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L'inventaire du patrimoine culturel de la Région Poitou-Charentes

L'agglomération de Poitiers :
les 3 262 éléments du patrimoine étudiés


Dossiers et illustrations : dossier documentaire

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Mignaloux-Beauvoir / le Breuil-l'Abbesse / 884 route de Chauvigny
Ferme, actuellement maison

photographie du dossier documentaire, voir légende
La grange et le logis, vus du nord-ouest. © Région Poitou-Charentes - Communauté d’agglomération de Poitiers / Y. Suire, 2007.
Dossier documentaire réalisé à partir de l’enquête d’inventaire de 2007.

Historique

Cette ferme est l'une des plus anciennes du hameau du Breuil-l'Abbesse. Il pourrait s'agir, selon certaines descriptions, de la maison et borderie cédée le 6 mai 1645 par Clause Maisondieu, avocat au présidial de Poitiers, pour lui et ses frères et soeurs, à François Venien, laboureur au Breuil-l'Abbesse, et à Renée Marais sa femme. Mathurin Hilairet en était jusqu'à présent fermier. Le 14 mai 1654, François Venien rend déclaration de son bien à l'abbaye Sainte-Croix. La borderie comprend notamment une "closure" renfermée de buissons et de murailles, et confrontant d'une part aux terres de l'abbaye Sainte-Croix [la métairie Sainte-Croix est au sud], d'autre part à la terre de Marie Rouilh veuve de Pierre Moreau, sieur de la Touche [propriétaires de la maison située rue du Curé-Jacquet], et d'autre part au chemin de Poitiers à Chauvigny.
En tout état de cause, la ferme apparaît sur l'atlas de Trudaine, établi dans la seconde moitié du 18e siècle, puis sur le plan cadastral de 1819. A cette date, dans une disposition proche de l'actuelle, elle comprend des bâtiments, une cour et une mare (parcelle 49), un jardin (parcelle 48) et un terrain cultivé les entourant (parcelle 47). Propriété de la veuve Cognac, demeurant à Poitiers, en 1819, elle passe en 1832 aux mains de la veuve Blondet, demeurant au Breuil l'Abbesse, puis en 1870 à celles de François-Charles Blondet, domicilé à Poitiers, enfin à Charles Blondet, procureur à Loudun puis conseilller à la cour d'appel de Poitiers, en 1883.
Aujourd'hui, la grange apparaît comme le bâtiment le plus ancien : on peut faire remonter sa construction au 18e siècle, voire au siècle précédent si l'on considère la petite baie rectangulaire et chanfreinée encore visible à droite de la porte. Depuis 1819, elle a été légèrement amputée au nord pour être alignée sur la voie publique. Situé dans le prolongement de la grange, le logis a été refait au 19e siècle, ainsi que le bâtiment de plan carré en fond de cour. Le cadastre indique en effet une reconstruction en 1885 du logis dit alors "boutique".

Description

La grange et le logis sont placés perpendiculairement à la voie, tandis qu'un petit bâtiment de plan carré occupe le fond de la cour vers le sud. Il a été relié aux deux autres par une construction vitrée récente. La façade du logis comporte deux travées encadrant une porte décentrée vers la droite. Un petit oculus est visible au premier niveau, à gauche de la porte. La grange s'ouvre par une grande porte à deux vantaux, à droite de laquelle on distingue une petite baie rectangulaire et chanfreinée.

Documentation

● Archives

Archives départementales de la Vienne 2 H 1/24. 1645, 6 mai : arrentement par Clause Maisondieu, avocat au présidial de Poitiers, pour lui et ses frères et soeurs, au profit de François Venien.
Archives départementales de la Vienne 2 H 1/24. 1654, 14 mai : déclaration rendue à l'abbaye Sainte-Croix par François Venien.



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