 20e siècle : les dépendances et le logement, situés au sud, ont été séparés du logis, formant actuellement le 29 rue de Mortiers.

Description

Le logis du 27 rue de Mortiers est construit en retrait par rapport à la voie, au fond d'une allée qui, venant de la rue, longe un jardin et une cour postérieure. Autour de la cour antérieure, à l'est et au sud du logis, se trouvent les anciennes dépendances, notamment une remise, une grange et une écurie, ainsi que le logement du 29 rue de Mortiers qui, avec le logis, encadre l'allée. La façade du logis, ouvrant à l'est, présente trois baies en rez-de-chaussée, dont deux portes. A l'intérieur, le plancher du grenier est soutenu dans la pièce principale par une cloison à montants de bois. La cave, voûtée en berceau, est creusée dans le rocher. L'accès se fait actuellement par une échelle sous la remise accolée à la façade est du logis. Le plein cintre de l'entrée et du couloir d'accès est maçonné en pierre de taille. La cave est interrompue par un mur en moellon qui rappelle qu'elle ne formait qu'une seule cave avec celle du 25 rue de Mortiers.
Le logement du 29 rue de Mortiers, présente une façade à deux travées et porte latérale.

Documentation

● Archives

Collect. part.. 1875, 29 mai : acte de vente d'une partie du domaine de Mortier par Jean-Baptiste-Honoré Belliard à Joseph, Alexandre et Maurice Thomas, devant Cesbron, notaire à Poitiers.

● Annexe 1 :

NB : les numéros des parcelles indiquées ici, se réfèrent au cadastre napoléonien de 1817, section G, 2e série.
Le 29 septembre 1875, devant Cesbron, notaire à Poitiers, Jean-Baptiste-Honoré Belliard, propriétaire demeurant rue du Petit séminaire, à Poitiers, et son épouse Hélène-Laure Pavie, vendent à Joseph, Maurice et Alexandre Thomas, frères, cultivateurs à Mortiers, des immeubles distraits du domaine de Mortiers :
1- un corps de bâtiments actuellement occupé par les acquéreurs, consistant en une maison d'habitation avec cuisine, chambre à coucher, four et fournil au rez-de-chaussée, greniers, cour, une vaste grange avec écurie, toits et hangar dans la cour, le tout d'un seul tenant (sud de la parcelle 44, actuels 27 et 29 rue de Mortiers), confrontant du nord à la terre ci-après (parcelle 32) et aux bâtiments des frères Laverré (nord de la parcelle 44, actuel 25 rue de Mortiers), du midi au jardin des vendeurs (parcelle 51), de l'est au jardin compris dans la vente (parcelle 45), à la terre ci-après (parcelle 32) et au parc des vendeurs (parcelles 53 et 54), et de l'ouest au chemin de Mortiers à Château-Fromage, et à la pièce de terre de la fuie (parcelles 46 et 48) ;
2- une portion à prendre au sud dans une pièce de terre partie en labour et en jardin, appelée « la Garenne », située à l'est et au nord des bâtiments ci-dessus (sud de la parcelle 32 et parcelle 45), confrontant du midi au parc du vendeur (parcelles 54 et 55) et aux toits et à la cour ci-dessus vendus (parcelle 44), et à l'ouest au four et au fournil ci-dessus vendus (parcelle 44) ;
3- une portion à prendre au nord dans la pièce de terre en labour dite « de la fuie » (nord de la parcelle 48), séparée du reste de la parcelle par une ligne qui inclut dans la vente le colombier ou fuie qui y est construit (parcelle 47), confrontant du sud au reste de la parcelle (48), du nord à la terre ci-après, de l'est au jardin de Belliard (parcelle 51), et à la grange et au hangar ci-dessus vendus (parcelle 44) ; les murs de la fuie devront être abaissés à un mètre au-dessus de ceux du jardin de Belliard, et la porte qui donne sur le jardin, à l'est, sera murée ;
4- une pièce de terre en labours, autrefois en pâture (parcelle 46), confrontant du nord au chemin qui conduit aux bâtiments ci-dessus vendus (parcelle 44), du midi à la terre ci-dessus vendue (parcelle 48), de l'est au hangar ci-dessus vendu (parcelle 44), et de l'ouest au chemin de Mortiers à Château-Fromage ;
5- une portion à prendre au sud d'une pièce de terre en pré haut, autrefois en labour (parcelle 42) ;
6 à 12- des terres situées à l'ouest, de l'autre côté de la rue ;
13- le droit pendant deux ans de faire abreuver les bestiaux à la mare (parcelle 43) qui se trouve à côté de la grange des bâtiments occupés par les frères Laverré (nord de la parcelle 44), avec droit de passage dans la cour des Laverré pour accéder à la mare.
Cet ensemble est distrait du domaine de Mortiers qui a été acheté par M. Belliard et son épouse à Jean-Joseph Pavie l'aîné, ancien négociant, et Rose-Magdeleine Parthenay son épouse, demeurant à Poitiers, par acte passé le 26 mai 1827 devant Bonnin, notaire à Poitiers. M. et Mme Pavie avait acquis le domaine pour une moitié en vertu de quinze procès-verbaux d'adjudication faite à leur profit et à celui de M. Boisson par les administrateurs du département de la Vienne, les 12 prairial an II et six ventôse an III, au détriment de Fouqueteau des Mortiers, émigré ; et l'autre moitié avait été achetée le 23 décembre 1807, devant Bourdeau, notaire à Poitiers, à Pierre Boisson, architecte, et Radegonde-Elisabeth Pavie son épouse, demeurant à Poitiers. Les Boisson en étaient propriétaires selon les mêmes adjudications que ci-dessus.



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