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L'inventaire du patrimoine 

culturel de la Région Poitou-Charentes

Le canton de Celles-sur-Belle:
les 1 620 éléments du patrimoine étudiés


Dossiers et illustrations : dossier documentaire

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Prailles
Eglise paroissiale Sainte-Marie-Madeleine

photographie du dossier documentaire, voir légende
Vue générale sud-est, photographie prise en 1985. © Région Poitou-Charentes / A. Maulny, 1985.
Dossier documentaire réalisé à partir de l’enquête d’inventaire de 2000.

Historique

L'église de Prailles a été donnée à l'abbaye Saint-Cyprien de Poitiers avant la fin du 11e siècle, mais avant le début du 18e siècle, le chapitre de la cathédrale Saint-Pierre de Poitiers était devenu le patron de cette église. A la suite des dégâts des guerres de religion, dans la deuxième moitié du 16e siècle, la voûte du choeur s'est effondrée. L'édifice a été réparé de 1765 à 1766. Vendue pendant la période révolutionnaire, l'église a été adjugée le 24 février 1798 à Benjamin Dauzy et Jacques Guimard, de Prailles. En 1817, l'état des sections mentionne au lieu-dit l'Eglise, une mazure sur la parcelle G 103, et une maison sur la parcelle G 104. Cette maison, partagée en deux parties, a appartenu à différents propriétaires, notamment les instituteurs Cousson, puis Louis Guimard. En 1848 et 1850, la commune a acquis les deux parties. A partir de 1846 elle a servi d'école publique de garçons jusqu'en 1866. Le 21 janvier de cette année, elle a été vendue par adjudication à Pierre Chauvineau ; elle était composée de la classe, un chai à côté, une petite chambre basse à côté servant de mairie, chambres hautes, grenier, une petite cour devant la maison dans laquelle se trouvent des latrines et un toit. La grange dîmière située à côté de l'église à été démolie en 1870.

Description

L'ancien plan cadastral matérialise un rectangle dont la moitié est, peut-être l'ancien choeur, était peut-être la mazure, c'est à dire un bâtiment en ruine. La moitié ouest était occupée par la maison avec un cour au sud. Deux arbres (de la liberté ?) étaient plantés devant cette cour. Nous n'avons retrouvé qu'un seul vestige de sculpture qui pourrait bien dater de la fin du 11e ou du 12e siècle.

Documentation

● Archives

Archives épiscopales Poitiers. Cartonnier 25, dossier 3. 1804 : état des églises et des chapelles : "réunie à Aigonnai. Ces deux églises sont vendues et dans le plus mauvais état...".
Archives épiscopales, Poitiers. Placard n° 9. Visites d'églises avant la Révolution. 17 juillet 1703 : procès-verbal de visite.
Archives départementales des Deux-Sèvres. 3 E 757, acte 30. 24 mars 1765 : assemblée des habitants au sujet des réparations à faire à l'église.
Archives départementales des Deux-Sèvres. 3 E 768, acte 57. 25 avril 1782 : "titre nouvel, Charles Cesar Guillaudin, prêtre, curé de la paroisse de Prailles, reconnait devoir à la saint Luc à MM. les doyens, chanoines, et chapitre de Saint-Pierre de Poitiers trente livres pour raison de sa cure noble".
Archives départementales des Deux-Sèvres. 3 E 6244. 19 octobre 1766 : présentation, messire Philippe Louis Chalmot, chevalier, seigneur de Saint-Rue, le Breuil d'Aigonnay... et autres lieux, demeurant au Breuil d'Aigonnay, de messire Louis Simonnet, prêtre, curé de Saint-Pierre-ès-Liens d'Aigonnay, à la chapelle appelée Maisoncelle fondée et desservie à l'autel Notre-Dame. 22 octobre 1766 : prise de possession.
Archives départementales des Deux-Sèvres. 14 F 174. 11 juillet 1703 : visite faite par l'archiprêtre de Rom (copie).
Archives départementales des Deux-Sèvres. 14 F 180. 1769 : visite épiscopale de Mgr Beaupoil de Saint-Aulaire. P. 92
Archives départementales des Deux-Sèvres. Q 74. 24 février 1798 (6 ventôse an VI) : vente des bâtiments de la ci-devant église de la commune de Prailles" avec le ballet du hangard y attenant...". Adjudicataires Benjamin d'Auzy et Jacques Guimard demeurant commune de Prailles pour 13.100 francs.
Archives départementales de Vienne. G 420. 19 octobre 1641 : déclaration de revenu fait par Nicolas Simonnet, prêtre. Vaut 400 livres (sic sur document repris). "Il y a une chappelle appelée Maison Celle deservie en l'église dudit lieu quy n'a jamais esté affermée...".
Archives départementales de Vienne. G 426. 1er janvier 1729 : déclaration de Charles Bellin, prêtre, chapelain de Maisoncelle : "laditte chapelle est a patron laïque presantée par les plus antiens et proches de la famille de Mrs de Saint-Rue Challemet (Chalmot). Laditte chapelle est desservie dans l'esglise de Praille...".

● Bibliographie

Poignat, Maurice. Histoire des communes des Deux-Sèvres (volume 2). Le pays mellois. Niort : Ed. du Terroir, 1982. P. 131

● Annexe 1 :

La plus ancienne mention connue de l'église de Prailles se trouve dans le cartulaire de l'abbaye Saint-Cyprien de Poitiers. Elle a été donnée à cette abbaye par Hervé, archidiacre, et son frère Pierre, surnommé le fort, dans un acte datée entre 1087 et 1108, donation confirmée par l'évêque dans un acte daté entre 1097 et 1100 et par le pape Calixte ? dans un acte daté de 1119.

En 1564, Denis Lavenat, prêtre du diocèse d'Angoulême, se propose de venir à Prailles pour célébrer la messe, mais il n'y a pas de marbre (pierre bénite sur lequel le prêtre célèbre la messe) dans cette église dont la porte d'entrée est protégée par un ballet ou auvent.
A la suite des dégâts des guerres de religion, le choeur voûté est tombé.

Dans une déclaration de revenu de 1641 on apprend que le service de la chapelle de Maisoncelle se faisait dans cette église.

Nous ne savons pas à quelle époque le patronage de la paroisse est passé de l'abbaye Saint-Cyprien au chapitre de la cathédrale de Poitiers, mais cela s'est fait avant le début du 18e siècle.

Dans une visite faite par l'archiprêtre de Rom - bien que l'église fut située dans l'archiprêtré d'Exoudun - en 1703, on peut lire que les murs de l'édifice sont bons, la couverture en bon état, la voûte du choeur tombée, pas de lambris, les vitres en bon état, une assez bonne cloche, des fonts baptismaux, pas de chaire ; le service de la chapelle de Maisoncelle est desservi du côté de l'évangile.
Mais en 1729, les habitants passent un marché avec René Guillon, maître tailleur de pierre, pour réparer une partie de la couverture vétuste de la nef, qui était tombée. En mars 1765, à la demande de Pierre Leger, curé de la paroisse, une assemblée est convoquée par le procureur sindic pour discuter des réparations à faire, qui sont faites en 1769. La visite épiscopale de cette année décrit l'église grande et en bon état, mais peu décorée.

Pendant la période révolutionnaire l'église "avec le ballet du hangard y attenant" est vendue et adjugée le 6 ventose an VI (24 février 1798) à Benjamin Dauzy et Jacques Guimard moyennant 13.100 fr.

Le 25 février 1818, Gabriel-Benjamin Guimard, vend à Jacques Caillé, cultivateur, "environ la moitié de l'ancienne église de Prailles".

Par la suite, elle fut démolie en partie et transformée en maison d'habitation. De 1846 à 1867, on y installa l'école publique des garçons. La grange dîmière à côté de l'église a été démolie en 1870.

● Annexe 2 :

Présentation de messire Denys Lavenat, prêtre, du 20 mars 1564 :

"... Lequel (Denys Lavenat) on ballet et devant l'eglise dudit Prailles a declayré à plusieurs des habitans de ladite paroisse quy estoyent messire Françoys Monnet, prestre, Jehan Billaud, escuyer, sieur de La Reigle, maître Thomas Allard, prestre, Mathe Louin, Pierre Allar, Jehan Gregoire, Pierre Allard, Robert Dubois, Guillaume Guimar et aultres, plusieurs desdits habitans ; aujourd'huy, il est prest (à) fayre le service in divynis, il est envoyé par monsieur le curé dudit lieu pour fayre le service in divynis, qu'il declayre auxdits habitans fayre ledit service en ladite eglise, et presentement offre le fayre et moiennant que lesdits habitans luy fournisse de chouses à ce necessayre et suyvant la coustume ancienne. Et que en ladite eglise il n'y a aulcuns corporaulx, marbre (pierre nécessaire à célébrer la messe), les sommant qu'ils aye le fournyr de ce que dessus et chouses necessayres pour fayre ledit service ; ledit Monnet et Billaud, escuyer et aultres ont dit ne l'empescher en aulcune chouse des chouses susdites, ains sont prest de apareiller, de luy secourir tout ce qu'ils pourront ; et qu'ils estoyent venu expres pour ouyr le service divin suyvant l'ordonnance de nostre mere sainte eglise à laquelle ils veullent obeyr et le somme qu'il aye à ce fayre ; ledit Lavenat, prestre susdit, a dict qu'il ne puist fayre ledit service s'il n'est fourny par lesdits habitants des chouses susdites ; lesdits Monnet et Billaud ont dict que ledit advenant leur doibt informer de ses lectres, d'ordres et comment il est prestre, d'aultant qu'il n'est de l'evesché de Poictou, et que presantement il leur a dict estre de l'evesché de Angoulesme et non de Poictyers.
De tout ce que dessus ... ont requis acte ce que leur ay octroyé pour leur servyr ce que de raison en presance de Jehan et Françoys Redyen, maîtres massons, demeurant à Saint Maixent, ... (l'acte se poursuit sous la signature du notaire).

Et d'aultant qu'il nous a declayré estre tenu fayre le service in divys qu'il aye a prendre ung coadjuteur bien famé et renommé et parce que il ne puist fayre ledit service (parce qu'il n'y a ni marbre ni corporal), le somme qu'il aye à les exorter de leurs salut et fayre ung sermon pour connoistre s'il est capable et suffisant pour fayre ce qu'il dict ; laquelle chouse il offre de fayre ...".

● Annexe 3 :

Procès-verbal de visite dans la paroisse de Prailles, archipretré d'Exoudun, du 17 juillet 1703 :

"Nous François Olliveau, archiprestre de Rom... spécialement député par Monseigneur... Jean-Claude de La Poype de Vertrieu... évêque de Poitiers, pour faire la visite de l'église paroissiale de Sainte Magdeleine de Prailles...
Observation : les rubriques imprimées sont en italiques ; nous avons mis en gras le mobilier, les vases liturgiques et les objets du culte importants.

Le très saint sacrement :
Ciboire d'argent
Soleil, point
Custode pour les malades, point
Pains à chanter, point de fer (pour les fabriquer)
Calice, un d'argent
Tabernacle, assés propre
Clef d'icelui tenue dans son armoire
Lampe de cuivre
Reliques, peu

Grand autel : sous l'invocation de Sainte Magdelaine, patronne du lieu :
Consécration, point
Marbre ou autel portatif, un
Nappes d'autel, six
Daix, un
Croix, une
Chandelier, 4
Cierges, suffisamant
Eteignoir, un
Missel avec indices, un assés bon
Dédicace se célèbre le jour de la (dédicace) commune
Coussin, deux
Canon, un
Evangile Saint Jean, un
Balustre pour la communion, il y en a
Nappes de communion, une
Clochette, 2
Burettes, deux d'étain
Piscine du sanctuaire, point
Vaisseaux des Stes Huiles, de plomb, lesquels ont été renouvellées
Armoire pour iceux, dans les fonts

Après quoy estant allé au cimetière, & y ayant fait les prières ordinaires, nous avons trouvé selon les articles suivans le cimetière ayant une
Clôture, de fossés, dont
L'entrée est du costé de l'églize
Chemins, un fermé par le fossé
Portes
Foires & marchez en iceluy, point
Danses, il y a une balade le jour du dimanche après la feste de la Madelaine
Croix du cemetière, une
Cabarets voisins, un

D'où estant rentré dans l'église, nous avons visité les fonts baptismaux selon les articles suivans il y a des fonts baptismaux dont la :
Fermeture, est à clef
Piscine des fonts, il n'y en a point
Bénitier fixe, un
Cuvette, une de plomb
Couvercle à pointes, point
Burette pour verser, une

Enfin, nous avons visité les chapelles & petits autels :
Chapelles du costé de l'évangile :
Vocable, il y en a une apelée Maisoncelle sous l'invocation de (vide)
Présentateur, le seigneur de Grosbois,
Titulaire, Mr. D'Anché, curé de Neuillet
Service, une messe tous les 15 jours
Revenus, 120 livres de ferme
Réparations, il n'y a d'autel ni aucune pierre
Ornemens, aucuns ni vaisseaux sacrés
La voûte de la chapelle est tombée ; il faut la couvrir et faire six (?) vitres

Chapelles du costé de l'épitre :
Autel sacré. Marbre portatif
Images en relief.
Tableau d'autel.
Devant d'autel.
Vitres
néant

Choeur, nef et dehors :
Le choeur a été vouté et est tombé du temps de la religion (guerres de religion)
Clocher & situation d'iceluy, un campanier sur la nef
Cloches, une assés bonne
Graduel, point
Pseautier, point
Antiphonaire, point
Processionnel, point
Rituel, un
Chaire du prône, point
Chaire à précher, une
Armes & litres de même, aucunes

Nef :
Gros mur d'icelle, bons
Couverture, en bon état
Voûtes ou lambris, point
Vitres, en bon état
Pavé, la nef n'a point de pavé, il fault prendre les tombes des religionaires (les pierres tombales des protestants)
Confessional, un
Sièges & bancs s'ils sont fondez, un, la dame de la Gravette, un autre de la Grière, sans fondation
Sépultures qui gâtent le pavé, point
Autels indecens, point
Chapelles domestiques, point
Chapelles rurales, point

Lieux dependans de la paroisse. Nous avons ensuite visité la sacristie, ornemens & fabrique :

Sacristie, une derrière le grand autel
Armoire pour les ornemens, un coffre
Blanc, un quy sert ? et au rouge
Rouge.
Vert.
Noir, une
Chappes, point
Aubes, 2
Amicts, 3
Ceintures, 2
Surplis, 2
Bonnets.
Croix processionelle, 2
Bannière, point
Encensoir, un
Navette, une
Croix pour l'Extreme-Onction, une
Bénitier portatif, une de cuivre
Aspersoir, un
Lanterne pour accompagner le Saint Sacrement dehors, point
Soutane sans manche, soit ostée, point
Fondations, point
Catalogue d'icelles, point
Confréries, point
Questes, point
Processions, ?
Exposition du très S. Sacrement, à l'ordinaire
Registre des Baptêmes, Mariages & Mortuaires, en état
Revenus de la fabrique, point
Titres & papiers, néant
Coffre à deux clefs.
Biens d'église usurpez, néant
Comptes des marguilliers.
Dettes actives de la fabrique.
Dettes passives.

Nous nous sommes enfin informés des personnes ecclésiastiques & séculières de laditte paroisse :
Curé.
Vicaire, point
Aprobation d'iceluy, point
Ecclésiastiques, point
Jeunes Clercs, point
Vie & moeurs, néant
Domestiques, jeunes servantes, un sonneur et ? et un valet
Habits & soutane, en état
Tonsure, en état
Résidence, ordinaire
Instructions, ordinaires
Conférences ecclésiastiques, de ce lieu dont ?
Communion, huit cent communions
Inimitiez, point
Scandales, point q'un inceste du premier ou 2 degré dont on ? les parties sont separées
Cabarets pendant les offices, point
Coûtumes abusives & superstitions, point
Catechisme, à l'ordinaire
Interrogé les enfans, M. le curé se plaint qu'ils ne viennent point au catéchisme
Patron de la cure, le chapitre de St-Pierre
Décimateur, Mr. le curé, le chapelain de Maisoncelle, les religieux de Celle
Seigneur du lieu, le seigneur du Chesne, le curé de Vitré, Mr. Le curé
Juge ou baillif, le siège royal de St-Maixent
Procureur d'office.
Fabriciens ou marguilliers, point
Maître d'école, point
Sage-femme, (non lu)
Presbitère, un peu ? pas du jardin, une maison entre deux
Nouveaux convertis, ils sont tous nouveaux convertis, en total huit familles, peu le font
Patron de la cure, le chapitre de St-Pierre
Décimateur, Mr. le curé, le chapelain de Maisoncelle, les religieux de Celle
Seigneur du lieu, le seigneur du Chesne, le curé de Vitré, Mr. Le curé
Juge ou baillif, le siège royal de St-Maixent
Procureur d'office.
Fabriciens ou marguilliers, point
Maître d'école, point
Sage-femme, (non lu)
Presbitère, un peu ? pas du jardin, une maison entre deux
Nouveaux convertis, ils sont tous nouveaux convertis, en total huit familles, peu le font".

● Annexe 4 :

Marché pour les réparations de l'église avec René Guillon, maître tailleur de pierre, demeurant en la paroisse de Prailles, du 15 septembre 1729 :

"Entre lesquelles dittes partyes a esté dit que par les pluyes et horages, et mesme par vétusté, partyes de la couverture de la neffe de l'église dudit Praille seroit tombée par terre aussy bien qu'un harseau quy estoit en pierre de taille au milieu de laditte neffe appuiant contre le maitre harseau, aussy en pierre de taille, derrière lequel y en a un autre du costé du coeur quy menace ruine aussy bien que la majeure partye de la cherpante de laditte nef du costé du coeur de ladite église, à quoy il est enpediant (?) de remédier pour évitter une ruine prochaine de laditte église, se quy fait que les partyes se sont assemblées et ont veus et vizittés, en présence dudit Guillon, l'estat des choses et ont entrez en composition avec luy pour le restablissement de se quy menace ruine, de remettre le tout en bon estat".

● Annexe 5 :

Visite épiscopale, 1769 :

"La paroisse de Sainte-Marie-Magdeleine de Prailles, située entre Saint-Maixent et Celle, et à deux lieues de Saint-Maixent, est composée de quarante communiants, et il y a dans la paroisse environ huit cents habitants.

L'église est grande, en bon état : les réparations en furent faittes il y a trois ans. Elle est peu décorée, elle est fournie des ornements nécessaires, mais anciens, d'un calice, un peu fendu dans sa coupe et que M. le curé promet de changer, un soleil qui n'est pas doré dans la coupe, et une custode pour les malades.

M. le curé prétent que l'église est dans son fief, et il ne rend à aucun autre les droits honnorifiques. Les décimateurs ecclésiastiques sont le chappelle de Maisoncelle, les religieux de Celle, M. le curé de Vitré et M. le curé de Prailles.
Il n'y a aucun revenu de fabrique.

La chappelle de Maisoncelle fondée dans ladite église (du moins les chappellains prennent possession) d'une messe par mois, est à la nomination des héritiers de M. de S. Rut (de Saint-Rue / Ruhe), et possédée par M. Simonet, curé d'Aigonnais, est affermée trois cents livres. Il n'a été fait aucune fondation en l'église paroissiale ny legs pieux à la cure.

La cure est à la nomination du chapitre de la cathédrale et vaut treize cents livres. M. Charles-César Guillaudin est curé de ladite paroisse depuis deux ans, il avoit été auparavant curé de Ruffec pendant treize ans".

● Annexe 6 :

Vente d'environ la moitié de l'ancienne église de Prailles, du 25 février 1818 :

"... à prendre ladite moitié vendue au couchant et se continuant jusqu'à l'autre moitié de ladite église, appartenant et réservée audit sieur vendeur et facile à distinguer en ce que cette dernière portion est plus élevée que l'autre ; la présente portion vendue confronte du levant à l'autre moitié, du midy à la rue commune, du couchant et du nord au sieur Fayette du chef de son épouse ...
Il est expressément convenu que le vendeur fera faire d'icy la Saint-Michel prochaine, le mur de séparation entre lui et l'acquéreur sur les objets ci-dessus exprimés mais sur le terrein du vendeur seulement et tout entier à ses frais, par conséquent il lui appartiendra tout et l'acquéreur ne pourra y prétendre aucun droit de mitoyenneté.
Comme aussi le vendeur s'oblige de fournir tous les matériaux nécessaires à la couverture de la portion ci-dessus vendue, et la main d'oeuvre pour les même réparations se fera par moitié entr'eux ...".

● Annexe 7 :

Vente par les époux Guimard à la commune de Prailles, du 29 mai 1848 :

"Une maison sise au chef-lieu de la commune de Prailles appelée l'Eglise, destinée à servir d'école primaire et composée de trois chambres basses, une chambre haute, trois greniers et une cour, le tout se tenant et confrontant au midi à la voie publique et au sieur David Guimard comme étant aux droits des représentans de feue Madame Lafiton.
La maison ci-dessus désignée ainsi que le déclare le sieur Guérin, mandataire des époux Guimard, appartient à ces derniers pour l'avoir acquise au cours de leur communauté il y a plus de dix ans des héritiers Aymé et autres par actes notariés et en forme mais qu'il n'a pu nous représenter ...".

● Annexe 8 :

Liste des curés connus :

19 octobre 1641 : Nicolas Simonnet, prêtre.

Vers 1660-1703 : Mathurin Herbert, curé de Prailles.
15 novembre 1684 : (visite de la Grand'maison à Prailles) prêtre de Saint-Amand, diocèse de La Rochelle, âgé de 75 ans, curé de ladite paroisse depuis 43 ans (visite de l'église).

1 juin 1722 : Mathurin Palin, curé, exempt de la taille.
sition de la moitié d'une petite maison.

1765 : Pierre Leger, prêtre curé de la paroisse.

1767-1789 : Charles-César Guillaudin, curé de la paroisse depuis deux ans.
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