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L'inventaire du patrimoine culturel de la Région Poitou-Charentes

L'agglomération de Poitiers :
les 113 éléments étudiés de l'architecture de villégiature


Dossiers et illustrations : dossier documentaire

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Guinguette dite La Tanche vivante ou le Moulin Apparent ou Café-Restaurent Morel, actuellement maison
Poitiers (Vienne), 141 avenue de Paris

photographie du dossier documentaire, voir légende
Vue générale de l'ancienne guinguette, depuis l'avenue de Paris. © Région Poitou-Charentes - Communauté d’agglomération de Poitiers / H. Achard, 2009.
Dossier documentaire réalisé à partir de l’enquête d’inventaire de 2009.

Cette guinguette appelée « Café-Restaurant Morel, A la Tanche Vivante, au Moulin Apparent » est située sur l'avenue de Paris. Cette position faisait d'elle une halte importante pour les voyageurs, qui pouvaient y trouver à la vente de l'essence et des pneus. Cet établissement offrait avec son jardin au bord du Clain un cadre agréable, où tables et barques étaient à disposition du clients. La première mention connue de cet établissement date de 1920.

Historique

Située au bord de la route de Paris, cette maison d'habitation était autrefois une guinguette, connue sous le nom de « Café-Restaurant Morel, A la Tanche Vivante, au Moulin Apparent ». Cet établissement est mentionné dans les déclarations des débits de boissons de la Ville de Poitiers. Ainsi, en 1920, Mme Bertin, Espérance, Simone, déclare tenir un débit de boissons, au Moulin apparent, propriété de M. Roux, habitant à Preuilly. Deux autres tenanciers s'y succèdent, M. Chassard Fréderic, en 1922, farinier de son état, puis en 1929, Pierre Papuchon, cultivateur. En 1933, c'est M. Grenet Abel, éleveur, qui déclare tenir et être propriétaire de l'établissement.
La position privilégiée sur la route de Paris et sur les bords du Clain, permet à cette guinguette de diversifier son activité. Ainsi, cet établissement était à la fois un lieu de restauration, un café et un lieu de danse occasionnel. A ces activités plus traditionnelles s'ajoutent la vente d'essence et de pneus, et la location de quelques barques. Les clients pouvaient s'y rendre à l'occasion d'une promenade au bord du Clain. Ils s'installaient dans l'établissement, sur la terrasse au bord de la route ou dans le jardin de l'autre côté de la voie, au bord du Clain. Le jardin ombragé était parsemé de petites tables ou familles et amis venaient prendre l'apéritif ou se restaurer d'une omelette ou de fritures du Clain, vérifiant ainsi la devise inscrite sur le fronton « Ici bien accueilli, bien servi ».

Description

Cette habitation, anciennement guinguette, se situe en alignement sur la voie et à flan de coteau. Le bâtiment possède trois niveaux : un rez-de-chaussée, un étage carré et un étage en surcroit. Il se compose d'un corps principal auquel est accolé une extension. Il a été en partie remanié. Cependant, il est encore possible d'identifier les deux travées d'origines qui étaient encadrées en pierre de taille et les ouvertures du rez de chaussée, qui étaient nombreuses pour répondre au différentes activités du lieu. À ces baies d'origines d'autres ont été ajoutées au niveau des étages. L'extension a été modifiée et transformée en garage, toutefois les grandes baies étaient déjà existantes. Les chaînes d'angles harpées et les encadrements saillants ont été recouverts d'enduit et un petit auvent en tuile a été ajouté sur l'ensemble de la façade en guise de bandeau de niveau au-dessus du rez-de-chaussée.

Documentation

● Archives

Archives municipales de Poitiers : 1408. Registre des Débits de boissons.

● Bibliographie

Simmat Gérard. Poitiers Année 30 : La Crèche : Geste édition, 2003. P. 216
Simmat Gérard et Chegaray Laurence. Quand les poitevins racontent Poitiers. Joué-Lès-Tours : édition Alain Sutton, 2000. P. 126

● Annexe 1 :

Simmat Gérard et Chegaray Laurence. Quand les poitevins racontent Poitiers. Joué-Lès-Tours : édition Alain Sutton, 2000. p. 126.

"Le dimanche, on allait prendre l'apéritif à la Tanche Vivante, au Moulin Apparent, par l'escalier du Rocher. Les tables nous accueillaient au bord de l'eau, le restaurant-café se trouvait au bord de la Nationale. Deux ou trois barques autorisaient les promenades sur l'eau. On buvait un coup et on pouvait manger une omelette sur le coin de la table". Bernard Longé.

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