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L'inventaire du patrimoine culturel de la Région Poitou-Charentes

L'agglomération de Poitiers :
les 3 262 éléments du patrimoine étudiés


Dossiers et illustrations : dossier documentaire

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Aqueducs de la Communauté d'Agglomération de Poitiers

photographie du dossier documentaire, voir légende
Aqueduc de Basse-Fontaine, partie aérienne à Saint-Benoît. © Région Poitou-Charentes - Communauté d’agglomération de Poitiers / R. Jean, 2005.
Dossier documentaire réalisé à partir de l’enquête d’inventaire de 2007.

Historique

Trois aqueducs de l'époque gallo-romaine desservaient Poitiers et se rejoignaient au sud de la ville, à la Tranchée. Le plus long, à l'ouest, partait de la fontaine de Fleury à Lavausseau en suivant la vallée de la Boivre. Les deux autres arrivaient du sud. L'un, à partir de la source de Basse-Fontaine à Fontaine-le-Comte, passait à Croutelle et à Saint-Benoît, l'ouvrage appelé arcs de Parigny à l'Ermitage en est un vestige encore visible. L'autre partait de la source de Cimeau, près de Virolet sur la commune de Ligugé, passait à Mezeau et continuait en contrebas du précédent en longeant la vallée de la Menuse puis du Clain.
A la fin du 19e siècle, le projet de construction d'un nouvel aqueduc est présenté par l'ingénieur Forestier en 1881. Cet ouvrage est prévu pour réunir la source de Fleury au château d'eau de Blossac à Poitiers, en traversant les communes de Lavausseau, La Chapelle-Montreuil, Montreuil-Bonnin, Béruges et Vouneuil-sous-Biard, sur une longueur totale de 21,540 km, en suivant de près par endroit le tracé de l'aqueduc romain. Le 2 janvier 1888 sont prononcés les expropriations des terrains nécessaires à cette construction. Les travaux sont exécutés, en même temps que ceux de la construction du château d'eau de Blossac, par l'entreprise Delune, de Grenoble. La mise en service a lieu le 1er novembre 1889.

Description

Les vestiges de l'aqueduc de Basse-Fontaine, en partie souterrain, présentent ça et là quelques portions de canal, découvertes souvent lors de travaux, et à Saint-Benoît un ouvrage monumental dit arcs de Parigny, fait de sept piles rectangulaires d'environ 3,10 m sur 1,10 m, espacées entre elles de 6,80 m et une série de trois arcs. Le tracé des deux autres aqueducs antiques, en grande partie souterrains, est connu grâce aux divers tronçons, également découverts lors de travaux. Ces trois canaux étaient voûtés ou couverts de pierres plates.
L'aqueduc de la fin du 19e siècle, entre la source de Fleury et le château d'eau de Blossac à Poitiers, est en partie souterrain, en partie aérien. Sur le territoire de la communauté d'agglomération, le pont-aqueduc qui enjambe la vallée de la Prêle (à Béruges) est constitué de dix arches en plein-cintre, avec des pilastres pour renforcer les piliers, et le pont-aqueduc de la Sablonnière (à Vouneuil-sous-Biard) enjambe une vallée sèche sur 1050 mètres de longueur. Du même type que le précédent il est composé de 15 hautes arches en plein-cintre. Tout au long du parcours sont aménagés des puits de visite couverts.

Documentation

● Bibliographie

Cochon de Lapparent, Charles. Description générale du département de la Vienne. Paris, imprimerie des Sourds-Muets, an X. Réimpression La Crèche : Geste éd., 2000. P. 51-55
Roy, Gérard. Béruges (86) - 2005, Itinéraire d'un promeneur. Association Les Amis de Béruges, cahier n°30. 2005, édition Association des publications chauvinoises. P. 64-65

● Annexe 1 :

Charles Cochon de Lapparent. Description générale du département de la Vienne. 1802.
"On trouve dans la campagne des environs de Poitiers, et même dans l'intérieur de la ville, les restes bien conservés de trois aqueducs, construits avec toute la solidité que les Romains donnaient à leurs ouvrages. Le plus grand, dirigé vers l'occident, conduisait à Poitiers l'eau d'une fontaine située proche Montreuil-Bonnin, à 17 kilomètres 778 mètres de Poitiers : sa hauteur depuis le sol jusqu'à la voûte est de 1 mètre 1637 millimètres ; sa largeur vers le bas est de 7847 millimètres, et vers le haut, de 8930 millimètres ; l'épaisseur des murs est de 4059 millimètres ; la partie extérieure des murs et de la voûte n'est formée que de pierres brutes, mais la partie intérieure est parfaitement unie jusqu'à la hauteur de 7577 millimètres.
Les deux autres aqueducs dirigés vers le midi, sont parallèles l'un à l'autre, et amenaient les eaux de deux sources que l'on croit situées vers Fontaine-le-Comte et Bonneveaux, à 9 kilomètres de Poitiers : leur largeur dans le bas est de 32 centimètres et dans le haut de 37 centimètres sur 62 centimètres de profondeur ; l'enduit du fond et des côtés est d'un beau poli. Les murs ont 3247 millimètres d'épaisseur : ils ne se terminent pas en voûte comme ceux du grand aqueduc ; le couronnement intérieur est formé par de larges pierres plates maçonnées en dehors en forme de voûte avec des pierres brutes. Ces trois aqueducs vont se terminer à l'amphithéâtre, ce qui fait croire qu'indépendamment de l'eau qu'ils étaient destinés à fournir pour la consommation des habitans de Poitiers, ils servaient encore à fournir l'eau nécessaire aux spectacles de naumachie que l'on donnait au peuple (note : ces trois aqueducs parvenaient en réalité aux portes de la ville en un même point situé à l'emplacement de la Tranchée ; ils amenaient l'eau nécessaire aux fontaines, aux thermes et aux demeures privées. En réalité l'aqueduc que Cochon nomme de Montreuil-Bonnin amenait l'eau de la source de Fleury, située à 25 km de Poitiers et les deux autres aqueducs venaient des sources de Basse-Fontaine, commune de Fontaine-le-Comte, et du Cimeau, commune de Croutelle).
Le ciment qu'on a employé dans leur construction, est d'une dureté qui ne cède point à celle du caillou le plus dur ; il paraît composé d'un mélange de chaux, de sable rouge et de cailloux broyés".

● Annexe 2 :

M. Duffaud, Notice sur les aqueducs romains de la Poitiers. 1854

Aqueduc de la Cassette
Rive droite de la Boîvre, à 3 km de la gare de Poitiers, une fontaine fait marcher la roue hydraulique de la papeterie de la Cassette. Supposition de l'existence d'un aqueduc ici pour alimenter la partie inférieure de Poitiers, hypothèse fortifiée par la découverte de quelques parties d'aqueduc sous les basses rues. Mais aucun vestige de conduit n'a été trouvé. Donc, sans doute les découvertes précédentes correspondaient à des tuyaux de distribution et non à des canaux d'amenée. De plus les eaux de la Cassette pouvaient être acheminées sur la partie basse de Lemonum (niveau à 82,5 m du niveau de la mer, bd du chemin de fer est à la cote de 77) et donc alimenter la population logée près des boulevards actuels. Mais le canal de Fleury donnait beaucoup d'eau donc les romains n'ont sans doute pas utilisé les eaux de la Cassette.

Aqueduc de Lusignan ou du Cimeau
Traces d'un aqueduc boulevard de Tison qui va, en remontant le Clain et le ruisseau de Croutelle, jusqu'à Mezeau et de là à l'étang du Cimeau. Il se perd dans cet étang où il y a une fontaine qui semble être à l'origine du canal. Une dérivation traversait la vallée pour recueillir la source Gué-aux-Rats. De l'embranchement à l'étang du Cimeau, l'aqueduc est en pierres sèches et d'une hauteur plus grande que dans le reste du parcours.
Castellum du Cimeau à la jonction de cette branche : découverte d'un petit édifice (bassin d'épuration ?) qui pourrait être ce que Vitruve appelle un castellum c'est à dire un château d'eau. C'était un bâtiment carré d'1, 65 m de côté divisé en deux étages par une cloison percée au centre. Le canal de Cimeau débouche dans la partie inférieure ; celui du Gué-aux-Rats, un canal de dimension plus grande, s'aperçoit au côté opposé du réservoir. Peut-être que les eaux du Cimeau n'étaient pas très propres : étage inférieur pour recevoir les dépôts ? Une des parois est percée d'une bonde dont on a retrouvé le tampon de bois en partie carbonisé : par là se vidait le réservoir. Il existait un déversoir de trop-plein dans la capacité supérieure et à l'extérieur une enceinte. Pas de débris de toiture, mais il était sans doute couvert. Il a du être détruit par les travaux du chemin de fer de la Rochelle ainsi que presque tout cet aqueduc, depuis Mezeaux.
Branche de Croutelle : une dérivation à Mezeaux qui remonte jusqu'à Croutelle où elle disparaît. Elle était sans doute en communication avec l'aqueduc de Basse-Fontaine.
Tracé : direction très ondulée, pliée aux inflexions du sol, courbes irrégulières, sinuosités prononcées, angles brusques. Anomalies injustifiables.
Coupe transversale : largeur au dessus du bassin = 0, 25 ; hauteur variable de 0, 46 à 1, 33 m. Dimensions augmentent en largeur en allant vers Poitiers. La branche de Croutelle n'a que 0,15 m de large et 0, 25 m de haut. Les pieds-droits ont une épaisseur de 0,40 m dans la partie principale ; le radier, de 0, 30 m. Ce massif est en béton très dur, enduit d'un ciment lissé. Le recouvrement consiste en trois dalles auxquelles est superposée une chape en béton. Couverture disparue en beaucoup d'endroits.
Profil en longueur : l'inclinaison par km varie de 0, 038 m à 6, 7 m. Elle va en général en diminuant. Elle est de 1, 35 et 1, 61 m dans la branche de Croutelle.
Débit : en supposant le plein à l'origine de la plus faible pente et en admettant un régime uniforme sur la pente, l'aqueduc du Cimeau pouvait débiter 59 litres par seconde. Mais en périodes de sécheresses il pouvait amener à Poiters 10 litres par seconde (ou 864 m/cubes par jour).

Aqueduc de Basse-Fontaine
Les ruines visibles à la sortie de Poitiers sur la route de Bordeaux sont des arcades qui se rattachent à "l'aqueduc supérieur", seuls restes encore debout au-dessus du sol. D'autres portions conservées sont enfouies sous terre ou affleurent le terrain. Des sondages ont permis de retrouver ce canal sur tout son parcours, depuis la source de Basse-Fontaine, il descend le ruisseau de Fontaine-le-Comte, suit les coteaux du Clain, se voit dans le fossé de la route avant le faubourg, se tient toujours à l'est de la route dans le faubourg, disparaît dès que le terrain s'abaisse, réapparaît dans Blossac et à l'hôtel des Trois-Piliers, laissant à l'est l'amphithéâtre. Sans doute traversait-il la dépression du faîte entre le faubourg et Blossac sur arcades ou sur un mur plein de 4 m de hauteur environ.
Depuis Croutelle, il est presque parallèle à celui du Cimeau, à 18 ou 20 m au-dessus. Il était à deux branches : à 300 m au-dessous de Fontaine-le-Comte, une dérivation va chercher la source de la Reinière, aujourd'hui perdue dans un étang.
Tracé : comme celui du Cimeau avec courbes, inflexions, assujettissement aux courbes du terrain. Sa longueur de Basse-Fontaine au faubourg de la Tranchée est de 12112 m. Celle de l'embranchement est de 2365 m.
Coupe transversale : de Poitiers à Fontaine-le-Comte, il est juste de quelques centimètres plus large que celui du Cimeau et il diminue sur les branches. La composition du corps de l'aqueduc est la même.
Profil en longueur : la pente totale de la grande artère est de 9 m 203. Inclinaison excessivement faible, une autre très forte, et enfin une cascade. La dérivation de la Reinière a aussi des inclinaisons inégales. Elle présente un souterrain qui lui permet de traverser la ligne de faîte qui sépare la vallée de Fontaine-le-Comte de celle de la Reinière, faîte sur lequel est assise la route de La Rochelle. Des puits, cheminées verticales, ouvraient dans ces souterrains.
Etat de conservation : seul canal qui ait conservé quelques arcades. Arches de 3, 30 à 6 m. Les pilastres pouvaient recevoir des ouvertures de 8 à 10 m. Parement presque partout détruit. Moellon carré de 8 à 10 cm de côté, posé en assises horizontales (comme aux ruines de l'enceinte du palais de justice, aux murs de l'aqueduc de Fleury ou à l'amphithéâtre) et qui accuse une origine gallo-romaine.
Débit : 40 litres par seconde (3, 500 mètres cubes par jour), pendant les sécheresses 9 litres par seconde.

Aqueduc de Fleury
C'est le plus monumental. La source de Fleury est à la limite orientale de la commune de Benassais, au pied du coteau méridional de la Boivre. Peut-être est elle une dérivation souterraine (naturelle) de la Boivre qui prend son origine à 8 ou 10 km en amont.
Débit : huit jaugeages faits en 1853 et 1854 montrent une variation de 18 à 442 litres par seconde (1, 590 à 38, 189 m. cubes par jour). L'eau est très pure et de qualité.
Tracé : depuis Fleury jusqu'au faubourg de la Tranchée, l'aqueduc suit le coteau de la Boivre. Dans la ville il est enterré dans les caves, passe à l'ouest de la place d'Armes et là se retourne à l'est pour se diriger vers l'enceinte romaine. Depuis la source il se développe sur 25450 m. et devait entrer en ville sur arcades, à l'ouest de la route.
Coupe transversale : intérieur en forme de trapèze.
Composition : béton enduit d'un ciment lisse dans les parties enterrées. Voûte en grosses pierres à joints larges, recouverte d'une chape de 0, 10 m d'épaisseur. Maçonnerie des arcades et des murs en petits moellons avec parement en petit appareil et assises de briques interposées, comme aux murs d'enceinte. La pente totale depuis la fontaine de Fleury jusqu'au cimetière Chilvert est 3 m 079 mil., elle n'est pas uniforme et augmente en descendant. Le canal coupait treize vallées, y compris la dépression du faîte de la Tranchée, perpendiculairement à leur direction. On aperçoit encore sur les flancs des coteaux l'amorce des murs pleins sur lesquels il commençait la traversée, jusqu'à ce que le terrain s'abaissât assez pour qu'il y eût avantage à remplacer le mur par des arches portées sur des piliers. Au Petit-Mazais, cette profondeur va jusqu'à 22 m. Excepté à la Tranchée et à Bellejouanne, partout on retrouve les fondations de ces arcades. L'ouverture des voûtes est très faible, comme à l'Ermitage. A la Locherie, elles ont 3 m 70 c avec une épaisseur de piliers de 2 m 80 c. A ces passages il est présumable que le canal était couvert. Il est à remarquer qu'au milieu des sinuausités très multipliées, ces murs et arceaux sont toujours en ligne droite.
Etat de conservation : il en reste à peu près deux tiers.
Débit : difficile à évaluer : 121 litres par seconde ?

Considérations générales
La domination romaine était bien établie et florisssante dans les Gaules vers le IIe siècle, mais les aqueducs n'ont pas du résister à la première invasion barbare au commencement du Ve siècle. Ils auraient donc subsisté environ 300 ans. Les trois aqueducs n'ont pas le même âge. Il est probable qu'on a d'abord construit les moins longs. On est tenté de présumer que l'"aqueduc supérieur" a été construit le premier et son produit étant trop faible on aura établi le canal de Cimeau puis, enfin, celui de Fleury.
L'aqueduc de Basse-Fontaine se tenait à l'est de la route de Bordeaux, l'autre à l'ouest. Ils étaient parallèles, séparés par un intervalle de 35 m. Pourquoi n'étaient-ils pas accolés, servant d'appui l'un à l'autre ? Peut-être un obstacle empêchait-il de les réunir : la voie romaine de Saintes. On arrivait à Poitiers entre deux rangées d'arcades, les unes de 4 à 5 m, les autres de 6 à 8 m de hauteur. C'était une entrée imposante.
Le réseau de canaux était donc de 57 km, amenant en pleine sécheresse 3000 m. cubes d'eau par jour.

● Annexe 3 :

Le Roux, Hubert. Les aqueducs de Poitiers. 1989.
Vestiges en grande partie "souterrains ou à fleur de terre". Lemonum ou Limonum (Poitiers romain) était une ville importante avec des thermes et donc de gros besoins en eau. Trois aqueducs on été successivement édifiés tous arrivant depuis le sud de la ville, direction des cours d'eau et cotes d'altitude (pente).
- Celui de Cimeau (12 km de long), le plus ancien (Ier siècle ?), est presque entièrement souterrain, "il part de sa source du Cimeau à Virolet, près de l'endroit où la route de Bordeaux passe au-dessus de la voie de chemin de fer de La Rochelle" (vestige sur la route de Poitiers à Ligugé, environ 100 m avant d'arriver au passage à niveau) : aqueduc souterrain coupé par la route, constitué par un radier couvert de dalles, rectangle de 0,38 de largeur sur 0,68 de hauteur. Il passe vers Mezeaux puis Croutelle pour revenir vers le sud-est en suivant les courbes de niveau proches de la ligne de chemin de fer. On le retrouve en aval du passage à niveau du Poiré où il suit les courbes de niveau 101 à 99 dominant le ruisseau La Menuse puis le Clain. Il tourne ensuite vers la Chaume et l'Ermitage, puis en contrebas des Arcs de Parigny et le long de la vallée jusqu'au bd de Tison sous Blossac (98,18 m) pour continuer près de la rue Saint-Grégoire et coupe les rues Maréchal-Foch et Jean-Alexandre, en bas de la rue de la Celle. Il aboutit à l'angle sud-est des grands thermes avec peut-être des dérivations
- Celui partant de la source de Basse-Fontaine (14 km) à Fontaine-Le-Comte (cote 125,14 m) a un parcours souterrain : il suit la courbe de niveau vers Chaumont, approche de Croutelle en passant près de la source du Léjat, suit la rive gauche du ruisseau de Croutelle, puis celle de la Menuse et celle du Clain 19 à 20 m au-dessus de l'aqueduc du Cimeau. En arrivant à l'Ermitage il s'élève sur des arcades pour garder une altitude de 116 à 117 m et reste un pont aqueduc sur une grande partie jusqu'à Poitiers. Il en reste des vestiges "les Arcs de Parigny", piles de 2,80 m de largeur et arcs de 3,30 à 6 m d'ouverture qui seraient du Ier siècle. Ensuite il traverse le parc de Blossac, couperait la rue Alsace-Lorraine et peut-être la rue Magenta, vers le carrefour des Cordeliers et la place Notre-Dame.
- Celui de Fleury (26 km) domine la rive droite de la Boivre. Il est souterrain ou sur des murs de soutènement ou des arcades. Il a été repéré dans les bois du Moulin-du-Tan et de Petit-Touchaud, dans les champs de Rasbois, le parc de Montreuil, à la Roulletrie (une arche y était visible en 1842), sur le chemin du Moulin-du-Roi et sur les pentes en face du château de Boivre. En grande partie détruit pour récupérer les pierres. On le trouve jusqu'à l'entrée du faubourg de la Tranchée en passant par Chilvert et il semble atteindre les grands thermes. Il serait du IIe siècle.



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