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L'inventaire du patrimoine culturel de la Région Poitou-Charentes

L'agglomération de Poitiers :
les 3 262 éléments du patrimoine étudiés


Dossiers et illustrations : dossier documentaire

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Buxerolles
Hameau de l'Orbras

photographie du dossier documentaire, voir légende
Vue aérienne de l'Ormeau, l'Orbras et la Dinière vers l'est, vers 1980. © Région Poitou-Charentes - Communauté d’agglomération de Poitiers / Y. Suire, 2007.
Dossier documentaire réalisé à partir de l’enquête d’inventaire de 2007.

Historique

Le hameau de l'Orbras, autrefois aussi appelé "Rebras", a en grande partie conservé sa physionomie du début du 19e siècle, telle qu'elle apparaît sur le cadastre de 1817. On y voit ce qui constituait probablement les métairies citées aux 17e et 18e siècles. Plusieurs de ces bâtiments ont toutefois été reconstruits au cours du 19e siècle. Dans la seconde moitié du 20e siècle, des maisons individuelles sont venues s'ajouter au hameau de manière à l'étirer vers l'est, le long de la voie de Lessart au Breuil.

Description

Le hameau de l'Orbras comprend plusieurs anciennes fermes groupées autour du carrefour, à proximité immédiate du manoir de la Loubantière. Les axes de ce carrefour mènent au nord à la Loubantière et à la Vallée, au sud à la Pépinière via un chemin rural, à l'ouest à l'Ormeau et à l'est au Sentier. C'est le long de ce dernier axe que se trouve l'extension récente du hameau.

Documentation

● Archives

Archives départementales de la Vienne En 219. 1526-1723 : seigneurie de la Loubantière, aveux.
Archives départementales de la Vienne En 228. 1494-1783 : seigneurie de la Loubantière, titres divers.

● Bibliographie

Chancerel, François. Buxerolles à la fin de l'Ancien Régime : les hommes et la terre dans une paroisse de la banlieue de Poiters. Mém. de maîtrise, dir. D. Guillemet, J. Peret. Poitiers, 2005, 219 p. P. 187
Chancerel, François. Mobilité, enracinement et ouverture villageoise dans une paroisse de la banlieue de Poitiers : Buxerolles (17e-début 19e siècles). Mém. de master, dir. J. Peret, Poitiers, 2006, 155 p. P. 143

● Annexe 0 :

Sous l'Ancien Régime, le hameau de l'Orbras est constitué de métairies évoluant dans l'orbite de la seigneurie de la Loubantière toute proche. En 1652, Jacques Ollivier, seigneur de la Loubantière, déclare posséder une maison affermée à Maître François Pestre, sieur de Pouzac, avec une grange, des toits, une cour, un jardin et des terres, le tout situé au village de "Reberas" et "tenant d'une part au chemin du village de la Vallée à Poitiers sur main senestre, et d'autre au chemin du village de l'Humeau à Allou et Cussec aussi à main senestre et au chenevau de la Charleterie, et d'un bout à la terre de la Loubantière, la muraille entre deux". Ces confrontations permettent de rapprocher cette métairie de celle pour laquelle Louise Bobinet veuve de Jacques Marret, sieur de la Boursaudière, et épouse en secondes noces d'Antoine Perrin, rend aveu le 9 mai 1705 au seigneur de la Loubantière. La métairie comprend alors "une maison pour le maître où il y a une chambre basse, haute, grenier, galerie, cour, coursoire, grange, colombier, cuvier", ainsi qu'une maison et la métairie y joignant, "avec ses appartenances de cours, coursoires, toits, étables et autres, un renclos renfermé de murailles ou y a une petite futaie", et enfin une vigne, un jardin et une chènevière. La veuve Perrin afferme encore cette métairie le 19 février 1715. En 1759, la métairie appartient à M. Chantaize, postulant en la cour consulaire de Poitiers, puis à sa veuve en 1785.
Dans son aveu rendu en 1652, Jacques Ollivier déclare aussi posséder une autre métairie, soit "la maison, métairie et borderie de Reberas avec ses appartenances de maisons, colombier, granges, tets, cours, jardins, renclos", le tout fermé de murailles et affermé à François Guionneau, avocat à Poitiers. La borderie mentionnée est peut-être celle qui, au milieu du 18e siècle, est acquise le 16 août 1739 par Maître François Couste et son épouse Catherine Marrot, de Poitiers, auprès de Messire Jean Lefort, prêtre vicaire de l'Argeasse en Bas-Poitou. La borderie consiste alors en une chambre basse, une haute au-dessus, un cuvier, une écurie, une cave, un appentis, un jardin renfermé de murs, et plusieurs terres, avec un puits commun dans lequel le seigneur de la Loubantière a droit de puisage. La vente concerne aussi "les vaisseaux à vin qui sont dans le cuvier et qui consistent en un tonneau à couler six barriques de vin, une cuve à couler une barrique et demie, un charnault, quatorze fûts de barriques, quatre basses, deux baillettes, un entonnoir, la couverture du tonneau et une échelle à rollons". Jean Lefort en avait hérité de ses parents, Philippe Lefort, huissier, et Catherine Marsault, par acte du 20 novembre 1732 devant Darbrez et Cressac notaires à Poitiers. Vers 1750, Catherine Marrot, alors veuve de François Couste, revend une partie de la borderie, qui appartient en 1759 à M. Moussault, orfèvre à Poitiers. Le 8 mars 1768, pour payer une dette au seigneur de la Loubantière, la veuve Couste revend le reste de la borderie.



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