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L'inventaire du patrimoine culturel de la Région Poitou-Charentes

L'agglomération de Poitiers :
les 3 262 éléments du patrimoine étudiés


Dossiers et illustrations : dossier documentaire

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Mignaloux-Beauvoir / les Oriollères / 119, 121, 121 B route des Oriollères
Ferme, actuellement maisons

photographie du dossier documentaire, voir légende
Le logis de l'ancienne ferme (?), vu depuis le nord-est. © Région Poitou-Charentes - Communauté d’agglomération de Poitiers / Y. Suire, 2007.
Dossier documentaire réalisé à partir de l’enquête d’inventaire de 2007.

Historique

Une ancienne ferme se trouve déjà à cet emplacement sur le cadastre de 1819, mais les bâtiments ont aujourd'hui une disposition assez différente. Elle appartient alors à M. de Beaurepère, propriétaire à Poitiers. Elle comprend trois bâtiments autour d'une cour (parcelle C1 92), un jardin (C1 91) et deux parcelles de labours (C1 93 et 94). Une mare est également visible. La ferme change plusieurs fois de mains au cours du 19e siècle. En 1826 elle passe à Jean Charles père, demeurant aux Oriollères, en 1839 à Jacques Boisseau aux Touches, en 1848 à Louis Maître, journalier à la Trinité puis aux Oriollères, en 1853 à Charpentier, boulanger à Poitiers (sans doute en échange des bâtiments voisins de la ferme des Oriollères, vendus par Charpentier à Maître à la même date), en 1857 à Pierre Gauvin, en 1867 à Florent Barrès, jardinier aux Oriollères, en 1882 à Pierre Berthault. En 1901, elle appartient à François Gonin, puis est vendue en 1906 à Armand Robin. Au cours de la même période, d'importants travaux sont réalisés, modifiant profondément l'aspect de la ferme. Les archives cadastrales mentionnent en 1847 et 1867 deux nouvelles constructions de maisons puis une démolition en 1887. La ferme est aujourd'hui divisée en plusieurs logements, qui ont fait l'objet de différents traitements de façade. La partie qui conserve le plus de traces anciennes est au sud-est. On y voit encore la forme des percements caractéristiques d'une porte de celllier et d'une porte de grenier la surmontant, des fenêtres rectangulaires éclairant le comble à surcroît, et des chaînages d'angle à gauche : ces traits sont typiques de la construction rurale du 19e siècle. Le reste des façades a été très modifié au cours du 20e siècle.

Description

Aujourd'hui divisée en plusieurs logements, cette ancienne ferme se situe en retrait par rapport à la rue, à laquelle elle est perpendiculairement orientée. Elle comprenait au début du 19e siècle trois corps de bâtiments séparés autour d'une cour, puis cette diposition évolua au cours du siècle vers deux corps de bâtiment situés dans le prolongement l'un de l'autre, accolés par un de leurs angles, avec cour antérieure. Le logis devait se trouver dans le corps de bâtiment le moins long, au sud. Il comprenait deux travées en façade, avec trois baies au rez-de-chausée, et une porte centrale. Les dépendances devaient être regroupées dans le second corps de bâtiment, jouxtant le logis au nord.



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