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L'inventaire du patrimoine culturel de la Région Poitou-Charentes

L'agglomération de Poitiers :
les 3 262 éléments du patrimoine étudiés


Dossiers et illustrations : dossier documentaire

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Béruges
Maisons et fermes

photographie du dossier documentaire, voir légende
Ferme à bâtiments séparés, Jallais. © Région Poitou-Charentes - Communauté d’agglomération de Poitiers / G. Renaud, 2006.
Dossier documentaire réalisé à partir de l’enquête d’inventaire de 2006.

Historique

A l'époque gallo-romaine, l'éperon du bourg était occupé par des habitations. Les cartulaires des abbayes mentionnent encore au Moyen Age des noms de villas qui sont à cette époque des domaines agricoles : à Boussais, Visais, Jallais et Vauvinard. Au Moyen Age, des implantations apparaissent comme dépendances de l'abbaye du Pin : la Grange du Pin, la Loge du Pin, les Essarts, l'Aumône et Ferrières. La Torchaise est mentionnée en 1250 et la plupart des lieux-dits apparaissent durant cette période.
Au 18e et jusqu'au mileu du 20e siècle le nombre d'habitations reste assez stable (168 feux en 1720 comme en1762, 176 feux en 1759, 178 feux en 1790, 171 logements en 1830 et 174 en 1949) ; ensuite, la commune connaît une lente évolution avec 235 logements en 1962, qui s'accroît à partir de 1970 si bien que l'on comptait 397 logements en 1990 et la courbe augmente très rapidement depuis. Les premiers lotissements ont été établis dans le bourg en 1975 et 1985 et, récemment, de nombreux logements ont été bâtis avec la mise en oeuvre de deux lotissements au nord du bourg, celui du Verger-Bonnet entre 1996 et 2001 et celui de la Bourdillière depuis 2004 (436 logements en 2004). En revanche, quelques fermes figurant sur le plan cadastral de 1830 ont disparu ou sont en ruine : à la Torchaise, la Locherie, la Malinière et son four à chaux, la Mignotterie, le Rouleau, Visais, la Montagne [Doc. 1].
Parmi les 108 maisons et fermes retenues lors du recensement, le bâti le plus ancien pourrait dater en partie du 15e siècle [Fig. 32], 3 édifices semblent remonter au 16e siècle, 13 dateraient du 17e siècle et 8 du 18e siècle. Environ 75% des maisons et des fermes étudiées ont été construites au 19e siècle. Seules trois maisons datant du 1er quart du 20e siècle ont été retenues.
Peu de bâtiments comportent des chronogrammes, 7 ont été recensés : 1626, 1692, 1760, 1806, 1891, 1896, 1925. Cependant les sources ont permis de préciser quelques datations : 1641 et 1642, et surtout les matrices cadastrales : 1833, 1834, 1836, 1837, 1838, 1839, 1840, 1841, 1843, 1844, 1848, 1850, 1853, 1856, 1857, 1860, 1862, 1865, 1866, 1867, 1868, 1870, 1874, 1876, 1882, 1885, 1886, 1887, 1888, 1890, 1891. Bien entendu, beaucoup de fermes ont été agrandies et des logements modifiés, notamment au 20e siècle (25% des édifices étudiés).
L'économie de la commune était autrefois essentiellement tournée vers l'agriculture et l'élevage. En 1830, 37% de la superficie était consacrée au labour, 6,1% aux prairies et 0,8% à la vigne. En 1951, on comptait 47% de terres labourables, 4,8% de prairies, 0,6% de vignes. En 2000, les superficies agricoles diminuent avec 37% de terres labourables, la vigne a totalement disparu et les exploitations agricoles ne sont plus qu'au nombre de 21. La forêt occupe 43 % de la surface communale avec, en particulier, les vastes forêts de l'Epine au sud et de Vouillé-Saint-Hilaire au nord. Aujourd'hui, de plus en plus d'habitants travaillent en dehors de la commune.

Description

Ce recensement prend en compte 60 maisons et 48 fermes, ou anciennes fermes, antérieures à 1950. Ont été également recensés 5 châteaux et 2 manoirs dont cette synthèse ne tient pas compte. Les habitations très remaniées récemment (une trentaine) n'ont pas été retenues, de même que les maisons postérieures à 1950 bien que quelques maisons contemporaines se remarquent par leur forme originale.
L'habitat est en partie dispersé, sur 64 écarts 16 ne possèdent qu'un seul logement, 11 n' en possèdent que 2 et seulement 6 écarts possèdent plus de 10 habitations. Les habitations se concentrent principalement autour de la vallée de la Boivre, à proximité des sources et des versants où la pierre pouvait être extraite facilement, ainsi qu'en bordure de la forêt de Vouillé-Saint-Hilaire. Dans la partie sud, seul le hameau de la Torchaise rassemble plusieurs logements, une grande superficie étant toujours occupée par la forêt, autour de l'abbaye de l'Epine et de ses dépendances.
Les édifices sont construits en moellons de calcaire et couverts d'enduit. La plupart des couvertures sont en tuile creuse, parfois associée à d'autres types de couverture. L'ardoise est peu répandue, elle est plutôt le privilège des châteaux ou de certaines demeures de la fin du 19e ou du début du 20e siècle.
Les 60 maisons retenues lors du recensement se situent surtout dans le bourg (24), les autres se trouvent dans les lieux-dits : la Torchaise (10), Ferrière (5), la Bourdillière (4)... [Doc. 2]. La plupart d'entre elles ont une cour ou un jardin (49), parfois clôturé par un muret ou un mur (18 dont 8 avec un portail). Plus de la moitié des maisons possèdent des petites dépendances, des communs ou des remises (34). Dans le bourg, deux abritent également un commerce. La majorité des maisons se trouve en retrait par rapport à la voie. Une seule présente une façade en pignon. Généralement, elles ont un étage carré (36) avec un comble à surcroît (19). 16 sont en rez-de-chaussée avec comble à surcroît. Quelques-unes ont un niveau de soubassement ou un sous-sol. La forme la plus courante présente en façade 3 travées et une porte centrale (14). Ces maisons peuvent être réparties en 5 types : maisons de bourg (23), maisons de faubourg (8), maisons rurales (23), maisons de campagne (4) et villas (2) [Doc. 6].

Parmi les 48 fermes ou anciennes fermes retenues, 5 se situent dans le bourg, 4 à Boussais ou à Ferrière, 3 à Bourgversé ou à Gaudent, 2 à la Torchaise, la Montagne, la Bourdillière, Saint-Laurent ; les autres sont isolées [Doc. 3]. Elles sont plutôt en retrait par rapport aux voies de circulation (40%). Généralement, elles se composent d'un ou plusieurs logements et de dépendances agricoles. Elles ont une cour mais peu d'entre-elles sont fermées par un muret ou un mur clôture (15). Les logements sont pour la plupart en rez-de-chaussée, 30 dont 24 avec comble à surcroît, et 17 à un étage dont 4 avec comble à surcroît. 3 d'entre eux ont une façade en pignon. Les autres présentent une façade en gouttereau, le plus souvent sans travée (14) ou bien à une travée plus une baie en rez-de-chaussée (11). 10 fermes possèdent un logement secondaire en plus du logement principal. Les granges-étables sont les dépendances principales dans cette région où l'élevage des bovins était l'une des activités essentielles (certaines fermes en possèdent 2) ; elles ouvrent sur un mur pignon (19) ou sur un mur gouttereau (15) [Doc. 8]. Certaines fermes possèdent un hangar dont la toiture est le plus souvent soutenue par des poteaux de bois (15) [Doc. 9]. S'y ajoutent de nombreuses petites étables : toits à cochons ou à volailles et des remises. Souvent on y trouve également un four et un puits ou une citerne. Beaucoup étaient autrefois accompagnées d'une mare, certaines aujourd'hui comblées.
Beaucoup de logements (maisons ou logements de ferme) étaient à l'origine de taille modeste. Leur façades sont sur un mur gouttereau, rarement sur un mur pignon (4). Beaucoup de ces façades présentent des ouvertures disposées en travées mais rarement ordonnancées : 45% ont 1 ou 2 travées (avec ou sans baie supplémentaire en rez-de-chaussée), 31% sont à 3 travées et seulement 5% comportent plus de 3 travées. Les autres logements, 19%, ont une façade sans travée [Doc. 11 et 12]. Les encadrements des ouvertures, comme les chaînages d'angle, sont majoritairement en pierre de taille, seulement 8 de ces habitations ont des baies avec un encadrement ou seulement un linteau en bois. Ces ouvertures sont très généralement rectangulaires, les plus anciennes peuvent avoir un encadrement chanfreiné (8). Parfois, sur la façade ou sur une élévation latérale est conservée une pierre saillante d'évacuation de l'ancien évier (16 ont été vues). Des témoignages de la pratique consistant à faire tracer à la chaux une croix, au-dessus de la porte d'entrée, au moment de la bénédiction d'un logement, sont parfois conservés (7). Une autre particularité, vue sur 3 édifices, a consisté jadis à planter une rangée d'os dans une élévation dans le but d'évacuer l'humidité des murs ou de suspendre des végétaux à faire sécher.

Typologie des maisons
Les logements de type "maisons de bourg" sont parmi les plus représentés avec 23 entités retenues. Elles se situent en bordure de rue, dans l'alignement des autres maisons et comportent un étage (83%), avec souvent un comble à surcroît (60%). Les toitures sont à longs pans avec parfois une croupe (34%).
Ceux qui se rattachent à la famille des "maisons de faubourg" (8) sont intégrés dans un parcellaire plus lâche avec des espaces libres entre la voie publique et le logement ou entre les maisons. Ils ont aussi le plus souvent 1 étage.
Les "maisons de campagne" (4) sont des habitations de grande taille avec étage, également séparées des autres maisons et accompagnées d'une cour, de communs et parfois d'un logement secondaire (50%). Leur toit, fréquemment pourvu de croupes, peut être couvert de tuile creuse (50%) ou parfois d'ardoise ou de tuile mécanique. Elles datent essentiellement de la seconde moitié du 19e siècle.
Les 2 maisons de type "villa" ont une forme qui se rapproche de celle des villas balnéaires avec des plans et des volumes plus complexes.
Les 23 "maisons de type rural" comportent un logement, souvent de taille réduite, accompagné de petites remises ou surtout de toits pour abriter cochons ou volailles (83%). De manière générale, elles ont une cour (91%), rarement entourée d'une clôture (8%). 70% sont en rez-de-chaussée avec, à une exception près, un comble à surcroît et 26% comportent un étage.
Typologie des fermes
Les fermes peuvent être réparties selon 4 types principaux : 40 sont à bâtiments séparés, 2 présentant une organisation dans la répartition spatiale des différents corps de bâtiments ; 4 sont à bâtiments jointifs, pouvant être ordonnés autour d'une cour selon un plan en U (1) ou en L (2) ; 2 sont de plan massé avec logement et dépendances abrités sous un même large toit ; 2 sont de plan allongé, constituées de plusieurs corps de bâtiments accolés et alignés, mais de hauteurs différentes et abrités sous des toitures distinctes [Doc. 7]. Bien entendu, suite aux modifications et aux adjonctions intervenues au cours de l'histoire, une même ferme apparentée à l'origine à l'une de ces catégories a pu évoluer ensuite vers une autre forme.

Documentation

● Bibliographie

Longé, Yves. Béruges : commune des brandes du Haut-Poitou. Etude de géographie rurale. Mémoire de maîtrise de géographie rurale, Université de Poitiers, 1961.

● Annexe 1 :

Statistiques agricoles (sources AGRESTE)

Superficie totale : 3263 ha
Année 1979 -- superficie agricole utilisé : 1461 -- nombre d'exploitations : 36 dont 13 de plus de 50 ha.
Année 2000 -- superficie agricole utilisé : 1298 -- nombre d'exploitations : 21 dont 10 de plus de 50 ha.

● Annexe 2 :

Longé, Yves. Béruges : commune des brandes du Haut-Poitou. Etude de géographie rurale.

La commune de Béruges se trouve au coeur d'une région appelée le plus souvent Brandes Occidentales de la Vienne ou Petites Brandes par les géographes [...]. L'économie ancienne et actuelle a connu une orientation commune [avec la Gâtine] surtout dans le domaine de l'élevage de la race bovine dite parthenaise qui régnait presque sans partage à Béruges il y a encore une dizaine d'années, des troupeaux d'oies blanches dont on vendait le duvet et de porcs. Des pratiques communes unissent la Gâtine et les Brandes Occidentales, par exemple le plan des fermes, le mode de paiement des métayages, l'embauche du personnel domestique, l'emploi de certains outils comme la « mue », le tracé à la chaux de la traditionnelle croix au-dessus de la porte de chaque demeure [...]. Il s'agit là d'une région intermédiaire qui continue la Gâtine au milieu du seuil du Poitou [...].
Les défrichements et les méthodes de culture des moines du Pin changèrent totalement l'aspect de la paroisse de Béruges [...]. Sous leur influence s'élevèrent ça et là des granges écartées dont l'exemple type est la Grange-du-Pin [...]. [Les baux indiquent les types de culture pratiqués : le chanvre a été cultivé durant tout le Moyen Age et sont souvent mentionnés encore aux XVIIe et XVIIIe siècles seigle, froment, avoine].
Au début du XIXe siècle on distingue toujours deux sortes d'exploitations ; les borderies et les métairies. Somme toute le Moyen Age se prolongea jusqu'à la fin du XIXe siècle avec toutefois un progès grandissant des étendues des labours sur celles des prés [...]. En 1830 les bois occupaient 39,6 % de la superficie communale, les terres labourables 37 %, les bruyères et ajoncs 8,8 %, les prés et les pâtures 8,1 %, les jardins 1 %, les vignes 0,8 % [...]. Le nombre de maisons s'élève à 171 auxquelles il faut joindre 4 moulins, 2 fours à chaux et une filature [...]. En 1951, d'après les chiffres portés sur les matrices : bois 43 % de la superficie totale, terres labourables 47 %, prés 4,8 %, landes 0,7 %, vignes 0,6 % [...]. En 1961, sur les 45 exploitations 5 sont considérées comme petites avec des superficies allant de 5 à 15 ha, 13 ont entre 15 et 30 ha, 19 entre 30 et 50 ha, 6 entre 50 et 70 ha, 2 dépassent 80 ha [...]. En 1961, sur les 45 exploitations existantes, 24, presque toutes de taille moyenne, sont cultivées par des fermiers et 3 par des métayers, les 17 autres sont cultivées en faire-valoir direct [...].
L'eau est difficile à atteindre en profondeur sur le plateau tertiaire. C'est pourquoi les habitants, cultivateurs ou non, se sont approchés le plus possible des versants de la Boivre et de ses vallées [...]. Une exception est celle du bourg qui fut à l'origine un site défensif et, par conséquent, se trouva séparé des fonds de vallées par des pentes vertigineuses. Quant aux rares fermes isolées elles se trouvent au coeur de la surface du plateau, elles sont le résultat de défrichements [...].
La facilité de se procurer des pierres à bâtir a certainement été aussi un facteur de l'installation des hommes auprès des versants. Quant à la toiture, en pente douce, elle est faite généralement de tuiles courbes. Ces tuiles sont fabriquées depuis fort longtemps dans la commune ou à ses abords immédiats grâce à la présence des argiles [...].
Les maisons des cultivateurs, surtout ceux des fermes isolées, sont généralement composées de deux pièces : une immense cuisine qui fait aussi office de salle à manger, de salle de séjour et de chambre à coucher, et une chambre. Ces deux pièces étaient surmontées directement par un grand grenier dont la hauteur est accrue par l'existence d'un mur gouttereau. Souvent ces maisons d'habitation étaient séparées par une simple cloison faite de torchis d'une écurie avec laquelle la cuisine communiquait par une porte. La grande pièce du bas était la seule où l'on faisait du feu [...]. Le four à pain est présent partout et il est généralement accolé au logis. Les bâtiments d'exploitation sont proportionnels en grandeur et en nombre à l'importance des terres mises en valeur ; mais un des traits les plus frappants est bien la grande quantité des diverses constructions destinées à abriter les animaux et le fourrage. La polyculture et le polyélevage, d'une part, l'abondance des matériaux de construction, d'autre part, ont eu pour effet de susciter l'édification de nombreux bâtiments annexes : toits pour les chèvres, les porcs, les moutons, écuries abritant ânes ou chevaux, étables, hangars, etc., le tout disposé en ordre lâche. Les plus grandes exploitations comportent ainsi, disséminés sur des surfaces pouvant atteindre ou dépasser 50 ares, une dizaine de bâtisses qui avaient toutes à l'origine une utilité précise mais qui, aujourd'hui, tendent à être abandonnées ou transformées [...]. L'élément de base des bâtiments d'exploitation a toujours été et demeure la grange-étable. Cette grange-étable ne figure pas dans les plans des toutes petites tenures où le cultivateur ne possédait généralement qu'une vache, un âne ou une ou deux chèvres [...]. Parfois on compte deux granges-étables, généralement dans les plus grandes fermes. Accolée au logis ou située en face de lui selon les cas, la grange-étable se présente souvent sous forme dissymétrique : la toiture se prolonge beaucoup plus au-dessus de l'étable (sa bordure arrivait parfois à 1 mètre du sol) qu'au-dessus de la grange [...]. Deux portes, une grande et une petite, marquent les entrées respectives de la grange et de l'écurie. A l'intérieur, la grange-étable peut présenter divers aspects : les deux éléments du bâtiment sont, selon les cas, séparés ou non par une cloison en bois [...].
Toujours bâtis en fonction de la proximité de l'eau, les villages de Ferrière-Saint-Laurent, la Bourdillière et Bourgversé sont composés en grande partie de sièges de petites exploitations [...]. En aucun cas les maisons des villages ne sont jointives ; bien au contraie elles s'isolent, se tournent le dos et regardent plus souvent leur cour que vers la rue.
Le bourg de Béruges n'a pas été un village purement rural. Bien qu'il ait comporté trois ou quatre exploitants, sa fonction n'a jamais été uniquement agricole [...]. Les maisons qui bordent de très près les flancs escarpés et dénudés des vallées de la Boivre et de la Coudre ont presque toutes un étage (aucune n'a deux étages) [...].

● Annexe 3 :

Roy Gérard. Evolution de l'habitat à Béruges.

A l'époque gallo-romaine des domaines agricoles se créent. Il y aurait eu plusieurs villas : à Béruges même, peut-être en face du cimetière «villa quoe vocatum Boerigia» (1068-1076, cartulaire de Saint-Cyprien) ; à Boussais «villa que dicitur bociatus in pago Pictavo, infra quintam ipsius civitati» (894, chapitre de Saint-Hilaire), difficile à localiser en raison de l'existence de deux lieux-dites portant ce nom (le Grand-Boussais près de la Raudière, le Petit-Boussais devenu Boussais) ; à Vizay «Vilziacus villa (951-952, abbaye de Nouaillé) ; à Jalais «Gelasius villa» (990-996, cartulaire de Saint-Cyprien) ; à Vauvinard «villa Vinardi» (vers 1085, cartulaie de Saint-Cyprien, de vinaria = vigne).
Au Moyen Age de nouveaux centres de vie satellites sont créés autour de l'abbaye du Pin, fondée en 1120 : la Grange-du-Pin (entrepôt), la Loge-du-Pin, les Essarts (défrichement), l'aumône, la Conciergerie, Ferrières. La Torchaise apparaît en 1250. La Nalière (fin XIVe). Certains lieux habités ont disparu : la Chapelinière près de Visais (cité en 1743), la Cossonière près de la Nalière (en 1744), la Grifferie (1478), la Martinalière près de la Grange (en 1583), la Rebertière près de Vauvinard (en 1587), le moulin à Reculon près de Béruges (avant 1609), Touchemarin prsè de Ferrières (en 1513), Toulifant près de la Brousse (1437), mais aussi plus récemment Riboire près de Jallais, les Dix-Huit, la Nommerie, le Rouleau près des Cours, la Mignotterie [...]
1762 : 168 feux sur la paroisse.
1774-76 : 550 habitants.
1149 habitants en 1851. La population a augmenté régulièrement jusqu'au milieu du XIXe siècle et la diminution a été constante de la première guerre mondiale jusqu'au début des années 1970. En un siècle de 1149 à 629, soit perte de 500 habitants entre 1851 et 1968, soit une chute de 43% de la population.
En 1950, Béruges comptait pour 618 habitants : deux scieries mécaniques, une minoterie (produits alimentaires pour animaux), une tricoterie, une entreprise de battage, deux marchands de bois de construction, un boulanger, un brûleur, deux cafetiers, deux marchands de chaussures-cordonniers, un coiffeur, un électricien, deux épiciers, un garagiste-mécanicien, un hongreur, un hôtel-restaurant, deux maçons, deux maréchaux-ferrants, un peintre-vitrier, un marchand de poissons [...].



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