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L'inventaire du patrimoine culturel de la Région Poitou-Charentes

L'agglomération de Poitiers :
les 3 262 éléments du patrimoine étudiés


Dossiers et illustrations : dossier documentaire

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Buxerolles
Quartier du Planty

photographie du dossier documentaire, voir légende
Vue aérienne du Planty vers le nord-est, vers 1980. © Région Poitou-Charentes - Communauté d’agglomération de Poitiers / C. Rome, 2007.
Dossier documentaire réalisé à partir de l’enquête d’inventaire de 2007.

Historique

Sous l´Ancien Régime et jusqu'aux années 1840, le Planty est un espace entièrement cultivé, recouvert de vignes et de champs, sans aucune construction. Cité pour la première fois en 1471, cet espace dépend alors de l´abbaye Sainte-Croix de Poitiers qui en afferme les parcelles aux paysans de Buxerolles et de Poitiers. L´occupation humaine du Planty antérieurement au 19e siècle ne se limite pourtant pas à l´agriculture. Au printemps 1937, des vestiges d'inhumations gallo-romaines ont été mis à jours sur la parcelle 7 de l´ancien cadastre, actuellement 6 rue du Planty. Il s´agissait d´ossements, d´une petite poterie rougeâtre en terre grossière, et d´une inhumation par incinération. La cuve de pierre cylindrique qui contenait les cendres faisait 30 centimètres de haut, 38 de diamètre extérieur et 22 de diamètre intérieur. D´autres découvertes du même type ont eu lieu sur l´ensemble du secteur comprenant les parcelles 1 à 16 de l´ancien cadastre, actuellement 8 à 48 rue du Planty.
A partir des années 1840, l'attraction économique et démographique de Poitiers se fait toujours plus grande, tandis que le bourg et les autres hameaux de la commune sont éloignés au nord. Les premières maisons du Planty sont alors édifiées à l'angle de la rue des Quatre-Cyprès et de la rue de la Vincenderie et dans l'Entre-deux-des-chemins. Au cours des décennies suivantes, les constructions se multiplient le long de ces mêmes rues et de la rue du Planty. Elles se concentrent plutôt dans un espace délimité par la rue de la Vincenderie, la rue Abel-Tassin, le chemin rural du Planty et la rue des Quatre-Cyprès, mais quelques-unes se portent déjà jusqu'aux abords des actuelles cité des Amandiers et école du Planty. Le mouvement se poursuit dans l'Entre-deux-guerres. Le Planty entre alors dans une nouvelle période d'expansion avec la construction dans les années 1950 de la cité des Castors, immédiatement suivie par celle du groupe scolaire du Planty (1954-1959), de la cité des Peupliers (1954-1957), des immeubles de la Saboterie (1955), puis de ceux de la Vallée Sainte-Croix (1964-1965) et enfin de la cité des Amandiers (1965-1969). Des équipements publics s'ajoutent à ces constructions, par exemple le collège Jules-Verne en 1969 et le stade du Planty vers 1972. Rapidement, selon un mouvement qui se poursuit aujourd'hui, l'espace entre les anciennes maisons et ces immeubles, cités et équipements se remplit de maisons individuelles. C'est au Planty que s'installe l'hôtel de ville en 1978, puis qu'est construit le secteur urbain du Mail dans les années 1990. Ces implantations parachèvent la transformation du Planty en agglomération. Les aménagements opérés depuis les années 1950 s'accompagnent du tracé de nouvelles rues, par exemple la rue Abel-Tassin. Les nouveaux axes et même les constructions de lotissements effacent souvent l'ancien réseau dont il reste aujourd'hui la rue du Planty, le chemin rural du Planty, une partie du chemin rural numéro 4, et la rue des Mimosas. De même disparaissent des maisons et des fermes construites au 19e siècle, par exemple une ferme rue des Bleuets, connue par une photographie du début du 20e siècle.

Description

Le quartier du Planty s'étend sur un espace trapézoïdal délimité à l'ouest par la rue de la Vincenderie, au sud par la rue des Quatre-Cyprès, à l'est par la Voie romaine, et au nord par la cité des Amandiers et le Mail. Parmi le réseau viaire qui le traverse figurent deux anciens chemins ruraux qui rappellent l'ancienne vocation agricole des lieux. L'axe majeur du quartier est la rue du Planty qui relie le nouveau centre-ville de Buxerolles aux abords de Poitiers. Les habitations sont essentiellement situées sur le plateau. Toutefois, sur les côtés ouest et sud du quartier, elles épousent la pente du coteau (rue de la Vincenderie) et sont parfois adossées à de petites falaises (rue des Quatre-Cyprès). Là on observe même quelques dépendances troglodytiques.

Documentation

● Archives

Archives départementales de la Vienne 2 H 1/19. 1692-1784 : biens de l'abbaye Sainte-Croix de Poitiers aux Amandiers et à la Vincenderie, baillettes et déclarations roturières.
Archives municipales de Buxerolles. Registres des délibérations du conseil municipal. Séances des 2 août 1947 et 2 juillet 1949

● Bibliographie

Eygun, François. "Communication à la séance du 13 mai 1937". Bull. soc. Antiquaires de l'Ouest, 3e s., t. 11. P. 375
Thimonier, Joseph. Buxerolles : le pays des buis. Poitiers, les Editions du Pont-Neuf, 1998, 126 p. P. 45



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