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L'inventaire du patrimoine culturel de la Région Poitou-Charentes

L'agglomération de Poitiers :
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Dossiers et illustrations : dossier documentaire

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Mignaloux-Beauvoir / les Bruères / 986 route des Bruères
Ferme dite "les Bruères" ou "les Grandes Bruères"

photographie du dossier documentaire, voir légende
Le logis de la ferme, vu depuis le nord-est. © Région Poitou-Charentes - Communauté d’agglomération de Poitiers / Y. Suire, 2007.
Dossier documentaire réalisé à partir de l’enquête d’inventaire de 2007.

Historique

Parmi les fermes composant le hameau des Bruères, la métairie appelée "les Bruères" ou "les Grandes Bruères" est probablement celle dont Catherine Repin, veuve de Jean Cornau, écuyer, sieur de la Faverie, se déclare propriétaire le 26 avril 1653. Cette "maison appelée la métairie des Bruères", pour laquelle des redevances sont dues au commandeur de Beauvoir, comprend alors des chambres basses, un four, une grange, des étables, le tout renfermé de murailles. Catherine Repin en a hérité de son père, Hilaire Repin, écuyer, sieur de la Ronde. Sa fille, Marie Cornuau, épouse d'Emery Sabourin, sieur de Marsilly, rend la même déclaration le 24 juin 1680. Les Grandes Bruères passent ensuite dans les mains d'Emmanuel Irland (1645-1723), chevalier, seigneur de la Maingouère. Sa veuve, Madeleine Thévin se déclare propriétaire de la métairie le 29 janvier 1753. La propriété, qui apparaît à cette époque sur l'atlas de Trudaine, échoit à leur fils, Hubert-Ignace Irland (1711-1766) époux de Marie-Suzanne Aymer, puis à la fille de ces derniers, Marie-Louise-Madeleine Irland (1738-1821). Elle l'apporte à son mari, Hugues-Charles-Jacques-Robert, comte de Moussy. Le 15 mai 1798 (28 floréal an 6), il l'afferme à Pierre Boistard, cultivateur, dont le père exploitait déjà la métairie avant la Révolution. Le 16 juillet 1799 (28 messidor an 7), un nouvel acte de ferme est passé au profit cette fois de Pierre Venien et Radegonde Gouvin son épouse.
Sur le cadastre de 1819, la famille de Moussy est toujours propriétaire des lieux. La ferme comporte alors deux ensembles de bâtiments et cour (parcelles D1 153 et 155), deux jardins (D1 154 et 157), quatre prés (D1 150, 152, 156 et 158), un labour (D1 151), une bruyère (D1 159), et deux parcelles contenant des "arbres épars" (D1 160 et 161). Après le comte de Moussy, c'est son fils Charles-René-Robert, époux Gourjault, qui est propriétaire de la métairie des Bruères, puis le petit-fils de celui-ci, Louis Aymer de la Chevalerie, cité par le cadastre en 1898. En 1903, la propriété passe en indivision à Suzanne, Marie et Thérèse Gendron, habitant à Poitiers.
Parallèlement à ces changements de propriétaires, de nouvelles constructions viennent au cours du 19e siècle englober ou remplacer les anciens bâtiments. Le logis visible actuellement a ainsi été reconstruit dans la deuxième moitié du 19e siècle sur l'emplacement du logis précédent. La grange adossée à la rue est aujourd'hui plus grande que celle observée sur le cadastre de 1819. Un hangar a été construit au sud de la cour, et deux autres ont pris place au sud et à l'est au 20e siècle. Les mares visibles sur le cadastre de 1819 ont disparu. Aujourd'hui, la ferme est toujours en activité.

Description

Les bâtiments de la ferme des Bruères se trouvent autour d'une cour, non fermée sur la rue. L'entrée de la propriété, au nord, est encadré à l'ouest par une grange, à l'est par des dépendances. Le logis se trouve au-delà de la grange, à l'ouest de la cour. Son toit à longs pans abrite aussi à l'arrière une dépendance, accolée au logis. La porte de celui-ci est décentrée, dans la deuxième travée en partant de la gauche. Toutes les baies de cette façade sont ornées d'encadrements saillants et d'une clef taillée en pointe de diamant. Sur l'élévation nord du logis, on remarque une porte haute latérale, indiquant la présence d'un grenier. La grange est adossée à la rue. A façade en pignon, elle est ornée d'une génoise à la base du toit. Elle ouvre sur la cour au sud par une grande porte à deux battants surmontée d'un arc de décharge, et à l'ouest sur le jardin par une porte plus petite et quelques fenêtres. Les dépendances situées à l'est de l'entrée de la propriété, comprennent semble-t-il une écurie ou étable et d'autres toits à animaux. Plus au sud et à l'est, se dressent deux hangars. Celui situé en face de l'entrée de la cour, au sud du logis, est à poteaux de bois et couvert de tuiles mécaniques.

Documentation

● Archives

Archives départementales de la Vienne 3 H 1/933. 1653, 26 avril : déclaration rendue par Catherine Repin veuve de Jean Cornuau, écuyer sieur de la Favrye, pour la métairie des Bruères.
Archives départementales de la Vienne 3 H 1/933. 1680, 24 juin : déclaration rendue par Marie Cornuau, épouse d'Emery Sabourin, sieur de Marsilly, pour la métairie des Bruères.
Archives départementales de la Vienne 3 H 1/933. 1753, 29 janvier : déclaration rendue par Magdeleine Thevin veuve de Emmanuel Irland, chevalier seigneur de la Maingouère, pour la métairie des Bruères.

● Bibliographie

Petit, Robert, Mignaloux-Beauvoir découvre son histoire. Mignaloux-Beauvoir : Mairie : Loisirs Animation Mignaloux-Beauvoir, 1994. P. 76 et 78



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