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L'inventaire du patrimoine culturel de la Région Poitou-Charentes

L'agglomération de Poitiers :
les 3 262 éléments du patrimoine étudiés


Dossiers et illustrations : dossier documentaire

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Buxerolles
Hameaux de la Vallée et de la Caborne

photographie du dossier documentaire, voir légende
Vue aérienne de la Vallée et de la Caborne vers 1980. © Région Poitou-Charentes - Communauté d’agglomération de Poitiers / Y. Suire, 2007.
Dossier documentaire réalisé à partir de l’enquête d’inventaire de 2007.

Historique

Sous l'Ancien Régime et au début du 19e siècle, comme l'indique le cadastre de 1817, le hameau de la Vallée se limite à quelques métairies qui correspondent aux actuels numéros 68 route de la Vallée et 21 à 29 et 30 chemin de la Loubantière. Le hameau de la Caborne quant à lui ne comprend que deux métairies situées aux actuels 141 et 212 route de la Vallée. Au 19e siècle et dans la première moitié du 20e siècle, ces différentes métairies sont en grande partie reconstruites. La métairie située à l'actuel 30 rue de la Loubantière est quant à elle détruite. De nouvelles fermes apparaissent le long de la route de la Vallée, côté nord, tandis qu'à l'est le hameau de la Caborne s'étoffe également. Les deux hameaux finissent par se rejoindre à la fin du 20e siècle avec la construction de nombreuses maisons individuelles, pendant que d'autres de ces maisons étirent la Vallée vers l'ouest jusqu'à faire jonction avec les lotissements du vieux bourg.

Description

Les hameaux de la Vallée et de la Caborne sont situés sur les pourtours d'une dépression qui descend au nord vers une vallée sèche. Un quadrilatère formé par la route de la Vallée au nord, la rue de la Caborne à l'est, la rue des Sables au sud et la rue de la Loubantière à l'ouest, constitue le coeur de cet ensemble. Les habitations sont construites de part et d'autre de ces rues qui se prolongent ensuite à l'ouest, à l'est et au sud, tandis qu'au nord un chemin mène à la vallée sèche.

Documentation

● Archives

Archives départementales de la Vienne En 219. [1652] : aveu rendu par Jacques Ollivier, seigneur de la Loubantière.
Archives départementales de la Vienne En 220. 1667, 26 juillet : déclaration par Jacques Barbarin, sieur de la Pilleterie, pour une maison appelée la Vallée avec deux borderies.
Archives départementales de la Vienne En 220. 1732, 21 mai : déclaration rendue par Jean-Jacques Coullaud, maître en l'art de peinture, et ses soeurs Marie-Radegonde et Françoise, pour des biens à la Vallée.

● Bibliographie

Chancerel, François. Buxerolles à la fin de l'Ancien Régime : les hommes et la terre dans une paroisse de la banlieue de Poiters. Mém. de maîtrise, dir. D. Guillemet, J. Peret. Poitiers, 2005, 219 p. P. 188

● Annexe 0 :

Sous l'Ancien Régime, une des métairies de la Vallée dépend de la seigneurie de la Loubantière. Vers 1652, lorsqu'il rend aveu au roi pour cette dernière, Jacques Ollivier déclare que relèvent de lui "une métairie et deux borderies avec leurs appartenances de maison tant pour le maître que pour les métayers, jardins, chenevaux, prés clos, terres, colombier, fourniou, cuvier, granges, toits, écuries". Cette métairie, appelée la Vallée, appartient à Maître Jacques Barbarin, sieur de la Pilletière, à cause de dame Marie Mançay sa femme. Le 26 juillet 1667, Jacques Barbarin rend d'ailleurs une déclaration au seigneur de la Loubantière pour la maison appelée la Vallée avec deux borderies.
L'ensemble passe ensuite à son gendre, Jean-Baptiste Coullaud époux de Françoise Barbarin, puis à leurs enfants Marie-Radegonde, Françoise et Jean-Jacques. Le 21 mai 1732, les héritiers Coullaud rendent une déclaration au seigneur de la Loubantière pour un grand corps de logis pour le maître, avec un cuvier par le dessus, une borderie à côté, une écurie, un cellier, un colombier, un fournil, une grange dans laquelle a été construit une chambre, des cours et des coursoires, un puits dans la cour, et un jardin joignant le corps de logis, renfermé de murailles, enfin une "clousure" joignant aussi le corps de logis, renfermée de murs et dans laquelle il y a un petit bosquet de bois. Les Coullaud possèdent aussi "une métairie appelée la Vallée consistant en maison pour le métayer, grange, étable, colombier, cour, entrée, issue et courtillages, une grange et maison, une chènevière joignant la dite métairie", confrontant d'un côté au chemin de Poitiers à Buxerolles à main droite. Jean-Jacques Coullaud, maître en l'art de peinture, demeure ensuite à la Vallée. Il intervient en 1735 pour l'édification de la croix Mériot, et en 1736 dans l'église du bourg pour la réalisation d'un tableau pour l'autel de saint Blaise. Sa veuve est inhumée dans l'église, devant cet autel, le 14 avril 1758. La maison de la Vallée est ensuite affermée les 15 mars 1773 et 18 avril 1779 par la demoiselle Coullaud et par son oncle, marchand de drap à Poitiers.
Une borderie de la Vallée est affermée par Moussault, marchand à Poitiers, le 16 mars 1759, et une autre par J. Royer, coûtre de l'église de Poitiers, le 21 janvier 1770.



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