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L'inventaire du patrimoine culturel de la Région Poitou-Charentes

L'agglomération de Poitiers :
les 3 262 éléments du patrimoine étudiés


Dossiers et illustrations : dossier documentaire

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Mignaloux-Beauvoir / 443 route du Deffend
Manoir du Deffend, actuellement Observatoire régional du patrimoine végétal de l'Université de Poitiers

photographie du dossier documentaire, voir légende
L'ancien logis, vu depuis le sud-est. © Région Poitou-Charentes - Communauté d’agglomération de Poitiers / Y. Suire, 2007.
Dossier documentaire réalisé à partir de l’enquête d’inventaire de 2007.

Historique

Le nom "Deffend" vient de "défens", terme qui désigne un terrain clos, souvent un bois ou une forêt, où il est interdit de faire paître les troupeaux. Le domaine est aujourd'hui désigné au singulier, mais on parlait auparavant des Deffends. Il est mentionné dès le Moyen Age, d'abord comme possession des comtes de Poitou. Puis il devient celle de l'abbaye de la Trinité de Poitiers dès sa fondation en 963, par l'intermédiaire d'un rattachement au fief du Breuil l'Abbesse. Le domaine des Deffends relève ainsi de l'abbaye jusqu'à la Révolution. Il faut attendre le 14e siècle pour disposer d'éléments plus précis sur les propriétaires exploitant le domaine. En 1385, les Deffends appartiennent pour une moitié à Guillaume Martin, pour l'autre à Jean Martin. En 1427 est mentionné Pierre Gadeau : il possédait déjà la moitié de Guillaume Martin et reçoit alors celle de Jean Martin. Puis Jean Reguillau a dû être propriétaire des Deffends, avant Jean Gardault, mentionné en 1493. Entre 1529 et 1551, le domaine appartient à Guy Le Bascle, maire de Poitiers en 1545 et décédé en 1576. Le domaine des Deffends est anobli en sa faveur en 1538. Un document du 8 mars 1582 mentionne "le sieur Le Bascle", probablement Joseph Le Bascle, docteur en droit, fils du précédent. Il est alors propriétaire de "la maison des Deffends [...] à cause de Magdeleine Aubert sa mère". Egalement maire de Poitiers en 1569 puis en 1588, il décède en 1589. Ensuite, de 1592 à 1599, les Deffends appartiennent à Hilaire Rougier, écuyer et sieur de Migné, et à sa femme Françoise Gratien.

Le 27 août 1599, Hilaire Rougier et sa femme cèdent les Deffends à Joseph de Lauzon et à son épouse Jeanne Rougier. Joseph de Lauzon est écuyer, seigneur de Félines (Jazeneuil, Vienne) et de la Gonterie (Vienne), conseiller au présidial de Poitiers de 1594 à 1598, puis conseiller et juge magistrat au parlement de Bretagne. Avec les Deffends, il acquiert également une métairie au village du Breuil l'Abbesse. Le 16 janvier 1613, le dénombrement du domaine qu'il adresse aux religieuses de la Trinité, indique qu'il est composé de "cour, entrées, garenne, fuye (colombier), et jardinet". Les De Lauzon restent propriétaires des Deffends jusqu'au début du 18e siècle. Après Joseph, c'est son petit-fils Charles qui est mentionné comme seigneur des Deffends en 1645. Il est aussi chevalier, grand maître des Eaux et Forêts de Guyenne et Poitou-Saintonge, et seigneur de la Gonterie. Son fils, également prénommé Charles et mentionné en 1693, lui succède, puis la fille de celui-ci, Marie-Catherine-Antoinette de Lauzon, mariée à Messire Rolland-Michel Barrin, chevalier, marquis de la Galissonnière, enseigne de vaisseaux du roi au fort de Rochefort. Le 30 juillet 1716, l'aveu et dénombrement qu'ils rendent aux religieuses de la Trinité mentionne ceci : un "hébergement, cour, entrées, escurie, fuyes, jardins enclos [...], le tout tenant ensemble renfermés de murs et fossés".

C'est très probablement à la famille De Lauzon que l'on doit la partie basse du logis, celle couverte de tuiles. En effet, ce corps de bâtiment pourrait remonter au 17e siècle, comme en témoignent les nombreux encadrements de baies chanfreinés, les appuis de fenêtres moulurés, et les frontons du premier étage. La date de 1722 inscrite sur un linteau indique que des aménagements ont été apportés à la construction du 17e siècle par le couple De Lauzon-Barrin. De l'époque des De Lauzon subsiste également le pigeonnier. Le parti général, les boulins intérieurs, les encadrements de pierre avec ailerons à volutes des lucarnes, la corniche à modillons sont caractéristiques de l'architecture du 17e siècle. En revanche, l'épi de faîtage et l'enduit sont récents. Du 17e siècle datait probablement aussi un bâtiment en ruines encore visible sur des photographies de 1968 et situé à proximité du pigeonnier. Il conservait de cette époque des baies à encadrements moulurés et des appuis de fenêtres saillants et moulurés.

Après avoir été pendant près d'un siècle et demi aux mains des De Lauzon, le domaine des Deffends est vendu le 11 mai 1744 par Rolland-Michel Barrin à Pierre-Alexandre Bérault, écuyer et seigneur de la Bellerie, pour 25 000 livres. D'après un acte du 1er septembre 1747, le domaine comprend alors la "maison noble des Deffends avec toutes ses issues, trente septrées de terres renfermées dans [un] parc, la métairie borderie du Magnou, ensemble toutes les pièces de terre qui en dépendent, relevant de l'abbaye de la Trinité" ; plus la "métairie de la Moulinière" relevant de la seigneurie des Touches. Tel qu'il est représenté sur l'atlas de Trudaine, dans la seconde moitié du 18e siècle, le domaine des Deffends, clos de murs, est constitué d'un parc à parterres au sud du logis, d'allées d'arbres et de bois à l'ouest et au sud. Bérault revend les Deffends en 1752 à Honoré-Denis Nauleau, conseiller du roi, docteur et professeur de droit à l'université de Poitiers. Puis le 1er juin 1771, le domaine est vendu à Jean-Jacques Grolleau, avocat, qui cède ses droits en 1778 à Jean-François Grémion. Ce dernier transmet les Deffends à sa fille, Jeanne-Zoé Grémion épouse Pontois.

Devenue veuve, elle en est encore propriétaire en 1819 au moment de l'établissement du cadastre. Le domaine compte alors six corps de bâtiments autour de deux cours (parcelles C1 177 et 178). De tous les bâtiments visibles sur ce document, peu subsistent aujourd'hui : une partie du logis, qui occupait probablement entièrement le plus grand corps, de plan en L, et le pigeonnier. Le reste du domaine comprenait deux "terrains d'agrément" (C1 181 et 182), un taillis (C1 185), trois mares (C1 172, 173, 180), quatre prés (C1 171, 179, 183, 186) trois parcelles de labour (C1 170, 175, 187) et trois pâtures (C1 169, 174, 184). En 1829 selon le cadastre, la veuve Pontois vend le Deffend à Denis-Célestin Chambourdon, qui fut maire de Mignaloux. En 1860, le domaine est acquis par Armand-Louis-Gratien Gaillard, conseiller à la cour de Poitiers, qui possède aussi le Magnoux. Plus tard en 1882, le cadastre indique que le Deffend appartient à Paul de Montjon, qui possède aussi Charassé et la Trinité. Dès 1886, le Deffend est à Louis-Charles-Gaillard à Poitiers, et en 1899 à Pierre Roederer.

L'un de ces propriétaires successifs est sans doute à l'initiative de la construction de la partie la plus récente du logis, la plus haute, couverte d'ardoises. Ce matériau de toiture, la régularité des percements, les encadrements de fenêtres sont caractéristiques de cette période. Ce corps de bâtiment a été simplement greffé au précédent, sur le mur intérieur duquel on voit encore les traces d'anciennes ouvertures, murées. Sur des photographies du milieu du 20e siècle, la toiture d'ardoise apparaît comme percée de lucarnes, au sud et à l'ouest, mais qui ont depuis disparu. Quant à la partie la plus ancienne du logis, couverte de tuiles, elle connaît également des remaniements au 19e siècle, notamment l'ajout d'un balcon, le percement ou la réfection de baies sur les élévations sud-est et nord-est. Le bâtiment proche du pigeonnier, aujourd'hui disparu, est pour sa part agrandi par une dépendance au nord et un corps de bâtiment en retour d'équerre au sud. Enfin, vers 1900, Pierre Roederer, le nouveau propriétaire des lieux, fait construire les haras situés au nord du domaine. Après lui avoir racheté le domaine en 1907, Marie-Joseph-Maurice Robain transforme ces haras en ferme. Il y ajoute une porcherie où les animaux sont alimentés, de manière moderne, par un wagonnet circulant au milieu du bâtiment.

Le Deffend est ensuite resté presque inchangé jusqu'au milieu du 20e siècle, alors qu'il était toujours aux mains de la famille Robain. Le domaine comprenait alors toujours le logis, une exploitation agricole, ainsi qu'un terrain de tennis. Dans la partie la plus ancienne du logis, couverte en tuiles, le comble a été aménagé en espace habitable et la porte-fenêtre vitrée de l'élévation sud-est a remplacé une porte en bois. L'alimentation en eau était assurée par un château d'eau et une noria situés à proximité du puits toujours visible au sud du logis. Dans le potager se trouvait un bassin en pierre, où arrivait l'eau de la mare voisine, sur laquelle était également installé un lavoir. Les élévations extérieures du logis étaient enduites et ses baies équipées de volets. A l'intérieur, au rez-de-chaussée de la partie basse du logis, se trouvaient une cuisine, une salle-à-manger, un office, un cellier et un bureau. Le rez-de-chaussée de la partie haute était occupé par un grand et un petit salon. Le premier, orné de bas-lambris surmontés de papiers peints fleur-de-lysés, contenait une cheminée de style Louis XVI. Au premier étage des deux parties du logis, se trouvaient des chambres et des cabinets de toilette, pour la famille à l'ouest et les domestiques à l'est. Certains des aménagements intérieurs, datant pour la plupart du 19e siècle, subsistaient encore sur des photographies de 1968, notamment la cheminée du grand salon, deux portes en chêne de style Louis XV, un escalier en pierre à rampe d'appui métallique, des boiseries de cheminée de style Louis XV.

Hormis l'escalier et la cheminée Louis XVI, tous ces décors ont disparu au cours des travaux réalisés par l'Université de Poitiers depuis 1962, date à laquelle elle se porte acquéreur du Deffend. Elle y installe tout d'abord un centre de recherches en physique, chimie et combustion. Puis au cours des années 1990, elle y crée l'Observatoire régional du patrimoine végétal, conçu à la fois comme un outil pédagogique, un support à la recherche pour la sauvegarde et la conservation du patrimoine végétal, et plus largement un centre de diffusion de la culture scientifique et technique. Les bâtiments ont conservé leurs volumes d'origine, mais ont été aménagés pour remplir de nouvelles fonctions : logements, salles de réunion et d'exposition dans le logis ; salles d'activités scientifiques pour enfants, bureaux et ateliers de jardiniers dans les anciens haras et la porcherie. Une serre et des garages ont été ajoutés à proximité de l'ancienne porcherie. Le mur fermant le potager au nord-ouest et au nord-est a été reconstruit à son emplacement initial il y a une dizaine d'années. Les mares ont été réhabilitées. Enfin, le portail d'entrée du domaine a été récemment reconstruit.

Description

Situé au sud du hameau du Breuil l'Abbesse, le domaine du Deffend s'étend sur trente-trois hectares entre la route du Deffend au sud, la rue de Sainte-Croix au nord, et à l'ouest du lotissement du Pré des Mottes. Le domaine comprend deux ensembles bâtis distincts. On y accède par un portail ouvrant sur la route du Deffend. Le premier ensemble bâti regroupant l'ancien logis et le pigeonnier occupe le sud du domaine. Le second, au nord, consiste en d'anciens haras transformés ensuite en ferme. Tous ces bâtiments ont perdu leurs fonctions initiales et sont utilisés par l'Observatoire du patrimoine végétal de l'Université de Poitiers.

Le premier ensemble de bâtiments comprend l'ancien logis et le pigeonnier. L'ancien logis comprend deux corps de bâtiment, résultant de deux campagnes de construction : une menée aux 17e et 18e siècle, une autre au 19e siècle. Le bâtiment le plus ancien, au nord-est, est plus bas que l'autre et il suit la déclivité du terrain. Il présente une façade sud qui devait comporter à l'origine cinq travées. Elle apparaît aujourd'hui percée de manière irrégulière : au rez-de-chaussée, on y dénombre neuf baies en tout, dont une triple baie et une baie géminée. Au premier étage, on compte sept baies dont une porte-fenêtre ouvrant sur un balcon supporté par des consoles métalliques et orné d'un garde-corps en métal. Cette porte-fenêtre ainsi que trois autres baies de l'étage sont couronnées d'un fronton, débordant de l'élévation sur la couverture. Les trois fenêtres à frontons ont également des appuis moulurés et saillants. Sept baies de cette partie de la façade ont un encadrement chanfreiné (une porte, la triple baie du rez-de-chaussée, trois à l'étage). Sur le mur pignon est du logis, on remarque une travée et, à droite, une porte menant à une cave. Celle-ci, voûtée, est accessible au terme de quelques marches de pierre. Au-dessus de la porte de la cave, se trouve une petite baie chanfreinée.

Le corps de bâtiment du 19e siècle, plus haut que le précédent, est couvert d'un toit à longs pans et croupes en ardoises, avec épis de faîtage. Ses percements sont plus grands, plus réguliers et non moulurés. Sa façade nord-ouest ouvre par deux travées. Mais on dénombre en plus une fenêtre au premier étage ainsi qu'une petite baie ovale, et une fenêtre intermédiaire éclairant la cage d'escalier. Le linteau de la porte, en pierre, est surmonté par un arc de décharge en briques. L'élévation sud-ouest compte trois travées, dont celle de gauche avec une porte-fenêtre. Côté sud-est, le bâtiment forme un léger avant-corps par rapport au bâtiment des 17e-18e siècles et compte une travée. Toutes les baies des élévations sud-ouest et sud-est sont ornées de clefs légèrement saillantes. A l'intérieur, une cheminée en pierre de Chauvigny de style Louis XVI est conservée dans la pièce d'angle du rez-de-chaussée, au sud-ouest. On observe aussi un escalier en pierre à trois volées droites et rampe d'appui métallique.

Une dépendance couverte en appentis est accolée au nord du corps de bâtiment le plus ancien, sur moitié de sa longueur. Son élévation nord est percée au rez-de-chaussée d'une fenêtre, d'une porte et d'une baie au linteau portant la date de 1722, ainsi que de quatre petites baies, dont deux aux encadrements chanfreinés, éclairant le comble.

Le pigeonnier se trouve à l'est de l'ancien logis, de l'autre côté du chemin. Il est de plan circulaire, et ses murs sont entièrement enduits. Il ouvre à l'ouest par une porte. Son élévation est couronnée par une corniche faite de gros blocs de pierre de taille reposant sur des modillons. Il est couvert d'une poivrière en tuiles plates, couronnée par un épi de faîtage figurant quatre tulipes sortant d'une cinquième. La toiture est percée de deux lucarnes ouvrant au nord et à l'est. Leurs encadrements de pierre sont formés de deux ailerons à volutes et un fronton semi-circulaire. A l'intérieur, le pigeonnier est percé de boulins, de 40 cm du sol jusqu'en haut du mur, sauf sur une bande verticale de 2 m de part et d'autre de la porte. On dénombre 11 rangées de 20 boulins à entrée rectangulaire, puis plus haut 6 rangées de 21 boulins à entrée circulaire. Les 11 premières rangées sont façonnées en pierre, tandis que les rangées de boulins circulaires sont en terre cuite, enduite à la chaux.

Un troisième bâtiment, visible sur des photographies datées de 1968, était situé au sud-est du pigeonnier. Il comprenait un logement auquel étaient accolées des dépendances. La façade du logement, vers l'ouest, présentait une porte centrale entre deux travées. La maison disposait donc de deux pièces à chaque étage. Trois fenêtres avaient des encadrements moulurés et des appuis de fenêtres saillants et moulurés. L'encadrement de la porte était chanfreiné. Le comble contenant un grenier était éclairé par deux petites baies ovales à encadrement mouluré, sur les murs en pignon au nord et au sud. Une troisième baie de ce type était visible sur le mur est, à l'arrière de la maison, qui était presque aveugle. Les murs de ce bâtiment étaient en moellons recouverts d'un enduit très détérioré, et le logement était couvert d'un toit en bâtière avec brisis en ardoise au bord, en tuiles plates ensuite. Un toit à cochons surmonté peut-être d'un grenier, était attenant au logement vers le nord, tandis qu'au sud se trouvait une serre. Au sud du logement, en retour d'équerre, se situait une grange. D'après les observations faites en 1968, son élévation sud-est était intégralement en bois et comprenait une grande porte centrale.

Les anciens haras construits au nord du domaine s'organisent en trois bâtiments séparés. Ils sont disposés en U autour d'une cour dans laquelle on faisait évoluer les chevaux. Le bâtiment situé en fond de cour, au nord-ouest, se compose d'un pavillon central entre deux corps de bâtiments rectangulaires plus bas. Ce pavillon contenait un logement et présente une façade en pignon à deux travées et trois niveaux. La porte d'entrée est latérale, à droite, et le rez-de-chaussée est surmonté d'un étage carré, puis d'un comble, éclairé par un oculus. Les corps latéraux comprenaient des boxes au rez-de-chaussée, et des greniers à l'étage, ouvrant chacun par une lucarne à fenêtre passante. Les deux autres bâtiments encadrant la cour contenaient également des boxes au rez-de-chaussée et un grenier à l'étage, ouvrant sur leurs deux murs gouttereaux. Les toitures à longs pans des bâtiments présentent une pente assez forte, donnant ainsi de l'ampleur aux greniers. L'alternance des briques et des pierres de taille dans les encadrements de baies et chaînages d'angles anime les façades. L'ancienne porcherie est perpendiculaire au bâtiment sud-ouest du haras. Elle ne comprend qu'un rez-de-chaussée, et est couverte par un toit à longs pans en tuiles mécaniques. Encore plus au sud-ouest se trouvent deux garages dans le prolongement de la porcherie, et une serre un peu plus loin.

Le reste du domaine est divisé en différents espaces. Deux bois encadrent la propriété, au sud-est et au nord. Celui du sud-est est jouxté par un arboretum qui s'étend jusqu'au chemin d'accès. De l'autre côté de ce chemin, au nord, se trouve l'espace dédié aux plantes médicinales. Entre le logis ancien du Deffend et les haras, une grande pièce rectangulaire est consacrée aux fruitiers, à l'ouest du chemin. A l'est, se suivent trois espaces : celui consacré aux plantes aquatiques, le potager, puis une autre pièce pour les fruitiers. Encore plus à l'est, se trouvent un espace réservé aux plantes médicinales, et une bande de terrain occupée par d'autres fruitiers.

Inscriptions

Le linteau d'une baie située sur l'élévation nord du corps de bâtiment des 17e-18e siècle porte la date de 1722.

Documentation

● Archives

Archives départementales de la Vienne 2 H 2/24. 1747, 1er septembre : évantilation et estimation par Pierre-Alexandre Bérault de l'acquisition faite du domaine des Deffends auprès de Roland Barrin et Marie-Catherine-Antoinette de Lauzon, par acte du 11 mai 1744.
Archives départementales de la Vienne 2 H 2/24. 1752, 19 janvier : évantilation du domaine des Deffends par M. Naulleau qui l'a acquis.
Archives départementales de la Vienne 2 H 2/24. 1771, 7 juin : évantilation du domaine des Deffends par M. Grolleau qu'il a acquis de M. Naulleau par contrat du 1er juin 1771.
Archives départementales de la Vienne 2 H 2/37. 1582, 8 mars : mémoire concernant les dépendances de l'abbaye de la Trinité de Poitiers au Breuil l'Abbesse.
Archives départementales de la Vienne 2 H 2/37. 1613-1765 : aveux et dénombrements rendus par les propriétaires des Deffends à l'abbaye de la Trinité.
Archives départementales de la Vienne 2 H 2/39. 1599, 27 août : échange de biens entre Hilaire Rougier et Françoise Gratien son épouse, et Joseph de Lauzon et Jeanne Rougier son épouse.
Archives départementales de la Vienne. 2 H 2/39. 1643, 19 décembre : aveu rendu par Charles de Lauzon à Jean Chevalier, sieur de Thessec, juge au présidial de Poitiers, pour l'hébergement de la Moulinerie.
Région Poitou-Charentes, service régional de l'inventaire. 1968 : dossier "le Deffend", notes d'observations, notes de dépouillements d'archives.
Coll. part. Serge Tymowski (Montamisé). Photographies du milieu du 20e siècle et témoignage oral.

● Bibliographie

Beauchet-Filleau, Joseph, Henri et Paul, Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou : t. 1. Fontenay-le-Comte : Lussaud frères, 1891. P. 316
Beauchet-Filleau, Joseph, Henri et Paul, Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou : t. 5. Fontenay-le-Comte : Lussaud frères, 1965. P. 690 et 691
Juchault, Pierre, Simmat, Gérard. Le pays de Poitiers. Joué-lès-Tours : Alan Sutton, 1999. P. 766
Petit, Robert, Mignaloux-Beauvoir découvre son histoire. Mignaloux-Beauvoir : Mairie : Loisirs Animation Mignaloux-Beauvoir, 1994. P. 48 à 51, 72, 79
Rédet, M. L., Dictionnaire topographique du département de la Vienne, Paris : Imprimerie nationale, 1881. P. 150
Www.univ-poitiers.fr/orpv (consult. 20/07/07).



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